mardi 8 août 2017

Élisée Reclus

Élisée Reclus, de son nom complet Jacques Élisée Reclus, né à Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le et mort à Torhout en Belgique le , est un géographe libertaire français.
Communard, militant et théoricien anarchiste, il fut un pédagogue et un écrivain prolifique. Membre de la Première Internationale, il rejoint la Fédération jurassienne après l'exclusion de Michel Bakounine. Avec Pierre Kropotkine et Jean Grave, il participe au journal Le Révolté.
En 1892, il est invité par l’Université libre de Bruxelles qui lui offre une chaire de géographie comparée à la Faculté des sciences. Mais avant même d'avoir commencé, le cours est suspendu fin 1893 à la suite de l'attentat d'Auguste Vaillant à Paris. Il donne alors ses premiers cours dans les locaux de la loge maçonnique Les Amis philanthropes. En , avec d'autres professeurs démissionnaires, il crée à Bruxelles l'Université Nouvelle.
Citoyen du monde avant l’heure, précurseur de la géographie sociale, de la géopolitique, de la géohistoire et de l'écologie, ses ouvrages majeurs sont La Terre en 2 volumes, sa Géographie universelle en 19 volumes, L'Homme et la Terre en 6 volumes, ainsi que Histoire d’un ruisseau et Histoire d'une montagne. Mais ce penseur qui vit de sa plume aura également publié environ 200 articles géographiques, 40 articles sur des thèmes divers, et 80 articles politiques dans des périodiques anarchistes.
La revue Hérodote le considère comme l'un des géographes les plus importants de son temps, au point d'avoir consacré deux numéros entiers à son œuvre en 1981 et 2005.

Biographie

Une famille protestante


Élisée Reclus par Nadar (sans date)

Son père Jacques Reclus, né en 1796, était pasteur calviniste français (tout d’abord rémunéré par l’État, puis indépendant) et a aussi été quelques années professeur au collège protestant de Sainte-Foy-la-Grande. Le pasteur eut, avec son épouse Zéline Trigant-Marquey (1805-1887), quatorze enfants (il y eut peut-être encore trois fausses couches), dont trois filles qui moururent jeunes.
Élisée Reclus est le frère de l'ethnographe et militant anarchiste Élie Reclus, du géographe Onésime Reclus, de l'officier de marine et explorateur Armand Reclus, du chirurgien Paul Reclus ; le cousin germain de Pauline Kergomard née Reclus, fondatrice des écoles publiques maternelles françaises ; l'oncle de Paul Reclus qui le seconde dans ses travaux à la fin de sa vie, l'oncle de l'historien d'art Élie Faure fils de sa sœur Zéline Reclus épouse Faure (1836-1911), l'oncle du haut fonctionnaire Maurice Reclus dernier fils d'Onésime Reclus ; le cousin de Franz Schrader (1844-1924), géographe, alpiniste, cartographe et peintre paysager, fils de sa cousine germaine Marie-Louise Ducos ; le grand-oncle du militant anarchiste et sinologue Jacques Reclus (1894-1984), fils de Paul Reclus et petit-fils d'Élie Reclus.

Les années de formation

Quatrième enfant du pasteur Jacques Reclus, Élisée est élevé jusqu'à l’âge de 8 ans par ses grands-parents maternels, à La Roche-Chalais en Dordogne, à la suite de la décision prise par son père de ne plus être pasteur rétribué. En 1838, il regagne le foyer parental, à Orthez.
En 1842, il a douze ans, son père, qui souhaite le destiner à une charge de pasteur, l’envoie rejoindre son frère Élie à Neuwied, en Prusse sur les bords du Rhin, dans un collège tenu par des pasteurs luthériens Frères Moraves. Mais Élisée supporte mal le caractère superficiel de l’enseignement religieux de cette école : il rentre en 1844 à Orthez en passant par la Belgique. Son séjour à Neuwied n'est cependant pas entièrement négatif : il a l’occasion d’y apprendre des langues vivantes (allemand, anglais, néerlandais), et le latin, ainsi que d’y rencontrer des personnalités qu’il revit plus tard.
Avec son frère aîné Élie jusqu'en 1847, il loge pendant quatre ans (1844-1848) chez la sœur de sa mère, Louise Trigant (1812-1897) épouse du riche notaire Pierre Léonce Chaucherie (1811-1885), à Sainte-Foy-la-Grande où il est inscrit au collège protestant de cette ville pour y préparer le baccalauréat, obtenu à l'Université de Bordeaux à l'été 1848. Il rencontre vraisemblablement à cette période un ancien ouvrier parisien ce qui lui permet de lire Saint-Simon, Auguste Comte, Fourier et Lamennais.
En 1848-1849, Élisée et Élie suivent des études de théologie à la faculté de théologie protestante de Montauban. Ils en sont exclus à l'été 1849 pour des raisons politiques, à la suite d’une fugue qu’ils firent en juin vers la Méditerranée. C’est sans doute au cours de ces années qu’il prit goût à ce qui devait devenir sa conception de la géographie sociale. Élisée perd très vite la foi et est séduit par les idéaux socialistes de son époque. Il décide alors d’abandonner définitivement les études théologiques. Il se rend cependant au collège de Neuwied où il est engagé comme maître répétiteur (1850).
Il est à nouveau déçu par l’atmosphère du collège, qu’il quitte pour se rendre à Berlin en 1851. Vivant assez chichement de leçons de français, il s’inscrit à l’université et, pendant un semestre, il y suit notamment les cours du géographe allemand Carl Ritter dont il devient le disciple.
À l'été 1851, Élisée retrouve son frère Élie à Strasbourg et ensemble ils décident de rentrer à Orthez (via Montauban) en traversant la France, à pied, ce qui a certainement contribué à former son caractère. Acquis dès cette époque aux idées politiques progressistes et anarchistes, il écrit son premier texte d'inspiration libertaire, Développement de la liberté dans le monde, où il évoque « l'anarchie, la plus haute expression de l’ordre ». L'article est publié, vingt ans après sa mort, en 1925, dans Le Libertaire.

Premier exil

À Orthez, apprenant le coup d’État du 2 décembre 1851, les deux frères manifestent publiquement leur hostilité au nouveau régime et leur engagement républicain. Menacés d’être arrêtés, ils s’embarquent pour Londres où ils connaissent l’existence miséreuse des exilés. Élisée ne reverra la France qu’en 1857. À Londres, il prend la mesure de l’humiliation qu’engendre la pauvreté. Élisée vit chichement de quelques leçons. En Irlande, où il est pendant plusieurs mois (1852) régisseur d'un domaine agricole à Blessington dans le comté de Wicklow, il découvre la pauvreté de la campagne irlandaise encore très marquée par la grande famine de 1847 et la dureté de la domination coloniale anglaise.
Début 1853, il s’embarque pour La Nouvelle-Orléans. Il y exerce divers petits métiers dont celui d’homme de peine, puis est embauché comme précepteur des trois enfants d’une famille de planteurs d’origine française, les Fortier. C’est au cours de cette période qu'il est confronté à une nouvelle situation de domination, la société esclavagiste des planteurs. Révolté par la condition des esclaves dont il vit indirectement pendant plus de deux ans (1853-1855), il sera un partisan indéfectible des Nordistes durant la guerre de Sécession.
Il forme le projet de s’installer en Amérique du Sud comme agriculteur et de faire venir auprès de lui son frère Élie et sa femme, mariés à Bordeaux en 1855. Fin 1855, il part donc pour la Colombie (alors Nouvelle-Grenade), par Cuba et la province colombienne du Panama. Il essaye pendant un an et demi de s’installer comme planteur de bananes ou de café. Peu doué pour les affaires, sans capitaux suffisants pour créer son exploitation, affaibli par les fièvres, l’échec est total. Il quitte la Colombie en grâce à l’argent envoyé par son frère aîné qui lui permet de payer ses dettes et son billet pour le retour.

Géographe et socialiste

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En , Élisée revient en France et se fixe chez son frère Élie, à Neuilly-sur-Seine (partie occidentale du 17e arrondissement de Paris en 1860). Les deux frères y rencontrent Auguste Blanqui et Pierre-Joseph Proudhon. Tout en donnant des cours de langues étrangères, Élisée s’engage dans ce qui allait par la suite devenir sa principale occupation : il entre à la Société de géographie le .
Fin 1858, il retourne à Orthez en compagnie de son père qui revient d’Angleterre, où il est allé chercher des aides financières pour un asile de vieillards qu’il a créé à Orthez. Le , il est initié dans la loge maçonnique, Les Émules d’Hiram du Grand Orient de France. Il n’y est jamais actif et au bout d’un an il s'éloigne de la franc-maçonnerie. Le , il se marie civilement avec Clarisse Brian et il retourne à Paris où il forme un ménage communautaire avec son frère Élie, marié à leur cousine germaine paternelle Noémi Reclus (1828-1905).
De 1859 à 1868, il contribue à l'influente Revue des deux Mondes où il donne des articles de géographie, de géologie, de littérature, de politique étrangère, d'économie sociale, d'archéologie et de bibliographie, qui sont fort remarqués. Fin , la maison Hachette recrute Élisée pour rédiger des guides pour voyageurs (guides Joanne), dont le Guide du voyageur à Londres et aux environs (1860), ce qui l’amène à parcourir la France et divers pays d'Europe occidentale (Allemagne, Suisse, Alpes italiennes, Angleterre, Sicile, Pyrénées espagnoles). Son premier livre tout à fait personnel, Voyage à la Sierra Nevada de Sainte-Marthe, un récit de son aventure colombienne, est publié chez Hachette en 1861.
En 1862, Élisée se rend à Londres à l’occasion de l’Exposition universelle, dont il signe le guide Joanne chez Hachette. De 1863 à 1871, les deux frères font de fréquents séjours à Vascœuil (Eure, Normandie) chez leur ami Alfred Dumesnil (1821-1894), gendre de Jules Michelet. Adèle Dumesnil, la fille de l'historien, étant décédée en 1855, Dumesnil, veuf, épouse en 1871 Louise Reclus (1839-1917), sœur d'Élisée et d'Élie qu'il employait depuis 1863 comme gouvernante de son château de Vascœuil et préceptrice de ses deux filles Jeanne Dumesnil (1851-1940) et Camille Dumesnil (1854-1940).
Le , il est parmi les fondateurs de la Société du Crédit au Travail, banque dont le but était d’aider à la création de sociétés ouvrières. En juin 1864, avec son frère Élie Reclus, il est l’un des vingt-sept fondateurs de la première coopérative parisienne de type rochdalien : l'Association générale d’approvisionnement et de consommation. Élisée est élu secrétaire de L’Association, bulletin international des coopératives, fondé le . Il collabore à La Coopération, qui lui succède. En 1866, il fait partie avec Élie d’une société coopérative d’assurances sur la vie humaine créée à Paris sous le nom de L’Équité.

Militant de la Première Internationale et communard, La Terre

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En , les deux frères Élie et Élisée adhèrent à la section des Batignolles de l’Association internationale des travailleurs fondée le à Londres (AIT, Première Internationale).
En novembre de la même année à Paris, Élie et Élisée rencontrent Bakounine avec qui ils entretiennent des liens amicaux et politiques forts. Ils militent ensemble à la Fraternité Internationale, société secrète fondée par Bakounine. En 1865, Élisée se rend à Florence, où il revoit Bakounine et fait la connaissance de révolutionnaires italiens.
En 1867, Élisée participe à deux réunions internationales : du 2 au , deuxième Congrès de l’Association internationale des travailleurs à Lausanne et du 9 au , premier Congrès de la Ligue de la Paix et de la liberté à Genève. Du 21 au il participe activement au 2e Congrès de la Ligue de la Paix et de la Liberté, à Berne. Il y fait une intervention que l’on considère généralement comme sa première adhésion publique à l’anarchisme. Élisée, Bakounine et quelques autres s’opposent à la majorité des congressistes sur la question de la décentralisation. Ils en tirent les conséquences et quittent la Ligue.
Parallèlement, Élisée publie chez Hachette en 1867 et 1868 (datés 1868 et 1869) les deux volumes d'un magistral traité de géographie générale, La Terre, description des phénomènes de la vie du globe, qui lui assure une grande renommée dans les milieux intellectuels européens et sera, a posteriori, la première œuvre de sa vaste trilogie géographique avec la Nouvelle Géographie universelle (1875-1893) et L'Homme et la Terre (1905-1908).
En 1868, il adhère à l’Alliance internationale de la démocratie socialiste fondée par Bakounine et admise, en , par le Conseil général de l’Association internationale des travailleurs, au nombre des sections genevoises. Le et le à Londres, Élisée assiste, à titre d’invité, à deux séances du Conseil général de la Première Internationale.
En 1869, il publie chez Pierre-Jules Hetzel son Histoire d’un ruisseau. Soucieux de donner un foyer à ses filles, confiées à deux de ses sœurs à la suite de la mort de sa femme Clarisse le , Élisée et Fanny L'Herminez, une institutrice venue d'Angleterre, déclarent s’accepter librement l’un l’autre pour « époux » le lors d'une réunion de famille à Vascœuil.
Durant la guerre franco-prussienne de 1870, puis la Commune de Paris, Élisée s’engage activement dans l’action politique et militaire. À l'automne 1870, pendant le siège de Paris par les Prussiens, il s’engage comme volontaire au 119e bataillon de la Garde nationale puis dans le bataillon des aérostiers dirigé par le photographe Nadar qui devient un ami intime. En décembre, il participe, avec André Léo, Benoît Malon et son frère Élie Reclus, à la création du journal La République des travailleurs. Il tente de se présenter aux élections législatives du à Orthez, sans succès (il n'a pas eu le temps de faire inscrire sa candidature). Après la proclamation de la Commune, le 18 mars 1871, il s'engage comme volontaire dans la Fédération de la Garde nationale. Le , à l'occasion d'une sortie confuse à Châtillon, il est fait prisonnier le fusil à la main par les Versaillais.
Emprisonné au camp de Satory à Versailles, il est rapidement transféré en rade de Brest, au fort de Quélern puis sur l’île de Trébéron, avant de revenir en banlieue parisienne pour y être jugé. Il connaît en tout une quinzaine de prisons en onze mois de captivité (-).

Bannissement en Suisse


Élisée Reclus en Suisse.

Le , le 7e Conseil de guerre le condamne à la déportation simple (transportation) en Nouvelle-Calédonie.
Sa renommée scientifique, ainsi que les réseaux créés par son frère Élie dans les milieux intellectuels et coopératifs britanniques, valent à Élisée une pétition de soutien regroupant essentiellement des scientifiques britanniques et réunissant une centaine de noms (dont Charles Darwin) : le , la peine est commuée en dix années de bannissement. Élisée Reclus se refuse à signer un recours en grâce. Sa peine sera remise le .
Il n'est pas encore sorti de prison qu'il fait paraître une chronique de Géographie générale en 25 épisodes (du au ) dans La République française, le quotidien de Léon Gambetta, auquel sont liés son beau-frère Germain Casse comme journaliste (et député en 1873), et comme administrateur Paul Frédéric Hickel, notaire et frère cadet de son ami intime décédé Gustave Hickel. Cette série d'articles géographiques constitue un trait d'union entre l'épisode de la Commune et le début de la parution en feuilleton hebdomadaire de sa Nouvelle Géographie universelle, le .
À la suite de sa commutation de peine, Élisée, sa compagne et ses deux filles séjournent en Suisse, à Lugano (1872-1874).
Élisée assiste au congrès de la Paix de Lugano (), et fonde une section internationaliste en 1876 à Vevey, avec son ami cartographe Charles Perron, qui dessine pour lui dans la Nouvelle Géographie Universelle. La section publie un journal, Le Travailleur, prônant notamment l'éducation populaire et libertaire.
En , sa compagne Fanny meurt en couches, ainsi que leur nouveau-né prénommé Jacques : Élisée et ses filles quittent le Tessin et s'installent au bord du lac Léman, dans le canton de Vaud : à La Tour-de-Peilz (1874-1875), Vevey (1875-1879) puis Clarens (1879-1890). Le , il s'unit à Ermance Gonini veuve d’un cousin Trigant-Beaumont de la mère des Reclus, et mère adoptive d'une fille d'un couple de sauniers charentais, Sophie Guériteau dite Georgette Gonini (qui s'unira en 1889 au graveur William Barbotin). Héritière d’une petite fortune, Ermance fait construire une maison à Clarens, au bord du lac Léman (1876-1879), où la famille s’installe de 1879 à .

Communiste anarchiste

En Suisse, il est membre de la Fédération jurassienne où il acquitte sa cotisation de membre « central ». Il entretient des relations suivies avec Michel Bakounine dont il publie et préface, en 1882, Dieu et l'État, puis avec Pierre Kropotkine dont il fait la connaissance en . Une grande amitié le lie en outre à James Guillaume.
En 1873 et 1874, il collabore à l’Almanach du peuple, et en 1877, à La Commune. Le à Lausanne, il affirme son communisme libertaire lors d’une réunion commémorative de la Commune de Paris. Le , à Berne, il assiste aux obsèques de Bakounine et prononce un discours funèbre. Au printemps 1877, il lance à Genève la revue Le Travailleur avec son camarade et collaborateur Charles Perron, ainsi que Nicolas Joukovsky et Alexandre Oelsnitz, dans laquelle ils se déclarent « an-archistes ».
Amnistié en 1879, il reste à Clarens où il collabore au journal Le Révolté dirigé à Genève par Pierre Kropotkine et François Dumartheray, puis par Jean Grave. Les persécutions de la police suisse conduisent au transfert du titre à Paris en 1885.
Les 9 et , il participe au congrès de la Fédération jurassienne. Il y définit son communisme libertaire, « conséquence nécessaire et inévitable de la révolution sociale » et « expression de la nouvelle civilisation qu’inaugurera cette révolution », et qui implique notamment « la disparition de toute forme étatiste » et « le collectivisme avec toutes ses conséquences logiques, non seulement au point de vue de l’appropriation collective des moyens de production, mais aussi de la jouissance et de la consommation collectives des produits » (Le Révolté, ).
En 1883, les autorités tentent de l'impliquer dans le procès des 66 mené, à Lyon, contre Kropotkine. Il est présenté comme son collaborateur dans l'organisation du « parti anarchiste international », alors que l'anarchisme, par définition, ne se prête guère à une discipline ni à une hiérarchie. Il écrit au procureur général pour se mettre à sa disposition et finalement les poursuites sont abandonnées.

Nouvelle Géographie universelle

Pendant toute cette période, il rédige certains de ses grands textes géographiques : Histoire d’une montagne (1876, puis 1880 pour l'édition définitive chez Pierre-Jules Hetzel), ainsi que les premiers volumes de sa Nouvelle Géographie universelle, dont la publication est poursuivie régulièrement chez Hachette de 1875 (1er volume daté 1876) à 1893 (19e volume daté 1894).
Il continue aussi à voyager (Italie, Algérie, États-Unis, Canada, puis Brésil, Uruguay et Argentine). En , il se rend à Naples et y rencontre le révolutionnaire hongrois Kossuth. En , Élisée et sa famille reviennent en France et se fixent en banlieue parisienne à Nanterre (1890-1891), Sèvres (1891-1893), enfin Bourg-la-Reine (1893-1894).
La Nouvelle Géographie universelle lue en français ou en traduction dans le monde entier, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud aussi bien qu'en Australie, en Perse ou en Chine, lui vaut une célébrité internationale, unique pour un géographe de langue française et qui en fait, de son vivant, un égal en renommée planétaire de Victor Hugo ou de Louis Pasteur. Elle lui fait également recevoir, entre autres, les prestigieuses distinctions de trois sociétés savantes : en novembre 1891, la grande médaille d’honneur annuelle de la Société de topographie de France alors présidée par le contrôleur général de l’armée Léonard Martinie ; en , et « à titre exceptionnel » car normalement réservée aux explorateurs, la grande médaille d’or de la Société de géographie de Paris ; en , la médaille d’or annuelle (Patron’s Medal) de la Royal Geographical Society de Londres.

Bruxelles et l’Université Nouvelle

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En 1892, à la suite de la condamnation de Ravachol, les anarchistes sont de plus en plus étroitement surveillés par la police, et Élisée Reclus a presque achevé sa Nouvelle Géographie universelle, si bien qu'il décide d’accepter une proposition de l’Université libre de Bruxelles (ULB) qui lui offre une chaire de géographie comparée en lui décernant le titre d'agrégé de la Faculté des sciences.
Ses cours doivent commencer en , mais deux événements modifient son entrée dans une carrière professorale en Belgique. Le , Auguste Vaillant lance une bombe à la Chambre des députés à Paris ; recherché parce qu'il a reçu la visite de Vaillant peu avant l'attentat, son neveu Paul Reclus est en fuite, et le géographe est jugé moralement coresponsable de l'attentat par les autorités judiciaires françaises. Au même moment, un texte de Reclus intitulé « Pourquoi sommes-nous anarchistes ? » est diffusé sur le campus bruxellois. Dans ce texte, il condamne la bourgeoisie, les prêtres, les rois, les soldats, les magistrats qui ne font qu’exploiter les pauvres pour s’enrichir. C'est un véritable appel à la révolution : l’unique moyen d’arriver à l’idéal anarchiste, c’est-à-dire à la destruction de l’État et de toutes autorités, par « l'action spontanée de tous les hommes libres ». Dès lors, les événements se succèdent rapidement.
En sa séance du , le conseil d'administration de l'ULB prie Élisée Reclus de reporter son cours sine die, ce qui provoque la démission du recteur de l'université Hector Denis, et de plusieurs professeurs. C’est à ce moment que surgit l’idée de créer une institution concurrente, la Nouvelle Université libre de Bruxelles ou Université Nouvelle, répondant mieux à leurs convictions philosophiques, matérialistes et positivistes, d'autant que plusieurs professeurs étrangers sont prêts à venir y donner cours. Le , alors que l’Université libre de Bruxelles est fermée pour une durée indéterminée, les premiers cours sont donnés, rue du Persil à Bruxelles, dans les locaux de la loge maçonnique Les Amis philanthropes, elle-même à l’origine de la fondation de l’ULB en 1834. L'Université Nouvelle est fondée officiellement le  : elle est ouverte aux théories positivistes et basée sur le libre examen. Ses professeurs ne reçoivent aucune rémunération. Élisée Reclus s'installe à Ixelles, en banlieue Sud de Bruxelles, ainsi que son frère Élie brièvement emprisonné le à Paris en raison de la fuite de son fils aîné Paul Reclus ; Louise Dumesnil, sœur d'Élie et Élisée et veuve d'Alfred Dumesnil depuis , vient s'installer auprès de ses deux frères : à quelques rues de distance, tous trois ainsi que l'épouse d'Élie, Noémi Reclus, forment à Ixelles une communauté familiale, à l'instar de celle formée à Paris entre 1857 et 1871.
Les cours d’Élisée Reclus attirent énormément de monde, une manifestation étudiante suit sa première conférence. Son frère Élie y donne des cours d'ethnographie religieuse. Des personnalités éminentes y enseignent : Émile Vandervelde, Louis de Brouckère, Paul Janson, Edmond Picard, etc.
L’Université Nouvelle existe jusqu’en 1919, date à laquelle elle fusionne avec l’Université libre de Bruxelles, mettant fin au conflit entre libéraux doctrinaires et progressistes.

La rencontre avec Alexandra David-Néel

C'est en 1886 qu'Élisée Reclus rencontre à Bruxelles la fille d'un communard, Eugénie David, une jeune fille appelée à devenir célèbre par la suite : Alexandra David-Néel. Il a cinquante-six ans, elle en a dix-huit. Une forte amitié se noue entre eux, qui ne cesse qu'à la mort d'Élisée. Il eut sur sa jeune admiratrice une influence certaine : le premier ouvrage écrit par Eugénie David (Pour la vie, sous le pseudonyme d'Alexandra Myrial) parut en 1901 avec une préface d'Élisée Reclus. Ils s'écrivent à plusieurs reprises, notamment lors du séjour d'Alexandra à Hanoï, en 1895.

Grand Globe, cartes globulaires, L'Homme et la Terre

Fin Élisée se rend à Florence pour témoigner dans un procès d’anarchistes italiens, qui sont relaxés. Le , il a la douleur de perdre sa fille cadette, dont il recueille à Ixelles, avec sa sœur Louise Dumesnil, trois enfants.
De 1895 à 1898, il se lance dans un projet de construction d'un Grand Globe, une maquette de plus de 127,5 mètres de diamètre, destinée à représenter fidèlement la Terre par une même échelle du 1:100 000 pour la surface et les reliefs, et qui devait être érigée sur la colline parisienne de Chaillot pour l'Exposition universelle de 1900.
Élisée Reclus décrit ainsi son projet : « Des milliers de vues, de paysages, de types d'hommes et d'animaux, de scènes caractéristiques seront placées en diorama mouvant dans les panneaux intérieurs de l'enveloppe, en face même des formes géographiques correspondantes figurées sur la convexité du globe. Nous assisterons ainsi à toutes les manifestations de la vie sur terre, dont nous parcourrons du regard les étendues. Nous la verrons s'animer, se transformer et l'harmonie se fera dans notre imagination entre la terre, ses phénomènes de toute nature, ses plantes et ses habitants. »
Faute des financements nécessaires (environ 20 millions de francs-or), le projet restera à l’état d‘ébauche et ne verra finalement pas le jour. Outre Reclus, il devait réunir Charles Perron, l’architecte-voyer de la ville de Paris Louis Bonnier et le biologiste, sociologue et urbaniste écossais Patrick Geddes, dont Élisée et Élie sont amis. À leur retour de l’Athènes du Nord, où ils ont admiré la vitalité de ses réalisations, les deux frères publient en 1896 un texte élogieux , et le projet de globe terrestre géant pour la colline de Chaillot s’inscrit dans la même veine que l’Outlook Tower, monument-phare de la rénovation du centre historique d’Édimbourg déjà édifié par Geddes en 1892.
Tout comme Élisée, Geddes est un penseur universel et un pionnier de l’écologie, établissant des passerelles théoriques et pratiques entre biologie, sociologie, urbanisme et environnement, dans une approche didactique et pluridisciplinaire qui articule constamment le local et le global.
« Kropotkine et Geddes, le Russe et l’Écossais, furent, bornant l’Europe à l’est et à l’ouest, les deux repères permanents de la “géographie intime” d’Élisée. »
Paul Reclus restera très lié à Patrick Geddes, grand francophile qui viendra terminer sa vie à Montpellier où il a fondé le Collège des Écossais, et dont le second fils, Arthur, épousera Jeannie Colin, petite-fille de Jeannie Cuisinier, la seconde fille qu’Élisée eut avec Clarisse Brian.
Le , Élisée Reclus fonde l'Institut d'études géographiques ou Institut géographique, qui dépend de l'Université Nouvelle et forme les étudiants par des excursions et la rédaction de mémoires originaux.
Quatre mois plus tard, le , il crée aussi une Société anonyme d’études et d’éditions géographiques Élisée Reclus en association avec des capitalistes belges. Elle fera faillite le . La société publie d'une part divers mémoires de géographie entre 1899 et 1905, et d'autre part quelques exemplaires de « cartes globulaires » ou « disques globulaires ». Ce sont des cartes planes en couleur, mais gravées sur un support métallique convexe qui figure, à l'échelle, la courbure de la surface terrestre ; 36 feuilles assemblées constitueraient un globe terrestre à l'échelle du dix-millionième. Cette représentation d'un genre nouveau est conçue par le cartographe belge Émile Patesson et Élisée Reclus qui, en 1902 et 1903, tente d'intéresser à leur diffusion les Sociétés de géographie de Paris, Londres et Berlin, sans grand succès.
Entre 1896 et 1901, Élisée fournit en outre plusieurs mémoires importants à des revues françaises, belges, suisses ou anglaises.
En 1903, il demande à son neveu Paul Reclus de s'établir à Ixelles pour l'aider à achever et éditer L'Homme et la Terre, qu'il rédige depuis 1895 sous le titre provisoire L'Homme, géographie sociale. Grâce à son frère géographe Onésime Reclus, ce dernier grand ouvrage est publié en feuilleton périodique puis en 6 volumes par la Librairie universelle à Paris, pour l'essentiel après sa mort (1905-1908) et sous le contrôle vigilant de Paul Reclus. À l'initiative du pédagogue libertaire Francisco Ferrer, L'Homme et la Terre commence à être traduit en espagnol dès 1906.
Œuvre de géographie sociale appliquée à l'histoire de l'humanité, L'Homme et la Terre est aussi ce qu'on nomme aujourd'hui un ouvrage de géohistoire, et encore de philosophie de l'histoire et d'anthropologie historique. Si certains géographes du début du XXe siècle ont pour cela rechigné à y voir un ouvrage de géographie, inversement, il fait tout aussi bien d'Élisée Reclus un historien original et pénétrant, ignoré jusqu'à présent par une profession historienne pour laquelle il est seulement géographe : les cloisonnements disciplinaires dont se jouait Élisée Reclus ont ainsi provoqué une double exclusion de ce titre majeur, chez les géographes et chez les historiens. En 1927, dans les colonnes du quotidien communiste L'Humanité, l'écrivain Henri Barbusse déclare pourtant que selon lui, « il existe un grand livre d’histoire universelle, une œuvre capitale, admirable, et qui surplombe toute la production actuelle. C’est L'Homme et la Terre d’Élisée Reclus. »
Fruit de quarante ans de travail, la « trilogie » géographique d'Élisée Reclus comprend en 1908, dans des formats différents, trois grands ouvrages qui totalisent 27-1 volumes et 22 218 pages : La Terre, 1867-1868 (datés 1868-1869), 2 vol., 1 554 p., 7 % du total ; la Nouvelle Géographie universelle, la Terre et les hommes, 1875-1893 (datés 1876-1894) et 1894, 19-1 vol., 16 977-39 p., 77 % du total ; L'Homme et la Terre, 1905-1908, 6 vol., 3 648 p., 16 % du total.

Disparition sans cérémonie


Les Temps nouveaux du 15 juillet 1905 annoncent la mort de Reclus.

Durant les toutes dernières années de sa vie, Élisée Reclus, qui souffre d’angine de poitrine, voyage encore (France, Pays-Bas, Londres, Berlin).
Fin , il apprend la révolte des marins du cuirassé Potemkine, ce qui constitue l’une de ses dernières joies.
Il meurt le à Thourout (Torhout), près de Bruges. Conformément à ses dernières volontés, aucune cérémonie n’a lieu : seul son neveu Paul Reclus suit le cercueil.
Il est enterré au cimetière d’Ixelles, commune faisant partie de l'agglomération de Bruxelles, (plus tard Bruxelles-Capitale) dans la même tombe que son frère Élie mort l’année précédente. Dix jours plus tard, l'épouse de ce dernier, Noémi Reclus, morte à Ixelles le , les y rejoint.

Les idées d’Élisée Reclus


L'Homme et la Terre (1905-1908).
Le bannissement politique d’Élisée Reclus pour ses idées anarchistes a certainement été à l’origine de l’oubli relatif dans lequel il est aujourd’hui. Selon la géopolitologue Béatrice Giblin : « C’est bien parce qu’on ne pouvait dissocier le géographe, qui aurait dû être nanti d’on ne sait de quelle sereine impartialité scientifique, du militant anarchiste, que les représentants de l’institution universitaire ont choisi de l’oublier et de le faire oublier au plus vite ».
Il est méfiant envers la valeur du progrès : « Certes, l’industrie amena de réels progrès dans son cortège, mais avec quel scrupule il importe de critiquer les détails de cette grande évolution ! », il faut « prendre définitivement conscience de notre humanité solidaire, faisant corps avec la planète elle-même ». Pour lui, le progrès s'accompagne de « régrès », de régressions qui inscrivent les évolutions dans une problématique dialectique. Ainsi, dans L’Homme et la Terre il revient à de nombreuses reprises sur cette idée : « Le fait général est que toute modification, si importante qu’elle soit, s’accomplit par adjonction au progrès de régrès correspondants » (tome VI p° 531). Reclus ne désapprouve pas l'action de l'homme sur la nature, mais cette dernière doit répondre à des critères sociaux, moraux et esthétiques.
Pour Yves Lacoste, il serait le père de la réflexion géopolitique française (même si Reclus n'emploie jamais ce mot dans son œuvre).
L'un des aspects les plus marquants de sa personnalité, outre ses convictions libertaires, est sa faculté de penser et d'agir par lui-même. À 18 ans, il affirme : « Je ne veux avoir sur le front la marque d'aucun maître, je veux garder ma libre pensée, ma volonté intacte, ne rendre compte de ma conduite qu'à ma conscience ! ». Plus tard, il sera proche de la Fédération de la libre pensée (créée en 1848) et donnera des conférences dans des loges maçonniques.
En ce qui concerne ses idées religieuses, bien que formé dans sa jeunesse pour devenir pasteur, il se détache rapidement et radicalement du christianisme. Selon la géopolitologue Béatrice Giblin : « Son projet [de jeunesse] est alors d’établir la République chrétienne, plus tard, devenu athée, il parlera de la République universelle. Devenir athée, ne signifie pas que Reclus perde ce qui fait de lui un être « religieux », s’il ne croit plus en l’existence de Dieu, il croit avec la foi du charbonnier à la liberté, condition indispensable pour qu’existe un jour la République universelle. ».
Élisée Reclus vécut toujours très simplement et mit les revenus de ses droits d'auteur versés par les éditions Hachette au service de la famille, des amis, des militants et du mouvement anarchiste.

Le géographe

Illustration dans Géographie Universelle
Un exemple d'illustration dans La Nouvelle Géographie Universelle : Le Lac de Sete Cidades.
Prolongeant les travaux du géographe Carl Ritter dont il a suivi les cours à Berlin à l'hiver et au printemps 1851, Élisée Reclus observe la nature, conçoit la Terre comme une totalité harmonieuse et contribue à diffuser la théorie rittérienne des articulations littorales. Il rédige de nombreux ouvrages de géographie, dont la Nouvelle Géographie universelle en 19 tomes et L'Homme et la Terre sont sans doute les plus importants.
Son œuvre en fait un précurseur de la géographie sociale. Pour Reclus, il s’agit d’inclure la dimension humaine dans le processus géographique, y compris sous l'angle des rapports de force sociaux et internationaux.
Il réfléchit aussi à l’enseignement de la géographie et souhaite mettre à la portée de chacun des outils originaux de compréhension dont le Projet de globe terrestre au 100000e en collaboration avec l'architecte Louis Bonnier.
Ses engagements anarchistes assurent à ses travaux géographiques un réseau d'informateurs dans le monde entier (et la qualité de son travail, dans tous les milieux sociopolitiques), mais ils ont également contribué à lui fermer les portes de la reconnaissance universitaire française pendant presque tout le XXe siècle. Son anti-institutionnalisme ne lui a pas procuré de disciples, laissant ainsi le champ libre, en France, à l'émergence de "l'école française de géographie" née dans le sillage de son contemporain plus jeune de quinze ans Paul Vidal de La Blache.
En revanche, il fut membre actif, correspondant ou honoraire de nombreuses sociétés savantes, fondées sur le double principe de la libre adhésion et de la cooptation : Société de géographie de Paris, Società degli Amici dell’Educazione del Popolo de Lugano, Société vaudoise des sciences naturelles à Lausanne, Société de géographie de Genève, Commission de géographie commerciale à Paris, Société de géographie de Pest à Budapest, Société de géographie de Berne, Association française pour l'avancement des sciences à Paris, Société normande de géographie à Rouen, Société bretonne de géographie à Quimper, Société de géographie de Rochefort-sur-Mer, Société languedocienne de géographie à Montpellier, Société pour la protection des indigènes à Paris, Ligue du reboisement de l'Algérie à Alger, Société d'anthropologie de Paris, Société royale écossaise de géographie à Édimbourg, Société de géographie de Rio de Janeiro, Société neuchâteloise de géographie, Società geografica italiana de Rome, Société d'ethnographie de Paris, Société royale belge de géographie à Bruxelles.
Une bonne part des succès éditoriaux que ses œuvres géographiques ont connus de son vivant est redevable à un style souple et puissant, qui en fait l'un des grands écrivains français de la seconde moitié du XIXe siècle.

L’anarchiste

Reclus - L’Anarchie, 1896.djvu

Élisée Reclus est un militant impliqué directement dans des organisations ouvrières comme l'Association internationale des travailleurs, la Fédération jurassienne, la Ligue de la Paix et de la liberté. Il est également en relation avec nombre des grandes figures du mouvement libertaire de l'époque : Bakounine, Kropotkine, Dumartheray, Jean Grave, James Guillaume, Max Nettlau, etc.
L’écrasement sanglant de la Commune de Paris l'a convaincu de l’antagonisme irréductible entre le capital et le travail, du rôle néfaste de l’État et de l’impossibilité de parvenir au socialisme par des voies pacifiques ou électoralistes, ce qui n’empêche pas des pratiques éducationnistes. De son exil en Suisse à sa mort, il ne cesse de prendre position sur les problèmes théoriques et pratiques qui se posent au mouvement libertaire : déclaration en faveur de l’union libre à l’occasion du mariage libre de ses deux filles (Le Révolté, ) ou prise de position catégorique contre le principe des élections : « Voter, c’est abdiquer » (Le Révolté, 11-).
Sur certaines questions, il défend des positions originales. Il considère que la révolution ne se produira pas dans un proche avenir (Bulletin de la Fédération jurassienne, ). En opposition à Jean Grave, il se déclare favorable au droit de reprise individuelle : « Le révolutionnaire qui opère la reprise pour la faire servir aux besoins de ses amis peut tranquillement et sans remords se laisser qualifier de voleur » (Correspondance, t. III, 21 mai 1893). Enfin, il se montre hostile aux expériences de colonies anarchistes ou milieux libres : « Il ne faut nous enfermer à aucun prix, il faut rester dans le vaste monde pour en recevoir toutes les impulsions, pour prendre part à toutes les vicissitudes et en recevoir tous les enseignements » (Les Temps Nouveaux, 7-). Dans un long passage de L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique (1897), en accord avec Kropotkine, il se livre à un sévère réquisitoire contre Thomas Malthus. Il est également hostile au néo-malthusianisme défendu par Paul Robin.
En 1895, il publie dans Les Temps nouveaux des , et l'un de ses plus célèbres textes, L’Anarchie, issu d’une conférence prononcée à Bruxelles le dans la salle de la loge maçonnique Les Amis philanthropes (rééd. en brochure, Paris, Publications des Temps nouveaux, 1896, 23 p.).

Élisée Reclus et la franc-maçonnerie

Le , Élisée Reclus est initié en franc-maçonnerie à la loge Les Émules d'Hiram du Grand Orient de France à Paris. Son frère Élie déjà initié à la loge Renaissance est présent.
Élisée se contente de l'initiation. Au bout d'un an, il s’en détache et ne fréquente, à nouveau, les loges que lors de son dernier exil à Bruxelles, pour y donner de nombreuses conférences sur l'anarchie. Même s'il ne fut jamais un franc-maçon actif, sa présence à Bruxelles en 1894, a une importance déterminante sur la Maçonnerie belge, et notamment sur la loge Les Amis philanthropes.

Le partisan de l’union libre

Union libre
« Je crois que votre frère E. s'est trompé lorsqu'il vous répondit que «chez nos camarades, la question de l'union libre a peu d'importance». Au contraire, l'opinion est désormais fixée et l'importance capitale de la liberté complète, absolue de la femme en face du masculin est reconnue chez tous les anarchistes [...] Je puis dire qu'à mon avis la révolution est accomplie, le mariage officiel a virtuellement vécu. Il ne reste qu'à déblayer la voie. »
Fervent partisan de l'union libre, Élisée Reclus eut quatre compagnes, avec chacune desquelles le contrat social fut différent. Une constante est cependant marquée : il a toujours refusé le mariage religieux.
  • La première, Clarisse Brian (1832-1869), qu’il épouse civilement à Sainte-Foy-la-Grande le , avec qui il a trois filles (Anna, la troisième, vécut deux semaines en ), avait des origines Peul (sa mère Marie John dite Yon, qui avait épousé le négociant de Sainte-Foy-la-Grande Charles Brian, était la fille d'un Anglais et d'une Peul du Sénégal). Clarisse meurt un mois après son troisième accouchement, le . Ce mariage, qui dura dix années, avait une signification toute particulière pour l’antiesclavagiste de retour de Louisiane.
  • Le , à Vascœuil, il s’unit avec la seconde, Fanny L'Herminez (1839-1874), née à Londres d'Édouard L'Herminez (1804-1882), un curé du Nord devenu pasteur calviniste (et par ailleurs condamné à Londres en pour n'avoir pas reconnu une enfant naturelle née d'une domestique), en union libre, mariage « sous le soleil » dit-il. Une très grande unité de vues les rassemble pendant leur courte vie commune de quatre ans entrecoupés par près d'un an et demi de séparation, entre et , en raison de la guerre de 1870 et du siège de Paris (femme et enfants sont mis à l'abri en Gironde), puis de la Commune de Paris et de l'emprisonnement d'Élisée Reclus. En , Fanny meurt en mettant au monde un garçon, Jacques, qui ne vécut pas.
  • C’est avec sa troisième compagne, Ermance Gonini (1826-1918), petite-fille du pasteur calviniste d'origine piémontaise Jean-David dit aussi Jean-Daniel Gonini (1760-1840), elle-même veuve d'un cousin maternel des Reclus, le pasteur Jean-François Trigant-Beaumont (1824-1854), qu’il forme le ménage le plus durable, jusqu'aux environs de 1895. Le , à Zurich, ils s'unissent librement sans aucune formalité civile ou religieuse mais après lecture d'un texte qui fut signé par les deux « époux » et leurs seize témoins. Il a 45 ans, elle en a 49 ; ils n’eurent aucune descendance.
  • Avec sa dernière compagne, la grande bourgeoise Florence Tant (de son nom d'épouse Florence De Brouckère, v. 1841-1927), une riche veuve du fait de ses deux mariages successifs dans la famille De Brouckère, importants industriels tisserands (Louis de Brouckère, militant socialiste, est à la fois son neveu et son beau-fils), nulle union libre et encore moins un mariage, mais une fréquentation assidue à partir de 1895 et plus encore de 1900, chacun demeurant en son foyer. C'est avec elle et grâce à son automobile qu'Élisée Reclus parcourt le Jura français à l'été 1902 puis à l'été 1903, et c'est chez elle qu'il s'éteint en 1905, dans sa résidence campagnarde de Thourout (Torhout).
Le , à l'hôtel Continental à Paris, « sans permettre à la loi religieuse et civile de s'en occuper », « dans des conditions de vérité où les fiancés n'eurent point à faire de cérémonies civile ou religieuse en l'honneur d'une loi qui leur paraît injuste ou d'un culte qu'ils ne pratiquent point », ses deux filles s'unissent librement, avec des amis de son neveu Paul : Magali Reclus (1860-1953) avec l'ingénieur et architecte Paul Régnier (1858-1938), fils de Théodore Régnier (né en 1825), un constructeur d'ouvrages d'art pour les chemins de fer, et Jeannie Reclus (1863-1897) avec l'ingénieur chimiste Léon Cuisinier (1859-1887), petit-neveu par sa mère Julie Duez du chimiste Augustin-Pierre Dubrunfaut, et fils de Joseph Cuisinier (né en 1826), ingénieur chimiste d'une sucrerie picarde qui accompagnera Élisée Reclus aux États-Unis en juin 1891. À l'occasion de l'union de ses filles, Élisée Reclus prononce une allocution rédigée par son frère Élie Reclus, dans laquelle sont détaillées ses principales idées sur le mariage et l’éducation des enfants : « Ce n’est point au nom de l’autorité paternelle que je m’adresse à vous, mes filles, et à vous, jeunes hommes qui me permettez de vous donner le nom de fils. Notre titre de parents ne nous fait en rien vos supérieurs et nous n’avons sur vous d’autres droits que ceux de notre profonde affection ».

Élisée Reclus et l’espéranto

Élisée Reclus appelle de ses vœux une langue universelle qui ne viendrait pas se substituer aux langues maternelles mais qui serait une langue vraiment commune à l’humanité entière. Cette langue ne peut pas être une langue ancienne : « à de nouveaux pensers il faut un instrument nouveau. Nulle langue moderne ne convient non plus au rôle de véhicule universel de l’intelligence humaine ». Il cite l'espéranto en exemple et se réjouit du fait que dix ans seulement après son invention, il réunisse déjà quelques 120 000 adeptes.

Le naturiste

Élisée Reclus pensait que la nudité était l'un des moyens de développer la socialisation entre individus, il en vantait les bienfaits hygiéniques moralement comme physiologiquement, et il la mettait en perspective dans de vastes vues englobantes sur l'histoire et la géographie des cultures. Certains le considèrent parmi les inspirateurs des fondateurs du mouvement naturiste.

Le végétarien

Très tôt rebuté par la viande, Élisée Reclus pratique un végétarisme strict. Il fut un « légumiste » convaincu comme il aimait à le dire et partageait cette conception avec son frère Élie.

Citations

Sur la morale
« Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. Des deux côtés. comme tyran ou comme esclave, comme préposé ou comme subordonné, l'homme s'amoindrit. La morale qui naît de la conception actuelle de l'État, de la hiérarchie sociale, est forcément corrompue. "La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse", nous ont enseigné les religions, elle est le commencement de toute servitude et de toute dépravation, nous dit l'histoire. » 18 juillet 1892, Correspondance.

« Pour que l’anarchie triomphe, il faut qu’elle soit déjà une réalité concrète avant les grands jours qui viendront. » Aux compagnons rédacteurs des Entretiens, Les Entretiens politiques et littéraires, juillet 1892, p. 3-6.
Sur la révolution
« [...] l’équilibre rompu d’individu à individu, de classe à classe, se balance constamment autour de son axe de repos : le viol de la justice crie toujours vengeance. De là, d’incessantes oscillations. Ceux qui commandent cherchent à rester les maîtres, tandis que les asservis font effort pour reconquérir la liberté, puis, entraînés par l’énergie de leur élan, tentent de reconstituer le pouvoir à leur profit. Ainsi des guerres civiles, compliquées de guerres étrangères, d’écrasements et de destructions, se succèdent en un enchevêtrement continu, aboutissant diversement, suivant la poussée respective des éléments en lutte.Ou bien les opprimés se soumettent, ayant épuisé leur force de résistance : ils meurent lentement et s’éteignent, n’ayant plus l’initiative qui fait la vie ; ou bien c’est la revendication des hommes libres qui l’emporte, et, dans le chaos des événements, on peut discerner de véritables révolutions, c’est-à-dire des changements de régime politique, économique et social, dus à la compréhension plus nette des conditions du milieu et à l’énergie des initiatives individuelles. » L’Homme et la Terre, préface du tome I, Paris, La Librairie universelle, 1905.

« Il est cependant des esprits timorés qui croient honnêtement à l’évolution des idées, qui espèrent vaguement dans une transformation correspondante des choses, et qui néanmoins, par un sentiment de peur instinctive, presque physique, veulent, au moins de leur vivant, éviter toute révolution. Ils l’évoquent et la conjurent en même temps : ils critiquent la société présente et rêvent de la société future comme si elle devait apparaître soudain, par une sorte de miracle, sans que le moindre craquement de rupture se produise entre le monde passé et le monde futur. Êtres incomplets, ils n’ont que le désir, sans avoir la pensée ; ils imaginent, mais ils ne savent point vouloir. » L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique, Paris, Stock, 1902.
Sur le vote
« Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant, ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage. [...] Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir. Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement. » Le Révolté, octobre 1885.
Sur le progrès
« De quels chants de triomphe en l’honneur du progrès n’ont pas été accompagnées les inaugurations de toutes les usines industrielles avec leurs annexes de cabarets et d’hôpitaux ! Certes, l’industrie amena de réels progrès dans son cortège, mais avec quel scrupule il importe de critiquer les détails de cette grande évolution ! Les misérables populations du Lancashire et de la Silésie nous montrent que tout n’a pas été progrès sans mélange dans leur histoire ! Il ne suffit pas de changer d’état et d’entrer dans une classe nouvelle pour qu’on acquière une plus grande somme de bonheur. » L’Homme et la Terre, t. VI, Paris, La Librairie universelle, 1908.

« [...] prendre définitivement conscience de notre humanité solidaire, faisant corps avec la planète elle-même, embrasser du regard nos origines, notre présent, notre but rapproché, notre idéal lointain, c’est en cela que consiste le progrès. » L’Homme et la Terre, tome VI, 1908.
Sur l'écologie
« La question de savoir ce qui dans l’œuvre de l’homme sert à embellir ou bien contribue à dégrader la nature extérieure peut sembler futile à des esprits soi-disant positifs : elle n’en a pas moins une importance de premier ordre. Les développements de l’humanité se lient de la manière la plus intime avec la nature environnante. Une harmonie secrète s’établit entre la terre et les peuples qu’elle nourrit, et quand les sociétés imprudentes se permettent de porter la main sur ce qui fait la beauté de leur domaine, elles finissent toujours par s’en repentir. Là où le sol s’est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s’éteignent, les esprits s’appauvrissent, la routine et la servilité s’emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort. Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations successives, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre nourricière. Ils abattaient les forêts, laissaient tarir les sources et déborder les fleuves, détérioraient les climats, entouraient les cités de zones marécageuses et pestilentielles ; puis, quand la nature, profanée par eux, leur était devenue hostile, ils la prenaient en haine, et, ne pouvant se retremper comme le sauvage dans la vie des forêts, ils se laissaient de plus en plus abrutir par le despotisme des prêtres et des rois. » Du Sentiment de la nature dans les sociétés modernes, La Revue des deux Mondes, no 63, 15 mai 1866.
Sur le naturisme
« Au fond, il s’agit de savoir lequel, du nu ou du vêtement, est le plus hygiénique, le plus sain pour développement harmonique de l’homme au physique et au moral. Quant au premier cas, il ne peut y avoir aucun doute. Pour les hygiénistes, c’est une question jugée que celle de la nudité. Il n’est pas douteux que la peau reprend de sa vitalité et de son activité naturelles quand elle est librement exposée à l’air, à la lumière, aux phénomènes changeants du dehors. La transpiration n’est plus gênée ; les fonctions de l’organe sont rétablies ; il redevient plus souple et plus ferme à la fois ; il ne pâlit plus comme une plante isolée privée de jour. Les expériences faites sur les animaux ont prouvé aussi que, lorsque la peau est soustraite à l’action de la lumière, les globules rouges diminuent de même que la proportion d’hémoglobine. C’est dire que la vie devient moins active et moins intense. Encore un exemple de ce fait, que les progrès de la civilisation ne sont pas nécessairement des progrès et qu’il importe de les soumettre au contrôle de la science. » La question des vêtements et de la nudité, L'Homme et la Terre.

Commentaires

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  • Pour le géographe et géopolitologue, Yves Lacoste dans la revue Hérodote en 2005 : « Élisée Reclus nous a énormément apporté et depuis une vingtaine d’années notamment depuis la redécouverte de son œuvre, l’école géographique française, pour d’autres raisons a progressé. Il fut un homme du XIXe siècle qui, comme bien d’autres hommes de haute culture, avait l’espérance d’un monde meilleur et ses convictions libertaires, et en vérité sa religiosité profonde, le rendaient à la fois plus lucide à moyen terme et plus utopique pour l’avenir. Nous vivons dans un monde qui a perdu ses illusions et où l’on raisonne en termes de dangers quant à l’avenir de la planète. C’est une raison majeure de nous interroger sur notre position à l’égard de l’œuvre d’Élisée Reclus ».
  • Pour la naturaliste et historienne Valérie Chansigaud : « le géographe Élisée Reclus, l’un des premiers à étudier la place de l’espèce humaine dans la nature après les révolutions industrielles, pose les bases de ce qui s’appellera plus tard l’écologie. »
  • Selon Philippe Garnier dans Philosophie Magazine : « Sa pensée mêle anarchisme et méfiance vis-à-vis du progrès, lequel s’accompagne selon lui nécessairement de « régrès ». Face aux idéologies saint-simonienne et positiviste qui fleurissent sous le Second Empire, il regrette la « brutalité » avec laquelle l’homme prend possession de la terre et prône la recherche d’un équilibre avec le milieu naturel. Reclus travaille à un moment où l’humanité bascule des campagnes vers les villes, où la planète est en voie de globalisation tout en présentant encore d’immenses différences de paysages et de cultures. Écologiste avant l’heure, il saisit dans une vision embrassant le social, l’économique, le psychologique, l’impact des migrations et des masses sur l’environnement. S’intéressant autant à l’Afrique centrale qu’aux volcans, à Bakounine qu’à l’union libre en passant par le régime végétarien, il a construit, avec ces classiques que sont devenus Histoire d’un ruisseau ou L’Homme et la Terre, l’une des dernières œuvres encyclopédiques. »
  • Pierre Kropotkine, ami intime d’Élisée qu’il a rencontré pour la première fois en 1877, le définit ainsi : « Type du vrai puritain dans sa manière de vivre et, au point de vue intellectuel, le type du philosophe encyclopédiste français du dix-huitième siècle ».
  • Un fonctionnaire de police l’a jugé ainsi : « M. Reclus est un homme fort instruit, laborieux et d’habitudes régulières, mais très rêveur, bizarre, obstiné dans ses idées et croyant à la réalisation de la fraternité universelle » (rapport du 9 janvier 1874, Archives de la Préfecture de Police).

Œuvres

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Reclus - La Peine de mort.djvu
Reclus - À mon frère le paysan.djvu

Ouvrages de géographie

  • Guide du voyageur à Londres et aux environs, Paris, Hachette, coll. Guides Joanne, 1860, 530 p., texte intégral Biblioteca Nacional de España [archive].
  • Voyage à la Sierra Nevada de Sainte Marthe. Paysages de la nature tropicale, Paris, Hachette, 1861, 305 p., texte intégral sur Gallica [archive], 2e éd. définitive, 1881, VI-337 p. ; rééd. Cadeilhan, éd. Zulma, 1991, 248 p., édition établie sur la 2e éd. (1881), avec une présentation d’Hélène Sarrazin ; éd. Pédelahore, coll.Transhumance, 2015, 208 p., édition complète et orthographe actualisée à partir de l'édition originale de 1881, (ISBN 9791093533209), notice éditeur [archive].
  • Londres illustré, guide spécial pour l’exposition de 1862, Paris, Hachette, coll. Guides Joanne, 1862, VIII-216 p., texte intégral Biblioteca Nacional de España [archive], rééd. 1865.
  • Les Villes d’hiver de la Méditerranée et les Alpes maritimes, itinéraire descriptif et historique, Paris, Hachette, coll. Guides Joanne, 1864, 501 p., texte intégral sur Gallica [archive].
  • La Terre. Description des phénomènes de la vie du globe, Paris, Hachette, 1867-1868, 2 vol. (datés 1868-1869), 1554 p.
  • Histoire d’un ruisseau, Paris, Hetzel, 1869, 320 p. texte intégral sur Gallica [archive], rééd. 1882 texte intégral sur Gallica [archive] ; rééd. Paris, Albin Michel, 1930 ; Joël Cornuault (éd.), Arles, Actes Sud, coll. Babel, 1995, 224 p. ; Joël Cornuault (éd.), Gollion, Infolio éditions, 2010, 203 p., (ISBN 9782884745987), notice éditeur [archive].
  • Nice, Cannes, Monaco, Menton, San Remo, Paris, Hachette, coll. Guides Joanne, 1870, 192 p., texte intégral sur Gallica [archive] ; rééd. 1874 (puis rééd. entièrement révisée par Paul Joanne sous le titre Stations d’hiver de la Méditerranée, Paris, Hachette, coll. Guides Joanne, 1879, 383 p.).
  • Les Phénomènes terrestres, Paris Hachette, 1870-1872, 2 vol., 469 p.
    • t. I, Les Continents, Paris, Hachette, 1870, 235 p. (éd. abrégée et de poche de La Terre, t. I, 1867), rééd. 1874, 1879, 1882 (texte intégral sur Gallica [archive]), 1884.
    • t. II, Les Mers et les météores, Paris, Hachette, 1872, 234 p., texte intégral sur Gallica [archive] (éd. abrégée et de poche de La Terre, t. II, 1868), rééd. 1875, 1879, 1882, 1886.
  • Histoire d’une montagne, 1re éd. en feuilleton de 27 épisodes69 dans La Science illustrée (Paris) de Louis Figuier, du no 1 du 18 octobre 1875 jusqu'au no 46 du 28 août 1876, texte intégral [archive] ; éd. définitive en volume, Paris, Hetzel, 1880, 306 p. texte intégral [archive] ; rééd. Paris, Albin Michel, 1930 ; Joël Cornuault (éd.), Arles, Actes Sud, coll. Babel, 1998, 228 p., rééd. 2006, (ISBN 2742716858) ; Joël Cornuault (éd.), Gollion, Infolio éditions, 2011, 240 p., (ISBN 9782884746199), notice éditeur [archive] ; rééd. d'un extrait dans H. D. Thoreau et É. Reclus, La Montagne, Saint-Quentin-de-Caplong (Gironde), Atelier de l’Agneau, 2012, 68 p. : sous ce titre sont regroupés Henry David Thoreau, Une marche au Wachusett (1842) (p. 5-52, bilingue), et Élisée Reclus, La Montagne (1880), chap. 1 et 2 (p. 53-66).
  • Nouvelle Géographie universelle, la terre et les hommes, 19-1 volumes, Paris, Hachette, 1875-1893 (datés 1876-1894) et 1894, 16 977-39 p. BNF [archive]
  • L’Afrique australe, Paris, Hachette, 1901, 358 p., réédition partielle, entièrement revue et actualisée par Onésime Reclus, du t. XIII de la Nouvelle Géographie universelle, 1887 (daté 1888), texte intégral sur Gallica [archive].
  • L'Empire du Milieu. Le climat, le sol, les races, les richesses de la Chine, Paris, Hachette, 1902, 667 p., réédition partielle, entièrement revue et actualisée par Onésime Reclus, du t. VII de la Nouvelle Géographie universelle, 1881 (daté 1882), texte intégral [archive], texte intégral sur Gallica [archive], et réimpression en fac-similé, Paris, éd. You Feng, 2007, 667 p. et ill.
  • L’Homme et la Terre avec Paul Reclus, Paris, La Librairie universelle, 1905-1908, 6 vol., 3 648 p. distribuées en 51 chapitres répartis en 4 livres de géohistoire : Livre I, Les Ancêtres, préhistoire et anthropologie (6 chapitres, t. I, 1905) ; Livre II, Histoire ancienne, l'Antiquité (13 chapitres, t. I à III, 1905-1906) ; Livre III, Histoire moderne, de la fin de l'Antiquité à 1900 (20 chapitres, t. III à V, 1906-1907) ; Livre IV, Histoire contemporaine, le monde au début du XXe siècle (12 chapitres, t. V et VI, 1907-1908). Le manuscrit d'Élisée Reclus (1905) est actualisé par son neveu Paul Reclus en cours de publication, en 1906 (t. II et III), 1907 (t. IV et V) et 1908 (t. VI).
    • t. I de 9 chapitres comprenant le Livre I, Les Ancêtres (6 chapitres) et les 3 premiers chapitres du Livre II, Histoire ancienne (Antiquité : « Iranie », « Caucasie », « Potamie »), Paris, La Librairie universelle, 1905, 597 p., préface au tome 1 [archive], texte intégral sur Gallica [archive], texte intégral numérisé [archive].
    • t. II de 7 chapitres, suite du Livre II, Histoire ancienne (Antiquité : de la Phénicie à Rome en passant par l'Afrique), Paris, La Librairie universelle, 1906 (daté 1905), 582 p., texte intégral sur Gallica [archive].
    • t. III de 9 chapitres comprenant les 3 derniers chapitres du Livre II, Histoire ancienne (Chine, Inde, océan Indien, océan Pacifique), puis les 6 premiers chapitres du Livre III, Histoire moderne (de la fin de l'Antiquité au XIe siècle, avec le monde arabo-musulman), Paris, La Librairie universelle, 1906 (daté 1905), 652 p., texte intégral sur Gallica [archive].
    • t. IV comprenant 9 chapitres du Livre III, Histoire moderne (XIIe-XVIIIe siècles, dont les mondes asiatiques et américains), Paris, La Librairie universelle, 1907 (daté 1905), 663 p., texte intégral sur Gallica [archive].
    • t. V de 9 chapitres comprenant les 5 derniers chapitres du Livre III, Histoire moderne (1780-1900), puis les 4 premiers chapitres du Livre IV, Histoire contemporaine, le monde au début du XXe siècle, Paris, La Librairie universelle, 1907 (daté 1905), 575 p., texte intégral sur Gallica [archive].
    • t. VI comprenant les 8 derniers chapitres du Livre IV, Histoire contemporaine, Paris, La Librairie universelle, 1908, 579 p., texte intégral sur Gallica [archive]. Rééd. par Béatrice Giblin (éd.), Élisée Reclus, L’Homme et la Terre, histoire contemporaine, Paris, Fayard, coll. Corpus des œuvres de philosophie en langue française, 1990, 2 vol., 847 p. : rééd. du texte, des cartes et des diagrammes du Livre IV, Histoire contemporaine (seconde partie du t. V et t. VI) de L’Homme et la Terre, 1907-1908.
      • Paul Reclus, Gustave Goujon et Aimé Perpillou (éd.), Élisée Reclus, L'Homme et la Terre, Paris, Albin Michel, 1930-1931, 3 vol., 670, 692 et 690 p., version abrégée, et actualisée en raison des bouleversements de la période 1909-1929 ; réimpr. en fac-similé de format réduit, Antony, éd. Tops/H. Trinquier, 2007.
  • Paul Reclus et Pierre Schoenaers (éd.), Élisée Reclus, Les Volcans de la Terre, Bruxelles, Société belge d'astronomie, de météorologie et de physique du globe, 1906-1910, 3 parties en 2 vol., 515 p. (partie 1, Asie antérieure, 1906 ; partie 2, Méditerranée et Europe centrale, 1910 ; partie 3, Italie et Sicile, 1910).

Ouvrages politiques

Ordre et anarchie
« L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre. » Élisée Reclus70
  • Évolution et révolution, dans Le Révolté (Genève), 21 février 1880, p. 1-2, et en brochure, Genève, Impr. jurassienne, 25 p.
  • Évolution et révolution, Paris, Bureau de La Révolte, 6e éd. 1891, 61 p., texte de 1880 très augmenté (plusieurs rééditions depuis la fin du XXe siècle), texte intégral [archive].
  • L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique, Paris, Pierre-Victor Stock, 1897 (daté 1898), 296 p., texte de 1891 très augmenté, extraits de l'édition de 1898 [archive]. Réimpr. en fac-similé, Paris, Stock, 1979, V-296 p.
  • L’Évolution, la révolution et l’idéal anarchique, Paris, Pierre-Victor Stock, 1902, version augmentée définitive, réimpressions à partir de 1906 (plusieurs rééditions depuis la fin du XXe siècle), texte intégral [archive], pdf [archive].

Textes géographiques

  • Considérations sur quelques faits de géologie et d’ethnographie : Histoire du sol de l’Europe, par M. Houzeau, dans la Revue philosophique et religieuse (Paris), 1er janvier 1858, p. 218-227, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Quelques mots sur la Nouvelle-Grenade, dans le Bulletin de la Société de géographie, janvier-février 1859, p. 111-141, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Étude sur les fleuves, dans le Bulletin de la Société de géographie, août 1859, p. 69-104, et en brochure, Paris, impr. L. Martinet, 36 p., texte intégral sur Gallica [archive].
  • Le Mississipi : études et souvenirs, 79 p., partie I (« Le cours supérieur du fleuve ») et partie II (« Le delta et la Nouvelle-Orléans »), dans la Revue des deux Mondes, 15 juillet 1859, p. 257-296, et 1er août 1859, p. 608-646, texte intégral sur Gallica [archive]. Rééd. : François Graveline (prés.), Élisée Reclus, En descendant le Mississippi, Paris, éd. Nicolas Chaudun, 2013, 158 p.
  • Géographie, dans l'Introduction à Adolphe Joanne, Itinéraire descriptif et historique de la Savoie, Paris, Hachette, Guides Joanne, 1860, XCIX-279 p., p. XXVII-LII [26 p.], texte intégral [archive].
  • Fragment d’un voyage à la Nouvelle-Orléans, 1855, dans Le Tour du Monde (Paris, Hachette), 1er semestre 1860, p. 177-192, texte intégral sur Gallica [archive] ; rééd., Jean Morisset (prés.), Élisée Reclus, Fragment d’un voyage à La Nouvelle-Orléans, Paris, éditions du Sextant, 2013, 79 p. ; rééd. en fac-similé dans Ronald Creagh, Élisée Reclus et les États-Unis, suivi de son Fragment d’un voyage à La Nouvelle-Orléans (1855), Paris, éd. Noir et Rouge, 2013, 52-16 p.
  • Excursions à travers le Dauphiné, 1850-1860, dans Le Tour du Monde (Paris, Hachette), 2e semestre 1860, p. 402-416, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Voyage de M. Du Chaillu dans l'Afrique occidentale, dans le Bulletin de la Société de géographie, octobre 1860, p. 271-275, texte intégral sur Gallica [archive].
  • De l'esclavage aux États-Unis, 71 p. partie I (« Le Code noir et les esclaves ») et partie II (« Les planteurs et les abolitionnistes »), Revue des deux Mondes, 15 décembre 1860, p. 868-901, et 1er janvier 1861, p. 118-154, texte intégral sur Gallica [archive], texte intégral [archive].
  • Le mormonisme et les États-Unis, dans la Revue des deux Mondes, 15 avril 1861, p. 881-914, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La Méditerranée caspienne et le canal des steppes, dans la Revue des deux Mondes, 1er août 1861, p. 592-623, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Participation à la réédition de Adolphe Joanne, Itinéraire descriptif et historique de l’Allemagne du Nord, Paris, Hachette, Guides Joanne, 2e éd. 1862, CXII-717 p., texte intégral [archive].
  • Le coton et la crise américaine, dans la Revue des deux Mondes, 1er janvier 1862, p. 176-208, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les cités lacustres de la Suisse, un peuple retrouvé, dans la Revue des deux Mondes, 15 février 1862, p. 883-902, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Atlas sphéroïdal et universel de géographie par F. A. Garnier, dans le Bulletin de la Société de géographie, mars 1862, p. 177-182, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les livres sur la crise américaine, dans la Revue des deux Mondes, 15 novembre 1862, p. 505-512, texte intégral [archive].
  • Le Brésil et la colonisation, 70 p., parties I (« Le bassin des Amazones et les Indiens ») et II (« Les provinces du littoral, les Noirs et les colonies allemandes »), Revue des deux Mondes, 15 juin 1862, p. 930-959, et 15 juillet 1862, p. 375-414, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La crise de l'émigration allemande, dans la Revue du monde colonial (Paris), t. 7, 2e semestre 1862, p. 397-401, texte intégral [archive].
  • Le littoral de la France, 1862-1864, 124 p., partie I (« L’embouchure de la Gironde et la péninsule de Grave »), partie II (« Les landes du Médoc et les dunes de la côte »), partie III (« Les plages et le bassin d’Arcachon »), et partie IV (« Les landes de Born et du Marensin »), dans la Revue des deux Mondes, 15 décembre 1862, p. 901-936, 1er août 1863, p. 673-702, 15 novembre 1863, p. 460-491, et 1er septembre 1864, p. 191-217, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Participation à Adolphe Joanne, Itinéraire descriptif et historique du Dauphiné, partie 2 La Drôme, le Pelvoux, le Viso, les vallées vaudoises, Paris, Hachette, Guides Joanne, 1863, XII-473 p., texte intégral sur Gallica [archive].
  • Participation à Adolphe Joanne, De Paris à la Méditerranée, partie 1 Bourgogne, Franche-Comté, Savoie, Bourbonnais, Lyonnais, etc., Paris, Hachette, Guides Joanne, 1863, LXXII-513 p., texte intégral [archive].
  • Un prisonnier de guerre au Mexique, dans la Revue des deux Mondes, 1er février 1863, p. 765-768, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Report on the physics and hydraulics of the Mississipi River by Captain A. A. Humphreys and Lieutenant H. L. Abbot, dans le Bulletin de la Société de Géographie, février 1863, p. 126-161, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Un voyage dans la Tunisie, dans la Revue des deux Mondes, 1er mars 1863, p. 249-252, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les Noirs américains depuis la guerre civile des États-Unis, 63 p., partie I (« Les partisans du Kansas et les noirs libres de Beaufort ») et partie II (« Les plantations de la Louisiane, les régimens [sic] africains, les décrets d’émancipation »), Revue des deux Mondes, 15 mars 1863, p. 364-394, et 1er avril 1863, p. 691-722, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Recherches sur les ouragans, dans la Revue des deux Mondes, 15 août 1863, p. 1017-1019.
  • L'esclavage chez les musulmans et aux États-Unis d'Amérique, par l'auteur de « Un souvenir de Solférino », Genève, 1863 [Henry Dunant], dans la Revue du monde colonial (Paris), t. 9, 2e semestre 1863, p. 291-292, texte intégral [archive].
  • À l'aventure en Algérie, par madame Vallory, Paris, collection Hetzel, 18, rue Jacob, dans la Revue du monde colonial (Paris), t. 9, 2e semestre 1863, p. 464-465, texte intégral [archive].
  • La poésie et les poètes dans l’Amérique espagnole, dans la Revue des deux Mondes, 15 février 1864, p. 902-929, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Un écrit américain sur l’esclavage, dans la Revue des deux Mondes, 15 mars 1864, p. 507-510, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La commission sanitaire de la guerre aux États-Unis, 1861-1864, dans la Revue des deux Mondes, 1er mai 1864, p. 155-172, texte intégral Library of Congress [archive].
  • Deux années de la grande lutte américaine, 70 p., dans la Revue des deux Mondes, 1er octobre 1864, p. 555-624, texte intégral sur Gallica [archive] ; rééd. : Thomas Van Ruymbeke (éd.), Élisée Reclus, La Guerre civile américaine, 1862-1864, Bécherel, Les Perséides, 2010, 129 p.
  • États-Unis (République fédérative, présidence de M. Abraham Lincoln), dans Annuaire des Deux Mondes, histoire générale des divers États, 1862-1863, Paris, Bureau de la Revue des deux Mondes, vol. XII, 15 octobre 1864, 1018 p., liv. VII Race anglo-américaine, « Histoire des États américains », p. 704-811 [108 p.]71, texte intégral sur Gallica [archive].
  • De l’action humaine sur la géographie physique : l’homme et la nature, dans la Revue des deux Mondes, 1er décembre 1864, p. 762-771, texte intégral sur Gallica [archive], texte intégral [archive] (sur George Perkins Marsh, Man and Nature, Physical Geography as Modified by Human Action, 1864).
  • Introduction au Dictionnaire [...] de la France, Paris, Hachette, 1864, 1869 et 1905 :
    • Introduction à Adolphe Joanne (dir.), Dictionnaire des communes de la France, Paris, Hachette, 1864, 2 vol., vol. I, p. XVII-CLIX (143 p.).
    • Introduction revue et augmentée en collaboration avec son frère Élie Reclus, dans Adolphe Joanne (dir.), Dictionnaire géographique, administratif, postal, statistique, archéologique, etc., de la France, de l’Algérie et des colonies, 2e éd. révisée, Paris, Hachette, 1869, vol. I, p. V-CLXXXVIII (184 p. sur deux colonnes, partie géographie par Élisée Reclus, partie statistique par Élie Reclus), texte intégral sur Gallica [archive].
    • Introduction entièrement actualisée en collaboration avec son neveu Paul Reclus, dans Paul Joanne (dir.), Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies, nouvelle éd. révisée, Paris, Hachette, 1890-1905, 7 t., t. VII, 1905, p. I-CLXIII (163 p. sur deux colonnes, partie géographie par Élisée Reclus, partie statistique par Paul Reclus qui n'est pas nommé comme coauteur), texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les oscillations du sol terrestre, dans la Revue des deux Mondes, 1er janvier 1865, p. 57-84, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Annuaire scientifique publié par M. Dehérain, avec la collaboration de MM. Duméril, Fargues de Taschereau, Guillemin, etc., Quatrième année, 1865, Paris, Charpentier, dans la Revue du monde colonial (Paris), t. 14, janvier-mars 1865, p. 135-137, texte intégral [archive].
  • La guerre de l’Uruguay et les Républiques de la Plata, dans la Revue des deux Mondes, 15 février 1865, p. 967-997, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Histoire du peuple américain par Auguste Carlier, dans le Bulletin de la Société de Géographie, février 1865, p. 143-164, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Étude sur les dunes, dans le Bulletin de la Société de Géographie, mars 1865, p. 193-221, et en brochure, Paris, impr. E. Martinet, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Le Mont Etna et l'éruption de 1865, dans la Revue des deux Mondes, 1er juillet 1865, p. 110-138, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La Sicile et l’éruption de l'Etna en 1865, récit de voyage, dans Le Tour du Monde (Paris, Hachette), 7e année, no 338, 1866, p. 353-416, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Le Bosphore et Constantinople avec perspective des pays limitrophes, par M. de Tchihatchev, dans la Revue des deux Mondes, 1er janvier 1866, p. 262-267, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les estuaires et les deltas, étude de géographie physique, dans les Annales des voyages…, avril 1866, p. 5-55, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes, dans la Revue des deux mondes, no 63, 15 mai 1866, p. 352-381, texte intégral sur Gallica [archive], texte intégral [archive] & pdf [archive].
  • États-Unis (République fédérative, présidence de M. Andrew Johnson), dans Annuaire des Deux Mondes, histoire générale des divers États, 1864-1865, Paris, Bureau de la Revue des deux Mondes, vol. XIII, 1er août 1866, 1004 p., liv. VII Race anglo-américaine, « Histoire des États américains », p. 646-788 [143 p.], texte intégral sur Gallica [archive] ; rééd. dans Federico Ferretti (éd.), Élisée Reclus, Histoire de la guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865), Paris, Pocket, 2014, 350 p., p. 161-328.
  • Atlas de la Colombie, publié par ordre du gouvernement colombien, dans le Bulletin de la Société de géographie, août 1866, p. 140-146, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les Républiques de l’Amérique du Sud, leurs guerres et leur projet de fédération, dans la Revue des deux Mondes, 15 octobre 1866, p. 953-980, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les forces souterraines, les volcans et les tremblements de terre, dans la Revue des deux Mondes, 1er janvier 1867, p. 218-230, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les plages et les fjords, dans la Revue des deux Mondes, 1er mars 1867, p. 265-272, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les Basques, un peuple qui s’en va, dans la Revue des deux Mondes, 15 mars 1867, p. 313-340, texte intégral sur Gallica [archive].
  • L’océan, étude de physique maritime, dans la Revue des deux Mondes, 15 août 1867, p. 963-993, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La guerre du Paraguay, dans la Revue des deux Mondes, 15 décembre 1867, p. 934-965, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les Républiques de l'isthme américain, dans la Revue des deux Mondes, 15 mars 1868, p. 479-498, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La Terre et l'humanité, dans les Annales des voyages…, juillet 1868, p. 5-44 (extrait du 2e vol. en préparation de La Terre, publié chez Hachette à la fin de l'année), texte intégral sur Gallica [archive].
  • L’élection présidentielle de la Plata et la guerre du Paraguay, dans la Revue des deux Mondes, 15 août 1868, p. 891-910, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La guerre du Paraguay, dans la Revue politique et littéraire, 5 septembre 1868, p. 269-271.
  • L’insurrection de Cuba, dans La Revue politique et littéraire, 19 décembre 1868, p. 272-275, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les voies de communication, dans l'Almanach de La Coopération pour l’année 1869, 1869, p. 159-168, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Amérique du Nord, géographie et Amérique du Sud, géographie, dans Michel Alcan (dir.), Encyclopédie générale, Paris, Bureau de l'Encyclopédie générale et Garrousse, 1869-1871, 4 vol., t. II., 1869, p. 67-76 et p. 76-84, texte intégral sur Gallica [archive] et texte intégral sur Gallica [archive].
  • Géographie générale, chronique géographique en 25 épisodes parue dans le quotidien La République française (Paris), 15 février 1872, 4 avril 1872, 9 mai 1872, 21 juin 1872, 26 juillet 1872, 4 octobre 1872, 15 novembre 1872, 4 et 31 janvier 1873, 7 mars 1873, 6 avril 1873, 23 mai 1873, 11 juillet 1873, 29 août 1873, 10 novembre 1873, 2 janvier 1874, 6 février 1874, 27 mars 1874, 8 mai 1874, 19 juin 1874, 31 juillet 1874, 18 septembre 1874, 6 novembre 1874, 8 janvier 1875 et 5 juin 1875.
  • Les pluies de la Suisse, dans le Bulletin de la Société de géographie, janvier 1873, p. 88-91, texte intégral [archive].
  • Notice sur les lacs des Alpes, dans le Bulletin de la Société de géographie, février 1873, p. 185-187, texte intégral [archive].
  • Note relative à l’histoire de la mer d’Aral, puis Réponses aux observations précédentes, dans le Bulletin de la Société de Géographie, août 1873, p. 113-118, et novembre 1873, p. 533-536, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Extrait d'une lettre de M. Élisée Reclus au président de la Société [sur le lac de Lugano], dans le Bulletin de la Société de géographie, avril 1874, p. 421-425, texte intégral [archive].
  • Voyage aux régions minières de la Transylvanie occidentale (1873), dans Le Tour du Monde (Paris, Hachette), juillet 1874, p. 1-48, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Le Bosphore et la mer Noire, dans Le Globe (Genève), 1875, p. 19-35, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La passe du Sud et le port Eads dans le delta mississipien, dans la Revue lyonnaise de géographie (Lyon), 12 janvier 1878, p. 145-149, texte intégral sur Gallica [archive].
  • L'Angleterre, la Russie, l’Afghanistan, transcription du texte d'une conférence donnée au Théâtre national d'Alger le 30 mai 1885, dans La Justice (Paris), 9 juin 1885, p. 2d-2f (1re publication dans Le Petit Colon algérien, Alger), texte intégral sur Gallica [archive].
  • Scandinaves (États), géographie, dans Ferdinand Buisson (dir.), Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire, Paris, Hachette, 1878-1887, 5 vol. et 2 suppl., partie II, t. II (4e vol.), 1887, p. 1991a-1995b, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Amérique du Nord. Physique, notice de la carte no 54 dans Franz Schrader (dir.), Atlas de géographie moderne, Paris, Hachette, 1889, texte intégral sur Gallica [archive].
  • À propos d’une carte statistique, dans le Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie, 1889-1890, p. 122-124, texte intégral sur Gallica [archive] (sur une carte de Paris et ses banlieues par Charles Perron).
  • Hégémonie de l’Europe, dans La Société nouvelle (Paris et Bruxelles), avril 1894, p. 433-443, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Leçon d’ouverture du cours de géographie comparée dans l’espace et dans le temps, dans la Revue universitaire (Bruxelles), 1894, et en brochure, Bruxelles, impr. H. Lamertin, 1894, 16 p., texte intégral sur Gallica [archive].
  • East and West, dans la Contemporary Review (Londres), octobre 1894, p. 475-487, texte intégral sur Gallica [archive], traduction en français et notes par Philippe Pelletier, 2007 [archive].
  • The evolution of cities, dans The Contemporary Review (Londres), février 1895, p. 246-264, texte intégral sur Gallica [archive] ; trad. française dans les Cahiers d’économie et de sociologie rurales, no 8, 1988, puis rééd. dans Marcel Roncayolo et Thierry Paquot (éd.), Villes et civilisation urbaine, Paris, Larousse, 1992, 688 p., p. 158-173.
  • Projet de construction d'un globe terrestre à l'échelle du cent-millième, Bruxelles, éd. de la Société nouvelle, 1895 (et dans Report of the Sixth International Geographical Congress, Londres, 1896, p. 25-36) ; rééd. dans Nikola Jankovic (éd.), Élisée Reclus, Projet de globe au 100.000e, Paris, éd. B2, 2011, 94 p.
  • Discours à la séance solennelle de rentrée du 22 octobre 1895 de l’Université Nouvelle de Bruxelles, Bruxelles, Imprimerie veuve Ferdinand Larcier, texte intégral [archive].
  • Renouveau d’une Cité, dans La Société nouvelle (Paris et Bruxelles), juin 1896, p. 752-758 (avec Élie Reclus), texte intégral sur Gallica [archive].
  • D’un atlas à l’échelle uniforme, dans le Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie, t. IX, 1896-1897, p. 159-164 (avec son neveu Paul Reclus sous le pseudonyme de Georges Guyou), texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les Arabes, 6e conférence à l'Institut des Hautes Études de l'Université Nouvelle de Bruxelles (année 1897-1898), Bruxelles, Institut des Hautes Études, 1898, 11 p., texte intégral sur Gallica [archive].
  • Plan de travail pour l'Institut géographique fondé à la Nouvelle Université libre de Bruxelles, publié dans le Bulletin de la Société royale belge de géographie, t. 22, 1898, p. 290-293, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Atlas globulaire, dans le Bulletin de la Société de géographie commerciale de Paris, t. 20, 1898, p. 548-550, texte intégral sur Gallica [archive].
  • L'Extrême-Orient, dans le Bulletin de la Société royale de géographie d'Anvers, t. 22, 1898, p. 143-155 (transcription du texte d'une conférence donnée à Anvers le 28 avril 1898, précédée d'une carte), texte intégral sur Gallica [archive].
  • Edmond Demolins, Les Français d'aujourd’hui, dans L'Humanité nouvelle (Paris et Bruxelles), novembre 1898, p. 628-632, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La Perse, dans le Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie, 1899, p. 27-62, accès au texte intégral [archive].
  • La Phénicie et les Phéniciens, dans le Bulletin de la Société neuchâteloise de géographie, 1900, p. 261-274, accès au texte intégral [archive].
  • La Chine et la diplomatie européenne, dans L’Humanité nouvelle (Paris et Bruxelles), septembre 1900, p. 257-270 (article daté du 12 août 1900), et parution en brochure, Paris, éd. de L’Humanité nouvelle, décembre 1900, 16 p., texte intégral sur Gallica [archive].
  • L'enseignement de la géographie. Globes, disques globulaires et reliefs, Bruxelles, Nouvelle Université libre, Institut géographique, no 5, 1901, 12 p., rééd. dans la revue Ciel et Terre, vol. 23, 1903, p. 29-38, texte intégral [archive] ; version anglaise, The teaching of geography : globes, discs and reliefs, dans The Scottish Geographical Magazine (Edimbourg), août 1901, p. 393-399, texte intégral sur Gallica [archive].
  • La fin triomphante de la Grèce, dans Éducation sociale (Lyon), 15 février 1902 et 1er mars 1902, 13 f., texte intégral sur Gallica [archive].
  • André de Paniagua, Les Temps héroïques (ouvrage sur l'île de Ceylan), dans La Revue (Paris), 1er mai 1902, p. 353-357, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Raïateia la Sacrée, dans La Revue (Paris), octobre 1902, p. 19-31, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Proposition de dresser une carte authentique des volcans, dans le Bulletin de la Société belge d’astronomie, de météorologie et de physique du globe (Bruxelles), no 11, 1903, 6 p., texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les vagues de fond et les raz de marée, lettre avec des compléments de Jean Chalon et des observations de l’observatoire d’Uccle de février 1903, dans Ciel et Terre (Bruxelles), 16 mars 1903, p. 31-33, et Le Soir (Bruxelles), 30 mars 1903, 1 col., texte intégral sur Gallica [archive].
  • Le panslavisme et l’unité russe, dans La Revue, 1er novembre 1903, p. 273-284, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Traversée de l’Atlantique en ballon (article cosigné avec Alphonse Berget et Louis Capazza), dans L’Aéronautique belge (Bruxelles), mai 1903, reproduit dans Louis Capazza, La traversée aérienne de l’Atlantique, L’Aérophile (Paris), 15 mars 1914, p. 128-132, avec deux cartes, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Aperçu géographique, dans Émile Levasseur, prince Roland Bonaparte, Léon Bourgeois, Jules Claretie et alii, Le Mexique au début du XXe siècle, Paris, Delagrave, 1904, 2 t., t. I, p. 35-80, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Les grandes voies historiques, dans Bulletin de la Société royale belge de géographie, 1904, p. 5-15 (notes de leçons données la Nouvelle Université libre de Bruxelles mises en forme par Émile Cammaerts), texte intégral sur Gallica [archive].
  • À propos de la guerre d’Extrême-Orient, dans La Revue (Paris), 1er avril 1904, p. 304-308.
  • Lettre de Bruxelles du 30 juin 1904 sur la politique à tenir à l’égard du Maroc, dans Les Annales coloniales (Paris), 15 juillet 1904, p. 312, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Réponse à Gabriel Giroud, « À propos des subsistances », dans Le Libertaire (Paris), 17 octobre 1904, 4 col., texte intégral sur Gallica [archive].
  • Zur Chinesischen Frage (À propos de la question chinoise), dans Die Woche (Berlin), 1er juillet 1905, no 26, p. 1111-1112, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Articles divers et lettres manuscrites ou imprimées, 1892-1905, compilation sur Gallica [archive].
  • Comptes-rendus d'ouvrages, 1898-1900, compilation sur Gallica [archive].
  • Articles et comptes-rendus, 1900-1902, compilation sur Gallica [archive].
  • Comptes-rendus d'ouvrages, 1902-1904, compilation sur Gallica [archive].

Comptes rendus géographiques mineurs (1899-1904)


Une voix d'Haïti, manuscrit exposé aux Archives départementales de Gironde

Ces comptes rendus présentent l’intérêt de voir exprimer certaines opinions d’Élisée Reclus sous une forme très synthétique : Joël Cornuault en a réédités certains dans son anthologie.

Textes politiques

Textes sur les mœurs

Biographies

  • Attila de Gérando, dans la Revue de géographie, janvier 1898, p. 1-4 (article nécrologique), texte intégral sur Gallica [archive].
  • Élie Reclus, 1827-1904, Paris, L’Émancipatrice, 1905, 32 p., rééd. sous le titre Vie d'Élie Reclus en 196474, puis, sous ce dernier titre, dans Alexandre Chollier (éd.), Élie Reclus, Physionomies végétales, portraits d’arbres et de fleurs, d’herbes et de mousses, Genève, Héros-Limite, 2012, 205 p., p. 161-198.

Préfaces

Traductions

  • De l'allemand : Carl Ritter, De la configuration des continents sur la surface du globe et de leurs fonctions dans l'histoire [1846], Revue germanique et française (de), novembre 1859, p. 241-267, texte intégral sur Gallica [archive] ; rééd. dans Danielle et Georges Nicolas-Obadia (éd.), Carl Ritter, Introduction à la géographie générale comparée, Besançon et Paris, Annales littéraires de l’Université de Besançon et Les Belles Lettres, 1974, p. 219-241.
  • De l'espagnol (Argentine) ou de l'allemand75, José Lopez, De l'émigration allemande au pays de la Plata, dans la Revue du monde colonial (Paris), t. 11, avril-juin 1864, p. 23-31 (texte intégral [archive]) et p. 210-220 (texte intégral [archive]), 20 p.
  • De l'anglais (États-Unis) : Fitz William Sargent, Les États confédérés et l’esclavage, Paris, Hachette, 1864, 179 p., texte traduit avec Élie Reclus ; 2e éd. Paris, Dentu, 1865, texte intégral [archive].
  • De l'anglais (États-Unis) : George Walker, La dette américaine et les moyens de l’acquitter, Paris, Dentu, 1865, 32 p., texte intégral British Library [archive], texte traduit avec Élie Reclus, d'abord paru sous le titre Les finances américaines après la guerre civile, dans la Revue des deux Mondes, 15 juillet 1865, p. 473-490, texte intégral sur Gallica [archive].
  • De l'espagnol (Argentine) : Juan Bautista Alberdi, Les Dissensions des républiques de la Plata et les machinations du Brésil, Paris, Dentu, 1865, 87 p., texte intégral [archive].
  • De l'espagnol (Argentine) : Juan Bautista Alberdi, Projet de reconstruction territoriale et dynastique de l’Empire du Brésil aux dépens des républiques américaines, Paris, Rochette, 1869, 96 p. (traduction d’Élisée Reclus d’après le catalogue de la British Library), texte intégral [archive].

Nombreux articles dans des revues géographiques ou anarchistes

Correspondance

Anthologies

  • Soizic Alavoine-Muller (éd.), Élisée Reclus, Les États-Unis et la guerre de Sécession, Paris, éd. du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2007, 331 p., recueil de cinq textes d’Élisée Reclus sur les États-Unis parus dans la Revue des deux Mondes entre 1859 et 1863 et reproduits en fac-similé, précédés d'une éclairante Introduction sur l'entrée en géographie d'Élisée Reclus (p. 7-44), notice éditeur [archive].
  • Rosa Ascón avec Angela Broggi, Anna Bachs, Jaume Busquets, Antonia Carbonell, Victoria Carbonell, María Martí, Nuria Puig-Sureda (éd.), Eliseo Reclús, La Geografía al servicio de la vida (antología), Barcelone, Editorial 7½, 1980, 428 p.
  • Christophe Brun (éd.), Élisée Reclus, Les Grands Textes, Paris, Flammarion, coll. Champs classiques, 2014, 503 p., confrontation de textes d'Élisée avec des extraits de sa correspondance, d'articles de presse, et les trajectoires des membres de la famille Reclus (ISBN 9782081289901), notice [archive], Philosophie Magazine.
  • Alexandre Chollier et Federico Ferretti (éd.)
    • Élie et Élisée Reclus, L’Homme des bois, les populations indiennes d’Amérique du Nord, Genève, Héros-Limite, 2012, 220 p., notice éditeur [archive].
    • Élisée Reclus, Écrits sociaux, Genève, Héros-Limite, 2012, 251 p., notice éditeur [archive].
    • James Guillaume, Charles Perron, Élisée Reclus, Les Alpes, Genève, Héros-Limite, 2015, 256 p.
  • John P. Clark (éd.), Élisée Reclus, Natura e società, scritti di geografia sovversiva, Milan, Elèuthera, 1999, 282 p., notice éditeur [archive].
  • John P. Clark et Camille Martin (éd.), Anarchy, geography, modernity: the radical social thought of Élisée Reclus, Langham, Lexington Books, 2004, xii-271 p., rééd. Oakland, 2013, xiv-283 p., notice éditeur [archive].
  • Joël Cornuault (éd.), Du sentiment de la nature dans les sociétés modernes et autres textes, Éditions Premières Pierres, 2002, 2e éd. 2014 (ISBN 9782913534117), notice éditeur [archive].
  • Pier Luigi Errani (éd.), Élisée Reclus, L’Homme, geografia sociale, Milan, Franco Angeli, 1984, 308 p., notice éditeur [archive].
  • Federico Ferretti (éd.), Élisée Reclus, Histoire de la guerre de Sécession aux États-Unis (1861-1865), Paris, Pocket, 2014, 350 p., notice éditeur [archive].
  • Daniel Hiernaux-Nicolás, La geografía como metáfora de la libertad, textos de Eliseo Reclus, México, Centro de Investigaciones Científicas Tamayo/Plaza y Valdés editores, 1999, 314 p., notice éditeur [archive].
  • Ernesto Mächler Tobar (éd.), Un nom confisqué, Élisée Reclus et sa vision des Amériques, Paris, éd. Indigo/Côté-Femmes, 2007, 260 p., anthologie « américaine », (ISBN 978-2-35260-017-6), notice éditeur [archive].
  • Georges Nicolas (prés.), Élisée Reclus, Harmonie des formes océaniques (extraits de La Terre dans ses rééd. de 1874-1876) et Le Japon (extraits du t. VII de la Nouvelle géographie universelle, 1881), dans Marie-Claire Robic, Jean-Louis Tissier et Philippe Pinchemel (dir.), Deux siècles de géographie française, une anthologie, Paris, éd. du CTHS, 2e éd., 2011, 559 p., p. 44-51, notice éditeur [archive].
  • Milda Rivarola Espinoza (éd.), La polémica francesa sobre la guerra grande : Eliseo Reclus, la guerra del Paraguay, Laurent-Cochelet, correspondencia consular, Asunción (Paraguay), Editorial Historica, 1988, 281 p. Dans sa première partie, p. 13-103, cette anthologie reproduit de larges extraits traduits en espagnol des quatre articles d’Élisée Reclus publiés à Paris entre 1866 et 1868 dans la Revue des deux Mondes, sur la guerre de la Triple Alliance qui, de 1865 à 1870, opposa le Paraguay à une coalition formée par le Brésil, l’Argentine et l’Uruguay, texte intégral [archive].
  • Guillaume Sgherri (éd.), Élisée Reclus, Les Arméniens, Paris, éd. Magellan & Cie, 2006, 192 p., 2e éd. 2011 (ISBN 9782350740614), notice [archive], anthologie de textes d’Élisée sur l’Arménie prélevés dans les t. VI, L’Asie russe (1880) et IX, L’Asie antérieure (1883), de la Nouvelle Géographie universelle, notice éditeur [archive].

Bibliographie

Ouvrages (biographies, études diverses)

  • Manoel Correia de Oliveira Andrade (coord.), Élisée Reclus, Geographia, São Paulo, Ática, coll. Grandes Cientistas Sociais, 1985.
  • Christophe Brun, Élisée Reclus, une chronologie familiale, 1796-2015, 2e version téléchargeable en ligne, avril 2015, 440 p., illustrations, tableaux généalogiques, documents.
  • Léo Campion, Le Drapeau noir, l'Équerre et le Compas : les Maillons libertaires de la Chaîne d'Union, Éditions Alternative libertaire, 1996, lire en ligne [archive], pdf [archive].
  • Guénola Capron, Carmen Icazuriaga Montes, Silvana Levi, Eulalia Ribera Carbó et Virginie Thiébaut (éd.), La geografía contemporánea y Élisée Reclus, Mexico, Centro de estudios mexicanos y centroamericanos, 2011, 305 p., présentation en ligne et accès aux contributions [archive].
  • Henriette Chardak
    • Élisée Reclus. L'homme qui aimait la Terre, Paris, Stock, 1997, 592 p., biographie romancée76.
    • Élisée Reclus : un encyclopédiste infernal !, Paris, L’Harmattan, 2005, 514 p., biographie romancée (ISBN 2-7475-9841-1), notice éditeur [archive].
  • John P. Clark, La Pensée sociale d’Élisée Reclus, géographe anarchiste, Lyon, Atelier de création libertaire, 1996, 142 p., notice éditeur [archive].
  • Joël Cornuault
  • Emílio Costa, Élisée Reclus, uma figura moral, Lisbonne, Cadernos da Seara Nova, série Biografias, 1933, 46 p., texte intégral en pdf [archive].
  • Ronald Creagh, Élisée Reclus et les États-Unis, suivi de son Fragment d’un voyage à La Nouvelle-Orléans (1855) [1860], Paris, éd. Noir et Rouge, 2013, 52-16 p.
  • Ronald Creagh, Philippe Pelletier, Georges Roques et Tom Steele, Élisée Reclus e a geografia das liberdades, São Paulo, Editora Imaginário et Expressão & Arte Editora, 2010, 125 p., notice [archive].
  • Florence Deprest
  • Gary S. Dunbar
    • Élisée Reclus historian of nature, Hamden, Archon Books, 1978, 193 p.
    • The History of Geography, Collected Essays, Utica, 1996, 218 p., contient plusieurs articles sur Élisée Reclus.
  • Federico Ferretti
    • Il mondo senza la mappa, Élisée Reclus e i geografi anarchici, Milan, Zero in Condotta, 2007, 250 p., notice éditeur [archive].
    • Anarchici ed editori, reti scientifiche, editoria e lotte culturali attorno alla Nuova Geografia Universale di Élisée Reclus (1876-1894), Milan, Zero in Condotta, 2011, 263 p., notice éditeur [archive].
    • Élisée Reclus, pour une géographie nouvelle, Paris, éd. du Comité des travaux historiques et scientifiques, 2014, 448 p., notice éditeur [archive]. L'étude de référence sur la fabrication de la Nouvelle Géographie universelle, issue d'une thèse soutenue en 2011.
    • Da Strabone al cyberspazio, introduzione alla storia del pensiero geografico, Milan, Guerini, 2014, 208 p., notice éditeur [archive].
  • Federico Ferretti et Patrick Minder (éd.), Pas de la dynamite, mais du tabac. L’enquête de 1885 contre les anarchistes en Suisse romande, Paris, éd. du monde libertaire, 2015, 180 p., notice éditeur [archive].
  • Marie Fleming
    • The anarchist way to socialism, Élisée Reclus and nineteenth-century European anarchism, London (Ontario), Croom Helm, et Totowa (New Jersey), Rowman & Littlefield, 1979, 299 p.
    • The Geography of Freedom, the Odyssey of Élisée Reclus, Montréal, Black Rose Books, 1988, 246 p.
  • Roger Gonod, Élisée Reclus, prophète de l'idéal anarchiste, Pau, Covedi, 1996, 205 p.
  • Hem Day
    • Élisée Reclus, savant et anarchiste, Paris-Bruxelles, Cahiers Pensée et Action, 1956.
    • Deux frères de bonne volonté : Élisée Reclus et Han Ryner, Bruxelles, Pensée & Action, Amis de Han Ryner, 1956.
  • Guy Henocque (membre du Groupe Bakounine de la Fédération anarchiste), Élisée Reclus, Saint-Georges d’Oléron, Éditions libertaires, coll. Graine d’Ananar, 2008, 65 p., qui contient une biographie expresse Élisée Reclus, une conscience libre de Guy Hénocque, suivie du texte de Paul Boino, La pensée géographique d’Élisée Reclus, prélevé dans le numéro double consacré à Élisée par la revue Itinéraire : une vie, une pensée en 1998, puis de notices sur Reclus en Belgique et Élisée Reclus et l’éducation par Olivier Clairat, enfin de L’anarchie et l’Église (1900) par Élisée Reclus et son neveu Paul Reclus.
  • Ishikawa Sanshirô, Eerize Rukusuru, shiisô to shôgai [Élisée Reclus, sa pensée et sa vie], Tokyo, Kokumin Kagaku-sha, 1948, rééd. 1983.
  • Joseph Ishill (éd.), Élisée and Élie Reclus, in memoriam, Berkeley Heights (New Jersey), The Oriole Press, 1927, xvi-360 p., texte intégral [archive].
  • Nikola Jankovic (éd.), Élisée Reclus, Projet de globe au 100.000e, Paris, éd. B2, 2011, 94 p. avec une copieuse préface, « Le vieil homme et la terre », p. 7-45, notice éditeur [archive].
  • Peter Jud, Élisée Reclus und Charles Perron, Schöpfer der « Nouvelle Géographie universelle », ein Beitrag zur geographischen Wissenschaftshistorie des 19. Jahrhunderts, Constance, Stadler, 1987, XX-277 p.
  • Didier Jung
    • Élisée Reclus, Grez-sur-Loing, éd. Pardès, coll. Qui suis-je ?, 2013, 128 p., avec une Étude astrologique d’Élisée Reclus par Marin de Charrette, p. 125-128. (ISBN 9782867144639).
    • Les Anarchistes de l’île de Ré, Reclus, Barbotin, Perrier et Cie, Saintes et Saint-Georges d’Oléron, éd. Le Croît vif et les éd. libertaires, 2013, 223 p.
  • Crestian Lamaison, Élisée Reclus, l'Orthézien qui écrivait la Terre, Orthez, éd. Gascognes, 2005, 137 p. (ISBN 978-2914444361), notice [archive].
  • Nikolaï Konstantinovitch Lebedev, Ėlize Rekliu kak chelovek, uchenyï i myslitel [Élisée Reclus, l’homme, le savant, le penseur], Moscou et Petrograd, éd. Golos Truda, 119 p., rééd. partielle par Natalia Alexeievna Lebedeva, 1956.
  • Max Nettlau
    • Élisée Reclus, Anarchist und Gelehrter (1830-1905), Berlin, Verlag der Syndikalist/Fritz Kater, 1928, 345 p., réimpr. en fac-similé Vaduz, Topos, 1977, 345 p.
    • Eliseo Reclus, la vida de un sabio justo y rebelde, Barcelone, Publicaciones de la Revista Blanca, 1929-1930, 2 vol., 293 et 312 p. La biographie de référence.
  • Michel Papy et alii, Élisée Reclus, écrire la terre en libertaire, Orthez, éd. du Temps perdu, 2005, 295 p., contient également divers textes d’Élisée Reclus, notice [archive].
  • Philippe Pelletier
  • Paul Reclus, Michel Reclus et Jacques Reclus (éd.), Les Frères Élie et Élisée Reclus, ou du Protestantisme à l'Anarchisme, Paris, Les Amis d'Élisée Reclus, 1964, 209 p. notice [archive].
  • Hélène Sarrazin, Élisée Reclus ou la passion du monde, Paris, La Découverte, 1985 ; rééd. Bordeaux, Aubéron, 1997 ; rééd. Paris, Éditions du Sextant, 2004, 241 p., avec une introduction de Kenneth White, p. 9-14 (ISBN 2-84978-000-6), notice éditeur [archive].
  • María Teresa Vicente Mosquete, Eliseo Reclus, la geografía de un anarquista, Barcelone, Los Libros de la Frontera, 1983, 304 p.
  • Jean-Didier Vincent, Élisée Reclus, géographe, anarchiste, écologiste, Paris, Robert Laffont, 2010, 426 p., biographie semi-romancée note critique [archive] & note critique [archive], Prix Fémina de l'essai 201077, rééd. Paris, Flammarion, « Champs biographies », 2014, 522 p.
  • Thomas Giraud, Élisée, avant les ruisseaux et les montagnes, La Contre allée, 2016, 136 p.78

Colloques, rencontres, conférences

  • Élisée Reclus, actes du colloque organisé à Bruxelles les 1er et 2 février 1985 par l’Institut des Hautes Études de Belgique et la Société Royale Belge de Géographie, édités par l'Institut des hautes études de Belgique et la Société royale belge de Géographie, Revue belge de géographie (Bruxelles), n° 110/1, 1986, 183 p.
  • Rencontres Élisée Reclus, Orthez, décembre 2005, programme [archive].
  • Marcella Schmidt di Friedberg (éd.), Élisée Reclus : natura ed educazione, Milan, Bruno Mondadori, 2007, 296 p., actes du colloque de Milan, 12-13 octobre 2005 (certaines contributions sont aussi publiées en français).
  • Xavier Arnau, Lluís Calvo, Álvaro Girón et Francesc Nadal, Ciència i compromís social : Élisée Reclus (1830-1905) i la geografia de la llibertat, Barcelone, Publicacions de la Residència d’Investigadors CSIC-Generalitat de Catalunya, 2008, 176 p., actes d'un cycle de conférences, Barcelone, novembre 2005 texte intégral à télécharger (catalan, espagnol, français) [archive].
  • Jean-Paul Bord, Raffaele Cattedra, Ronald Creagh, Jean-Marie Miossec, Georges Roques (éd.), Élisée Reclus, Paul Vidal de la Blache, la géographie, la cité et le monde. Autour de 1905, Paris, L’Harmattan, 2009, 314 p., actes du colloque de Montpellier et Pézenas, 4-6 juillet 2005 (ISBN 978-2-296-10101-2), notice éditeur [archive].
  • Élisée Reclus, l’Orient et l’Occident à l’âge des empires, journée d’étude EHESS et équipe EHGO, Paris, 30 mai 2012, présentation [archive].
  • Philippe Pelletier, Élisée Reclus, théorie géographique et théorie anarchiste, éd. de conférences en français de la Rencontre internationale de l’anarchisme (Saint-Imier, 8-12 août 2012), Paris, Place d’armes, 2013, 131 p., p. 5-46.
  • Isabelle Lefort et Philippe Pelletier (coord.), Élisée Reclus et nos géographies, textes et prétextes, Paris, éd. Noir et Rouge, 2013, 453 p., sélection de contributions au colloque de Lyon des 7-9 décembre 2005, notice [archive]. Le tour d'horizon analytique le plus complet sur l'homme et l'œuvre.

Thèses

  • Béatrice Giblin, Élisée Reclus, géographe, Vincennes, Université Paris-VIII, 1971, 249-[11] p.
  • Marie Fleming, The theoretical works and the political activities of Élisée Reclus, a study in the development of anarcho-communism, Londres, Université de Londres (London School of Economics), 1976.
  • María Teresa Vicente Mosquete, La incorporación del pensamiento de Elíseo Reclus a la ciencia española : geografía y anarquismo, Salamanque, Université de Salamanque, 1987, 2 vol.
  • Federico Ferretti, L'Occident d'Élisée Reclus, thèse de doctorat en Géographie sous la direction de Marie-Claire Robic et de Franco Farinelli, Paris et Bologne, Université Panthéon-Sorbonne et Università di Bologna, 2011, résumé [archive].
  • Bertrand Guest, Écritures révolutionnaires de la nature au XIXe siècle. Géographie et liberté dans les essais sur le cosmos d'Alexander von Humboldt, Henry David Thoreau et Élisée Reclus, thèse de doctorat en littératures française, francophones et comparée sous la direction de Jean-Paul Engélibert, Université Bordeaux Montaigne, 2013, résumé [archive].

Revues

  • Paul Reclus, Joseph Ishill, Élie Faure et alii, Élie et Élisée Reclus, science et conscience, Le Semeur (revue libertaire de Caen), numéro spécial 6, 1928, 63 p., notice [archive].
  • Yves Lacoste (dir.), Élisée Reclus, géographe libertaire, Hérodote no 22, juillet-septembre 1981, 160 p., texte intégral [archive].
  • Joël Cornuault (éd.), Les Cahiers Élisée Reclus (documents, informations, discussions), Bergerac, Librairie La Brèche, décembre 1996-2006, 59 numéros et 2 numéros hors-série en 2001, notice [archive] & notice [archive].
  • Les Amis de Sainte-Foy et sa région, société d'histoire locale et revue de Sainte-Foy-la-Grande (Gironde), s'est attachée à mieux faire connaître la famille Reclus, dont Élisée Reclus, accès en ligne [archive].
    • Marie-Madeleine Guesnon, Famille Reclus, no 69, 1996, p. 19-31, texte intégral [archive].
    • Danièle Provain, Note sur Élisée Reclus, no 69, 1996, p. 32-35, texte intégral [archive].
    • Roger Gonot, Physionomies : Élie Reclus (1827-1904), Élisée Reclus (1830-1905), Onésime Reclus (1843-1916), no 73, 1998, p. 4-19, texte intégral [archive].
    • Jean Suret-Canale, Élisée Reclus et le darwinisme, no 73, 1998, p. 20-21, texte intégral [archive].
    • Danièle Provain, Pourquoi sommes-nous reclusiens ?, no 84, 2004, p. 5-7, texte intégral [archive].
    • Danièle Provain, Notre ami Roger Gonot [et les Reclus], no 84, 2004, p. 38-40, texte intégral [archive].
    • Danièle Provain, L’année 2005 : Élisée Reclus ?, no 86, 2005, p. 4-5, texte intégral [archive].
    • Philippe Pelletier, La géographie innovante d’Élisée Reclus, no 86, 2005, p. 6-38, texte intégral [archive].
    • Jeanne Vigouroux, Élisée Reclus et l'Algérie (1884-1905), no 89, 2007, p. 3-15, texte intégral [archive].
    • Danièle Provain, Michelet, les Reclus, hôtes de Vascœuil, no 90, 2007, p. 19-27, texte intégral [archive].
    • Jeanne Vigouroux, Patrick Geddes (1854-1932) [et les Reclus], no 92, 2008, p. 7-17, texte intégral [archive].
    • Jeanne Vigouroux, Élisée Reclus et les juifs, une mise au point nécessaire, no 99, 2012, p. 21-28, texte intégral [archive].
    • Parmi la série des Portraits :
  • Maurice Colombo et Didier Roy (éd.), Élisée Reclus, Chelles, revue Itinéraire : une vie, une pensée no 14-15, 1998, 109 p. sommaire [archive].
  • Ronald Creagh (intr.), Espaces d’anarchies, dossier de la revue Réfractions, recherches et expressions anarchistes, no 4, automne 1999 ; quatre articles sur dix sont consacrés à Élisée Reclus : Georges Roques, Élisée Reclus géographe, un héritage encore virtuel ; Philippe Pelletier, La ville et la géographie urbaine chez Élisée Reclus et à travers son époque ; Paul Boino, Plaidoyer pour une géographie reclusienne ; Tom Steele, Élisée Reclus et Patrick Geddes géographes de l’esprit. textes en ligne [archive].
  • Béatrice Giblin (dir.), Élisée Reclus, Hérodote no 117, 2005/2, 214 p., texte intégral [archive].

Articles

  • Francisco Cabral Alambert Jr., Élisée Reclus, dans Civilização e Barbárie, História e Cultura : representações culturais e projeções da “Guerra do Paraguai” nas crises do Segundo Reinado e da Primeira República, São Paulo, USP, 1998, p. 119-143.
  • Soizic Alavoine-Muller
    • Un globe terrestre pour l'Exposition universelle de 1900. L'utopie géographique d'Élisée Reclus, dans L’Espace géographique, 2003/2, p. 156-170, texte intégral [archive].
    • Les Alpes d'Élisée Reclus, dans la Revue de géographie alpine, 89/4, 2001, p. 27-42, texte intégral [archive].
  • Axel Baudouin, Reclus, a colonialist ?, dans Cybergeo : European Journal of Geography, document 239, mai 2003, texte intégral [archive].
  • James O. Berkland, Élisée Reclus, neglected geologic pioneer and first (?) continental drift advocate, dans Geology, vol. 7, avril 1979, p. 189-192.
  • Vicente Blasco Ibáñez, Una familia de geógrafos : los hermanos Reclus, prologue à la traduction de Onésimo y Eliseo Reclus, Novísima Geografía Universal, Madrid, Editorial Española-Americana, 1906, t. I, p. 5-31, reproduit sous le titre Comentario. Una familia de geógrafos : los hermanos Reclus, dans Geopolítica(s), Revista de estudios sobre espacio y poder, vol. 5, núm. 2, 2014, p. 273-292, texte intégral en pdf [archive].
  • Christophe Brun
  • Michel Chevalier[1] [archive], Élisée Reclus, géographie, bourgeoisie et anarchie au XIXe siècle, biographie de H. Sarrazin, compte rendu publié dans les Annales de géographie, vol. 96, no 535, p. 356-358, texte intégral [archive].
  • Paul Claval, Une biographie d'Élisée Reclus. Dunbar (Gary), 1978, Elisée Reclus, historian of Nature. Hamden (Connecticut), Archon Books, compte rendu publié dans L'Espace géographique, tome 11, no 4, 1982, p. 315-316, texte intégral [archive].
  • Joël Cornuault, Élisée Reclus, son langage et les avant-gardes, dans Plein Chant (Bassac, Châteauneuf-sur-Charente), no 73, printemps 2001, p. 34-48 (numéro de 106 pages entièrement composé par Joël Cornuault).
  • Guillaume De Greef, Discours prononcé par Monsieur le Recteur Guillaume de Greef, éloges d’Élisée Reclus et de De Kellès-Krauz, Gand, Société coopérative « Volksdrukkerij », 1896, 55 p., p. 13-55 sur Élisée Reclus, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Amir El Hakim De Paula, Anarquia e Geografia na I Internacional : As presenças de Élisée Reclus e Charles Perron, dans Élisée, Revista de Geografia da UEG, vol. 4, no 1, 2015, p. 20-35, texte intégral [archive].
  • Regina Horta Duarte, Natureza e sociedade, evolução e revolução : a geografia libertária de Élisée Reclus, dans Revista Brasileira de História (São Paulo), vol. 26, n° 51, 2006, p. 11-24, texte intégral [archive].
  • Federico Ferretti
    • Intellettuali anarchici nell'Europa del secondo Ottocento : I fratelli Reclus (1862-1872), dans Società e Storia, no 127, 2010, p. 63-93.
    • Comment Élisée Reclus est devenu athée: un nouveau document biographique, dans Cybergeo, 2010, texte intégral [archive].
    • Les Reclus et la Maison Hachette : la première agence de la géographie française ?, dans L’Espace Géographique, 2010/3, p. 239-252, texte intégral [archive].
    • La redécouverte d’Élisée Reclus : à propos d’ouvrages récents, dans EchoGéo, 2012, texte intégral [archive].
    • Esclaves libérés et vols d’histoire : la géographie d’Élisée Reclus et l’Afrique subsaharienne, dans Elisée, revista de geografia da Universidade Estatal de Goiás, no 2, 2012, texte intégral téléchargeable [archive].
    • ’They have the right to throw us out’ : Élisée Reclus’ New Universal Geography, dans Antipode, a Radical Journal of Geography, vol. 45, no 5, novembre 2013, p. 1337-1355, résumé en ligne [archive], vidéo en ligne [archive].
    • Le fonds Reclus-Perron et le contesté franco-brésilien de 1900, dans Terra Brasilis (Nova Série), 2013/2, texte intégral [archive].
    • Un regard hétérodoxe sur le Nouveau Monde : la géographie d’Élisée Reclus et l’extermination des Amérindiens (1861-1905), dans le Journal de la Société des Américanistes, no 99, 2013, p. 141-164, texte intégral [archive].
    • Géographie, éducation libertaire et établissement de l’école publique entre le 19e et le 20e siècle : quelques repères pour une recherche, dans Cartable de Clio, revue suisse sur les didactiques de l’histoire, no 13, 2013, p. 187-199, texte intégral [archive].
    • Pioneers in the History of Cartography : the Geneva map collection of Élisée Reclus and Charles Perron, dans Journal of Historical Geography, 42 (2013), résumé en ligne [archive].
    • De l’empathie en géographie et d’un réseau de géographes : la Chine vue par Léon Metchnikoff, Élisée Reclus et François Turrettini, dans Cybergeo, document 660, 13 décembre 2013, texte intégral [archive].
    • Na orígem da ideia de fronteiras móveis : limites políticos e migrações nas geografias de Friedrich Ratzel e Elisée Reclus, dans Continentes, Revista de Geografia da UFRRJ, no 44, 2014, texte intégral à télécharger [archive].
    • La nature comme œuvre d’art : Élisée Reclus et les (néo)impressionnistes, dans Belgeo, 2014/3, numéro spécial Art(s) & Espace(s), 18 p. texte intégral [archive].
    • Anarchism, geohistory, and the Annales: rethinking Elisée Reclus’s influence on Lucien Febvre, dans Environment and Planning D: Society and Space 33(2), 2015, p. 347-365, texte intégral à télécharger [archive].
    • Neiges, glaces et géographie sociale : froid et théorie de l’entraide dans les écrits d’Élisée Reclus sur la montagne, dans A. Metzger, F. Rémy (eds.), Neiges et Glaces, Faire l’expérience du froid (XVIIe-XIXe siècles), Paris, Hermann, 2015, p. 59-76, notice éditeur [archive].
    • A geografia de Élisée Reclus frente ao extermínio dos ameríndios: questões científicas e políticas, dans Élisée, Revista de Geografia da UEG, vol. 4, no 1, 2015, p. 36-52, texte intégral [archive].
  • Federico Ferretti et Philippe Pelletier, Spatialités et rapports de domination dans l’œuvre des géographes anarchistes Reclus, Kropotkine et Metchnikoff, dans Anne Clerval, Antoine Fleury, Julien Rebotier, Serge Weber (dir.), Espace et rapports de domination, Presses Universitaires de Rennes, 2015, p. 23-34, texte intégral à télécharger [archive].
  • Federico Ferretti et Adriano Skoda, “Os anarquistas à Sociedade Geográfica Real...”, Cartas de Élisée Reclus e Peter Kropotkin a John Scott Keltie (1882-1917), dans Revista de História da UEG, no 1, 2014, p. 213-255, texte intégral [archive].
  • Federico Ferretti, Philippe Malburet et Philippe Pelletier, Élisée Reclus et les Juifs : étude géographique d’un peuple sans État, Cybergeo, 2011, texte intégral [archive].
  • Béatrice Giblin
    • Élisée Reclus, géographie, anarchisme, Revue Hérodote, no 2, avril-juin 1976, p. 30-49, texte intégral [archive].
    • Élisée Reclus (1830-1905), dans Geographers, Biobibliographical Studies, vol. 3, 1979.
  • Hem Day
    • Élisée Reclus en Belgique. Sa vie, son activité, 1894-1905, Paris-Bruxelles, Pensée et Action, 1956, notice [archive].
    • Élisée Reclus et la jeunesse, Bruxelles, Contre-Courant, juillet 1957, notice [archive].
  • Yves Lacoste, Élisée Reclus : géographicité et géopolitique, dans Yves Lacoste, Paysages politiques, Braudel, Gracq, Reclus, Paris, Le Livre de Poche, coll. Biblio essais, 1990, 288 p., p. 191-233 et 235-240.
  • Richard Lafaille, En lisant Élisée Reclus, dans les Annales de géographie, t. 98, no 548, 1989, p. 445-459, texte intégral [archive].
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  • Isabelle Lefort, L'articulation littorale : un principe rittérien relu par Élisée Reclus, dans Études rurales, vol. 133, no 133-134, 1994, p. 45-58, http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rural_0014-2182_1994_num_133_1_3453 [archive] texte intégral].
  • Yves-François Le Lay, Le Mississippi d'Élisée Reclus : donner du sens aux eaux courantes, dans les Cahiers de géographie du Québec (Montréal), vol. 52, no 146, 2008, p. 215-228, texte intégral [archive].
  • Ernesto Mächler Tobar, Un avantage pour des hommes sans peur. El sueño anarquista de Élisée Reclus en el caribe colombiano, dans América, Cahiers du CRICCAL, Voyages et Fondations, 1re série, no 35, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2006, p. 75-85, sommaire [archive].
  • Jean Maitron, Reclus, Jean, Jacques, Élisée, dans Jean Maitron (dir.), Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Paris, Éditions ouvrières, partie 3 De la Commune à la Grande Guerre, 1871-1914, t. 15, 1977, 357 p., p. 17b-19a.
  • Jean Maitron et Michel Cordillot, Élisée Reclus, dans Guillaume Davranche, Rolf Dupuy, Marianne Enckell, Hugues Lenoir, Anthony Lorry, Claude Pennetier, Anne Steiner (coord.), Les Anarchistes, dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone, Ivry-sur-Seine, éd. de l’Atelier, 2014, 528 p., p. 413a-414b (rééd. en poche, 2015, 860 p.).
  • Georges Nicolas et Anne Radeff, Élisée Reclus traducteur de Carl Ritter, passeur de la logique Tout/Partie, novembre 2014, 24 p., texte intégral [archive].
  • José Luis Oyón et Marta Serra, Las casas de Reclus : hacia la fusión naturaleza-ciudad, dans Scripta Nova, revista electrónica de geografía y ciencias sociales (Barcelone), 2012, article de synthèse sur les résidences successives d’Élisée de 1830 à 1905, illustré de cartes texte intégral [archive].
  • Philippe Pelletier
  • Marie-Claire Robic, Élisée Reclus visited and revisited, contribution au livre d'Hommage à Axel Baudouin, Université de Trondheim (Norvège), 2008, texte intégral [archive].
  • Henri Roorda van Eysinga, Élisée Reclus propagandiste, dans La Société nouvelle, août 1907, p. 186-199, texte intégral sur Gallica [archive].
  • Michelette Rossier-Menthonnex, Élisée Reclus, géographe (1830-1905), dans Vibiscum (revue de l'Association du Vieux Veley), no 9, 2002, p. 75-113.
  • Hélène Sarrazin, Élisée Reclus en ses villes, dans Urbanisme, le magazine international de l’architecture et de la ville, no 301, juillet-août 1998, p. 25-30.
  • Olivier Sigaut, Du roman des origines aux origines d'une conscience écologique, Élisée Reclus et le Pays foyen, dans Les Amis de Sainte-Foy-la-Grande et sa région (éd.), 750 ans de la bastide de Sainte-Foy-la-Grande, Saint-Quentin-de-Baron, éd. de l’Entre-deux-Mers, 2007, 228 p. (actes du colloque de Sainte-Foy-la-Grande, 3-4 décembre 2005), p. 101-121, texte intégral en pdf [archive].
  • David Ross Stoddart, Humane Geographer : the enigma of Élisée Reclus, dans Progress in Human Geography, 1981/1, p. 119-124.
  • Kenneth White, Élisée Reclus : l'ouverture au monde, dans Kenneth White, Les Affinités extrêmes, Paris, Albin Michel, 2009, 213 p., p. 13-21 (reprise de l'introduction à la réédition de Hélène Sarrazin, Élisée Reclus ou la passion du monde, Paris, Éditions du Sextant, 2004, 241 p., p. 9-14).
  • Miriam Hermi Zaar, Élisée Reclus e o seu método geográfico, dans Biblio3W, revista bibliográfica de geografia y ciencias sociales (Universidad de Barcelona), vol. XX, n° 1123, 15 juin 2015, texte en pdf [archive].

Vidéos

  • Nicolas Éprendre : Élisée Reclus, la passion du Monde, Antoine Martin production, 52 minutes, 2012, synopsis [archive] & bande annonce [archive].
  • Gérard Fauconnier, Le génie des frères Reclus, conférence à la Médiathèque André Labarrère, Pau, 16 février 2012, voir en ligne [archive].

Radio

Exposition

Festival

4 commentaires:

Je a dit…

L'article copié-collé sur Wikipédia dit qu'Elisée Reclus a été l'un des membres fondateurs de la "première coopérative parisienne de type rochdalien". Qu'est-ce que ce type rochdalien ?

Réponse :

Équitables Pionniers (The Rochdale Society of Equitable Pioneers) est une société coopérative fondée en 1844 par 28 tisserands de Rochdale, en Angleterre, souvent considérée comme fondatrice du mouvement coopératif.

Dans les années 1840, les tisserands de Rochdale, dans la région de Manchester, réclament sans succès des hausses de salaires. Ils constatent que leur niveau de vie est non seulement dépendant des manufacturiers, qui décident des salaires, mais aussi des commerçants, qui fixent le prix auquel ils vendent leurs produits. En 1844, 28 tisserands se rassemblent donc pour fonder, grâce à de modestes souscriptions, une association, "la Société des Équitables Pionniers de Rochdale", et ouvrent un magasin coopératif. Le but est simple : garantir à la clientèle des prix raisonnables (en vendant au comptant) et une bonne qualité de produits.

D'une quarantaine de souscripteurs en 1844, la Société croît rapidement et atteint 390 membres en 1849, plus de 10 000 en 1880. Les Équitables Pionniers sont imités dans toute l'Angleterre : les coopératives de consommation comptent plus d'un million d'adhérents au début du XXe siècle.

Les règles qui régissent le fonctionnement de cette Société vont rapidement devenir un modèle pour le mouvement coopérateur qui utilisera ces règles comme des principes de base.

Les quatre règles fondamentales (toujours en vigueur aujourd'hui) sont ainsi :

- la "porte ouverte" : toute personne souhaitant acheter dans le magasin coopératif ou devenir sociétaire (c'est-à-dire acheter des actions de la Société) en est parfaitement libre, il n'y a pas de conditions d'adhésion.
- "un homme, une voix" : lors des assemblées générales, tous les sociétaires possèdent une voix, quel que soit le nombre d'actions qu'ils possèdent.
- la répartition des bénéfices entre les membres de la Société : ainsi, pour un magasin, les bénéfices sont distribués entre les vendeurs au prorata de leurs apports.
- la rémunération limitée du Capital : les sociétaires, ceux qui ont investi pour acheter des actions, touchent chaque année un intérêt, proportionnel à leur nombre d'achats et non aux bénéfices : s'ils veulent toucher une forte part des bénéfices, ils ont donc intérêt à acheter beaucoup, plutôt que d'acheter beaucoup d'actions.

Les Équitables Pionniers considèrent également la coopération comme un modèle qui va en s'élargissant, de la coopérative de consommation (magasin) puis vers le logement et la production (industrielle et agricole). Ils fondent ainsi une coopérative d'habitation en 1860, puis achètent une manufacture textile.

Ils développent enfin un modèle éducatif très important, avec bibliothèque, cours et conférences pour enfants et adultes.

Je a dit…

Le libre examen est un principe qui prône le rejet de l'argument d'autorité en matière de savoir et la liberté de jugement, cette expression est le calque français de liberum examen qui était d'un usage courant dans la République des Lettres dès le XVIe siècle et qui fut par exemple la devise de l'Université de Leyde : ad liberum examen.

Tiré de la pensée d'Aristote, il fut le principe fondateur des universités du Moyen Âge où l'on vit le monde intellectuel, désireux d'échapper à l'emprise des monastères comme uniques lieux de transmission du savoir, se regrouper, comme les autres artisans, en corps de métier libres, les « Universitates Studiorum et Magistrorum ».

Je a dit…

"L’écrasement sanglant de la Commune de Paris l'a convaincu de l’antagonisme irréductible entre le capital et le travail, du rôle néfaste de l’État et de l’impossibilité de parvenir au socialisme par des voies pacifiques ou électoralistes, ce qui n’empêche pas des pratiques éducationnistes."

La voie violente instaure souvent une autre forme de despotisme, hélas.
La voie électorale est généralement bouchée par les manipulateurs d'opinion (Eglise hier, grands médias aujourd'hui).
Je suis personnellement partisan des pratiques "éducationnistes", d'éducation populaire.

Je a dit…

L’espéranto est une langue internationale qui, 130 ans après sa création, est utilisée comme langue véhiculaire par des personnes provenant d’au moins 120 pays à travers le monde, y compris comme langue maternelle. N’étant la langue officielle d’aucun État, l'espéranto permet d'établir un pont neutre entre cultures ; certains locuteurs nomment « Espérantie » la zone linguistique formée des lieux géographiques où ils se trouvent. Nécessitant un court apprentissage pour être utilisable l'espéranto est ainsi présenté comme solution efficace et économiquement équitable au problème de communication entre personnes de langues maternelles différentes.

Fondée sur une grammaire régulière sans exception, l'espéranto est une langue globalement agglutinante où les mots se combinent pour former un vocabulaire riche et précis à partir d'un nombre limité de racines lexicales et d’affixes. Ces particularités la rendent flexible et facilitent son apprentissage à tout âge. L’Académie d'espéranto contrôle entre autres l'introduction de mots découlant d'inventions ou de notions nouvelles.

C’est en 1887 que Ludwik Zamenhof, sous le pseudonyme Doktoro Esperanto (Docteur qui espère) qui donnera par la suite son nom à la langue, publie le projet Langue Internationale. La langue a connu un rapide développement dès les premières années, donnant lieu à des publications et des rencontres internationales. L'apparition des premières méthodes d'apprentissage en ligne au début des années 2000, puis plus récemment de cours d'espéranto sur des sites d'apprentissage de masse comme sur Duolingo en 2015 et l'apparition des réseaux sociaux qui permettent le développement de nouveaux usages, suscitent un regain d’intérêt pour l'espéranto.

L’Association mondiale d’espéranto, fondée en 1908, est en relation officielle avec l’Organisation des Nations Unies et l’UNESCO, qui a publié des recommandations en faveur de l’Espéranto en 1954 et 1985. L’espéranto est l’une des langues officielles de l’Académie internationale des sciences de Saint-Marin. L’université Loránd Eötvös en Hongrie sanctionne son cursus universitaire d’enseignement de l’espéranto par un diplôme reconnu par le cadre européen commun de référence pour les langues. Plusieurs universités proposent des cycles d’études espérantophones au Brésil, en Bulgarie, Pologne, Roumanie et Slovaquie.