vendredi 28 avril 2017

Corrélation entre temps d'antenne et nombre de voix obtenues

Bonjour,
je viens de passer quelques heures sur le site du CSA, pour télécharger toutes les données Excel sur les temps d'antenne depuis le 1er février. Faire un tableau d'ensemble est très long, car les données ne sont disponibles que de façon très fragmentée : par média, par candidat, par tranche horaire, par type d'intervention, par période, etc. Bref, je vous adresse 3 tableaux d'ensemble, pour les 3 périodes cruciales :
-du 1er février au 20 mars (c'est-à-dire avant la publication de la liste officielle des candidats par le Conseil Constitutionnel)
-du 21 mars au 9 avril (période dite "d'équité")
-du 10 avril au 21 avril (période dite "d'égalité"... où on voit que les écarts sont malgré tout énormes).


Ce qui est amusant, c'est que le CSA, dans un communiqué du 12 avril (http://www.csa.fr/Espace-Presse/Communiques-de-presse/Presidentielle-2012-2017-l-expression-politique-s-est-accrue-de-plus-de-60), se félicite des résultats de la loi Urvoas, en ce qu'elle aurait augmenté de 60% le temps de parole des politiques... Mais ne produit AUCUN tableau d'ensemble comme moi je viens de vous le faire. Le CSA ne semble pas très pressé d'avouer que "l'équité" est une vaste blague... et que l'égalité est appliquée de façon très laxiste également.


PS: dans les tableaux figurent les temps d'ANTENNE (c'est-à-dire : temps de parole des candidats et leurs soutiens + commentaires des journalistes), et la loi n'oblige, dans les 15 derniers jours, qu'à une égalité des temps de PAROLE. Donc il n'y a rien d'illégal ici. Simplement on voit l'extrême inégalité du traitement réservé aux candidats... Et la corrélation avec les résultats dans les urnes...
 

PS2 : Le 3ème tableau comportait une petite erreur, je l'ai supprimé. Mais comme je ne peux pas ajouter de photo sur la publication elle-même, vous trouverez le 3ème tableau dans les commentaires.



jeudi 27 avril 2017

Intégralité de l'allocution de François Asselineau du 26 avril 2017

Asselineau Répond aux Questions des Français en Direct (26/04/17) 

 

Extrait de l'allocution de François Asselineau

Ajoutée le 26 avr. 2017
FRANÇOIS ASSELINEAU PRÉSIDENT DE L'UNION POPULAIRE RÉPUBLICAINE, L'UPR, DÉTRUIT AVEC UN PEU D'HUMOUR, LA MARIONNETTE MACRON TENUE PAR LES BHL, ATTALI ET AUTRES OLIGARQUES PLANQUÉS !



S'abstenir (pour être cohérent avec l'UPR) ou ...

mercredi 26 avril 2017

Election présidentielle 2017 : résultats globaux du premier tour

24 avril 2017 
Le premier tour de l’élection du président de la République s’est tenu le 23 avril 2017 avec plus de 47 millions d’électeurs appelés aux urnes. Le second tour de l’élection du président de la République se déroulera le dimanche 7 mai 2017.

Avec un taux de 78,69%, la participation atteint un niveau important, traduisant une vitalité démocratique qui ne faiblit pas.

Matthias FEKL, ministre de l’Intérieur, salue la mobilisation des 57 000 policiers, gendarmes et militaires dans le cadre de l’opération Sentinelle, pour sécuriser les 67 000 bureaux de vote sur tout notre territoire et assurer la sécurité et la sérénité du scrutin.

Le ministre de l’Intérieur salue également le travail des agents des préfectures et des mairies qui a permis de garantir la bonne organisation de ce premier tour des élections. Enfin, il souligne l’engagement de l’ensemble des bénévoles, présidents, assesseurs et secrétaires de bureaux de vote ainsi que tous les citoyens ayant participé au dépouillement.

Ce processus électoral mis en œuvre sous le régime de l’état d’urgence s’est déroulé sans incident notable pour ce premier tour de l’élection présidentielle. Les résultats centralisés par le ministère de l’intérieur en métropole et outre-mer sont les suivants :

I – Participation aux scrutins

  Nombre % des inscrits % des votants
Inscrits* 47 581 118    
Abstention* 10 577 572 22,23  
Votants* 37 003 546 77,77 100,00
Blancs* 659 302 1,39 1,78
Nuls* 285 431 0,60 0,77
Exprimés* 36 058 813 75,78 97,45
* Chiffres intégrant le vote des français de l'étranger.
Pour mémoire, la participation constatée au premier tour de l’élection du président de la République en avril 2012 s’établissait pour le même périmètre à 80,42%.

II – Résultats métropole et outre-mer actuels (24 avril à 19h00)

Candidats * Voix    
  Nombre % des inscrits % des exprimés
M. Nicolas DUPONT-AIGNAN 1 695 186 3,56 4,70
Mme Marine LE PEN 7 679 493 16,14 21,30
M. Emmanuel MACRON 8 657 326 18,19 24,01
M. Benoît HAMON 2 291 565 4,82 6,36
Mme Nathalie ARTHAUD 232 428 0,49 0,64
M. Philippe POUTOU 394 582 0,83 1,09
M. Jacques CHEMINADE 65 598 0,14 0,18
M. Jean LASSALLE 435 365 0,91 1,21
M. Jean-Luc MÉLENCHON 7 060 885 14,84 19,58
M. François ASSELINEAU 332 588 0,70 0,92
M. François FILLON 7 213 797 15,16 20,01
Total 36 058 813 75,78 100,00%

Matthias FEKL a déclaré : « Le ministère de l’Intérieur, ce grand ministère républicain de la sécurité et des libertés, continuera d’être pleinement mobilisé pour assurer le bon déroulement de la campagne et du scrutin du second tour. »

Tous les résultats détaillés sont consultables à l'adresse : http://elections.interieur.gouv.fr

external link

Jean-Paul Rybak : "J'ai voté François Asselineau au premier tour. Pourquoi pas Marine Le Pen au second tour de cette élection ?"



Source : https://youtu.be/Plc2sTQY4iY

Henri Guaino (25/04) : "Quand les gens verront qui est Macron, il sera trop tard, ce sera pire que Le Pen !



Source : https://youtu.be/oklNzHQZ5kw

Notre nouveau président est ...


Élections de la honte : radiations, irrégularités, bugs, les témoignages s’accumulent

Une fois de plus, la France se retrouve dans ce qu’on pourrait appeler un deuxième tour de l’absurde. À peine les résultats sont-ils exprimés que les leaders d’opinion appellent à faire barrage contre Marine Le Pen dans un consensualisme « pro-Macron » assumé ou par défaut. Mais cette effervescence rend inaudible une crise de la démocratie qui se déroule sous nos yeux. Des milliers de citoyens crient leur colère. Leur désespoir n’émane pas du résultat, mais de la manière même dont ces élections se sont déroulées. Des élections entachées d’irrégularités, de bugs, de radiations de masse et de zones d’ombres si nombreuses que certains estiment légitimes de questionner la validité des résultats. Alors que les témoignages s’accumulent par milliers, venons-nous de passer dans autre dimension ? [ Article entièrement libre de droit ]


Des inscriptions non prises en compte
Tout a commencé quand l’une de nos rédactrices nous a fait part de son sentiment un peu étrange. En novembre dernier, elle s’était inscrite sur les listes électorales, via le site service-public.fr avec la confirmation électronique que tout était validé dans les règles. Inquiète de ne pas voir sa carte électorale arriver, elle prend contacte avec sa mairie. Finalement, le 22 avril, la veille des élections, elle apprendra qu’elle n’était pas inscrite sur les listes électorales suite à des bugs sur le site gouvernemental qui n’avait pas assuré la transmission aux mairies (voir le document). Une histoire qui pourrait sembler anecdotique si elle ne faisait pas écho à des centaines, des milliers de témoignages exprimant la même chose : une impossibilité de voter au premier tour pour différentes raisons. Suite à la diffusion de la lettre qu’a reçue notre rédactrice, sur Facebook, une vagues de témoignages s’est abattue sur notre réseaux. Plus de 5000 commentaires, des centaines d’e-mails, tous témoignant de situations très similaires, uniquement pour notre média.
« Bonjour, j’ai eu le même problème que votre rédactrice, sans justification écrite. Bien que j’aie effectué toutes les démarches en temps et en heure, je n’ai jamais reçu ma carte électorale, ni de confirmation de mon inscription dans ma nouvelle circonscription, malgré quatre emails de relance et une assurance que tout était « en route » il y a dix jours. » exprime une lectrice. « Je me suis inscrite sur internet avant le 31 décembre 2016. N’ayant pas reçu ma carte électorale j’ai contacté la mairie qui m’a assuré que je pouvais me présenter au bureau de vote sans ce document. J’y suis donc allée les mains dans les poches et pleine d’espoir mais je me suis heurtée à un mur. Personne n’a rien voulu savoir et je suis repartie dégoutée et extrêmement énervée ».
À l’heure actuelle, il est encore très difficile de prendre la mesure de l’ampleur de ces inscriptions oubliées du site service-public.fr. Ce qui est troublant, en revanche, c’est que ce « dysfonctionnement » était bien identifié et que, pourtant, aucune mesure ne semble avoir été prise pour prévenir les personnes s’étant inscrites sur le site. À cet instant, 2 jours après les élections, des centaines de témoignages continuent d’affluer dans nos boites. Un même sentiment est partagé de tous, le sentiment de s’être fait voler le droit de vote, ce droit tant chéri par nos institutions républicaines. Peut-on simplement rétorquer à ces masses d’individus qu’ils sont les malheureuses victimes de défauts matériels et humains ? De simple statistiques vites oubliées de l’histoire ?
Des radiations sans notifications
À côté des ces inscriptions disparues dans de mystérieuses failles du système, il y a le scandale des radiations de milliers de personnes, sans qu’elles en aient été averties. Et là, les chiffres ont de quoi faire frémir.
À Strasbourg, 15 000 personnes ont été dans l’incapacité de voter car elles se sont aperçues le jour même du premier tour qu’elles n’étaient pas sur les listes. Des cas similaires ont été rencontrés dans d’autres villes comme Nancy, Clichy, Le Havre, La Queue-en-Brie (Val-de-Marne), Créteil, Le Mans… Au Mans par exemple, c’est 4079 personnes qui ont été radiées depuis les dernières élections de 2015. 5 000 électeurs radiés pour le Havre, et pas moins de 81 305 électeurs pour le département du Val-de-Marne. Et ceci ne concerne que les régions dont les chiffres furent publiés. Comment expliquer cela ? Pourquoi ces informations ne font-elles pas la une de tous les journaux ?
La plupart de ces radiations ont été effectuées officiellement pour cause de changement d’adresse. Chaque année les municipalités sont tenues de mettre à jour leurs listes électorales et de procéder aux radiations qui s’imposent. Rien d’étonnant, donc… si ce n’est que, dans beaucoup de cas, les déménagements en questions remontaient à plusieurs années en arrière et que les concernés avaient pu voter à toutes les dernières élections sans être inquiétés. C’est le cas de Partick L. interviewé par Le Monde à Strasbourg, qui avait changé d’adresse il y a sept ans mais qui avait pu voter aux quatre dernières élections dans le bureau de vote rattaché à son ancien domicile. Sur nos réseaux, des centaines de témoignages vont en ce sens, parfois parlant de 10 à 15 ans sans déménagement. Pourquoi ce revirement de situation à l’échelle nationale ? Et surtout, comment se fait-il qu’aucune information ne leur ait été communiquée à ce sujet ? Une purge de grande échelle aurait-elle pu être menée sans en informer la population, créant une situation inédite et la surprise générale pour des milliers de votants ?
Beaucoup de témoignages allant dans ce sens, parfois même de personnels de mairies, affluent depuis lundi. S’il ne nous est pas possible d’en citer les centaines répertoriées, quelques cas symbolisent la problématique. « J’habite dans les Pyrénées Orientales, j’ai toujours habité cette commune, payé mes impôts et voté à toutes les élections. Et hier j’ai été radié des listes électorales sans explication. On m’a refusé l’accès aux urnes et j’aimerais connaître la procédure à effectuer pour pouvoir voter au second tour. » exprime cet internaute dépité.
L’un des témoignages est particulièrement troublant quant à la raison de ces radiations de masse. Jean (nom d’emprunt) nous explique « Je travaille en mairie et j’ai participé à la logistique d’un bureau centralisateur. J’ai entendu parler à plusieurs reprises de « purges » des listes afin de faire baisser le taux d’abstention. Je cite : « On a bien épuré les listes cette année, c’est difficile de faire mieux sans avoir de représailles. On devrait avoir un taux d’abstention plus faible que les précédentes » Voilà comment manipuler les chiffres… » S’il n’y a aucun moyen de vérifier sa déclaration, les faits exceptionnels vont en ce sens et posent nécessairement question.
Un demi-million d’électeurs qui voient double ?
Parallèlement à la question de ces empêchés de vote, environ 500 000 personnes ont été inscrites sur deux listes différentes et ont reçu deux cartes électorales. Parmi ces cartes, certaines sont destinées à une adresse identique comme en témoignent les clichés. Avec une forte amende et courte peine de prison, on admettra que la tentation n’a pas dû germer dans l’esprit de tous. Pour autant, nous voilà donc encombrés d’un « dysfonctionnement » de plus qui s’ajoute à la liste des irrégularités. Cette problématique est d’autant plus importante qu’aucune mesure supplémentaire n’a été prise pour vérifier le vote unique de chacun et que le porte-parole du Ministère de l’Intérieur exprime en conscience qu’il nous faut compter sur l’honnêteté et la peur du gendarme, en attendant qu’un répertoire unique des électeurs ne soit opérationnel… d’ici 2019 ! En attendant, techniquement, rien n’empêchaient ces 500 000 personnes de voter deux fois si ce n’est la peur de la justice. Mais ceci est loin d’être la dernière irrégularité qui entache ce vote jugé de tous historique.
Une élection rendue difficile ou impossible en dehors des frontières
Deux heures d’attente à Montréal, c’est en moyenne ce qu’ont vécu les ressortissants français pour déposer leurs voix dans l’urne. À 20h, heure de fermeture, environ 3500 personnes étaient toujours sur place et des centaines ont dû tout simplement abandonner l’idée de voter. Même chose à Londres et dans d’autres villes dans le monde entier. À nouveau, il ne s’agit pas de quelques individus concernés, mais des milliers de personnes, et autant de votes potentiels. Quand ceux-ci ont encore le droit de voter…
Car la situation ne fut pas plus enviable pour ceux qui avaient choisi la solution de la procuration légale. De mauvaises surprises attendaient également ces personnes un peu partout dans le monde. En Nouvelle-Calédonie, par exemple, plusieurs centaines de procurations ne sont tout simplement jamais arrivées aux autorités compétentes. France Télévisions 1ère a recensé un florilège de témoignages parmi ces 400 personnes qui n’ont pas pu voter ou faire voter leurs proches. Principalement visés, des étudiants.
À Toulouse également, nombre de personnes n’ont pas pu voter à cause de procurations arrivées trop tard à cause d’un bug informatique, a reconnu la ville. À nouveau, la raison du « bug » indéterminé est avancé À échelle nationale, un groupe Facebook s’est créé pour recenser les personnes dont la procuration n’a pas marché. Mais pour beaucoup, déjà, la déception fait place à la résiliation.
Parmi les nombreux témoignages que nous avons reçus sur nos réseaux (et nous n’avons pas la prétention de toucher plus qu’un très petit pourcentage du web français), voici trois exemples qui attestent de ce bug mystérieux dans la réception des procurations :
« Bonjour, j’ai également été radié des listes suite à une erreur informatique (petite commune du nord). Aucun courrier pour me l’annoncer, ils m’ont appelé cinq jours avant le premier tour pour me dire que la procuration n’était donc pas valable et que n’étant pas en France je ne pouvais pas déposer de recours (pas de présidentielle ni de législative donc!) »
« Depuis 10h30 hier matin, je me suis démené pour pouvoir exercer mon droit de vote. Depuis 10h30 : une bonne quinzaine de coups de téléphone à ma mairie, à mon bureau de de vote, au commissariat dans lequel j’ai fait ma procuration, au commissariat général et à ma mère qui était censée voter pour moi. Et enfin, un aller retour au commissariat où la dernière parole que j’ai entendue était : « de toute façon dites-vous que c’est mort pour l’instant et que vous ne voterez pas ». Le commissariat a perdu ma procuration et bien d’autres puisqu’on m’a impunément dit que de toute façon je n’étais pas la seule et qu’ils en avaient plein à chercher. Je me trouve donc dans l’incapacité de voter. Je comprends maintenant ce que c’est de se faire priver de ses droits et je dois dire que je trouve cela tout à fait scandaleux. »
« Je vis à Barcelone et il y a de cela un mois je suis allé dans ma mairie où je suis inscrit afin de confirmer que j’étais bien sur les listes électorales (car je n’avais toujours pas reçu ma carte d’électeur). La secrétaire me trouve directement sans aucun problème et me rassure en me disant « Ne vous inquiétez pas, je vous vois, vous recevrez votre carte d’électeur dans peu de temps ». Je file au commissariat pour faire la procuration pour ma mère, tout en règle et tout va bien. Vendredi dernier (21 avril) ma mère reçoit une lettre expliquant que la procuration est nulle et que je ne peux pas voter. C’est une lettre qui a été rédigée le 06/04, postée le 18/04 et qui est arrivée le vendredi 21/04 ».
On constate que les témoignages concernent majoritairement des personnes avec une réelle volonté d’exprimer leur voix au suffrage. Le choix même du candidat ne rentre pas dans la substance des réclamations. Le plus souvent, toutes les démarches légales ont été réalisées dans les règles et le « couac » semble provenir d’un problème administratif ou informatique, donc de la responsabilité des autorités compétentes. Il s’agit donc d’irrégularités manifestes et nombreuses qui émanent du chef d’une autorité compétente, pourtant garante du bon fonctionnement des élections. Nombre de déçus se sont tournés par dépit vers les réseaux sociaux en quête de solutions, et on peut lire un peu partout des posts d’électeurs déroutés, comme celui de Simon Bigo, sur Facebook.
Et maintenant ?
Il est très difficile d’avoir le recul nécessaire pour comprendre ce qu’il vient réellement de se passer lors de ce premier tour des élections présidentielles 2017. Ce que nous savons, c’est qu’une quantité importante de personnes ont réellement été empêchées de voter contre leur volonté. Ce que nous savons aussi, au regard des témoignages, c’est que ces « dysfonctionnements » étaient connus des acteurs publiques et qu’il est difficile de comprendre pourquoi les citoyens n’en ont pas été dument informés afin de réagir en conséquence. Chacun est en droit de se demander, à l’heure du progrès technologique que nous connaissons, comment ces bugs hasardeux ont bien pu se produire d’une manière si massive ? Le témoignage d’une internaute ne peut qu’exprimer l’indignation que vivent en ce moment des centaines de milliers de français dont le droit de vote a été bafoué : « Aujourd’hui j’ai été indignée parce qu’à l’heure de la 4G, de la fibre, du très haut débit, de la multiplicité de nos échanges quasi-instantanés, malgré toutes nos technologie notre système obsolète m’a fait taire, moi comme des millions d’autres. »
Que faire maintenant ?
Au regard de ces nombreux éléments, on comprend aisément qu’il ne s’agit pas ici de victoire ou de défaite de tel ou tel candidat. De telles irrégularités lors d’une élection présidentielle concernent l’ensemble des citoyens et l’esprit de la République, tous candidats confondus. Plusieurs pétitions ont été lancées spontanément par les citoyens. L’une réclame qu’une commission d’enquête lève le voile sur ce qu’il s’est réellement passé et pour estimer le nombre de voix volées (ici). Une autre demande dores et déjà que le premier tour des élections soit annulé, à retrouver (ici). Mais ces pétitions qui tournent en boucle sur quelques pages de réseaux sociaux militants ne peuvent atteindre le point de viralité sans être relayées par les médias mainstream déjà focalisés sur le duel Macron/Le Pen.
Par ailleurs, en cas d’irrégularité manifeste et démontrable, il appartient légalement aux candidats eux-mêmes d’entamer les démarches légales. Selon l’article 30 alinéa 3 du décret n°2001-213 du 8 mars 2001, « les candidats (du premier et du second tour) peuvent, dans le délai de 48 heures, déférer directement au Conseil constitutionnel l’ensemble des opérations électorales.«  Une période infiniment trop courte pour s’extraire du choc des résultats et analyser les milliers de témoignages. Si la page de Jean-Luc Mélenchon n’affiche rien d’officiel, nombre des militants de la France Insoumise réclament une mobilisation citoyenne en invitant les personnes à témoigner sur le formulaire de contact du candidat. Les électeurs eux-mêmes peuvent également envisager un procès verbal en cas d’irrégularité sur base du décret n°2001-213 du 8 mars 2001 portant application de la loi n° 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l’élection du Président de la République au suffrage universel. À Strasbourg, des dizaines de personnes ont déposé un recours au tribunal d’instance. Toutes les requêtes ont été immédiatement rejetées. Celles-ci ont désormais la possibilité de saisir la Cour de cassation…
Quoiqu’il en soit, cette crise semble faire appel à une autre question, beaucoup plus fondamentale. Celle de la légitimité même du système électoral français actuel, manifestement en bout de vie, totalement dépassé par les réalités de terrain, déconnecté d’une génération beaucoup plus mobile qu’au siècle dernier et du danger démocratique que ces irrégularités représentent. Aujourd’hui, alors que quelques pourcents séparent les candidats en tête, personne ne peut estimer quel aurait été le résultat du premier tour dans une configuration où l’ensemble de la population aurait été en mesure de s’exprimer librement. L’urgence de repenser collectivement un autre système n’a jamais été aussi grande, car ce suffrage n’inspire ni la liberté, ni l’égalité, ni la fraternité. Que personne n’oublie ces élections de la honte.


Source : https://mrmondialisation.org/radiations-irregularites-bugs-les-temoignages-saccumulent/

"L'incarnation du vide" selon Jacques Attali : Emmanuel Macron.

Dire que "l'incarnation du vide", Emmanuel Macron, comme le qualifiait son premier soutien Jacques Attali, a réuni 8 millions et demi d'électeurs. Sont-ils donc aussi nombreux les électeurs à la tête vide en France ? Au second tour, nous verrons bien s'ils ne sont pas encore plus nombreux ... Si Macron est élu, et il y a de très fortes (mal)chances que ce soit le cas, je quitterai le pays avant la prochaine élection présidentielle (s'il y en a une autre un jour).



Sourcehttps://youtu.be/hPWPXQOTdAg