mardi 23 août 2016

Succession de technologies dominantes

Dans Une brève histoire de l’avenir, Jacques Attali raconte sa vision de l’histoire des cinquante prochaines années. Le titre est un rappel de celui du livre de Stephen Hawking, Une brève histoire du temps.

Le premier tiers du livre raconte à grands traits l’histoire de l’homme de la préhistoire à l’avènement du capitalisme de 1200 à nos jours. Il met en perspective les trois ordres qui conditionnent le développement des sociétés humaines : l’ordre rituel (religieux), l’ordre impérial (militaire) et l’ordre marchand (contrôle de l’économie). L’ordre marchand, c’est-à-dire celui du capitalisme libéral, s’est progressivement substitué aux ordres précédents, ceux des religions et ceux des empires.

Cet ordre marchand a connu neuf « cœurs » (neuf formes) successifs associés au développement de neuf technologies dominantes :
- Bruges et le gouvernail d'étambot,
- Venise et la caravelle,
- Anvers et l’imprimerie,
- Gênes et la comptabilité,
- Amsterdam et la flûte,
- Londres et la machine à vapeur,
- Boston et le moteur à explosion,
- New York et le moteur électrique,
- Los Angeles et le microprocesseur.
Une ville devient « cœur » si elle réunit les moyens de transformer un nouveau service en produit industriel. Son environnement immédiat est le milieu, le reste du monde est la périphérie.

vendredi 19 août 2016

Cartes de planètes telluriques

The full Topographic Map of Mercury with labeled features. The highest elevation on the planet is located just south of the equator, and about 2.5 miles above Mercury's average elevation. The lowest elevation, which is more than three miles below Mercury’s average, is found on the floor of Rachmaninoff basin, a basin suspected to host some of the most recent volcanic deposits on the planet.
 
 
 

jeudi 18 août 2016

Game of Thrones : stigmate, émancipation, la leçon sociologique de Tyrion Lannister - Blabla #11



Source de la vidéo : https://youtu.be/6b2du1C2xWc


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Game of Thrones, une série sociologique ? Oui, vous ne rêvez pas. Eunuques, nains, bâtards, estropiés, hommes un peu trop femmes, femmes un peu trop hommes bref, tous les personnages un peu « curieux » de la série sont une merveilleuse occasion de parler sérieusement. Qu’est-ce qu’être « anormal » ? Comment vivent-ils leurs « tares » ? Quelles sont les stratégies que ces personnages déploient pour faire valoir leurs intérêts et s’émanciper de leur stigmate ? Avec Game of Thrones, découvrons les idées du sociologue canadien Erving Goffman qui, dans Stigma (1963), livre une théorie de la déviance et de l’émancipation qui a fait date dans l’histoire de la sociologie.

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Laisse-moi te donner un conseil, Bâtard.
N’oublie jamais qui tu es
Le reste du monde n’oubliera pas.
Porte-le comme une armure.
Personne ne pourra s’en server pour te blesser.
Tyrion Lannister, S01e01


Les sources et la bibliographie se trouvent en bas de page.
Si l’univers de Game of Thrones évoque immédiatement rois, reines, intrigues de cour et chevaliers, la série est truffée de personnages qui portent avec eux une tare. Eunuques, bâtards, estropiés, mutilés, hommes un peu trop femmes et femmes un peu trop hommes, les Sept Royaumes sont peuplés de créatures étranges à qui l’intrigue donne un rôle important. C’est à ces déviants, à ces personnages un peu curieux qui s’écartent de la norme, que nous allons consacrer une lecture sociologique.

Les personnages de Game of Thrones et leur tares

Des personnages comme Tyrion le nain, Jon Snow le bâtard, Arya la garçonne, Samwell le lâche ou Brienne le chevalier modèle invitent à s’interroger sur ce qu’est être « anormal ». Chacun à leur manière, ils s’écartent d’une norme admise. Cette norme trace une ligne jaune délimitant un intérieur et un extérieur, séparant le normal, l’attendu, du « bizarre », de l’incongru ou du déviant. Chacun de ces personnages ne remplit pas les attentes « normales » de l’homme moyen de Westeros qui peut, à chaque instant, le rappeler à sa tare fondamentale, à son manquement à la norme.

Qu’est-ce qu’un stigmate ?

Erving Goffman (1922 – 1982), un sociologue canadien majeur de l’école interactionniste, appelle stigmate cet écart à la norme. Les stigmates permettent à n’importe qui de rappeler à l’ordre l’individu stigmatisé. Les stigmates peuvent être visibles ou invisibles (comme les traits de caractère, les erreurs passées ou les appartenances politiques ou religieuses). Dans Game of Thrones, les stigmates les plus évidents à étudier sont les plus visibles. Il s’agit des stigmates qui collent à la peau, qui se voient immédiatement et qui sont presque impossibles à masquer. Ainsi en va-t-il des écarts aux normes de masculinité et de féminité ou du nanisme.

Douleur du stigmatisé

Qu’est-ce que vivre avec un stigmate ? C’est d’abord, et Game of Thrones nous en donne de nombreuses illustrations, souffrir. Souffrir des moqueries, réprimandes et rappels à l’ordre que l’individu stigmatisé peut subir à tout moment. Etre stigmatisé, c’est pouvoir être rappelé à la norme, être mis face à sa défaillance, face à sa tare. Ces moments douloureux pointent à de nombreuses reprises dans la série. Pensons aux réactions de Samwell Tarly quand on le moque sur sa couardise ou son poids et à la rage, toute contenue, de Brienne de Tarth quand des hommes misérables s’amusent de la voir chevalier. Donc, porter un stigmate, c’est d’abord douloureux.

Le stigmate qui colle à la peau

Ce facile rappel à la norme que permet le stigmate n’est pas seulement douloureux, il est permanent. Le stigmate fonctionne comme une épée de Damoclès. A tout moment, il suffit d’un rien pour que le couperet tombe et s’abatte sur le stigmatisé. Un des meilleurs exemples qu’offre Game of Thrones du caractère permanent du stigmate est surement le sort de Tyrion Lannister. Ce nain loquace et plein d’esprit a prouvé à de multiples reprises son génie politique et militaire. Pourtant, ces hauts faits n’y changent rien, son père Tywin refuse d’en faire son héritier principal, le jugeantmonstrueux et porteur de déshonneur. On le voit, un stigmate, ça colle à la peau.

Le retournement du stigmate

Evidemment, le tableau semble sombre à cette heure. Mais Goffman et Tyrion ont une solution. Tyrion prend acte de l’indélébilité du stigmate et demande à Jon Snow de l’assumer, de le porter comme une armure. Goffman, lui, use d’une métaphore plus offensive. Le stigmate est comme la canne d’un vieil homme. Il marche lentement, tout le monde le voit et peut se moquer de sa démarche. Mais qu’il se redresse et retourne sa canne, et gare aux coups de bâton ! C’est exactement ce que notre sociologue entend par « retournement du stigmate ».
Il y a donc une issue. Porter un stigmate est, certes, indélébile mais il ne condamne pas les individus à subir éternellement leur manquement à la norme. Il existe des possibilités d’émancipation individuelle. Et Game Of Thrones, surtout grâce à ses personnages féminins, nous offre plusieurs stratégies possibles pour retourner le stigmate et s’émanciper des moqueries et des fêlures.

Stratégies de retournement du stigmate : 3 voies pour l’émancipation individuelle

Voie 1 : embrasser son rôle stigmatisé et jouer à fond des leviers qu’il donne
Les femmes de Game of Thrones ne sont pas des femmes ordinaires. Elles sont princesses, reines, courtisanes ou prostituées bien plus que cuisinières, techniciennes de surface ou médecins. Westeros est un monde d’apparat, un monde privilégié, mais les femmes n’en sont pas moins prises au piège d’un carcan normatif difficile. La femme de cour est une « femme de ». C’est la femme de son mari, ou la fille de son père. On attend de cette femme de cour modèle qu’elle soit jolie et souriante, que ses robes et cheveux soient toujours parfaits et qu’elle gère avec douceur et politesse les réceptions et mondanités que le train de vie de son seigneur impose. Contrevenir à cette norme est stigmatisant (demandez à Brienne) mais ce carcan n’est pas sans issue. Parcourons maintenant les différentes stratégies pour sortir de la cage du patriarcat que nous proposent des personnages aussi différents que Margery Tyrell, Brienne de Tarth, Arya Stark ou Daenerys Targaryen.
Margery Tyrell joue du stigmate en embrassant son rôle pour utiliser tous les leviers qu’il permet. Elle embrasse le rôle de femme mondaine d’intérieur à la perfection. Toujours impeccable et souriante, vous ne la verrez pas sortir des attendus du rôle de princesse. Seulement, elle propose une stratégie fine pour s’émanciper de ce carcan abrutissant et défendre avec beaucoup de doigté ses intérêts. Illustrons cela en abordant sa relation avec le roi Joffrey. En apparence, tout ce qu’elle fait est conforme au rôle attendu de potiche : elle rit bêtement, glousse, s’extasie devant la moindre action de son roi. Seulement, elle fait ça afin de gagner sa confiance et, ainsi, d’obtenir une précieuse influence sur ses décisions et la conduites des Sept Royaumes. Ainsi, la conformité au rôle, quand ce rôle est dominé et incapacitant, peut aussi être retournée et utilisée comme une armure pour s’émanciper et faire valoir, en toute malice, ses intérêts.
Voie 2 : refuser le rôle stigmatisé en adoptant tous les attributs du rôle non stigmatisé
Brienne de Tarth a tout de l’exact opposé de Margery. Elle est extrêmement grande, n’est pas belle et ne possède aucune appétence particulière pour la douceur d’apparat. Depuis son plus jeune âge, elle est stigmatisée pour ça et en souffre beaucoup. Brienne va donc opérer une autre stratégie de retournement de stigmate. N’étant jamais vu comme une fille « normale », conforme aux attentes, elle prit ce stigmate comme armure et se fit chevalière. Plus forte que n’importe quel maître d’arme, plus honorable que les chevaliers des légendes, Brienne a embrassé jusqu’à la caricature le rôle du chevalier médiéval. C’est avec cette armure, au sens propre, qu’elle a gagné le respect de bien des seigneurs et a su trouver sa place dans les intrigues complexes de la série. Brienne nous enseigne qu’être plus homme qu’un homme peut être une stratégie de retournement de stigmate payante.
Si les stratégies de Margery et de Brienne semblent s’opposer en tout point – l’une joue l’émancipation en assumant le rôle féminin alors que l’autre emprunte tous ses traits au modèle masculin – il est un point fondamental où ces deux premières stratégies se rejoignent incontestablement. Elles ont en effet en commun de laisser intacte la norme des genres. La ligne de démarcation entre masculin et féminin n’a pas bougé d’un iota. L’une et l’autre se placent simplement tantôt d’un côté de cette ligne des genres, tantôt de l’autre. Game of Thrones nous propose des stratégies d’émancipation plus subversives qui, elles, font voler en éclat les normes des genres en proposant de nouveaux modèles de masculinité et de féminité.
Voie 3 : bousculer les normes associées au stigmate
Arya Stark est une gamine intéressante. Dégoutée par son destin de princesse de bonne famille, elle préfère le tir à l’arc, l’épée et les sorties à l’improviste aux belles robes et aux bonnes manières. Les funestes péripéties qui ont secoué sa famille l’ont amenée à se débrouiller seule, loin des siens. Au gré des aventures, ses cheveux courts et ses manières agressives l’ont souvent fait prendre pour un garçon. Elle s’est même déguisée quelques fois en garçon pour échapper à des recherches. Or, aussi opposée que puisse être Arya au rôle féminin classique, elle refuse tout net d’être prise pour un garçon et tient mordicus à sa féminité. « I’m a girl » dit-elle souvent pleine d’émotion. C’est qu’Arya propose un modèle où la femme fait fi des stigmates habituels et s’autorise à jouer avec les définitions des rôles masculins et féminins. En ce sens, Arya propose un modèle d’émancipation nouveau dans la série. Certainement pas aussi enfermée que Margery, et un peu moins garçonne que Brienne, Arya réinvente une manière d’être femme qui fait voler en éclat la norme patriarcale et son rejeton, la femme d’intérieur.
Un autre personnage redéfinit les rôles ordinairement dévolus au masculin et au féminin : c’est Daenerys Targaryen. Et sa trajectoire est particulièrement intéressante. Partie de pas grand-chose – elle est quasiment prostituée par son frère – elle apprend, un peu à la manière d’une Margery, à jouer avec les codes de la féminité pour faire son trou au sein de la horde Dothraki (imaginez des cavaliers mongols). Puis, petit à petit, elle est amenée à dépasser son rôle de Khaleesi (de reine) pour guider elle-même, à la mort de son mari, la horde de cavaliers. Poussée par son destin, usant tantôt de la persuasion, tantôt d’actes de bravoures qui feraient pâlir Vladimir Poutine, elle finit, au fil des saisons, par devenir le personnage le plus puissant de la série. La particularité de la trajectoire de Daenerys est qu’elle fait voler en éclat les attendus féminins. Si elle semble certaines fois parfaitement dans son rôle de reine, à d’autres reprises, elle se met elle-même en danger. Ces « hauts faits » lui procurent un charisme différent de celui, classique dans le rôle de reine, des bonnes œuvres et de la reine proche de ses sujets. De même, et nous resterons évasifs pour éviter de « spoiler », elle possède des attributs de puissance et de force brute (dont elle n’hésite pas à se servir) qui tiendraient en respect le plus puissant des rois de Westeros.

La voie de la contestation du stigmate, une stratégie couteuse

Par leur audace et leurs actions, Arya et Daenerys brouillent les cartes normatives et inventent leur propre définition de la féminité. Il est important de préciser, à ce stade, que leurs stratégies sont plus couteuses que celles de Margery ou de Brienne, qui, elles, s’appuient sur des définitions de rôle bien établies. En effet, ce n’est pas un hasard si la série montre que, pour remettre en question les normes patriarcales, il faut être ou une gamine ou une reine dotée d’un pouvoir inégalé. Etre trop engagé dans le jeu normal fait sentir davantage le poids du stigmate et rend difficiles et couteuses des retournements trop audacieux. Il est incontestablement plus facile d’inventer son rôle de femme quand on est une jeune femme que lorsqu’on est une mère de trois enfants avec deux crédits sur le dos. Plus généralement, cette précision indique que les stratégies fortement subversives (d’avant-garde si on veut) sont souvent le fait de personnes « décalées », légèrement suspendues par rapport aux jeux sociaux immédiats et, ainsi, davantage susceptibles d’adopter une stratégie audacieuse et risquée par rapport à la norme.
Nous venons donc de voir qu’il est possible de faire de la sociologie grâce à Game of Thrones. Norme, stigmate, stratégies d’émancipation, la série et ses personnages offrent des points d’appuis pour aborder des notions sérieuses qui concernent de nombreux pans de notre monde social.

Sources, bibliographie :

⇒ D’abord, le livre qui a inspiré cette vidéo :
Pablo Igelsias (dir.), Les Leçons politiques de Game of Thrones, Fécamp, Post Editions, 2015 (2014)
Ce livre, composé en chapitres distincts, abordent des concepts clefs de la science politique en s’appuyant sur des concepts de la série. Notre vidéo s’est librement inspirée de l’article « Pouvoir et subjectivité dans Game of Thrones » écrit par Clara Serra Sánchez et Eduardo Fernández Rubiño. Les articles sur « légitimité et pouvoir » nous aussi inspirés. Nous les aborderons probablement dans une vidéo future.
Une présentation du livre par Iglesias lui-même (sous-titrée en français) : https://www.youtube.com/watch?v=XanYPYilMtI
⇒ Ensuite, des développements sur la sociologie d’Erving Goffman et les concepts que nous parcourrons :
Erving Goffman, Stigmates. Les usages sociaux des handicaps, Paris, Minuit, coll. « Le sens commun », 1975 (1963).
Voilà l’ouvrage sur lequel nous appuyons notre analyse de la série. Goffman étudie ici les effets des catégorisations négatives que des individus peuvent assigner à d’autres qui dévient de la norme, de la catégorisation habituelle. Ces jugements de valeurs sont appelés « stigmates ». L’ouvrage se propose de les étudier sous toutes leurs formes et d’en donner une définition générale.
– Une fiche de qualité correcte peut être téléchargée ici : http://associo.free.fr/Files/12_25_erving_goffman_stigmate.doc
– Un article universitaire problématisant et critiquant la thèse de Goffman : http://www2.univ-paris8.fr/sociologie/wp-content/uploads/2011/03/phelan-link-stigmate.pdf
– Des développements plus généraux sur l’œuvre de Goffman :
Jean Nizet et Nathalie Rigaux, La sociologie d’Ervin Goffman, Paris, La Découverte, Coll. « Repères », 2005.
⇒Des développements sur les théories féministes de l’émancipation ou de l’empowerment (eh oui, l’anglais est la langue de l’occupant, même dans les idées :) ).
– L’ouvrage cardinal de Judith Butler écrit en 1990 :
Judith Butler, Trouble dans le genre, Paris, La Découverte, 2005 (1990)
– Un ouvrage séminal pour étudier, à la lumière du marxisme, l’intersection de différents stigmates :
Angela Davis, Femmes, race, classe, Paris, Des Femmes, 2007 (1981).
– Un article universitaire de synthèse sur la question de l’empowerment qui approfondit les rapports entre les stigmates physiques, de genre et socio-économiques : https://www.cairn.info/revue-tiers-monde-2009-4-page-735.htm
– Enfin, le regard de Goffman sur la mise en scène du corps féminin dans la publicité : https://www.univ-paris1.fr/uploads/media/La_ritualisation_de_la_f%C3%A9minit%C3%A9.pdf

Jean Monnet et la construction de l'Union Européenne, contre la volonté du général De Gaulle



Jean Omer Marie Gabriel Monnet, né le à Cognac et mort le à Houjarray, dans les Yvelines est un fonctionnaire international français, un agent d'influence au service des Alliés durant la Seconde Guerre mondiale, un des artisans de la planification française au moment de la reconstruction, et un des principaux fondateurs de l'Union européenne. Promoteur de l'atlantisme, du libre-échange et d'une disparition des États-nations au profit d'une Europe fédérale sur le modèle des États-Unis, il est considéré comme un des pères de l'Europe, mais aussi, depuis la déclassification de certaines archives américaines, un promoteur des intérêts américains en Europe1.


Note
  1. http://www.atlantico.fr/decryptage/schuman-monnet-fondateurs-europe-cia-circus-politicus-christophe-deloire-christophe-dubois-283741.html#6PzQ6L863TKqzrfg.99 [archive]
Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Monnet

mercredi 10 août 2016

JO-2016/Natation: Phelps décroche sa 20e médaille d'or olympique



Michael Fred Phelps, né le à Towson, au Maryland, est un nageur américain spécialiste des épreuves de papillon, de nage libre et de quatre nages. Il est le sportif le plus titré et le plus médaillé de l'histoire des Jeux olympiques, avec 25 médailles dont 21 d'or remportées entre 2004 et 2016. Il est également le nageur le plus titré de l'histoire des championnats du monde de natation en grand bassin, avec 26 médailles d'or.
Il est l'actuel détenteur des records du monde du 100 m papillon, 200 m papillon, 400 m quatre nages et 4 x 100 m nage libre avec Jason Lezak, Cullen Jones et Garrett Weber-Gale. Il est le seul nageur à avoir conservé deux titres olympiques individuels sur trois olympiades consécutives, sur 100 m papillon et 200 m quatre nages.
En 2004, aux Jeux olympiques d'Athènes, il égale le record du nombre de médailles au cours de mêmes Jeux olympiques du gymnaste Alexander Dityatin, avec huit médailles dont six en or.
Lors des Jeux olympiques de Pékin, en 2008, il entre dans la légende du sport en remportant huit médailles d'or sur les huit épreuves où il s'est aligné, en battant au passage sept records du monde et un record olympique. Il détient donc le record du nombre de titres gagnés lors de mêmes Jeux, dépassant la performance du nageur Mark Spitz (sept titres) établie en 1972.
Aux Jeux olympiques 2012, à l'Aquatics Centre de Londres, Phelps remporte encore quatre médailles d'or et deux en argent, terminant ces Jeux sur une victoire collective du relais américain dans le 4 × 100m quatre nages. Il annonce alors la fin de sa carrière, mais reprend la compétition en 2014.
En 2015, à l'âge de 30 ans, il montre qu'il est toujours dans la course en établissant les meilleures performances mondiales de l'année sur les distances 200 mètres 4 nages, 200 mètres papillon et 100 mètres papillon.
Aux Jeux olympiques de Rio de 2016, pour ses cinquièmes olympiades, il gagne l'or au relais 4 x 200 m nage libre, au relais 4 × 100 m nage libre et au 200 m papillon.
Ses titres internationaux ainsi que ses nombreux records du monde lui ont valu d'être nommé nageur de l'année à sept reprises, et nageur américain de l'année à neuf reprises. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands nageurs de l'histoire et l'un des plus grands athlètes olympiques de tous les temps.

mardi 2 août 2016

Every Country's Highest Valued Export


Analyse politique d'Etienne Chouard sur le terrorisme et la guerre.

Sur le terrorisme et la guerre, cette courte vidéo publiée par Jordanix vient de dépasser le million de vues en 48h (!).



Du bon boulot de bon virus, bravo :)

POUR CREUSER LE SUJET (essentiel) des mensonges malfaisants de nos prétendus "représentants" pour justifier leurs sales guerres (depuis toujours), je vous conseille ces quelques documents (importants) :

1) Daniele Ganser nous explique les ARMÉES SECRÈTES DE L'OTAN et les innombrables attentats sous faux drapeau (STRATÉGIE DE LA TENSION) pour légitimer des guerres impériales de rapine :



https://www.youtube.com/watch?v=uz4NaV50wh0
Ne ratez pas les travaux de Daniel GANSER. Ce document est particulièrement important et mérite d'être téléchargé, sauvé en lieu sûr, étudié attentivement le crayon à la main (pour fixer les dates et les noms), et diffusé autour de vous au maximum :

2) Michel Collon nous explique les innombrables MEDIAMENSONGES proférés par les prétendus "journalistes" (salariés de banques ou de marchands de canons) pour légitimer les guerres de rapine de la grande bourgeoisie :



https://www.youtube.com/watch?v=kq5q17DDzJk

3) Henri Guillemin nous explique LE FASCISME, mutation autoritaire et guerrière des prétendus "républicains" conservateurs qui renient même leur faux "suffrage universel" (désigner des maîtres au lieu de voter les lois) dès qu’ils voient que le peuple ne va plus voter correctement, c’est-à-dire quand le vrai socialisme monte et que les usuriers négriers (les héritiers des "Girondins" et des "Versaillais") sentent qu’ils vont perdre les élections — et donc le pouvoir : le fascisme, brandi contre le péril extérieur, sert à faire diversion pour ne pas traiter les problèmes intérieurs, l’éternelle « question sociale » :
http://etienne.chouard.free.fr/…/Guillemin_Le_fascisme_en_F…
(Conférence signalée sur ce blog il y a 4 ans, déjà : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php….)
J’en profite pour vous rappeler quelques mots sur ce que je pense de l’apport immense de Guillemin, pour comprendre l’importance de la guerre, VOULUE ET IMPOSÉE PAR LA CLASSE DES 1% LES PLUS RICHES contre la classe des 99% « pauvres » :
https://www.youtube.com/watch?v=L08YbCyloRM
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Merci à vous tous, bande de virus :) pour tout ce que vous faites personnellement pour notre éducation populaire  commune, entre nous, tous les jours.

 Étienne.

Quand un psychopathe nous dit la vérité... ( Rampage 2 )

Quand un psychopathe dissident décide de prendre les choses en mains pour changer le monde..
Il prend en otage une chaîne télévisée pour pouvoir faire circuler son message à l'échelle mondiale, dans le but de nous réveiller et nous pousser à la révolte contre les lobbyistes, les banques mondiales qui nous dominent, et les politiques tous corrompus. ( Passages tirés du film " Rampage 2 ").




Source : https://youtu.be/fS2i_-H_5js

lundi 1 août 2016

Pourquoi 10 milliardaires contrôlent notre information ?



Bouygues, Xavier Niel, Dassault, Bernard Arnault, Bolloré, Pierre Bergé, Patrick Drahi, François Pinault, Matthieu Pigasse et Lagardère, voilà les dix milliardaires qui possèdent nos médias. Pourquoi se masser dans un secteur souvent déficitaire ? C’est un jeu d’influence qui se joue ici à coup de gros sous. Beaucoup de sondages, un zeste de censure, saupoudrez tout ça de quelques grains de corruption et d’une propagande structurelle et diffuse et vous avez la recette d’une influence réussie. Tant pis pour notre démocratie, notre droit à l’indépendance de la presse et à une information libre ! Que pèse l’intérêt général quand des milliards sont en jeu ?

Résumé

Lagardère vend Libération à Patrick Drahi. Bolloré reprend en main Canal. Le même Drahi rachète BFM-TV et RMC alors que Bouygues croque Eurosport. Les milliardaires s’animent sur le marché des transferts de médias. Et ce n’est que le mercato. Jetons un coup d’œil aux effectifs.
Tous nos quotidiens nationaux (Le Monde, Libération et Le Figaro), toutes nos chaînes d’info (LCI, I-Télé, BFM-TV), l’essentiel des hebdomadaires de référence (Le NouvelObs, L’Express, Le Point) et des chaînes de TV privées (Canal+, TF1) appartiennent à de grands milliardaires. En vérité, ils sont dix à se partager l’accès à nos consciences, dix à contrôler toutes les fréquences, dix milliardaires à exploiter pour leurs intérêts personnels les heures de « temps de cerveau disponibles » que nous leur laissons chaque jour. Comment expliquer que des requins de la fusion-acquisition, que des capitaines d’industrie jamais avares de reventes juteuses investissent temps et argent dans un secteur économique – les médias – en perte de vitesse et souvent déficitaire ?
Cette vidéo se propose de détailler les raisons industrielles de cette concentration de notre droit citoyen à l’information entre les mains d’une poignée de richissimes Français.
Posséder des médias est un enjeu d’influence, tant sur des clients ou partenaires privés que sur les décisions étatiques. Seulement, là où la plupart se contentent de corrompre ou d’exercer toujours davantage de lobbying, nos milliardaires demandent le meilleur. Ils exigent d’avoir une influence bien supérieure en quantité et en qualité que ce qu’autorisent un dessous de table ou une brochure de papier glacé. Les barrières des pelouses municipales lors des dimanches pluvieux, trop peu pour eux. Ils veulent jouer la Champion’s League et ont les moyens de leurs ambitions.
La Champion’s League, lorsqu’on parle d’influence industrielle, c’est de pouvoir avoir prise sur les décideurs politiques, c’est même d’en faire des partenaires, d’établir une relation de confiance réciproque avec eux. D’où l’intérêt de mettre un pied dans l’opinion, de garder en main la commande de sondages, véritables faiseurs de rois dans notre politique de l’apparence.
Enfin, lorsqu’on joue la Champion’s League de l’influence, on peut se permettre des petits cadeaux pour nouer et consolider des alliances industrielles. M6 refuse d’enquêter sur ses clients ou de publier des reportages à charge sur ses partenaires de la téléphonie. Bolloré censure coup sur coup deux documentaires sur le Crédit Mutuel (un partenaire historique du groupe familial) et sur la guéguerre médiatique Sarkozy-Hollande.
Tenir l’opinion, être à la source de la petite musique qui fait « l’actualité », qui construit le monde, les enjeux, les questions et les réponses de tous nos citoyens, euh pardon, de tous les consommateurs est un enjeu industriel à la hauteur des ambitions démesurées de nos milliardaires. Tant pis pour la démocratie, le droit à une presse libre et indépendante, le droit à l’information, tous ces grands principes ne comptent plus. C’est la Champion's League qui se joue, le théâtre des rêves. Que pèse l’intérêt général face à ces milliards ?
« Rêvons plus grand » disait le PSG sauce milliards. Il se pourrait bien que, comme pour les petits gens virés du Parc, ce soit un cauchemar qu’on nous propose !

Sources

D’abord, l’incomparable travail du documentaire Les Nouveaux Chiens de Garde :
Le descriptif sur le site des producteurs : http://www.jemproductions.fr/cinema/les-nouveaux-chiens-de-garde/
Un lien vers un streaming youtube (évidemment, achetez-le si vous pouvez mais regardez-le d’abord : https://www.youtube.com/watch?v=SdvnifgqR-0
Ensuite, le travail récent de Médiapart sur la concentration médiatique et les censures :
Une mise en perspective historique : http://www.mediapart.fr/journal/france/020915/main-basse-sur-l-information?onglet=full
Le tout en vidéo (c’est plus sympa) : http://www.dailymotion.com/video/x34gehw_contre-le-conformisme-mediatique-vive-le-pluralisme_news
Un remarquable travail de Capital sur l’influence des milliardaires et leurs mauvais résultats économiques dans la presse. Bien que datant du précédant mercato (les choses ont bougé depuis un an) l’infographie reste utile : http://www.capital.fr/enquetes/hommes-et-affaires/niel-pigasse-arnault-ils-gerent-mieux-leurs-affaires-que-leurs-journaux-957922/(offset)/3
Pour comprendre le rôle de l’État dans la régulation et l’attribution des fréquences et des réseaux :
Une illustration du rôle, décisif mais complaisant, de L’État dans le business de l’audiovisuel et des réseaux : http://www.mediapart.fr/journal/france/010815/le-fructueux-trafic-des-frequences-audiovisuelles?onglet=full
Une synthèse juridique de qualité sur la régulation de la presse (où on apprend notamment que les politiques ont essayé de réguler le secteur en 84 mais on vite abandonné) : http://fr.jurispedia.org/index.php/Concentration_dans_le_secteur_de_la_presse_(fr)
Les missions officielles du CSA dans la lutte contre la concentration des médias : http://www.csa.fr/Television/Les-chaines-de-television/Les-chaines-hertziennes-terrestres/La-procedure-d-autorisation/Concentration-des-medias
Pour en savoir plus sur l’ARCEP, l’autorité qui chapeaute les réseau et leurs attributions (on vous met le Wiki, leur site est vraiment trop obscur) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Autorit%C3%A9_de_r%C3%A9gulation_des_communications_%C3%A9lectroniques_et_des_postes
Les multiples cas récents de censures :
Bolloré censure un documentaire sur le Crédit Mutuel : http://www.mediapart.fr/journal/france/290715/canal-vincent-bollore-censure-un-documentaire-sur-le-credit-mutuel?onglet=full
Bolloré censure un documentaire sur la guéguerre médiatique Sarkozy-Hollande : http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2015/09/13/canal-un-documentaire-sur-la-guerre-hollande-sarkozy-deprogramme_4755524_3236.html
Nicolas de Tavernost, le boss de M6, ne se cache pas de brider les investigations de « ses » journalistes : http://www.dailymotion.com/video/x2so7ad
Bolloré fait le ménage à I-Télé et Canal + : http://www.liberation.fr/economie/2015/09/07/canal-des-evictions-a-la-chaine_1377707?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook
Un point sur l’autocensure et l’uniformité de ton des autres médias.
Le travail d’Acrimed sur « C dans l’air » : http://www.acrimed.org/A-C-dans-l-air-on-assume-enfin-son-parti-pris-ultra-liberal
Le travail d’Acrimed plus général sur l’uniformité de tons entre économistes : http://www.acrimed.org/Ces-economistes-qui-monopolisent-toujours-les-debats
Un travail statistique très poussé sur les économistes intervenants dans Le Monde. Allez faire un tour sur son blog, il envoie : http://www.captaineconomics.fr/-economistes-le-monde-approche-big-data
Les ordonnances prises en 1944 par le Conseil National de la Résistance pour réguler le secteur de la presse :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordonnances_de_1944_sur_la_libert%C3%A9_de_la_presse

Enfin, une galaxie de blogs et sites d’information libre :
http://www.mediapart.fr/
http://www.bastamag.net/
http://www.fakirpresse.info/
http://www.monde-diplomatique.fr/
http://www.arretsurimages.net/
http://reporterre.net/
http://www.hors-serie.net/
https://www.facebook.com/guillaume.duvalaltereco?fref=ts
https://www.facebook.com/julien.slng?fref=ts
https://www.facebook.com/atterres?fref=ts
https://www.facebook.com/humourdedroite?fref=ts
https://www.youtube.com/user/MrUsul2000 et http://www.dailymotion.com/zulmastr
https://www.youtube.com/user/LeStagirite
https://www.youtube.com/channel/UCAFQjCZo5okIPkHUQlBZM-g


Source de la vidéo : https://youtu.be/41lAe0mgjjU

jeudi 28 juillet 2016

Francis Cousin - Le Capital et La Question juive, selon Karl Marx

"C'est parce que l'essence véritable du Juif s'est réalisée, sécularisée d'une manière générale dans la société capitaliste, que la société capitaliste n'a pu convaincre le Juif de l'irréalité de son essence religieuse qui n'est précisément que la conception idéale du besoin pratique."
Karl Marx

Francis Cousin, lecteur de Karl Marx, donne une intéressante définition.
Être Juif n'est pas appartenir à une race, être Juif n'est pas être un religieux (beaucoup se définissent comme athées), c'est une "nationalité chimérique" s'appuyant sur la valeur d'échange, sur l'impérialisme de la marchandise, du commerce.



Source : https://youtu.be/3ILOYt0FX38