mardi 27 septembre 2016

Le monde moderne vu selon des critères médiévaux

Au sommet de la hiérarchie sociale, on trouve la "famille royale", celle des banquiers de la haute finance; et plus spécifiquement la dynastie des Barons de Rothschild.

Au-dessous mais toujours très puissants : les seigneurs de l'industrie; de ceux qui contrôlent l'agroalimentaire (en modifiant génétiquement des organismes vivants) à ceux qui fabriquent les armes, sans oublier les maîtres de l'énergie (pétrole, gaz naturel et charbon en tête).

Les gouvernements nationaux (élus pour donner l'illusion) sont réduits au rôle de collecteurs d'impôts, sénéchaux et chefs de la police.

Le peuple, en bas de l'échelle n'est plus constitué que de "consommateurs-électeurs-contribuables" ignorants et manipulés par les médias de masse pour ne pas se rebeller.

lundi 26 septembre 2016

"Le Guerre des Monnaies" et l'insaisissable 1ère fortune du monde : les Rothschild.

Voici plusieurs mois que l'auteur de "Chronique d'un éveil citoyen" m'avait recommandé la lecture de "La guerre des monnaies".

Je m'y suis enfin mis et, dès les premières pages, ça claque !
Extraits :

" Si vous croyez les médias "grand public" lorsqu'ils spéculent quotidiennement sur la fortune de Bill Gates s'élevant à 73,7 milliards de dollars [chiffre de 2013, Bloomberg], et qu'ils en font l'homme le plus riche de la Terre, alors vous êtes mal informés. Sur la liste habituelle des plus grandes fortunes du monde, il y en a une, immense et invisible, que vous aurez du mal à discerner car elle contrôle étroitement les principaux médias occidentaux. " (page 23)

" D'après Frederic Morton [écrivain juif autrichien qui a publié The Rothschilds - Portrait of a Dynasty en 1962], la richesse des Rothschild aurait été estimé, en 1850, à plus de 6 milliards de dollars US [soit un pouvoir économique de 36 000 milliards de dollars de 2013]. En dollars de 2006, suivant les différentes projections raisonnables de retours sur investissements, disons, de façon conservatrice, entre 4% et 8% sur une période de 156 ans et en supposant qu'il n'y ait pas eu d'érosion de la base de cette fortune, la valeur nette de l'entreprise familiale Rothschild s'étagerait de 2 725 milliards de dollars (4%) à 982 329 milliards de dollars (8%). 53 194 milliards correspondent à une progression annuelle moyenne de 6%. [...] Comment les Rothschild ont-ils pu amasser une fortune aussi considérable ? " (page 24)

 Et puisqu'une image vaut mille mots (dit-on), en voici une.

PS #1 : L'un des sept pays dont la banque centrale n'était pas contrôlée par les Rothschild manque sur la liste en rouge : la Lybie.

PS #2: What is an ''IOU'' ?

An IOU is an informal document that acknowledges a debt owed, and this debt does not necessarily involve a monetary value as it can also involve physical products. The informal nature of an IOU means there may be some uncertainty about whether it is a binding contract, and the legal remedies available to the lender may be different from those involving formal contracts such as a promissory note or bond indenture. Because of this uncertainty, an IOU is generally not a negotiable instrument during litigation or negotiations.

jeudi 22 septembre 2016

Où sont les enseignants fantômes ?

En France, il y a 12.775.400 élèves et apprentis pour un nombre total de 1.052.700 personnels de l’Éducation Nationale dont 855000 enseignants et 197700 non-enseignants. 




En divisant les 12 millions et quelques d'élèves par les 855000 enseignants, on arrive à 14,9 élèves par enseignant. C'est mathématique mais je ne connais quasiment aucune classe avec aussi peu d'élèves. Dans l'élémentaire, où je travaille, la moyenne tourne autour de 25 élèves par instit'. 

Je m'interroge donc : où sont les enseignants qui n'enseignent pas ?! Je ne pense pas qu'ils soient tous des remplaçants ... D'après mes calculs, il manquerait plus de 340.000 personnes !!!

Source : http://www.education.gouv.fr/cid57111/l-education-nationale-en-chiffres.html

mercredi 21 septembre 2016

Le Web fête ses 25 ans.

Joyeuxanniversaire.com ! Le World Wid Web public et les internautes ont célébré le mois dernier leur 25ème anniversaire.

C'est en effet le 23 août 1991, jour pour jour, que cette technologie conçue pour rassembler et échanger à travers le monde a été rendue accessible au grand public.

Si la technologie "Internet" existe depuis  la fin des années 1960, l'on doit la Toile qui l'habille au Britannique Tim Berners-Lee. L'ingénieur a créé le Web parce qu'il souhaitait s'en servir comme moyen de communication entre les scientifiques, travaillant dans les universités et les instituts du monde entier.

Il a conçu un premier réseau dès 1989, puis a développé les liens hypertextes, plus connus sous le nom http, le langage html, l'url, ainsi que les premières pages Web, en 1991.

Le tout premier site a été consacré à la description du World Wide Web lui-même. D'abord accessible aux scientifiques, le Web a rapidement été ouvert au reste du monde.

Deux ans plus tard, en 1993, le Cern, jusqu'ici "propriétaire" du Web, publiait une déclaration autorisant l'utilisation gratuite de la technologie du World Wide Web. "La décision d'un système ouvert était nécessaire pour qu'il soit universel", se souvient Tim Berners-Lee. 

Le "Sauron project" qui espionne les Etats.

Un logiciel espion qui voit tout et vole des données ... Ce n'est pas qu'au cinéma. C'est la réalité découverte par Symantec et Kaspersky Lab (deux fabricants d'anti-virus informatiques) l'année dernière.

Ces deux spécialistes de la cybersécurité ont révélé, après une année d'analyses et de synthèse, l'existence d'un "spyware" d'une rare sophistication et jusqu'ici invisible aux yeux des experts.

Baptisé "Sauron project", en référence à un personnage maléfique du Seigneur des Anneaux qui voit tout (et parce que des références à l’œuvre de Tolkien ont été retrouvées dans son code !) espionnerait depuis déjà 5 ans les organismes gouvernementaux, militaires et scientifiques, des sociétés de télécommunications.

Plusieurs pays seraient concernés dont la Russie, l'Iran, la Chine, la Belgique, le Rwanda ou encore la Suède.

"Plus de 30 organisations ont été attaquées mais nous sommes certains que ce n'est que le sommet de l'iceberg", indique Kaspersky dans son rapport.

Malin, le logiciel adapterait son infrastructure pour chacune de ses cibles, évitant les schémas d'actions répétitifs et devenant ainsi plus difficilement détectable. Il serait aussi capable de s'exécuter dans la mémoire vive des machines pour éviter de laisser des traces.

Le logiciel permettrait de reconnaître ce qui est tapé au clavier pour découvrir des mots de passe et des informations, de créer des portes dérobées, de voler des clés de déchiffrement.

"Le coût, la complexité, la persistance et l'objectif de l'opération, voler des données confidentielles et secrètes sensibles, suggère l'implication ou le soutien d'un Etat", poursuivent les experts.

Lequel ?

Qui est l'ennemi ou le rival direct de la Russie, de l'Iran et de la Chine ... La réponse est évidente, non ? ... les États-Unis d'Amérique !

1400 morts par an ou 130 : qui est l'ennemi du peuple français ?

7 janvier 2015 : attentat à Charlie Hebdo et dans la supérette Hyper Cacher :  16 morts
13 novembre 2015 : attentat au Bataclan et dans plusieurs rues de Paris : 130 morts
14 juillet 2016 : attentat (ou geste d'un déséquilibré) à Nice : 85 morts

De janvier 2015 à septembre 2016, le nombre de victimes des attentats en France est de 231 morts et plus encore de blessés (soit une moyenne de 132 morts par an).

Les médias ont très amplement relaté ces faits et la France est partie en guerre contre "Daesh", les malfaisants terroristes qui menacent le mode de vie des Français et qui veulent imposer la charia dans un pays musulman (jadis allié de la France mais désormais dirigé par un "dictateur") : la Syrie.

Dans le même temps ... six petites lignes lues dans Science et Vie Junior :

"En France, près de 1400 morts par an sont dues aux particules de charbon dans l'air. Et pourtant nous ne brûlons quasiment plus de charbon ! Ces particules viennent de nos voisins comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne : la fumée de leurs usines est poussée chez nous par le vent."

Source : #324 septembre 2016, page 17

Alors, je m'interroge ...  

Ne devrait-on pas "partir en guerre" contre les industriels anglais et allemands qui, chaque année, font dix fois plus de morts en France que les prétendus terroristes ?

mardi 20 septembre 2016

Le Héros aux mille et un visages

Le Héros aux mille et un visages (en anglais The Hero with a Thousand Faces) est un essai de mythologies comparées publié en 1949 par le spécialiste des mythes Joseph Campbell. Campbell y propose un schéma narratif archétypique, celui du voyage du héros, qu'il dégage de l'étude de différentes mythologies. C'est la première publication dans laquelle Campbell élabore sa théorie du monomythe, qu'il développe dans ses ouvrages suivants.
Depuis la publication du Héros aux mille et un visages, la théorie de Campbell a été appliquée délibérément par de nombreux artistes et écrivains dans le monde. L'un des plus fameux est George Lucas, qui a reconnu s'être inspiré de Campbell pour concevoir l'intrigue des films de Star Wars.
En avril 2010, les éditions OXUS ont publié une nouvelle édition en français du Héros aux mille et un visages. Cette édition a suivi la nouvelle édition américaine réalisée en 2008.

Sommaire

Résumé

Selon la théorie de Campbell, les principaux mythes présents à travers le monde, et qui ont survécu à des milliers d'années, partagent la même structure fondamentale, qu'il nomme monomythe. Dans l'introduction du Héros aux mille et un visages, il résume le monomythe en une citation devenue célèbre:
« Un héros s'aventure à quitter le monde du quotidien pour un territoire aux prodiges surnaturels : il y rencontre des forces fabuleuses et y remporte une victoire décisive. Le héros revient de cette mystérieuse aventure avec la faculté de conférer des pouvoirs à ses proches. »
Dans sa conception du monomythe, Campbell décrit un voyage qui comprend un certain nombre d'étapes. Le héros débute dans un monde ordinaire, et reçoit un appel à entrer dans un monde insolite, aux étranges pouvoirs et événements (un appel à l'aventure).
S'il accepte d'y entrer, le héros doit faire face à des tâches et des épreuves (route des épreuves) et peut y faire face seul ou se voir aidé.  Au paroxysme de l'aventure, le héros doit survivre à un défi impitoyable, souvent grâce à l'aide gagnée au cours de son voyage.
Si le héros survit, il acquiert un grand don (objectif ou « aubaine »), qui se traduit souvent par une importante découverte de soi. Il doit alors décider s'il revient dans le monde ordinaire avec ce pouvoir, en ayant à faire face à  des épreuves, sur le chemin du retour. S'il y parvient, les pouvoirs qu'il a reçus serviront pour améliorer le monde (application de l'aubaine).
Rares sont les mythes qui contiennent toutes ces étapes — certains mythes en comportent beaucoup, d'autres très peu. Certains mythes peuvent n'avoir qu'une seule étape, d'autres mythes les échelonnent dans un ordre différent. Ces étapes peuvent être organisées de plusieurs façons, y compris la division en trois sections : Partance (séparation), Initiation et Retour.
Partance traite du héros partant à la recherche de sa quête, Initiation parle des aventures diverses du héros, au long du chemin, et Retour décrit le retour à la maison, avec les connaissances et compétences acquises lors du voyage.
Les exemples classiques du monomythe invoqué par Campbell et d'autres chercheurs racontent les histoires d'Osiris, Prométhée, Bouddha, Moïse et Jésus. Campbell cite de nombreux autres mythes classiques, provenant de nombreuses cultures, qui respectent cette structure de base.
Bien que Campbell propose un commentaire sur le voyage du héros en s'appuyant sur les concepts freudiens populaires dans les années 1940 et 1950, la structure monomythique n'est pas liée à ces concepts. De même, Campbell utilise un mélange d'archétypes de JungForces inconscientes – et d'Arnold van Gennep – structuration des rituels de rites de passage – dans le but d'apporter certains éclaircissements.
Ce modèle de voyage du héros a influencé des artistes et intellectuels du monde entier, ce qui confère une utilité fondamentale aux idées de Campbell, indépendantes des concepts académiques et autres formes d'analyse du milieu du XXe siècle.

Contexte d'écriture

Pour développer son modèle du héros, Campbell s'est appuyé sur les travaux de théoriciens du début du XXe siècle), comme Freud (en particulier le complexe d'Œdipe), Carl Jung (figures archétypales et inconscient collectif), et Arnold Van Gennep (les trois étapes de ses « rites de passage » sont baptisées par Campbell « Départ », « Initiation » et « Retour »). Il connaissait également les travaux du psychologue Otto Rank et des ethnographes James Frazer et Franz Boas. Campbell appela donc le voyage du héros le monomythe1 en référence au romancier James Joyce. Campbell était un spécialiste reconnu de James Joyce (en 1944, il a coécrit Skeleton Key to Finnegans Wake avec Henry Morton Robinson), et il a emprunté le terme de « monomythe » au Finnegans Wake de Joyce. En outre, l'Ulysse de Joyce a influencé la structure du Héros aux mille visages.

Publication

Le livre a été publié en 1949 par Pantheon Press pour le compte de la Bollingen Foundation, (fondation dédiée à la publication universitaire). C'est le dix-septième titre de la collection Bollingen Series. Cette collection a été reprise par la Princeton University Press, qui a conservé les droits d'édition jusqu'en 2006. Révisé par Campbell en 1968, Le Héros aux mille et un visages a été réimprimé plusieurs fois. Après la sortie de Star Wars, épisode IV : Un nouvel espoir en 1977 l'image de Luke Skywalker (Mark Hamill) a été utilisée comme illustration de couverture. [1]. Princeton University Press a effectué un tirage commémoratif de la deuxième édition en 2004, à l'occasion du centenaire, la même année, de la naissance de Campbell et de la fondation de cette maison d'édition. Une troisième édition, établie par la Joseph Campbell Foundation et publiée par New World Library, a vu le jour en juillet 2008 dans le cadre de la publication des œuvres complètes de Joseph Campbell (Collected Works of Joseph Campbell) dont The Hero with a Thousand Faces est le douzième titre.
Le Héros aux mille et un visages a été traduit en plus de vingt langues (espagnol, portugais, français, allemand, italien, japonais, coréen, chinois simplifié et traditionnel, turc, néerlandais, grec, danois, persan, polonais, tchèque, croate, serbe, slovène, russe...) et il s'en est vendu plus d'un million d'exemplaires dans le monde entier2.

Des héros et des héroïnes

On a fait la remarque que Campbell semblait concevoir le monomythe du voyage du héros dans Le Héros aux mille et un visages comme très masculin. Or, il y a des exceptions comme la princesse des frères Grimm dans le conte Le Roi-Grenouille et l'épopée de la déesse-héroïne Inanna dans sa descente aux enfers qui figurent en bonne place dans le schéma de Campbell. Le héros est aussi bien l'héroïne. D'ailleurs, dans son dernier ouvrage Puissance du mythe (transcription de ses célèbres conversations télévisées avec Bill Moyers) en 1988, Campbell valorise nettement les anciennes mythologies, notamment agricoles et hindoues, mettant une déesse au cœur des grands récits.
Campbell préfaça également à la fin de sa vie un ouvrage-clef de l'archéologue Marija Gimbutas, Le Langage de la Déesse paru en 1989, qui étudie plus de 25 000 statuettes dédiées à des figures divines féminines et montre leur prédominance au Néolithique avant l'établissement des grandes religions dominées par un dieu masculin. Pour Campbell, ces mythologies féminines nous enseignent notamment le respect de la Terre-Mère et de notre environnement. Il regretta publiquement de n'avoir pas connu les travaux de Marija Gimbutas lorsqu'il écrivait Le Héros aux mille et un visages car il aurait alors pu donner une place plus grande aux héroïnes divines :
« Les grandes mythologies et une grande partie des contes prennent le point de vue masculin. Quand j'écrivais Le Héros aux mille visages et que je voulais parler d'héroïnes, je suis allé vers des contes de fées. Ils ont été racontés par des femmes pour les enfants, vous le savez, et vous obtenez une perspective différente. Ce sont les hommes qui se sont impliqués dans la plupart de filature des grands mythes. Les femmes étaient bien trop occupées pour trouver le temps de s'asseoir et de réfléchir à des histoires [...] »
« Dans L'Odyssée cependant, vous verrez trois voyages. Le premier est celui de Télémaque, le fils, qui va à la recherche de son père. Le second est celui du père, Ulysse, qui est lié au principe féminin dans le sens de la relation épanouie homme-femme, plutôt que de la maîtrise masculine de la femme qui a été au centre de L'Iliade. Et le troisième est celui de Pénélope elle-même, dont le voyage est l'endurance [...]. »
— Joseph Campbell, Pathways to Bliss: Mythology and Personal Transformation, édité par David Kudler, Novato (Californie), New World Library, 2004, p. 145, 159.

Influence de l'œuvre

Dans Pathways to Bliss Mythology and Personal Transformation (Des chemins vers la félicité : mythologie et la transformation personnelle), un livre tiré des dernières conférences et formations données par Campbell, il dit à propos des artistes et du monomythe :
« Les artistes sont des passeurs de magie. Évoquant des symboles et des motifs qui nous relient à notre moi profond, ils peuvent nous aider le long du parcours héroïque de nos propres vies. [...] L'artiste est destiné à placer les objets de ce monde dans une perspective telle qu'à travers eux l'on fera l'expérience de cette lumière, de ce rayonnement qui sont ceux de notre conscience et qui à la fois cachent toutes choses mais les révèlent lorsqu'elles sont regardées sous le bon angle. Le voyage du héros est l'un de ces schémas universels à travers lesquels ce rayonnement éclate. Ce que je pense, c'est qu'une bonne vie est une succession de voyages héroïques. Maintes et maintes fois, vous êtes appelé à l'aventure, vers de nouveaux horizons. Chaque fois se pose la même question : vais-je oser ? Et si vous osez, arrivent les dangers, mais l'aide aussi, et enfin le triomphe ou l'échec. L'échec est toujours possible. Mais il y a aussi la possibilité du bonheur. »
Le Héros aux mille et un visages a influencé de nombreux artistes, musiciens, poètes et cinéastes, dont Bob Dylan, Jim Morrison et George Lucas. Mickey Hart, Bob Weir et Jerry Garcia du Grateful Dead avaient pris conscience depuis longtemps de l'influence de Campbell, et ont accepté de participer à un séminaire avec lui en 1986 intitulé From Ritual to Rapture (du rituel au ravissement).
Stanley Kubrick a fait connaître le livre à Arthur C. Clarke pendant la rédaction du scénario de 2001, l'Odyssée de l'espace.
L'usage délibéré fait par George Lucas de la théorie du monomythe de Campbell dans la création des films Star Wars est bien documenté. Campbell et Bill Moyers ont examiné l'utilisation faite par Lucas du Héros aux mille et un visages lors d'un célèbre entretien filmé chez Lucas Skywalker Ranch et diffusé en 1988 sur PBS puis sorti en DVD sous le titre La Puissance du mythe. Lucas a lui-même expliqué comment les travaux de Campbell ont affecté son approche de la narration et de la réalisation cinématographique.
Christopher Vogler, un producteur de films d'Hollywood et écrivain, a écrit un mémorandum pour les studios Disney sur l'utilisation du Héros aux mille et un visages comme guide pour les scénaristes. Ce document a été utilisé dans la conception de films comme Aladdin, Le Roi lion et La Belle et la Bête. Par la suite, Vogler a développé ce texte et l'a publié sous le titre de The Writer's Journey: Mythic Structure For Writers (Le voyage de l'écrivain : structure mythique pour les écrivains), qui est devenu la source d'inspiration d'un certain nombre de films hollywoodiens à succès, et que l'on[Qui ?] croit avoir été utilisé dans le développement de la série Matrix ou dans Avatar.
Le romancier Richard Adams reconnaît une dette envers le travail de Campbell, et plus particulièrement sa notion de monomythe. Dans son œuvre la plus connue, Les Garennes de Watership Down, Adams cite en débuts de chapitres des extraits du Héros aux mille et un visages.
L'auteur Neil Gaiman, dont le travail est souvent perçu comme exemplaire de la structure du monomythe, dit qu'il avait commencé à lire Héros aux mille et un visages, mais s'est refusé à aller plus loin. « Au milieu du Héros aux mille et un visages je me surpris à penser "si cela est juste - je ne veux pas en savoir davantage". Je préfère ne pas connaître ce genre de théorie. Je préfère faire ce qui me paraît authentique et coïncider accidentellement avec ce modèle plutôt que d'être guidé par ce modèle. »
Beaucoup de chercheurs et de commentateurs ont remarqué combien les romans de la populaire série Harry Potter de J. K. Rowling correspondent au schéma du monomythe. À ce jour, cependant, Rowling n'a ni confirmé qu'elle ait utilisé les travaux de Campbell comme source d'inspiration, ni nié qu'elle ait jamais lu Le Héros aux mille et un visages.
Damon Lindelof et Carlton Cuse, les showrunners de la série Lost : Les Disparus, se réclament également des théories de Joseph Campbell. Dans un bonus DVD de la saison 6, ils évoquent les trajectoires des différents personnages de la série et la façon dont chacune d'entre elles illustre une citation de Campbell et constitue à sa manière un "voyage du héros".
En France, l'auteur d'essais Laureline Amanieux a présenté Le Héros aux mille et un visages dans son ouvrage Ce héros qui est en chacun de nous, ainsi que l'ensemble des travaux de Joseph Campbell, tout en prolongeant ses analyses dans la Littérature et la société contemporaine.

Critiques

Le Héros aux mille et un visages a suscité des critiques de la part des universitaires étudiant les mythologies ainsi que d'artistes (notamment des écrivains). Voyez l'article Monomythe.

Notes et références

vendredi 16 septembre 2016

Pourquoi un empire galactique est impossible

Un empire galactique s’apparente à une entité politique englobant plusieurs mondes habitables différents régis par une même puissance tutélaire, souvent autoritaire. Il s’agit d’un standard de la Science Fiction. La première œuvre à présenter une telle structure politique à l’échelle de la galaxie est le célèbre cycle de Fondation d’Isaac Asimov, lequel inspirera des années plus tard l’empire galactique de Georges Lucas dans Star Wars. Toutefois, la notion d’empire galactique revêt un caractère générique, et il est possible d’y associer des États spatiaux à l’instar de la Fédération des Planètes Unies de l’univers de Star Trek ou la société féodale Goa’uld de Stargate.
Néanmoins, si la littérature est profuse en matière de civilisation interstellaire, rares sont les auteurs à s’être interrogés sur la possibilité d’une telle structure juridique à une telle échelle. Même en postulant que l’humanité aurait la technologie nécessaire pour former un empire galactique, la viabilité d’une pareille entreprise se heurte à de nombreux obstacles à condition de considérer chaque aspect de manière réaliste.
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1. Un postulat inévitable

De prime abord, toute réflexion sur une civilisation interstellaire nécessite d’évacuer le problème technique inhérent au fait de posséder un territoire s’étendant sur tout ou partie de la galaxie. Aussi, le prérequis minimal pour permettre une expansion et un développement dans l’espace repose sur trois composantes :
  • la capacité à produire et mobiliser une quantité inimaginable de calories ;
  • un système d’échange d’information instantané peu importe la distance ;
  • une technologie de déplacement supraluminique sans effet relativiste.
Cela se résume à l’énergie, la communication et le transport, soit autant de paramètres sans lesquelles la colonisation spatiale, loin d’être impossible, serait extrêmement lente et difficile. Tout empire survit grâce à la communication et l’efficacité de son système de transport, sinon, toute action politique est impossible à coordonner. Ce n’est pas pour rien que les illustres empires ont par le passé bâti des routes, des ponts et assemblé des bateaux.
La plupart des univers de fiction, notamment le space opera s’en affranchit en admettant ces technologies acquises et maîtrisées, faute de quoi le récit perdrait en qualité à cause de considérations trop techniques. La série télévisée Stargate Atlantis a réglé le problème de l’énergie avec les E2PZ, et en fait même un ressort scénaristique récurrent. Orson Scott Card a rendu populaire la technologie de l’ansible permettant de communiquer sans délai entre des points très éloignés. Et l’univers de Dune se distingue par le repli de l’espace grâce aux propriétés de l’épice.
La Science Fiction se définit par la prospective des possibles en s’interrogeant sur l’impact de la science et de son évolution sur la société. Le moyen le plus courant est d’amener le lecteur ou le spectateur à suspendre son incrédulité pour ces domaines via une explication vraisemblable à défaut d’être véridique. L’intrication quantique laisse entrevoir un jour la création de l’ansible, les recherches sur la matière noire ou l’effet Casimir permettent d’imaginer de l’énergie en abondance, et toutes les théories sur les trous de vers, voire la distorsion, suggèrent la construction future de vaisseau allant plus vite que la lumière. L’enjeu est d’éviter l’écueil de transposer strictement les limites techniques de notre monde actuel pour explorer davantage les défis politiques et culturels ainsi que les implications probables et la viabilité d’une structure politique à une échelle galactique.

2. Une communication ingérable

Plus une organisation est grosse, plus il est difficile de la faire fonctionner efficacement. Le plus haut et le plus puissant dirigeant ne peut pas tout gérer, car il ne peut pas tout savoir et ne dispose pas d’assez de temps pour appréhender chaque problème de l’état. Cela qui induit la nécessité de déléguer son autorité à des lieutenants, qui eux-mêmes délèguent certaines tâches. Chaque niveau hiérarchique ou département implique un traitement et une application de l’information, ce qui ralentit sa transmission et perturbe son effet. Un ordre passerait par trop de personnes différentes, avec le risque que comporte d’obstruction ou d’incompétence de la part des personnes censées l’exécuter. Chaque maillon de la chaîne rajoute une chance supplémentaire de produire une erreur, et ce, même en supposant que chaque factotum connaisse et applique les règles de l’empire galactique. La corruption peut également nuire selon la prospérité de l’empire et la responsabilité des principaux acteurs de son administration. Même le soudoiement du plus insignifiant fonctionnaire peut avoir des conséquences importantes, surtout en cas d’un trop grand degré de subsidiarité.
Le XXe siècle est à ce titre riche d’enseignement sur la difficulté de rassembler plusieurs pays au sien d’une même structure. L’Union soviétique et plus récemment l’Union Européenne trahissent la quasi-impossibilité d’un tel projet. En se représentant chaque pays comme une planète et l’union comme un système, quand bien même la technologie serait plus avancée, le succès semble improbable. Que le modèle soit communiste/despotique ou capitaliste/démocratique, la complexité de chacun est flagrante. Chaque état ne partage pas nécessairement la même langue, les mêmes intérêts, la même communauté de destin, ni la même culture, si bien que tout problème demande un temps d’analyse, de traduction, de concertation pour finalement aboutir à une solution médiane à l’efficacité discutable. Chaque passage à une échelle plus grande comprenant non pas des planètes, mais des systèmes avec des milliards de milliards d’individus, et le problème devient manifeste. Pareille entité aurait à considérer, satisfaire ou réprimer une myriade de volontés très différentes, et souvent concurrentes.
Imaginons Alpha Centauri III, où les habitants sont convaincus que le gouvernement galactique devrait investir davantage dans l’exploitation minière d’astéroïdes, mais qu’Epsilon Indi IV y soit farouchement opposé. Le problème ne semble pas insurmontable à condition de lancer des négociations pour trouver un terrain d’entente. Cependant, comment en pareil cas peut-il être concevable qu’une unique personne puisse s’exprimer au nom de la planète entière ? Entendons par là, est-il possible qu’un consensus existe déjà dans un des mondes concernés ? L’histoire ne brille pas par la quantité d’exemples où l’essentiel des humains a partagé la même cause. Même si un monde parvenait à avoir une population qui s’entende, il n’est pas dit que la concorde soit de mise sur toutes les planètes dans l’espace, et donc dans l’ensemble de l’organisation interplanétaire.
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3. Des interactions inadaptables

Selon des critères chimiques et biologiques, même si l’apparition de la vie est fastidieuse, il existe de nombreuses possibilités pour qu’elle soit apparue ailleurs au point de développer une espèce intelligente. Au hasard d’une exploration, l’humanité pourrait rencontrer une ou plusieurs espèces xénomorphes. Il n’est pas dit que les relations soient aisées. Le roman L’homme dans le labyrinthe de Robert Silverberg illustre brillamment la problématique d’échanger des informations avec une autre espèce. L’humanité, incapable d’expliquer que l’action de ces êtres est nuisible, se retrouve contrainte à subir, sans même savoir si l’espèce qui leur cause tant de souci leur est véritablement hostile.
Un autre problème découlerait de la différence physionomique entre les espèces. Une bactérie ou un germe bénin pour les humains pourraient être dévastateurs pour les xénomorphes, ou inversement. La guerre des mondes de H. G. Wells laisse présager que les plus petits microbes peuvent constituer de terribles obstacles pour des envahisseurs. Ce problème se rencontrerait même avec des mondes exclusivement humains : des mondes développant des organismes pour lesquels la population s’immuniserait, mais qui provoqueraient des épidémies ailleurs. Même à notre époque, sur notre monde, un touriste moyen rencontre des problèmes pour les mêmes raisons. L’exemple de l’anéantissement des Aztèques par les conquistadors menés par Cortès est riche d’enseignement. Autrement dit, même avec une même espèce et la science pour guérir de ces inconvénients, les problèmes de quarantaine et de traitements médicaux nécessiteraient une logistique démentielle.
Par ailleurs, nous ne pourrions pas forcément nous rendre sur une planète où la gravité est dix fois supérieure à celle de la Terre, et des êtres habitués à une pression atmosphérique plus dense ne pourraient pas venir sur la nôtre. Il semble improbable de se lier avec des êtres dont les échanges nécessiteraient des aménagements trop particuliers si bien que le plus simple pour les deux espèces serait soit de se livrer à la guerre pour détruire l’autre, soit ignorer son voisin. D’un autre côté, une ou plusieurs autres espèces intelligentes évoluant en parallèle des humains pourraient constituer un critère pour fédérer tout le monde autour du même objectif de se défendre l’humanité contre cet éventuel adversaire.
L’idée d’une galaxie uniquement peuplée d’humains semble pratique et réalisable. Cependant, c’est sans compter le phénomène d’évolution et les mutations d’un peuple par rapport à un autre, pouvant différer selon les radiations de l’étoile ou l’environnement. L’humanité, par la pluralité des mondes colonisés, peut très bien emprunter des chemins singuliers, et amorcer de nouvelles espèces chacune avec ses propres aspirations.

4. Des conflits inenvisageables

La plupart des histoires de space opera comprennent des guerres interstellaires, ou tout au moins, une menace de grande envergure. Pourtant, de tels conflits s’avéreraient hautement improbables en raison de l’inutilité de la faire pour chaque partie.
Tout d’abord, la guerre serait d’une autre nature que les affrontements conventionnels. La perspective de voir une confrontation entre des X-Wings et des chasseurs TIE est quasi nulle. Une civilisation capable de spatiopérégrination et de communication sidérale instantanée utiliserait des vaisseaux automatisés ou commandés à distance à la manière de La stratégie Ender où la flotte humaine est commandée par ansible depuis la Terre alors que les croiseurs sont loin dans l’espace. Il n’est même pas dit de voir des vaisseaux s’affronter, car il existe une multitude de moyens pour détruire un peuple. La série Stargate brille d’idées inédites dans la Science Fiction : les Aschens qui stérilisent une population en leur faisant croire à un médicament ; Samantha Carter qui perturbe la fusion thermonucléaire d’un soleil pour le transformer en supernovæ et pulvériser tout un système ; la Tueuse de mondes qui terrasse des peuples grâce à des maladies artificielles…
Conquérir une planète par une invasion militaire, ou toute autre méthode similaire, serait incroyablement difficile. Rien que la logistique serait stupéfiante. Le débarquement sur les plages de Normandie avait mobilisé plus de 150 000 soldats. Transposé à l’échelle d’une planète entière, il faudrait transporter des millions, voire des milliards, de soldats à travers l’espace… En outre, une espèce suffisamment évoluée pour voyager dans l’espace et fonder des colonies n’aurait pas besoin de s’engager dans un conflit au risque de le perdre et de gaspiller énormément de ressources et d’altérer l’environnement du monde convoité. Biosphériser un monde serait bien plus commode et moins risqué.
Un autre élément invalide l’idée de conflit. Voyager dans l’espace plus vite que la lumière suppose la maîtrise d’une production colossale d’énergie. Rien que la création d’une bulle de distorsion pour un vaisseau spatial demanderait l’équivalent de l’énergie de plusieurs soleils. Inutile de préciser qu’à ce niveau, transmuter la matière ou transformer l’atmosphère d’une planète pour satisfaire ses besoins requerraient moins d’effort qu’une guerre.
Quand bien même, quelle raison les civilisations interstellaires auraient pour entre en guerre ? L’objectif le plus courant d’une guerre est un gain de ressource ou de territoire. Or l’immensité de l’univers recèle des ressources en quantité incalculable et un espace potentiellement infini à disposition. Presque toutes les matières premières dont nous pourrions avoir besoin peuvent être trouvées en abondance juste dans notre propre système solaire. Une guerre nécessiterait de telles quantités d’énergie et de matières premières que même une victoire certaine ruinerait tout de même chaque belligérant.

5. Du commerce inutile

Le commerce lie les nations ou des groupes de nations. Sans liens économiques solides, il y a peu de raisons de continuer à faire partie d’un grand groupe. Notre monde est façonné par le commerce, il est donc naturel de supposer que tout empire interstellaire digne de ce nom, a fortiori composé d’humains, le serait également. Pourtant, ce ne serait pas le cas.
Le commerce repose sur l’efficacité. Si le Royaume-Uni produit du thé pour 100 $ le kilo, et le Canada produit le même thé pour 150 $ le kilo, il est logique pour le Canada d’importer du thé du Royaume-Uni. Les choses se compliquent avec le coût du transport. Si cela coûte 75 $ par kilo pour expédier le thé à travers l’Atlantique, alors il n’a plus de sens pour le Canada d’importer du Royaume-Uni. Maintenant, considérons le coût de l’expédition des marchandises sur des distances interstellaires. Les frais généraux explosent. Même en présence d’une technologie très sophistiquée, il est difficile d’imaginer l’utilisation de vaisseaux spatiaux consommant une énergie folle pour acheminer des tabourets, des crayons ou des œuvres d’art d’une planète à une autre. Il serait bien plus facile de produire directement sur la planète ce dont elle a besoin. De plus, des mondes reliés entre eux par un système de communication instantané induiraient du moins des transferts de technologie, sinon un phénomène d’émulation conduisant les mondes à fabriquer eux-mêmes ce qu’ils désirent. Puisqu’il serait question de planète et non de ville ou de continent, l’autarcie serait plutôt la norme, et les échanges de marchandises marginaux.
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6. Une cohésion intenable

En admettant que la structure politique tienne malgré les problèmes évoqués et que le commerce ait bien lieu, il faudrait que les échanges entre les nations aient des implications pour chacun des mondes de l’empire galactique. C’est le cas sur Terre où le marché entre les pays occidentaux influe sur le reste du monde, et inversement quand un conflit au Moyen-Orient affecte les économies des pays développés. Or, dans le cadre d’une expansion à une échelle interstellaire, le sort individuel de certaines nations deviendrait négligeable. Si l’univers de Star Wars est moqué pour son volet politique, il demeure pertinent sur ce plan en montrant des mondes de la bordure extérieure, notamment Tatooine, qui échappe à l’autorité de la république, puis de l’empire, en raison de leur distance avec le centre de décision en dépit de la technologie pour s’y rendre et communiquer avec.
Avec les distances incommensurables et les écarts de développement entre les mondes, les politiques galactiques se concentreraient inévitablement sur des enjeux concernant des ensembles de mondes, considérant les systèmes comme des entités uniques sans tenir compte des dissensions entre mondes, voire entre pays d’un même monde. Ainsi, les tensions internes à plus petites échelles seraient soit négligées, soit ignorées par manque de temps ou d’intérêt, et provoqueraient lentement la dislocation de l’entièreté de la structure.
Enfin, si la technique permettait de couvrir tous les besoins humains, les dissensions idéologiques seraient probablement le dernier critère de confrontation. À dire vrai, il pourrait même s’agir de l’unique cas où une guerre serait menée en dépit de la perte de ressources. L’enjeu d’un tel conflit serait d’imposer une philosophie, une religion, pourquoi pas un art. Néanmoins, de telles guerres seraient peu probables, car un même dogme pourrait évoluer d’un monde à l’autre, ou s’opposer à de nouvelles idées, si bien que l’environnement culturel serait trop foisonnant et trop versatile à une échelle galactique pour laisser une idée le temps ne serait-ce que d’être transmise à tous les mondes de l’empire avant qu’une autre la remplace. Ainsi, à défaut d’engendrer des guerres à une échelle galactique, cela empêcherait la cohésion de milliers de mondes.

7. Une hypothèse inimaginable

L’histoire à ceci de particulier qu’elle ne se termine jamais. Même si elle se répète et qu’il est tentant d’identifier des grandes constantes historiques, il demeurera toujours une fraction d’imprévue dans la poursuite des évènements et dans la capacité à nous dépasser. Il est impossible de prédire avec exactitude l’avenir, en particulier le produit de l’imagination humaine dans le domaine de la Science Fiction. Le plus gros travers d’une telle analyse repose sur l’analogie. Ainsi, un empire galactique n’induit pas forcément qu’un changement d’échelle, mais peut très bien signifier un changement de paradigme au point de faire volet en éclats les standards. Il s’agit même d’un impératif pour tout artiste qui entend proposer une œuvre originale.
La piste à suivre serait celle d’une structure similaire à l’Organisation des Nations Unies qui n’est pas un gouvernement même si elle joue un rôle politique majeur. Son succès repose sur un principe très simple, à savoir une intrusion minimale pour une utilité maximale pour les états membres. Dans le cadre d’une civilisation interstellaire, il faudrait que le bénéfique d’appartenance surpasse les inconvénients, en apportant ce qu’un monde seul ne pourrait avoir ou faire. Par exemple, la mise en place d’une défense contre une menace.
Toute forme de gouvernement traditionnelle qui tenterait de contrôler plus d’un monde serait incapable de satisfaire d’égale manière chacun d’eux, et provoquerait sa perte. En utilisant une coalition de type interplanétaire et non supra-planétaire, les chances d’existence d’une organisation galactique augmenteraient, tout en continuant à fournir des services utiles à toutes les planètes, même avec des espèces multiples.
Enfin, la singularité technologie et l’avènement d’une intelligence artificielle surpassant l’humanité augure un avenir imprédictible. Sans doute sommes-nous limités sur le plan anthropologique ou cognitif là où une intelligence artificielle, capable d’appréhender d’autres niveaux d’intelligibilité, trouverait le moyen de faire coexister pacifiquement une pluralité de mondes malgré leurs différences. En réalité, il n’appartient qu’à nous de donner tort à nos plus anciens travers en nous aidant de la science tout en évitant qu’elle serve à satisfaire nos travers.
Une civilisation est une chose compliquée, interstellaire ou pas, et son essor a toujours constitué un défi. Heureusement, ces obstacles n’entravent pas notre imagination ni notre enthousiasme pour les projets les plus incongrus.