dimanche 31 décembre 2017

Mes voeux pour 2018 : santé et sérénité !



L'évolution de la dette des Etats-Unis d'Amérique

Jusqu'à quand cela peut-il durer ?
Quelle menace l'armée américaine pourra-t-elle faire peser sur les autres nations pour les contraindre à utiliser, encore et toujours, ce dollar US qui n'est autre qu'une créance sur les futurs impôts des contribuables états-uniens ?
Quand est-ce que l'empire va s'effondrer ?

samedi 30 décembre 2017

Mes quarante lectures pour 2018 et au-delà

1) "Compilation de trois textes de Constitutions populaires à comparer" (48 pages)
2) "La démocratie des interstices - Que reste-t-il de l'idéal démocratique ?", David Graeber (48 pages)
3) "La fabuleuse histoire de l'économie" dossier dans Capital n°143 août 2003 (54 pages)
4) "Le guide essentiel de la transition", collectif Transition Network (64 pages)
5) "La conquête du pain", Piotr/Pierre Kropotkine (81 pages)
6) "La démocratie aux marges", David Graeber (87 pages)
7) "P2P and the commons : a path towards transition - A matter, energy and thermodynamic perspective", Céline Piques and Xavier Rizos with the support of Michel Bauwens (118 pages)
8) "Mémoire de recherche sur les gentils virus", Simon Heckler (126 pages)
9) "Comme un chant d'espérance", Jean d'Ormesson (128 pages)
10) "Du principe fédératif", Pierre-Joseph Proudhon (134 pages)
11) "Aux origines des langues et de l'écriture", dans Les Cahiers de Science et Vie, hors-série (146 pages)
12) "Political origins of environmental degradation and the environment origin of axial religions", by Mark D. Whitaker (178 pages sur 611)
13) "Le prince", Nicolas Machiavel (185 pages)
14) "Éloge de la fuite", Henri Laborit (186 pages)
15) "Piège sur Zarkass", Stefan Wul (188 pages)
16) "Du contrat social", Jean-Jacques Rousseau (215 pages)
17) "De l'amour", Luc Ferry (239 pages)
18) "Discours de la méthode", René Descartes (249 pages)
19) "Le parfum", Patrick Süskind (280 pages)
20) "Spire - Ce qui relie" - tome 1 , Laurent Genefort (336 pages)
21) "Spire - Ce qui divise" - tome 2 , Laurent Genefort (316 pages)
22) "Les Confessions" - livres I à IV, Jean-Jacques Rousseau (318 pages)
23) "Les radicalités existentielles" - Contre-histoire de la philosophie - tome 6, Michel Onfray (361 pages)
24) "La construction du surhomme" - Contre-histoire de la philosophie - tome 7, Michel Onfray (359 pages) 
25) "Contre-histoire du libéralisme", Domenico Losurdo (385 pages)
26) "Les lois naturelles de l'enfant", Céline Alvarez (406 pages)
27) "Tristes tropiques", Claude Levi-Strauss (497 pages)
28) "Le suicide français", Eric Zemmour (527 pages)
29) "De la nature", Lucrèce (541 pages)
30) "Les politiques", Aristote (548 pages)
31) "Sauvez votre corps !", Catherine Kousmine (622 pages)
32) "La chute d'Hypérion" - tome 1, Dan Simmons (300 pages)
33) "La chute d'Hypérion" - tome 2, Dan Simmons (346 pages)
34) "5000 ans de dette", David Graeber (667 pages)
35) "Le système Valentine", John Varley (715 pages)
36) "Histoire de la pensée économique" (739 pages)
37) "Dune" et "Le Messie de Dune", Frank Herbert (747 pages)
38) "Les frères Karamazov", Fiodor Dostoïevski (811 pages au format pdf)
39) "Omale" - tome 1, Laurent Genefort (1041 pages)
40) "Omale" - tome 2, Laurent Genefort (977 pages)

mercredi 20 décembre 2017

"Il n’y a pas de lien entre l’emploi public et la dette publique" assure l’économiste Christophe Ramaux

Invité de Radio Brunet, l’économiste Christophe Ramaux, s’est insurgé contre Eric Brunet, qui assure que l’état est irresponsable en recrutant de nouveaux fonctionnaires. Pour l’économiste, "il n’y a pas de lien entre l’emploi public et la dette publique". Il assure également que la France manque de pompiers, de médecins ou de professeurs.

Mise en ligne le 19/12/2017
Source : http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/il-n-y-a-pas-de-lien-entre-l-emploi-public-et-la-dette-publique-assure-l-economiste-eric-ramaux-1015637.html#

"C'est vous qui êtes irresponsable, monsieur Brunet. Je préfère avoir des enseignants, des infirmières, et on manque aujourd'hui d'enseignants, d'infirmières, de pompiers et de policiers, plutôt que d'avoir des hauts cadres très bien payés dans la finance ou dans les firmes multinationales parce que ceux-là, ils ne vous dérangent jamais.
Aujourd'hui, il faut savoir qu'un fonctionnaire, c'est productif, monsieur Brunet. La seule différence, c'est quand vous entrez dans une boulangerie le matin, vous payez votre croissant. Et bien quand vous marchez sur un trottoir, quand vos enfants entrent à l'école, ils ne sortent pas leur carte bleue. Ils faut  payer [les fonctionnaires], on paie par l'impôt.
L'irresponsabilité consiste à ne pas comprendre qu'un fonctionnaire, que le fonction publique :
- c'est plus juste, ça réduit les inégalités,
- et c'est moins coûteux que le privé, parce que, la grosse différence entre le privé et le public, c'est que les hauts cadres et les cadres en général sont payés en moyenne 1000€ de moins dans le public que dans le privé. C'est ça qui coûte cher. Et dans le public, on n'a pas d'actionnaires à rémunérer.
Pouvez-vous me dire si aujourd'hui on a trop d'enseignants, notamment dans le primaire ? On est en-dessous de la moyenne de l'OCDE.
[...]
La part de l'emploi public en France dans l'emploi total, c'est 20%. Le Royaume-Uni est au-dessus de nous. Il faut savoir que le Danemark est largement au-dessus de nous. Il y a un pays qui est en-dessous de nous, c'est le Japon.
On sort souvent l'argument de la dette publique. Il faut savoir que, au Japon, la part de l'emploi public est aux environs de 10%. Nous on est à 20%. La dette publique au Japon c'est 250% [du PIB]. La dette publique au Danemark, en Suède, où la part de l'emploi public est plus élevée qu'en France, et bien, est  largement inférieure à celle de la moyenne de l'Union Européenne.
Alors, il n'y a pas de lien entre la part de l'emploi public et la dette publique."

mardi 19 décembre 2017

Penseurs de la démocratie moderne

En introduction de sa vidéo "Chronique d'un éveil citoyen - épisode 7 - La démocratie" (cf. le billet de blog à l'adresse suivante : http://justemonopinion-jeronimo.blogspot.com/2015/12/chronique-dun-eveil-citoyen-episode-7.html), Alban Dousset fait apparaître une liste de personnalités (visages) dans son générique.

Les voici par ordre d’apparition :

- Dieudonné, humoriste, dont voici le site officiel https://dieudosphere.com/ et qui possède aussi sa chaîne Youtube
- Alain Soral, essayiste, fondateur du site et mouvement politique Égalité et Réconciliation : https://www.egaliteetreconciliation.fr/
- Jacob Cohen, écrivain franco-marocain
- Jean Bricmont, physicien et essayiste belge
- Thierry Meyssan, journaliste
- François Asselineau, haut fonctionnaire et homme politique
- Adrien Abauzit, avocat et essayiste
- Pierre Hillard, essayiste
- Etienne Chouard, professeur d'économie et de droit, dont voici le blog Plan C : http://etienne.chouard.free.fr/Europe/
- Cornelius Castoriadis, philosophe
- Antoine Chollet, chercheur au Centre d'histoire des idées politiques et des institutions (Chipi) de l'Université de Lausanne, docteur en science politique de l'Institut d'Études Politiques de Paris avec une thèse portant sur les rapports entre temps et démocratie, dont voici le profil et les publication sur le site de l'Université de Lausanne : https://applicationspub.unil.ch/interpub/noauth/php/Un/UnPers.php?PerNum=42805&LanCode=37
- Paul Jorion, anthropologue dont voici le blog : https://www.pauljorion.com/blog/
- Frédéric Lordon, chercheur en économie
- Olivier Berruyer, économiste, membre des Econoclastes
- Jacques Sapir, économiste, membre des Econoclastes
- Olivier Delamarche, économiste, membre des Econoclastes
- Pierre-Yves Rougeyron, du Cercle Aristote : http://cerclearistote.com/tag/pierre-yves-rougeyron/
- Pierre Jovanovic, essayiste, dont voici le site officiel : http://www.jovanovic.com/
- Michel Drac, essayiste, qui anime sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCUToCUpK5ZAH6S6ZXktfWEA
- Jonathan Moadab (Agence Info Libre), ancien du Cercle des Volontaires, dont voici le site officiel http://www.agenceinfolibre.fr/ et la chaîne Youtube https://www.youtube.com/channel/UC0--537XHg1DCMgU9a1sHxQ
- Michel Collon, journaliste, d'Investig'Action
- Francis Cousin, docteur en philosophie 
- Henri Guillemin, historien et critique littéraire,
- Patrick D'Hondt alias Tepa ("Teupa") de Meta TV, qui anime sa chaîne Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCKqTDL8eWiciu2_PjeAn9Rg
- Benjamin Bayart, informaticien spécialiste des réseaux
- Jérémie Zimmermann, de la Quadrature du Net : https://www.laquadrature.net/fr/qui-sommes-nous
- et Edward Snowden, ancien agent de la CIA et de la NSA, lanceur d'alerte, réfugié politique.

La plupart des noms me sont familiers ... mais pas tous ! Cela mérite investigation !

lundi 18 décembre 2017

Un tribunal d'arbitrage privé pour juger les litiges entre Etats et entreprises multinationales

Quand une multinationale obtient des milliards (via un "tribunal" privé) d'un État en dédommagement d'une loi protégeant l'intérêt général (la santé publique, par exemple), c'est effectivement -- Guillaume Meurice à raison -- un contournement scandaleux de la loi. Et reprocher à Meurice de dire "casser la loi" au lieu de "s'affranchir de la loi" ou "contourner la loi", c'est un mauvais procès, je trouve, on pinaille, on ergotte.

De mémoire, le Canada a été attaqué 30 fois devant un tribunal privé depuis que l'Alena (traité de libre échange de l'Amérique du Nord) a été signé (sans référendum), et le Canada a perdu 30 fois... L'État est asservi, il n'arrive plus à légiférer librement chez lui ; c'est la tendance.

Le prétendu "libre-échange" est une idéologie impériale de multinationales contraire au bien commun, partout sur terre, une politique néfaste imposée par un empire a ses colonies.

Je demande aux défenseurs du "libre échange" de me donner un cas, au moins un exemple, de pays dont la population se soit enrichie en appliquant réellement ses principes. Je n'en connais pas. À ma connaissance, tous les pays riches le sont devenus en se protégeant des grands marchands, tous. Et tous les pays qui ont cessé de se protéger se sont ruinés, tous.

Le CETA comme le TAFTA sont des coups d'État contre l'intérêt général, négociés et signés en secret par les prétendus "représentants du peuple", en fraude de toutes les procédures susceptibles d'éclairer et de consulter et de respecter la volonté des êtres humains concernés.

L'idée même d'un tribunal privé imposant sa volonté à un pays entier est la négation radicale du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

Personnellement, je ne confonds pas l'intérêt de Monsanto, Bayer ou Goldman Sachs avec l'intérêt général.

Étienne Chouard.

samedi 16 décembre 2017

Etienne Chouard & Magali Pernin (Contrelacour) à propos de la loi de 1973 (+ article 104 / 123)

UNIVERSITÉ AUTOMNE 2012 du M'PEP Discussion avec Magali Pernin (blog Contre la Cour) et Etienne Chouard sur la Loi du 3 janvier 1973.



Sourcehttps://youtu.be/WXj9L13skJo

lundi 11 décembre 2017

Arguments rhétoriques fallacieux

Dans un débat, l’argumentation est la chose la plus essentielle afin d’appuyer ses dires. La problématique se situe sur la sincérité des arguments énoncés et sur leurs utilités pour faire avancer le débat. Car très souvent, le débat d’idée se transforme en combat de boxe où tous les coups sont permis afin d’avoir raison.

C’est quasiment toujours le même problème… L’ego prend le dessus, il veut avoir raison et par n’importe quel moyen, cette situation de conflit intérieur engendre toutes sortes de stratégies rhétoriques dans le débat pour amener la « vérité » dans notre camp. Voici donc une infographie indispensable qui répertorie quelques techniques d’argumentation fallacieuses.

[Les exemples ne sont que des exemples]


 Source : http://4emesinge.com/arguments-rhetoriques-fallacieux/


 Source : http://www.informationisbeautiful.net/visualizations/arguments-rhetologiques-fallacieux/

La moitié de tous les enfants seront autistes d’ici 2025, met en garde une chercheuse scientifique senior du MIT


Pendant plus de trois décennies, le Docteur Stephanie Seneff a étudié la biologie et la technologie, publiant au fil des ans plus de 170 articles revus par des pairs scientifiques. Au cours des dernières années, elle s’est concentrée sur la relation entre l’alimentation et la santé, abordant des sujets tels que la maladie d’Alzheimer, l’autisme et les maladies cardiovasculaires, ainsi que l’impact des carences nutritionnelles et des toxines environnementales sur la santé humaine.

Lors d’une conférence à Groton (Massachussetts) sur les OGM, elle a pris le public par surprise lorsqu’elle a déclaré « à ce rythme, d’ici 2025, un enfant sur deux sera autiste. » Elle a noté que les effets secondaires de l’autisme ressemblent de près à ceux provoqués par la toxicité du glyphosate, et a montré des résultats indiquant une corrélation remarquablement cohérente entre l’utilisation de l’herbicide Roundup sur les cultures (et la création de Roundup-Ready pour les semences OGM) et le développement de l’autisme.

Chez les enfants autistes on a détecté un niveau élevé de glyphosate, des carences en zinc et en fer, des convulsions, ou encore des maladies mitochondriales.

Ses collègues on rapporté que, après la présentation du Dr Seneff « Les 70 personnes présentes étaient contrariées, probablement parce qu’elles avaient désormais de sérieux doutes concernant ce qu’elles servaient à leurs enfants, tout ce qui contient du maïs ou du soja, qui sont presque tous génétiquement modifiés et donc pulvérisés de Roundup et de son glyphosate. »

Le Dr Seneff a noté l’omniprésence de l’utilisation du glyphosate. Comme on le pulvérise sur le maïs et le soja, toutes les boissons gazeuses et les bonbons sucrés avec du sirop de maïs et toutes les chips et les céréales qui contiennent des additifs au soja contiennent de petites quantités de glyphosate, quant au bœuf et à la volaille, ils sont nourris au maïs ou au soja OGM. Le blé est souvent traité au Roundup avant d’être récolté, ce qui signifie que tous les pains au blé et les produits à base de blé non biologique contiennent aussi du glyphosate.

La quantité de glyphosate dans chaque produit n’est peut-être pas importante, mais l’effet cumulatif pourrait être dévastateur. Une étude récente montre que les femmes enceintes qui vivent près des fermes où l’on pulvérise des pesticides, ont une augmentation du risque de 60% d’avoir un enfant atteint d’un trouble du spectre de l’autisme.

D’autres substances toxiques peuvent également augmenter le risque d’autisme. Vous vous souvenez peut-être de l’histoire de l’informateur des CDC qui a révélé la dissimulation délibérée du gouvernement du lien entre le vaccin ROR (contre la rougeole, les oreillons et la rubéole) et une forte augmentation du risque d’autisme, en particulier chez les garçons afro-américains.

D’autres études montrent désormais un lien entre l’exposition des enfants aux pesticides et l’autisme. Les enfants qui vivent dans des maisons avec des sols vinyle, qui peuvent dégager des phtalates (produits chimiques) sont plus susceptibles de souffrir d’autisme. Les enfants dont les mères fumaient étaient également deux fois plus susceptibles d’être atteints d’autisme. Des recherches reconnaissent désormais que les contaminants environnementaux tels que les PCB, les PBDE et le mercure peuvent altérer le fonctionnement des neurones du système nerveux avant même qu’un enfant soit né.

L’USDA a publié une étude concluant que bien qu’il n’y ait pas de niveaux détectables de résidus de pesticides dans plus de la moitié des aliments testés par l’agence, 99% des échantillons prélevés avaient une teneur jugée acceptable par le gouvernement, et on a découvert que 40% des échantillons n’avaient aucune trace détectable de pesticides. Néanmoins, l’USDA a ajouté qu’en raison des « problèmes de coûts », il n’y a pas de test pour les résidus de glyphosate. Répétons-le encore une fois: ils n’ont jamais testé l’ingrédient actif de l’herbicide le plus utilisé au monde. « Des problèmes de coûts? » C’est absurde, à moins qu’ils signifient que cela leur coûtera en termes de relation spéciale entre l’USDA et Monsanto.

De plus, comme nous l’avons précédemment indiqué, le nombre d’effets indésirables des vaccins peut être également en corrélations avec l’autisme, bien que Seneff indique qu’il ne coïncide pas autant qu’avec le Roundup. Ces mêmes corrélations entre l’application du glyphosate et l’autisme apparaissent dans les décès dus à la sénilité.

Bien sûr, l’autisme est un problème complexe avec de nombreuses causes possibles. Cependant, les données du Dr Seneff sont particulièrement importantes compte tenu de la forte corrélation, et parce que cela vient d’une scientifique avec des références impeccables. Elle a parlé à la conférence sur l’autisme et présenté un grand nombre de ces mêmes faits; cette présentation est disponible sur Youtube.

Monsanto affirme que le Roundup est inoffensif pour les humains. Les bactéries, les champignons, les algues, les parasites et les plantes utilisent une voie métabolique en sept étapes connue sous le nom de voie de synthèse du shikimate pour la biosynthèse des acides aminés aromatiques ; le glyphosate inhibe cette voie, entraînant la mort de la plante, c’est pourquoi il est si efficace comme herbicide. Monsanto affirme que les humains n’ont pas cette voie de synthèse du shikimate, par conséquent, c’est parfaitement sans danger.

Le Dr Seneff souligne néanmoins que nos bactéries intestinales ont cette voie, et elle est cruciale car ces bactéries fournissent des acides aminés essentiels à notre organisme. Le Roundup tue donc les bactéries intestinales bénéfiques, permettant aux agents pathogènes de se développer. Il perturbe la synthèse des acides aminés y compris la méthionine, ce qui entraîne des pénuries de neurotransmetteurs essentiels et d’acide folique; il supprime des minéraux importants comme le fer, le cobalt, le manganèse et bien plus encore.

Pire encore, elle note que des substances chimiques présentes dans le Roundup ne sont pas testées parce qu’elles sont classées comme « inertes », mais selon une étude de 2014 de BioMed Research International, ces produits chimiques sont capables d’amplifier les effets toxiques du Roundup de plusieurs centaines de fois. Le glyphosate est présent en quantités anormalement élevées dans le lait des mères américaines allant de 760 à 1600 fois la limite autorisée dans l’eau potable en Europe. Des tests d’urine montrent que les américains ont une accumulation de glyphosate dix fois plus élevée que les européens.

« À mon avis, la situation est presque irréparable », a déclaré le Dr Seneff après sa présentation. « Nous devons prendre des mesures draconiennes. »

Source http://vieincroyable.com/la-moitie-de-tous-les-enfants-seront-autistes-dici-2025-met-en-garde-une-chercheuse-scientifique-senior-du-mit/

LA VILE MAXIME

"Tout pour nous et rien pour les autres, voilà la vile maxime qui paraît avoir été dans tous les âges, celle des maîtres de l'espèce humaine."

Adam Smith
(Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations, Livre 2, 1776)

Cité par Noam Chomsky dans son dernier petit livre (une nouvelle perle) : "requiem pour le rêve américain".
https://editions.flammarion.com/Catalogue/climats/essais/requiem-pour-le-reve-americain


[Requiem For The American Dream]
Les dix principes de concentration de la richesse et du pouvoir
D'après le film Requiem for the American Dream conçu et réalisé par Peter Hutchison, Kelly Nyks et Jared P. Scott


Traduction (Anglais) : Dennis Collins

Le rêve américain est mort. Ce qui était possible autrefois aux États-Unis – partir de rien et gravir l’échelle sociale grâce à son travail, son mérite, ses efforts, quel que soit son milieu d’origine – ne l’est plus aujourd’hui. Pourquoi ? Parce que les inégalités n’ont jamais été aussi fortes, et la mobilité sociale jamais aussi réduite. Un cercle infernal voit la richesse et le pouvoir se concentrer dans les mains d’une infime minorité, qui applique la « vile maxime » d’Adam Smith : « Tout pour nous, rien pour les autres. »
Noam Chomsky appelle au réveil de la majorité, aux innombrables petits actes de personnes anonymes. Ce sont ces derniers qui pourront faire basculer notre avenir.


Climats - Essais
Paru le 27/09/2017
Genre : Philosophie

dimanche 10 décembre 2017

Que faire pour s'émanciper de notre système de domination ?

Que faire d'un point de vue intellectuel ; préalablement ou en complément d'éventuelles démarches physiques (soit violentes, mais vouées à l'échec vu le faible nombre de dissidents au système de domination; soit de résilience comme celles des villes en transition, des jardins partagés, etc.)

Que faire individuellement (démarche introspective) et que faire collectivement (démarche virale) ?
Alban Dousset partage ici ses réflexions.



Source : https://youtu.be/itGaGXWo0eA

Qui est pour un contrôle plus strict des ...


UNE PERLE DE JEAN D'ORMESSON


Fort comme un bœuf
Têtu comme un âne
Malin comme un singe
Ou simplement un chaud lapin
Vous êtes tous, un jour ou l'autre
Devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche
Vous arrivez à votre premier rendez-vous
Fier comme un paon
Et frais comme un gardon
Et là ... Pas un chat !
Vous faites le pied de grue
Vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin
Il y a anguille sous roche
Et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard
La tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon
Vous l'a certifié
Cette poule a du chien
Une vraie panthère !
C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour
Mais tout de même, elle vous traite comme un chien
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois
Quand finalement la fine mouche arrive
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard
Il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard
Sauf que la fameuse souris
Malgré son cou de cygne et sa crinière de lion
Est en fait aussi plate qu'une limande
Myope comme une taupe
Elle souffle comme un phoque
Et rit comme une baleine
Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat
Vous roulez des yeux de merlan frit
Vous êtes rouge comme une écrevisse
Mais vous restez muet comme une carpe
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez
Mais vous sautez du coq à l'âne
Et finissez par noyer le poisson
Vous avez le cafard
L'envie vous prend de pleurer comme un veau
(ou de verser des larmes de crocodile, c'est selon)
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes
Et vous inventer une fièvre de cheval
Qui vous permet de filer comme un lièvre
C'est pas que vous êtes une poule mouillée
Vous ne voulez pas être le dindon de la farce
Vous avez beau être doux comme un agneau
Sous vos airs d'ours mal léché
Faut pas vous prendre pour un pigeon
Car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie
Et puis, ç'aurait servi à quoi
De se regarder comme des chiens de faïence
Après tout, revenons à nos moutons
Vous avez maintenant une faim de loup
L'envie de dormir comme un loir
Et surtout vous avez d'autres chats à fouetter.
Que vous soyez fier comme un coq

Billet d'humour de Jean D'ORMESSON et hommage à la langue française

samedi 9 décembre 2017

Lectures pour 2018

Durant l'année 2017, j'ai mis en ligne un nombre record d'articles/billets sur mon blog "Juste mon opinion" (770 à ce jour, le 9 décembre 2017). La campagne présidentielle 2017 y a contribué pour une partie non négligeable.


Mais l'échec de la voie légaliste (sortir de l'Union Européenne, de la Zone euro et de l'OTAN respectivement par l'article 50 et l'article 13 des traités), pour construire enfin une Première Démocratie en France, m'a attristé (du point de vue de mes aspirations philosophico-politiques). La Cinquième République française s'est engagée encore davantage sur la voie du transfert de souveraineté à l'Union Européenne (institution supranationale marchande) et de la dissolution de la nation dans la "mondialisation" (ce fameux Nouvel Ordre Mondial voulu par les banquiers internationaux).

J'ai appris des choses grâce aux discussions avec nombre d'internautes mais il faut reconnaître :
- d'une part que les informations les plus intéressantes étaient nettement les sources de mes interlocuteurs plutôt que leur discours proprement dit;
- et, d'autre part, que des adultes ne peuvent que très rarement changer d'opinion; alors à quoi bon s'échiner à essayer de convaincre.

En 2018, je vais donc consacrer beaucoup moins de temps aux réseaux sociaux, forums et autres groupes de discussion et, à l'inverse, dédier mon temps libre à la lecture (et si possible l'écriture).

J'ai déjà une liste (non exhaustive) de bouquins que j'ai accumulés sur ma table de chevet ou sur mon ordinateur en version numérique. Compte tenu de ma méthode de lecture (prendre des notes, faire des commentaires, etc.), j'en ai pour de nombreux mois ... ou années.

Voici les titres (classés par nombre croissant de pages) :

50 (au format pdf) : La démocratie des interstices (David Graeber)
64 : Le guide essentiel de la transition (collectif Transition Network)
81 : La conquête du pain (Piotr/Pierre Kropotkine)
88 (au format pdf) : La démocratie aux marges (David Graeber)
118 : P2P and the commons : a path towards transition - A matter, energy and thermodynamic perspective (Céline Piques and Xavier Rizos with the support of Michel Bauwens)

126 : Mémoire de recherche sur les gentils virus (Simon Heckler)
134 : Du principe fédératif (Pierre-Joseph Proudhon)
178 (sur 611) : Political origins of environmental degradation and the environment origin of axial religions (by Mark D. Whitaker)
185 : Le prince (Nicolas Machiavel)
188 : Piège sur Zarkass (Stefan Wul)
192 : Éloge de la fuite (Henri Laborit)
215 : Le contrat social (Jean-Jacques Rousseau)
239 : De l'amour (Luc Ferry)
320 : Spire - Ce qui relie (Laurent Genefort)
336 : Spire - Ce qui divise (Laurent Genefort)
359 : Contre-histoire de la philosophie - tome 7 - la construction du surhomme (Michel Onfray)
361 : Contre-histoire de la philosophie - tome 6 - Les radicalités existentielles (Michel Onfray)
385 : Contre-histoire du libéralisme (Domenico Losurdo)
406 : Les lois naturelles de l'enfant (Céline Alvarez)
497 : Tristes tropiques (Claude Levi-Strauss)
527 : Le suicide français (Eric Zemmour)
541 : De la nature (Lucrèce)
548 : Les politiques (Aristote)
667 : 5000 ans de dette (David Graeber)
715 : Le système Valentine (John Varley)
747 : Dune et Le Messie de Dune (Frank Herbert)
811 (au format pdf) : Les frères Karamazov (Fiodor Dostoïevski)
977 : Omale - tome 2 (Laurent Genefort)
1041 : Omale - tome 1 (Laurent Genefort)

Vive la crise des assassins financiers



Sourcehttps://youtu.be/ZOGbGqkY87U

La loi n°73-7 du 3 janvier 1973 [dite loi "Giscard-Pompidou" ou loi "Rothschild"] interdit à l’État Français de se financer auprès de la Banque de France et de se financer auprès des banques privés. Georges Pompidou, élu président en 1969, dans les années cinquante, était salarié de la banque Rothschild, de même que le président Macron. Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 - Article 25 (abrogé au 1 janvier 1994) "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France". Cette loi n°73-7 a été abrogé au 1er janvier 1994 et intégrée au traité de Maastricht (article 104). Cette loi franco-française s'applique depuis à tous les États de l'Union européenne. Puis cette loi a été intégrée au traité de Lisbonne et aujourd'hui, c'est l’article 123 du TFUE qui s'applique (Traité sur le Fonctionnement de l'UE) 1.

"Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées «banques centrales nationales», d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite".

Sources Vidéo :

Michel Collon - Avons-nous droit à la vérité ? : https://www.youtube.com/watch?v=tzniBOwI6c4&t=6s

Étienne Chouard [EN DIRECT] - Thinkerview : https://www.youtube.com/watch?v=DROqR_7EKvs&t=4034s&spfreload=10

Étienne Chouard : les enjeux de la création monétaire https://www.youtube.com/watch?v=HDZeIVAUI4E

Le plan de bataille des financiers: https://vimeo.com/40577072

Lecture: Les confessions d'un assassin financier - John Perkins

Musique: Thème from Antarctica (Vangelis)

vendredi 8 décembre 2017

Rétrospective. Un court article publié sur ce blog voici près de 10 ans : "Le futur des délocalisations"

La tendance actuelle est à la délocalisation des usines vers les pays du tiers monde. Là-bas, des travailleurs pauvres fabriquent à faible coût des produits vendus très chers aux consommateurs des pays riches.

Le problème c'est qu'à force de délocalisations, les consommateurs des pays riches n'auront plus d'emploi et perdront donc considérablement de leur pouvoir d'achat. Ainsi, les produits vendus chers ou même bon marché (mais le coût du transport le permettra-t-il avec la raréfaction du pétrole ?) ne se vendront plus !
On arrêtera la fabrication dans les pays pauvres et les travailleurs pauvres, de toute façon incapables d'acheter les produits de leur propre travail, perdront aussi leurs emplois.

Au bilan, les quelques producteurs qui auront su se retirer à temps (avant la faillite mondiale) seront devenus extrêmement riches et l'énorme majorité, pour ne pas dire la quasi-totalité des ex-travailleurs (peut-être remplacés par des machines), sera devenue extrêmement pauvre.

Les pays ayant cédé la gouvernance aux multinationales (de véritables corporations possédant des monopoles ou des alliances pour fixer les prix et se jouer de la sacro-sainte concurrence libre et non-faussée), il n'y aura eu personne pour empêcher ou limiter l'effondrement économique mondial.

Sauf si quelques penseurs visionnaires trouvent une solution globale pour sauver le système (l'économie de marché) et éviter la concentration des richesses du monde dans les mains d'une poignée de propriétaires de multinationales.

jeudi 7 décembre 2017

Frédéric Taddeï : Les limites du débat ?



Source : https://youtu.be/3HgwtHenFWs

Etienne Chouard sur Polony.tv



Source : https://youtu.be/Pvn1AWl0zHc

NATACHA POLONY : SOMMES-NOUS EN DEMOCRATIE ❓



Source : https://youtu.be/k50BmnBl4aY

N. Polony sur le glyphosate et la réaction des agriculteurs! 28/11



Source : https://youtu.be/VIvnUnJLV10

«Hjalmar Schacht, le banquier d'Adolf Hitler, était un génie»



Bien sûr, vous connaissez Joseph Goebbels ou encore Heinrich Himmler. Mais sans doute pas Hjalmar Schacht (prononcez Yalmar Charte). C’est pourtant «grâce» à lui qu’Adolf Hitler est arrivé au pouvoir et surtout, qu’il s’y est maintenu. Dans Le Banquier du diable, tout juste publié aux éditions Max Milo, l’économiste Jean-François Bouchard dresse le portrait de cet homme, brillant et glaçant.

Pourquoi vous êtes-vous intéressé à Hjalmar Schacht?

Alors que les dirigeants actuels sont incapables de redresser nos économies, cet homme a réussi à sauver l’Allemagne de la ruine… à trois reprises! D’abord en 1923, en mettant fin à l’hyperinflation. Puis en 1924 et en 1929, en arnaquant les Alliés sur le paiement de la dette de guerre allemande. Enfin, dans les années 1930, en réduisant le chômage à néant. En cinq ans, il a remis 7 millions de demandeurs d’emploi au travail…

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris chez cet homme?

Son œuvre après la Seconde Guerre mondiale. Il a été –étrangement– l’un des trois acquittés du procès de Nuremberg. A sa sortie de prison, il a 74 ans et le sentiment qu’une nouvelle vie s’ouvre à lui. Ce sera le cas: il va devenir le conseiller économique de plusieurs pays en voie de développement. Il a notamment accompagné l’Iran dans la renégociation de ses contrats pétroliers avec des compagnies américaines et britanniques. Au cours de ces discussions, il sera menacé physiquement à plusieurs reprises. Ces intimidations n’entameront pas sa détermination. Il a consacré la fin de sa vie –il est mort à 93 ans dans son lit– à œuvrer pour le développement d’une économie plus harmonieuse et plus respectueuse du bien-être des populations.

Schacht n’a d’ailleurs jamais été intéressé par l’argent…

Issu d’une famille modeste, il est devenu très riche jeune en grimpant rapidement les échelons hiérarchiques dans le milieu bancaire allemand mais, effectivement, l’argent n’a jamais été un moteur pour lui. Lorsqu’il prend ses fonctions de commissaire du Reich à la monnaie, en 1923, il renonce à percevoir tout salaire, préférant attribuer sa rémunération à sa secrétaire. Il porte des costumes sobres et rentre chez lui en empruntant les trains de banlieue de troisième classe… Patriote, il n’a jamais été accessible à la corruption. Sa seule obsession était le destin de l’Allemagne… Et le pouvoir, qu’il a toujours recherché.

On sent chez vous une certaine admiration pour cet homme…

C’est difficile à reconnaître dans la mesure où, sans lui, le régime hitlérien et ses atrocités n’auraient jamais existé… Mais oui, j’admire sa détermination. Sur le plan économique, il a été un véritable génie. Il a transformé un pays arriéré, handicapé par le paiement de la dette de la Première Guerre mondiale en un Etat doté d’équipements extraordinaires –autoroutes, barrages, centrales thermiques, réseau téléphonique, etc. Il a transformé une ruine historique en une réussite historique… En 1940, grâce à lui, l’Allemagne serait devenue la première puissance économique au monde si elle n’était pas partie en guerre. Mais sur le plan personnel, il s’est beaucoup trompé. Lui qui n’a jamais vraiment été séduit par le nazisme pensait pouvoir manipuler Hitler… C’est Hitler qui l’a manipulé. Il pensait que Goering était son ami… Ce dernier l’a trahi sans ménagement.

Que ferait Schacht s’il était aujourd’hui le ministre de l’Economie de la Grèce?

Il s’arrangerait pour ne pas payer la dette, comme il l’a fait lorsqu’il était président de la Reichsbank. Au lendemain de la Grande Guerre, son pays doit payer 130 milliards de marks-or aux Alliés. Grâce à Schacht, il ne versera en tout et pour tout qu’une dizaine de milliards de marks-or et encore, en empruntant cet argent aux Américains et aux Anglais… Schacht a fait croire aux Alliés qu’il voulait payer, mais il les a complètement mystifiés. L’Allemagne est le pays qui a connu le plus fort allègement de sa dette au XXe siècle –il a bénéficié d’une autre réduction conséquente après la Seconde Guerre mondiale- et au XXIe siècle, il est celui qui se montre le plus intransigeant pour que les autres pays s’acquittent des leurs…

Et s’il était le ministre de l’Economie de la France, que ferait Schacht?

Sa priorité ne serait sans doute pas de restaurer les comptes publics mais de résorber le chômage. Pour atteindre cet objectif, il mettrait au point un véritable plan de guerre au service de la transition énergétique. Il ferait émerger de grandes industries capables de produire des panneaux solaires, des piles à combustibles, etc. La Banque publique d’investissement (BPI) pourrait financer ce plan… A condition de ne pas respecter certains traités européens, qui interdisent aux Etats de financer directement leur économie productive.

Quelle leçon «positive» devrions-nous retenir de lui?

En 1923, il a appliqué une politique déflationniste d’une rigueur inouïe. En 1933, il a fait exactement l’inverse, en lançant une politique de déficit extraordinaire. Dans les deux cas, ses solutions ont très bien fonctionné. Hjalmar Schacht n’était pas un théoricien, il était un rationaliste: il analysait la situation, déterminait le principal problème à résoudre puis prenait toutes les décisions nécessaires pour y parvenir. Il prenait une décision et s’y tenait, à tout prix.

Source : http://www.20minutes.fr/economie/1563175-20150316-hjalmar-schacht-banquier-adolf-hitler-genie

La guerre des monnaies - Lecture enfin achevée !

J'ai été éveillé aux questions monétaires et financières en visionnant la chronique d'Alban Dousset, en mars 2015, et plus précisément les articles/épisodes 7 et 9 reproduits sur ce blog :
 
- Chronique d’un éveil citoyen – Épisode 7 : Penser la monnaie et la dette
- Chronique d’un éveil citoyen – Episode 9 : La crise financière - un détonateur



Cette même année 2015, j'avais publié une présentation du livre "La Guerre des monnaies" fournie par l'un des rédacteurs du Cercle des Volontaires, William Perroquet, accompagné d'une vidéo "Le pouvoir des Rothschild version dessin animé".

Je suis revenu sur ce livre en avril 2016, (article redondant, certes, mais le livre mérite cette répétition)  après qu'il me soit personnellement recommandé par Alban Dousset. 

A partir de là, j'ai commencé la lecture; très progressivement :
- d'une part parce que la finance n'est pas du tout mon domaine de compétence 
- et, d'autre part, parce que ce que j'y ai découvert a provoqué de l’écœurement et presque des "envies de meurtres". J'ai eu besoin de temps, psychologiquement, pour absorber cette lecture. 

En septembre 2016, je proposais déjà quelques extraits aux internautes dans une série de trois articles:
"Le Guerre des Monnaies" et l'insaisissable 1ère fortune du monde : les Rothschild 
Le monde moderne vu selon des critères médiévaux
Le banquier au-dessus de l'empereur

Cette fois, nous sommes en décembre ... 2017 (!) et j'ai enfin terminé la lecture de ce bouquin.
Voici les pages que je considère comme les plus importantes (mais il faut tout lire pour comprendre réellement le monde occidental de 1800 à aujourd'hui) une fois passée la première partie où est racontée la prise de pouvoir des banquiers Rothschild sur l'Europe.

- p.116-119 : Qui détient réellement la FED
- p.162-163 : Durant les 5000 ans ... Seconde Guerre mondiale"
- p.163 : citation d'Alan Greenspan
- p.174-175 : hyperinflation moissonneuse de richesses
- p.175-176 : récessions provoquées par les banques pour mettre la pression sur les gouvernements américains
- p.193 : l'oligarchie financière à la tête du monde
- p.194 : Royal Institute of International Affairs (RIIA) en Angleterre, Council of Foreign Relations (CFR) aux Etats-Unis d'Amérique, groupe de Bilderberg (pouvoir économique) et Commission trilatérale (pouvoir politique)
- p.194-195 : esclaves modernes (deux paragraphes effrayants !)
- p.196 : roman "Philip Dru, Administrateur", sur un dictateur bienveillant [oxymore]
- p.202 : Banque des Règlements Internationaux (BRI) 1930 Hjalmar Schacht (p.206, 3ème paragraphe)
- p.208 : "Beaucoup de gens se sont demandés ... assurer la poursuite de la guerre."
- p.209 : le "Core Club" constitué des six ou sept banques centrales (privées, indépendantes des décisions gouvernementales
- p.211 : le Trésor Américain possède 17% des parts de la Banque Mondiale ainsi qu'un droit de véto et le pouvoir de nommer et de révoquer son président
- p.212 : George Soros "Stabilisation monétaire, changements structurels et restructuration de la dette, "échange dette contre actifs industriels"
- p.214 : Fonds Monétaire International (FMI) et Banque Mondiale : "créer des problèmes et les utiliser" (mission historique officieuse); voir paragraphe "La mission historique ... sans contre-partie historique" et paragraphe suivant p.214-215
- p.217-218 : "Le travail de Perkins ... machine de guerre" 
- p.222 : Citation de David Rockefeller, 1991 (officieuse) et en note de bas de page, l'officielle
- p.226 : "Between Two Ages" nouveau système monétaire international et gouvernement mondial et donc impôt mondial (ouvrage de Zbigniew Brzezinski, 1970)
- p.227 : "Le problème n'est pas ... l'a déjà choisie pour lui."
- p.235 : Pourquoi JFK a-t-il été assassiné (décret 11110 du 4 juin 1963 abrogé en mars 1964
- p.239 : 18 témoins morts en 3 ans et 115 proches en 20 ans.
- p.259 : Lorsque les derniers liens entre le dollar et l'or furent rompus le 15 août 1971 par Nixon, les banquiers internationaux se frottèrent les mains. En effet, ce jour-là fut celui où le monde entier entra pour al première fois dans l'ère de la monnaie fiduciaire ne reposant sur rien d'autre que la confiance que suscite la première économie mondiale et la crainte qu'elle inspire.
- p.260 : Trois piliers de la ploutocratie : les grandes entreprises, les banques internationales et le gouvernement US.
- p.267 : "Il est un fait que [...] la nation." et "Aux États-Unis, ce pouvoir [...] banquiers internationaux [...] émission de la monnaie dans le monde entier."
- p.268 : désintégration contrôlée -> gouvernement mondial, monnaie mondiale et impôt mondial
- p.270 : Edmond de Rothschild "père d'Israël" (grand-père de l'actuel). David Rockefeller fondateur et président de Bilderberg.
- p.274 : aide du FMI -> contrepartie : privatisation des actifs nationaux essentiels, libéralisation des marchés de capitaux, marchandisation des éléments de base de la vie, coupes sombres des budgets nationaux 
- p.284-285 : "Ce rapport ["Report from Iron Mountain"] soutient que le peuple ... dans leur vie privée."   
- p.285 : La guerre est un facteur essentiel de stabilité du pouvoir car elle maintient la distinction entre les classes sociales et garantit l'obéissance au gouvernement. Mais elle empêche mécaniquement la "grande cause" qu'est el gouvernement mondial. Quelle alternative à la guerre pour les États-Unis mais qui produise les mêmes effets ? Réponse des chercheurs en cinq points
- p.268 : Méfiez-vous des banquiers qui vous apportent des cadeaux. Exemple : World Conservation Bank (des dettes contre vos terres en garantie) rebaptisée Global Environnment Facility ou Fonds pour l'Environnement Mondial.
- p.312 : Extraits du discours du premier ministre malais Mahathir bin Mohamad
- p.314-315 : Résistance de la Corée du Sud grâce à la conscience nationale
- p.315 : Coup d’État militaire en Thaïlande contre Thaksin Shinawatra
- p.319 : Citation de Sir Josiah Stamp
- p.319-323 : histoire des orfèvres et jurisprudence de Lord Cottenham; cartel bancaire Rothschild, Schiff-Warburg, Morgan et Rockefeller.
- p.356 : "En économie [...] contrôle son prix."
(extrait : "Il est rare que les prix se définissent naturellement dans un cadre concurrentiel transparent d'opérations sur un marché "libre et non faussé"; en fait, ils 'agit toujours d'un rapport de force  entre parties dominantes qui essaient de préserver leurs propres intérêts, et il n'y a là aucune différence essentielle avec la guerre.")
- p.391-392 : C'est le cycle vicieux du développement économique fondé sur une monnaie endettée : la dette crée de la monnaie, la monnaie stimule la cupidité,a la cupidité active l'augmentation de la dette, la dette implose, l'implosion déclenche un resserrement monétaire et le resserrement monétaire conduit à la récession.
- p.397  : Tout comme la liberté, l'or n'a pas sa place là où on le sous-estime.
- p.397-398 : Histoire 1850-1950 et jusqu'en 2050. (trois paragraphes intéressants)
- p.400 : "endettement immobilier à vie" sur 45 ans, sur 50 ans ... Futur : prêts intergénérationnels (lire le chapitre)
- p.402-403 : Entre 1664 et 1914, sous le système de l'étalon-or, les prix en Angleterre (des produits de base) sont restés assez réguliers tout en suivant une légère tendance à la baisse.
- p.403 : rapport or-argent 15 pour 1
- p.404 : Sous le système de l'étalon-or, les principaux pays d'Europe parvinrent à conserver une monnaie très stable alors qu'ils passèrent d'une économie agricole à une économie industrielle.
- p.404 : Ce "poids et mesures monétaires" est hors d'atteinte de la cupidité de l'oligarchie financière, des préférences du gouvernement ou de l'intérêt spéculatif de "génies" de l'économie.
- p.405 : L'analyse des pratiques sociales depuis le XVIIème siècle prouve de manière irréfutable que l'énorme développement économique et social n'entraîne pas inévitablement l'inflation (au contraire : Angleterre et États-Unis : légère déflation). John Maynard Keynes et les banquiers internationaux prétendent qu'il faut une inflation raisonnable de sorte à piller et voler les richesses du peuple.
- p.405 : La vitesse d'augmentation de l'or et de l'argent ne peut-elle pas rattraper celle de la richesse ou plutôt celle de la monnaie endettée ?  L'abus d'émission de la monnaie endettée est-il vraiment bénéfique pour le développement de la société ?
- p.405-406 : Deux modèles de développement économique : capital en or et argent ; ou dette (du pays, des entreprises et des particuliers)
- p.407 : Investisseurs en bourse "La théorie du plus idiot" (voir notes en bas de page)
- p.409 : Ce n'est qu'en se débarrassant radicalement des deux maladies que sont la monnaie endettée et le système de réserves fractionnaires que l'on pourra enfin assurer la justice sociale et l'harmonie [du moins un fonctionnement sain de l'économie]
- p.412 : Les États-Unis, à la fin de la Seconde Guerre mondiale détenaient 70% de l'or mondial.
- p.412-413 : A partir de 1971 et du découplage ultime entre l'or et le système monétaire -> évolution du pouvoir d'achat des principales devises : entre 1971 et 2006, dollar US -94,4%; entre 1971 et 1999, franc français -95,2% ...
- p.413 : Les réserves mondiales d'or se répartissent comme suit : monde 31910 tonnes dont zone euro 10793 tonnes, États-Unis 8133 tonnes, Allemagne 3402 tonnes, FMI 2847 tonnes, Italie 2452 tonnes, France 2435 tonnes, Chine 1054 tonnes, Suisse 1040 tonnes, Russie 775 tonnes, Japon 765 tonnes, Pays-Bas 612 tonnes, Inde 558 tonnes, BCE 501 tonnes (données 2013)
- p.414 : Le Japon n'est pas autorisé à acheter de l'or tant que les navires américains croisent dans le Pacifique pour protéger sa sécurité. [pour défendre le dollar US en réalité]
- p.415 : Objectif des banquiers internationaux en Chine : contrôler l'émission de sa devise; et organiser la désintégration contrôlée de son économie.
- p.415 : Mise en place d'une devise mondiale et d'un gouvernement supranational dirigé par l'axe Londres/Wall Street.
Le monopole de l'offre d'une marchandise (dont tout le monde a besoin) permet de réaliser des bénéfices maximum.
- p.422 : En six mille ans, seulement 140.000 tonnes d'or ont été extraites. Sur les comptes des réserves des banques centrales américaines et européennes, il n'y a au total que 21.000 tonnes d'or (8136 pour les États-Unis)
- p.425 : L'émission de la monnaie-or et -argent devra être contrôlée par le Ministère des Finances et non par le système des banques commerciales. La création de la richesse commence par l'humain et se termine par l'humain. Aucune personnes privée ne peut usurper l'émission de la monnaie et encore moins la monopoliser. 
- p.427 : Accords de Bâle = accords de règlementation bancaire visant à garantir un niveau minimum de capitaux propres afin d'assurer la solidité financière des banques.
- p.428 : La monnaie est une marchandise. Ce qui la distingue des autres, c'est qu'elle est une marchandise dont chaque industrie, chaque organisation et chaque personne dans la société a besoin. Le contrôle de l'émission de la monnaie est la forme la plus élevée de monopole [lire tout le paragraphe]
- p.430 : Les banquiers nationaux chinois ne sont pas du tout au même niveau que les magnats des banques européennes et américaines qui survivent grâce à la terreur qu'ils imposent depuis plus de deux cents ans.
- p.431 : La souveraineté monétaire est l'un des droits fondamentaux inaliénables de tous les pays indépendants. Elle leur permet d'établir une politique d'émission monétaire en conformité avec leur situation d'ensemble et leurs besoins propres. La souveraineté monétaire doit être au-dessus de tous les facteurs extérieures y compris les usages internationaux, les accords internationaux et les pressions politiques.
- p.434 : Les Accords d Bâle imposent aux banques qui s'engagent dans le commerce international à posséder plus de 8% de capitaux propres.
- p.435 : "L'usage international" est développé par les banques anglo-américaines.
- p.438 : Fondamentalement, l'or sécurise le capital du peuple. L'inflation ne peut pas éroder son pouvoir d'achat d'achat réel. 
C'est le peuple qui a créé la richesse et il a le droit de choisir sa façon de la stocker. 
Depuis 5000 ans, l'or a été reconnu comme la forme ultime de richesse. Dans l'Histoire mondiale, on dénombre quatre tentatives d'abolition du statut de l'or en tant que pierre angulaire du système monétaire afin "d'inventer un système monétaire plus intelligent". Les trois tentatives précédentes ont échoué; la quatrième échouera pareillement.


Alban Dousset lui-même s'est attelé à la vulgarisation de ce livre ô combien important en le présentant sous la forme de vidéos (quatorze à ce jour), chapitre par chapitre. Voici la première de la série :




Source : https://youtu.be/_brTb5v1RNY


mercredi 6 décembre 2017

Recette pour neutraliser la colère des Français : la promesse de l’Autre Europe depuis un tiers de siècle

Depuis un tiers de siècle au bas mot, les Français sont conviés à prendre leur mal en patience devant les conséquences de plus en plus calamiteuses de la prétendue « construction européenne ».
Comment cela est-il rendu possible ?
Par le fait que tous les partis politiques français – sauf l’UPR – ont recours à la même technique manipulatoire, fondée sur la même formule de rhétorique.
À savoir que, de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par la droite, le centre, les écologistes et la gauche, TOUS les partis, sauf l’UPR, affirment :
– que l’Europe telle qu’elle existe – Communauté Économique Européenne (CEE) de 1957 à 1992, Union européenne (UE) depuis 1992 – fonctionne en effet de plus en plus mal et que ses résultats sont de plus en plus calamiteux ,
– mais que tout cela va se résoudre en « changeant d’Europe », ce qui permettra de déboucher sur le paradis tant attendu : une « Autre Europe ».
Le fonctionnement central de cette manipulation est de faire croire aux Français que l’Europe se résumerait en gros à la France, et que les choix concernant la prétendue « construction européenne » ne dépendraient en définitive que des Français.
De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par tout le spectre politique des souverainistes, de l’UMP, du MODEM, de EELV, du PS, du MRC, et du FDG, aucun parti politique – à part l’UPR – ne parle jamais du fait, pourtant tout bête, que la France n’est plus qu’un pays sur 27 (3,7%) et que ce que peuvent vouloir les Français n’a plus guère d’importance dans cette Tour de Babel ingérable.
Cette manipulation date depuis au moins 1979, comme nous le révèle l’affiche conçue à l’époque par le dessinateur Folon, dont le slogan principal « L’Europe, c’est l’espoir » était assorti d’un deuxième slogan : « Choisissez votre Europe ! »

Depuis lors, les Français sont entretenus dans l’illusion que les objectifs, les politiques et le fonctionnement de l’Europe dépendent principalement d’eux.
Et qu’il ne dépendrait donc que d’un peu de bonne volonté de leur part pour qu’une « Autre Europe » soit possible.
Cette fumisterie intellectuelle a pour conséquence d’interdire du champ de la réflexion une autre idée, bien plus simple : celle qui consisterait tout bonnement à sortir de cette prétendue « construction européenne ». Cette idée, qui tombe pourtant sous le sens, a été rendue taboue depuis des décennies. C’est grâce à l’UPR et à notre notoriété grandissante qu’elle commence, les événements calamiteux aidant, à faire désormais son chemin.
Pour bien mesurer à quel point le débat a été verrouillé, il est instructif de parcourir ensemble une brève histoire de ce bobard plus que trentenaire qu’est l’idée de « l’Autre Europe ».

EN 1979, IL Y A 33 ANS, LE PARTI SOCIALISTE APPELAIT À VOTER PS AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER L’EUROPE »


EN 1997, IL Y A 15 ANS, LE PS PROMETTAIT DE « CHANGER D’EUROPE »


« Il faut changer d’Europe et mettre en œuvre une politique économique et monétaire au service de la croissance et de l’emploi, pour une Europe plus démocratique, plus sociale, plus respectueuse de l’environnement ».
Déclaration politique du Parti Socialiste à l’Assemblée nationale, faite le 12 juin 1997 au moment de la formation du gouvernement de Lionel Jospin.

EN 2000, IL Y A 12 ANS, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE JACQUES CHIRAC PROMETTAIT UNE « EUROPE PLUS EFFICACE, PLUS DÉMOCRATIQUE ET PLUS PROCHE DES CITOYENS »

« Nous voulons une Europe plus efficace, une Europe plus démocratique, une Europe plus proche des problèmes qui concernent l’ensemble des Européens, notamment ceux qui touchent au travail, c’est-à-dire à l’emploi, […. ] Il nous faut construire une Europe plus proche des citoyens. »
Jacques Chirac, Président de la République, présentant le programme de la Présidence française de l’Union européenne devant le Parlement européen.
Strasbourg le mardi 4 juillet 2000.

EN 2000, IL Y A 12 ANS, LE « COLLECTIF POUR UNE AUTRE EUROPE » PROPHÉTISAIT L’ARRIVÉE D’UNE « AUTRE EUROPE DANS UN AUTRE MONDE »

« Tandis que les gouvernements construisent sans les citoyens et contre eux une Europe dominée par la logique néolibérale, une autre Europe se dessine à travers les luttes des « sans » (sans domicile, sans travail, sans revenu, sans papiers, sans droits), les mobilisations citoyennes, les luttes des salarié(e) s, les luttes des femmes contre les violences et la pauvreté. […] Il est possible de construire une autre Europe, dans un autre Monde. Cette Europe doit se faire entendre à Nice ».
Collectif pour une Autre Charte, pour une autre Europe, pour un autre Monde ! à l’occasion du sommet européen de Nice de décembre 2000 soutenu par les associations AC ! – agir contre le chômage, APEIS, ATTAC, CCCOMC, CDSL, Collectif national pour les droits des femmes-Marche mondiale des femmes, DAL – Droit au Logement, Droits Devants !, FASTI, FTCR, Marches Européennes, MNCP, Observatoire de la Mondialisation, RAJFIRE, « Souriez, vous êtes filmés ! » par les syndicats Confédération Paysanne, CGT-Correcteurs, FGTE-CFDT, FSU, Union syndicale-G10 Solidaires et par les organisations politiques Alternative Libertaire, les Alternatifs, Chiche !, JCR-Red, LCR, PCF, Socialisme par en bas, et Les Verts.

EN 2001, IL Y A 11 ANS, JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT RÉCLAMAIT UNE « AUTRE EUROPE »


« Il est temps, Monsieur le Premier ministre, d’organiser le retour de l’État républicain et de faire en sorte que la France pèse à Bruxelles pour qu’une réponse, si possible coordonnée, soit apportée à la crise qui vient. Nous avons besoin d’une autre Europe. ».
Jean-Pierre Chevènement, Discours à l’Assemblée Nationale, le 3 octobre 2001

EN 2003, IL Y A 9 ANS, FRANÇOIS BAYROU ANNONÇAIT : « IL FAUT CHANGER D’EUROPE »


« Tout le monde voit bien qu’il faut changer d’Europe et le sommet de Bruxelles vendredi montre à l’évidence qu’une certaine Europe c’est fini. Il faut en bâtir une autre enfin digne de ce nom, c’est-à-dire un jour capable, elle aussi, de faire preuve de la puissance dont les Américains font preuve sur le terrain ».
François BAYROU, Dépêche AFP du 15 mars 2003, 15h12 intitulée François Bayrou: « il faut changer d’Europe »

EN 2003, IL Y A 9 ANS, LE PCF AFFIRMAIT SA VOLONTÉ DE « CONSTRUIRE UNE AUTRE EUROPE »


« Les communistes ne veulent pas être pris pour des anti-européens, et ils affirment leur volonté de construire « une autre Europe ».
Nous ne devons pas céder à la facilité du rejet ou de l’abandon de l’Europe parce que nous rejetons sa construction actuelle.
La question d’une autre Europe est bien essentielle dans le projet communiste ».
Marie-George Buffet Secrétaire nationale du PCF – Dépêche AFP du 27/06/2003 17h44.
Le PCF dénonce les « bases libérales » du projet de Constitution européenne.

EN 2004, IL Y A 8 ANS, PHILIPPE DE VILLIERS APPELAIT À VOTER MPF AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER D’EUROPE »

« Oui à l’Europe, Non à Bruxelles » : tel fut l’oxymore utilisé par Philippe de Villiers en 2004 :


EN 2005, IL Y A 7 ANS, LES VERTS APPELAIENT A VOTER OUI AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE « POUR QU’UNE AUTRE EUROPE SOIT POSSIBLE »

Affiche des Verts pour le référendum du 29 mai 2005

EN 2005, IL Y A 7 ANS, OLIVIER BESANCENOT APPELAIT À VOTER NON AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE « POUR QU’UNE AUTRE EUROPE SOIT POSSIBLE »


« C’est un encouragement formidable pour les forces, nombreuses, qui elles aussi pensent qu’une autre Europe est possible à condition de défaire cette Europe libérale et capitaliste. À nous qui venons de refuser cette Constitution de proposer des initiatives européennes dessinant une autre Europe. »
Olivier BESANCENOT, Article « Écrasante victoire du « non » avec 55 % en juin 2005″ sur le site de la LCR

EN 2005, IL Y A 7 ANS, NICOLAS SARKOZY APPELAIT À VOTER OUI AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE POUR « CHANGER D’EUROPE »

« Si vous votez “non”, ça ne vous fera même pas plaisir.Vous allez garder l’Europe telle qu’elle est, et vous allez continuer à mourir.
Alors votez “oui”. De toute façon, ça ne peut pas être pire qu’aujourd’hui…
Vous voulez changer d’Europe ? Votez “oui” ! »
Nicolas SARKOZY, repris par Thomas Lebègue dans Libération du 22 avril 2005

EN 2005, IL Y A 7 ANS, LE PCF APPELAIT À VOTER NON AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE POUR « UNE AUTRE EUROPE »


On remarquera que cette affiche reprend la grosse ficelle utilisée continuellement par les européistes – de gauche comme de droite – qui ravale systématiquement les problèmes européens à un simple problème franco-français. Ainsi, l’affiche du PCF pour le référendum de 2005 baptise la Constitution européenne du sobriquet de « Constitution Giscard ».
L’objectif est de faire croire aux électeurs du PCF que le problème de cette prétendue « Constitution » serait uniquement franco-français, et tiendrait uniquement à Valéry Giscard d’Estaing et à ses options politiques et économiques personnelles. Pas un seul mot, jamais, n’est dit de la divergence irréductible des intérêts nationaux des 26 autres États, ni de leur prise de position, ni de la nécessité de parvenir à une unanimité sur ce traité européen. En bref, le problème de fond de la prétendue « construction européenne » est tout bonnement caché aux électeurs.

EN 2005, IL Y A 8 ANS, L’EXTRÊME GAUCHE SE PRONONÇAIT « POUR UNE AUTRE EUROPE »

Cette idée originale faisait le gros titre en une du journal « La Voix du peuple » pendant la campagne référendaire de 2005 :

EN 2006, IL Y A 6 ANS, LE FRONT NATIONAL APPELAIT À RESTER DANS L’EURO MAIS A CHANGER D’EUROPE POUR BÂTIR UNE « EUROPE DES PATRIES »

« On m’accuse d’être contre l’Europe, c’est absurde !
La France est la plus vieille nation d’Europe mais je ne suis pas pour n’importe quelle Europe.
C’est l’Europe des patries que nous voulons ».
Jean-Marie LE PEN – Dépêche AFP du 16 juin 2006 – Le Front national cherche à nuancer son discours sur l’Europe

« Si Jean-Marie Le Pen est élu à la présidence de la République, il ne proposera pas la sortie de l’euro, mais il proposera en échange de récupérer des pouvoirs fondamentaux en matière fiscale ou en matière de frontières ».
Bruno GOLLNISCH – Dépêche AFP du 16 juin 2006 – Le Front national cherche à nuancer son discours sur l’Europe

EN 2006, IL Y A 6 ANS, FRANÇOIS HOLLANDE ET LE PS EXPRIMAIENT « LEURS SOUHAITS D’UNE AUTRE EUROPE »


« L’Europe est en panne. Une panne économique et sociale, chacun reconnaissant l’échec du bilan de la stratégie de Lisbonne à mi-parcours, mais aussi budgétaire. Passé ce constat commun à tous les participants, la salle s’est surtout attachée à exprimer ses souhaits d’une autre Europe et les façons de la relancer ».
François HOLLANDE – États généraux du PS tenus à Strasbourg le 3 juin 2006 : « l’Europe, un choix pour la France », animés par Benoît Hamon

EN 2008, IL Y A 5 ANS, L’EXTRÊME GAUCHE EXPLIQUAIT « UNE AUTRE EUROPE EST POSSIBLE »


EN 2009, IL Y A 4 ANS, NICOLAS SARKOZY APPELAIT À VOTER UMP AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES CAR « C’EST LE MOMENT DE CONSTRUIRE UNE AUTRE EUROPE »

La profession de foi électorale de l’UMP était formelle : « Le 7 juin [2009], c’est le moment de construire une autre Europe. […] C’est le moment de transformer l’Europe pour qu’elle ne soit plus l’alibi de tous nos abandons mais l’expression d’une volonté commune. L’Europe doit changer. Une autre Europe est possible. »

EN 2009, IL Y A 4 ANS, NICOLAS DUPONT-AIGNAN APPELAIT À VOTER DLR AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER D’EUROPE » ET POUR « CONSTRUIRE UNE AUTRE EUROPE »

L’affiche électorale de Nicolas Dupont-Aignan était claire :

Et dans ses entretiens dans les médias, il martelait la même idée :
Article de Valérie Sitnikow dans La Dépêche du Midi du 12 mai 2009

EN 2009, IL Y A 4 ANS, LE PARTI SOCIALISTE APPELAIT À VOTER PS AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER D’EUROPE »


On remarquera que le slogan du PS pour les élections européennes de 2009 était donc un copié-collé du slogan du même PS pour les élections européennes de 1979. A 30 ans de distance, le PS est passé de « CHANGER L’EUROPE » à « CHANGER D’EUROPE.FR »

EN 2012, LE FRONT DE GAUCHE A ADOPTÉ POUR SLOGAN : « POUR CHANGER D’EUROPE »


CONCLUSION :

SEULE L’UPR DÉNONCE LES SEMPITERNELS PROJETS D’AUTRE EUROPE ET EXPLIQUE QUE TOUT PROJET DE CONSTRUCTION EUROPÉENNE EST, PAR NATURE, NON-VIABLE, DICTATORIAL ET BELLICISTE

Seule sur toute la scène politique française, l’UPR dénonce les projets d’Autre Europe pour ce qu’ils sont : une technique manipulatoire qui empêche les Français de reprendre leur destin en mains en les faisant rêver depuis un tiers de siècle à des projets fumeux qui ne peuvent pas voir le jour.
Seule sur toute la scène politique française, l’UPR analyse que si l’Europe est comme elle est, c’est parce qu’elle ne peut pas être autrement : elle est le résultat fatal du télescopage de 27 intérêts nationaux constamment divergents, dont la résultante ne peut déboucher que sur une aliénation à l’empire euro-atlantiste.
C’est pourquoi, seule sur toute la scène politique française, l’UPR explique que tout projet de « construction européenne » est, par nature, un projet chimérique, non-viable, nécessairement dictatorial et finalement belliciste, puisqu’il s’inscrit dans la théorie du Choc des Civilisations.
L’UPR dit et analyse cela constamment depuis sa création, puisque nous l’avons fait figurer dans notre Charte fondatrice adoptée le 25 mars 2007.
Depuis 5 ans et demi que cette Charte a été adoptée, – sans aucun changement depuis lors -, c’est peu dire qu’elle a été entièrement confirmée par les événements.
François ASSELINEAU
Le 9 Octobre 2012

==== EXTRAIT DE NOTRE CHARTE FONDATRICE DU 25 MARS 2007 =====
Un formidable quiproquo est au cœur de la crise politique en France
En résumé, une propagande incessante interdit de faire un bilan critique de la construction européenne et rend a fortiori sacrilège toute idée de remise en cause, mais ses résultats de plus en plus désastreux dans tous les domaines empêchent décemment tout motif de satisfaction.
Ainsi s’est noué, au fil des décennies, un formidable quiproquo. De l’extrême-droite à l’extrême-gauche, il ne se trouve certes pas un seul responsable politique qui ose se déclarer contre le principe même de la construction européenne. Mais, sur tout l’éventail politique, il ne se trouve pas non plus un seul responsable politique qui se déclare favorable à l’Europe telle qu’elle existe. On a d’ailleurs pu le noter lors de la campagne pour le référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne. Car, chose insuffisamment relevée par les observateurs, si les partisans du Non affichaient explicitement leur refus de l’Europe telle qu’elle existe, les partisans du Oui affichaient implicitement le même refus puisque l’argument qu’il avançaient était que cette Constitution apporterait enfin les changements nécessaires (« votez Oui pour une Europe qui marche », « Oui à l’Europe sociale », etc.).
En somme, tous les responsables politiques français se déclarent pour le principe de la construction européenne et contre la manière dont on constate qu’elle se déroule.
Pour tenter de résoudre cette contradiction, chacun se proclame invariablement pour une « autre Europe » et laisse miroiter, devant des électeurs de moins en moins crédules, que cette « autre Europe » serait en quelque sorte une France en plus grand.
Mais aucun ne précise que cette séduisante perspective n’est qu’un vœu pieux qui restera sans aucun effet. Car ce n’est ni par hasard ni par inadvertance que l’Europe est telle qu’elle est. C’est parce qu’elle est la résultante de 27 intérêts nationaux antagonistes et que la France, avec désormais un Commissaire sur 27 (soit 3,7%) n’est tout simplement plus en mesure de faire prévaloir son point de vue, ses valeurs et ses intérêts dans un cénacle où les pays alignés sur les États-Unis sont très majoritaires.
L’UPR estime que c’est justement dans cette schizophrénie politique généralisée que réside le principal point de blocage de la situation française. Parce qu’ils ne veulent pas, ou n’osent pas, aller jusqu’au bout du diagnostic et du nécessaire rejet en bloc de toute construction européenne, les partis politiques français dans leur ensemble ne peuvent donner à l’opinion publique et aux medias qu’une impression confuse et désastreuse pour la démocratie : celle de critiquer l’Europe, mais d’en approuver le principe, tout en n’ayant – pour rendre ses résultats plus attrayants pour les Français – aucune proposition qui puisse recueillir l’accord des 26 autres États-membres.
Du coup, l’ensemble de la politique française devient incohérente et perd toute puissance de mobilisation, laissant grande ouverte la voie libre à tous les extrémismes. Il est donc vital de clarifier la situation politique française en créant un parti dont le but essentiel est de dénouer le quiproquo.
Rejoignez-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Pour une France souveraine et indépendante de l’empire euro-atlantiste, solidaire de l’outre-mer et fidèle à ses amitiés mondiales, patriotique et républicaine, refusant bien sûr tout extrémisme et tout racisme.