vendredi 28 février 2014

Lettre ouverte à Manuel Valls


Préambule : Juifs du monde et de bonne volonté, victimes effectives de la seconde guerre mondiale de toutes origines : ce message ne vous vise pas et j'ai autant de respect pour vos morts que j'en ai pour les miens. 


Monsieur Valls,

Lors de votre passage chez Jean-Jacques Bourdin, dont tout le monde aura apprécié la déférence évolutive mal masquée par sa parodie de journaliste engagé, vous avez tenu les propos suivants, au sujet de l'affaire Dieudonné :

"La Shoah est un sanctuaire. On ne peut pas le profaner tous les soirs dans un spectacle."


Permettez-moi donc de réagir à ces propos qui, je dois l'admettre, me scandalisent au plus haut point, surtout quand ils sortent de la bouche d'un ministre de l'intérieur d'une République prétendument laïque, mais qui ne se déchaîne que sur la Chrétienneté ou l'Islam.


Tout d'abord, se permettre de déclarer que la "Shoah est un sanctuaire", alors que cette appellation émane d'un film réalisé en 85, soit 40 ans après Nuremberg, prouve qu'en plus d'être un fieffé négationniste (comme Caroline Fourest, qui avait avancé que la France était un pays où on avait tué 6 millions de juifs - c'est dire à quel niveau je vous situe), vous êtes avant tout un inculte de premier choix.
Ce point commun supplémentaire que vous partagez avec le précédent Président de la République, qui avait notamment pris ses marques au poste que vous occupez aujourd'hui, me fait par ailleurs penser que la bassesse de plafond doit être une qualité indispensable pour tout ministre de l'intérieur adepte du discours, sinon des méthodes issus des heures les plus sombres de l'histoire de la famille de votre femme, à laquelle vous êtes donc éternellement attaché, contrairement à une écrasante majorité de français.

Dans un second temps, sachez que votre affirmation, loin d'être une vérité absolue, ne représente que votre opinion. Vous voulez sanctuariser la Shoah? Sanctuarisez-la en privé. Moi, de par mes origines arméniennes et ma vie passée à supporter, ces 32 dernières années, les retombées géostratégiques de la colonisation de la Palestine par les nombreux survivants de l'holocauste et leurs non moins nombreux descendants, je pense avoir tous les droits accordés par Dieu sous toutes ses formes théologiques pour considérer la Shoah comme un épisode parmi tant d'autres dans l'histoire de l'anthropophagie civilisationnelle. Je pense également que les descendants des victimes de ce drame peuvent s'estimer heureux de ne pas avoir été Africains pendant les 400 ans qui précédaient leur calvaire, Chrétiens au tout début du christianisme, Amérindiens pendant la conquête de l'Amérique, Arméniens sous les Ottomans, Musulmans pendant les croisades, Aborigènes pendant la colonisation de l'Australie ou encore, Sino-Coréens pendant les invasions japonaises, pour ne citer que ces exemples.

Vous voyez, Monsieur Valls, à force de faire des pieds et des mains pour atteindre un Graal qui est sans doute trop précieux pour un rustaud de votre acabit, vous finissez par passer à côté des évidences les plus élémentaires de l'humanité, comme sa multiplicité ou son droit à la subjectivité. Ainsi, comme sans doute beaucoup d'êtres humains vivants sur terre, parmi lesquels je compterai sans retenue un grande proportion de la population française, je vous le dis une fois pour toute :

Arrêtez de m'emmerder avec votre Shoah. Je ne compte ni la profaner, ni la commémorer et encore moins en tirer une quelconque culpabilité. Ca ne me regarde pas, ça ne m'intéresse plus et j'irais même jusqu'à dire qu'on en a fait le tour jusqu'à la l'écœurement. Et je reste poli…

Aussi, pensez à démissionner. Vous êtes aussi effroyable tribun que piètre stratège et votre perfusion se voit à des kilomètres. Faites-vous une raison : un humoriste breto-camrounais vous a mis dans sa poche avec une facilité déconcertante, tout ministre de l'intérieur que vous êtes. L'heure n'est donc plus au prêche pour le compte d'une religion qui n'est pas majoritaire dans le pays qui vous a mandaté, mais à l'introspection, voire à la pénitence.



Adieu, Monsieur.


Ps: Au fait, prenez Nadjet, Aurélie, Michel, François H., Laurent, Anne, Bertrand, Pierre, Bernard-Henri, Caroline, Inna, Nicolas, François C. Elisabeth, Alain F., Cyril, Patrick et les autres avec vous. Merci.



Fyldar Jones
Bientôt ex-sexssayiste pour cause de restructuration introspective.

Photo : Valls à l'assemblée, avec sa belle tête de vainqueur.

Contexte : L'affaire Dieudonné a finalement tourné à l'avantage de l'humoriste, qui a réussi à pousser le gouvernement dans ses derniers retranchements et à maintenir sa tournée bien gré mal gré. Les jeux ne sont toujours pas faits mais le ministre de l'intérieur se révèle être le grand perdant dans cette histoire. Sa dernière sortie sur RMC laisse une fois de plus songeur quant à la notion de laïcité chez certaines élites françaises. En bonus, je vous laisse également l'enregistrement le plus important pour comprendre qui est Manuel Valls, merde, quand même!
 

Citations de Voltaire

« N’est-il pas honteux que les fanatiques aient du zèle et que les sages n’en aient pas ? »
Extrait des Pensées détachées de M. l’abbé de Saint-Pierre

« Les hommes sont des insectes se dévorant les uns les autres sur un petit atome de boue. »
Extrait de Zadig ou la destinée

« Plus les hommes seront éclairés, et plus ils seront libres. »

« Le fanatisme est un monstre mille fois plus dangereux que l'athéisme philosophique. »
Extrait de Dictionnaire philosophique

« Quoiqu'il y ait beaucoup de livres, croyez-moi, peu de gens lisent ; et parmi ceux qui lisent, il y en a beaucoup qui ne se servent que de leurs yeux. »

« Ce n'est pas Dieu qui a créé l'homme, mais l'homme qui a créé Dieu. »

« La discorde est le plus grand mal du genre humain, et la tolérance en est le seul remède. »
Extrait du Dictionnaire philosophique

« C'est le propre de la censure violente d'accréditer les opinions qu'elle attaque. »
Extrait du Poème sur le désastre de Lisbonne

« Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas instruit. Quand la populace se mêle de raisonner, tout est perdu. »
Extrait d’une lettre à Damilaville - 1766

« L’étude a cela de bon qu’elle nous délivre du fardeau de notre oisiveté, et qu’elle nous empêche de courir hors de chez nous, pour aller dire et écouter des riens, d’un bout de la ville à l’autre. »
Extrait d’une Lettre à Madame du Deffand - 19 Février 1766

Source : http://evene.lefigaro.fr/citations/voltaire?page=26


Mais Voltaire n’a jamais écrit « je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire » ! Il ne l’a même jamais dit.
A l’origine de cette formule, une Britannique, Evelyn Beatrice Hall qui, dans un ouvrage consacré à Voltaire en 1906, lui attribue le célèbre « I disapprove of what you say, but I will defend to the death your right to say it ».
Cette citation est une interprétation libre de ces lignes de Voltaire : « J’aimais l’auteur du livre de l’Esprit [ Helvétius ]. Cet homme valait mieux que tous ses ennemis ensemble ; mais je n’ai jamais approuvé ni les erreurs de son livre, ni les vérités triviales qu’il débite avec emphase. J’ai pris son parti hautement, quand des hommes absurdes l’ont condamné pour ces vérités mêmes. » (Questions sur l’Encyclopédie, article "Homme") ; elle est très souvent utilisée dans le contexte de la liberté d'expression.

D'aprèshttp://rue89.nouvelobs.com/hoax/2011/04/14/arretez-avec-le-je-me-battrai-pour-vous-de-voltaire-199690 et http://fr.wikipedia.org/wiki/Evelyn_Beatrice_Hall

jeudi 27 février 2014

Mais qu'attend la Ligue Internationale Contre le Racisme et l'Antisémitisme pour intervenir ?

Accuser quelqu'un (a fortiori d'innocent) à cause de son appartenance religieuse, c'est de la discrimination; mais défendre quelqu'un (a fortiori de coupable) pour les même raisons, c'est aussi de la discrimination. Et la discrimination est un délit dans le droit français.

A ce titre, je pense que la LICRA devrait porter plainte contre BHL. 

mercredi 26 février 2014

Le canular « Valérie Trierweiler nue »

Cette photo de «Valérie Trierweiler nue» circule sur le net.


Sauf qu’il ne s’agit pas de Valérie Trierweiler (ni de Christiane Taubira), mais d’un reportage de 2003 réalisé par un photographe russe, Sasha Gusov, avec sa femme Husova (sur les photos).






Les femmes photographiées avec Husova sont de la tribu des Himba en Namibie.

J’espère que ce hoax, qui circule trop vite, s’arrêtera là.
Madame Trierweiler, pour mon enveloppe, on fait comme d’habitude.

Jean-Patrick Grumberg,
pour dreuz.info © http://www.la-meilleure.com/valerie-trierweiler-nue/

Sourcehttp://www.docteurduchmoll.com/index.php?post/2013/06/11/Valerie-Trierweiler-nue

Représentativité réelle ?

Je serais curieux de savoir quelle est la représentativité réelle des Juifs de la télévision et de la politique françaises.
Est-ce qu'ils sont à l'image de l'ensemble de leur communauté ? Est-ce que la communauté juive française est homogène ?
En d'autres termes : quelle est la proportion de Juifs "sionistes" (au sens de "nationalistes à l'extrême jusqu'à spolier un autre peuple de son droit à posséder un pays") et de Juifs anti-sionistes et/ou pacifistes et/ou modérés ?

lundi 24 février 2014

José Bové, un député Européen qui travaille ... Hold-up à Bruxelles, les lobbies au coeur de l’Europe.


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José Bové nous parle de son denier bouquin sur les lobbies à Bruxelles et du travail des eurodéputé(e)s écolos contre ces derniers... à écouter !


Sources de l'article et de la vidéohttp://blogs.mediapart.fr/blog/ivan-villa/240214/jose-bove-un-depute-europeen-qui-travaille-hold-bruxelles-les-lobbies-au-coeur-de-l-europe et http://youtu.be/7cGeIFKxczg


Agriculture, Viticulture et Développement rural - Environnement - Protection des consommateurs - Santé
 
Le député Vert européen José Bové a décrypté les méthodes d’influences des lobbies sur les processus décisionnels de l’UE et les moyens de les contrer lors d’une conférence publique à Luxembourg 04-02-2014
 

Invité par son homologue luxembourgeois Claude Turmes, le député européen vert José Bové était de retour au Luxembourg, le 4 février 2014, afin d’y tenir une conférence publique sur l’évolution jugée nocive du secteur de l’industrie agroalimentaire, et, plus particulièrement,  sur le lobbying au niveau européen et ses dérives.
Adversaire assidu de la "malbouffe" et très actif dans les dossiers des organismes génétiquement modifiés (OGM), des pesticides, ou encore de la privatisation des semences, l’ancien arracheur de plants de maïs OGM, élu député européen en 2009, a tenté pendant les cinq dernières années de jouer un rôle déterminant au sein de la commission Agriculture (AGRI) du Parlement européen, dont il est vice-président. Cela notamment face aux lobbies, dont il a tenté pendant près de deux heures devant une salle comble de décrypter les méthodes d’influence sur les processus décisionnels de l’UE et les moyens de s’y opposer.
Depuis peu nommé candidat tête de liste du groupe Verts/ALE en vue des élections européennes de mai 2014, aux côtés de l’eurodéputée allemande Ska Keller, le Français a dépeint un portrait du fonctionnement actuel de l’UE peu engageant. Les institutions, et en particulier l’exécutif, la Commission européenne, seraient gangrénées par les conflits d’intérêts, les manipulations, voire la corruption pure et simple. C’est là le sujet de son dernier ouvrage, Hold-up sur Bruxelles (éditions La Découverte, 2014), qui paraîtra le 20 février et à propos duquel il a donné un avant-goût lors de sa présentation, exemples à l’appui.
Le député européen a débuté par un dossier qu’il connaît très bien, celui des OGM. Dès son arrivée au Parlement européen, l’ancien syndicaliste agricole s’est retrouvé face à la volonté de la Commission européenne de "changer les règles du jeu" en la matière. Afin de limiter les critiques et les oppositions, celle-ci proposait de réduire la réglementation en matière d’autorisations de mise sur le marché, ce qui permettrait des autorisations plus rapides, tout en laissant la possibilité aux Etats membres le souhaitant de les interdire sur leur territoire.
Bove2Or, selon l’opposant de la première heure aux OGM, le plan de la Commission ne tenait pas compte de nombreux facteurs: risques de contaminations croisées entre Etats autorisant ces cultures et Etats les interdisant, absence de concurrence libre et non faussée et risques de poursuites devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment. "Cette législation a commencé à voir le jour avant d’être enterrée, mais il a fallu deux ans pour arriver à se dégager de cette affaire et beaucoup d’écologistes sincères au début ont cru que c’était une avancée", explique-t-il.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments et les conflits d’intérêts

Ce dossier l’aura amené à se pencher sur le travail de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa). Créée après le scandale de la vache folle, l’Efsa a pour mission d’émettre des avis scientifiques et de protéger la santé des consommateurs, or la mise sur le marché de "tous les OGM qui lui ont été soumis a été validée", s’étonnait-il. Quelle ne fut donc pas "sa surprise" de découvrir que la présidente d’alors de l’Efsa, Diana Barati, appartenait à une organisation proche des acteurs de la filière OGM: l'International Life Science Institute Europ (Ilsi), dont elle était l'une des membres du conseil d’administration pour l'Europe.
"C’est le plus gros lobby de l’agroalimentaire mondial. On y trouve tout le monde, Cargill, Monsanto, Sygenta, Nestlé, il n’en manque pas un", poursuit-il. Or le député européen souligne que cette appartenance à l’Ilsi n’avait pas été déclarée par Diana Barati sur sa déclaration d’intérêts. Face à l’inaction des services de la Commission qu’il assure avoir prévenu près de trois mois auparavant, José Bové a choisi de convoquer la presse fin septembre 2010, accusant la présidente de corruption.
"Par acquis de conscience, j’ai vérifié la déclaration d’intérêt la veille de la conférence de presse. A 16h00, toujours rien d’indiqué, mais à 18h00, la déclaration avait été modifiée pour se mettre en conformité avec ce qui aurait dû être fait depuis le début", ajoute l’ancien syndicaliste, qui, captures d’écrans à l’appui, l’a relaté aux journalistes. "Ça a foutu un sacré pataquès", s’amuse-t-il.
Bove3Le Parlement européen s’est alors saisi du sujet via sa commission du contrôle budgétaire. Celle-ci a refusé de valider les comptes et la gestion de cette agence. "Pour la première fois cette agence n’a pas eu le quitus du Parlement, et trois mois après Madame Barati a démissionné. Elle a été récompensée, pas d’inquiétudes, puisqu’elle est montée en grade au sein de l’Ilsi où elle est désormais directrice exécutive pour l’Europe", commente José Bové.
Cet aventure aurait eu des effets positifs, notamment une meilleure collaboration entre les eurodéputés et l’Efsa juge l’ancien syndicaliste, qui souligne que l’agence a modifié ses règles d’évaluation, nommé une nouvelle présidente issue de la société civile et co-organisé des débats en interne sur la transparence avec des députés européens. "On a construit véritablement un autre rapport à l’intérieur de l’agence avec la société civile et il y a eu des échanges et des débats avec les gens qui étaient les pires ennemis de l’Efsa du temps où l’agence passait son temps à autoriser des OGM. C’est un petit exemple qui montre comment on peut agir et que ça peut être efficace", appuie-t-il.

Les molécules tueuses d’abeilles et les "menaces de Sygenta"

Autre exemple mis en avant par l’eurodéputé vert, celui des molécules "tueuses d’abeilles", les insecticides néonicotinoïdes, qui attaquent le système nerveux central des insectes qui entrent en contact avec ces produits, y compris les insectes pollinisateurs comme les abeilles. Incapables de retrouver leurs ruches, celles-ci mourraient par millions selon José Bové.
"L’Efsa nouvelle formule a mené des études scientifiques et montré que trois molécules très spécifiques causaient cela et étaient dangereuses. Elle a fait un rapport très clair à destination de la Commission en vue de les interdire, ce que la Commission s’apprêtait à faire. Mais une des firmes s’en est rendu compte et elle a directement menacé l’Efsa en la sommant de changer le contenu de son rapport sous peine de poursuites et en menaçant de saisir le commissaire en charge pour les faire virer", détaille l’eurodéputé.
Prévenu par des sources internes sur l’existence de tels documents, José Bové explique avoir alors fait usage du droit conféré à tout citoyen de l’UE qui permet de saisir la Commission européenne  pour avoir accès à tous les documents de l’UE, notamment les textes échangés.
"Nous avons fait campagne avec l’ONG Corporate Europe Observatory (CEO), qui est un groupe de réflexion qui milite pour la transparence au sein des institutions européennes et nous avons récupéré les documents officiels qui ont montré de manière claire comment Sygenta a fait pression, jusqu’à demander les brouillons des textes de l’Efsa avec des menaces financières très sérieuses. L’Efsa a tenu bon et quand c’est sorti en place publique, ça a fait sacrément désordre."

L’évincement du commissaire John Dalli et les "manipulations de l’industrie du tabac"

Une autre pression à laquelle José Bové explique avoir été confronté sans véritablement s’y attendre est celle de l’industrie du tabac. "Moi-même étant fumeur, je ne peux pas être accusé d’être un anti", s’amuse l’ancien syndicaliste.
L’eurodéputé français se souvient avoir appris la démission du commissaire européen John Dalli le jour même où il aurait dû le rencontrer pour une discussion au sujet du dossier des OGM, en octobre 2012. "Renseignements pris, on se rend compte qu’il a été viré et qu’il a eu 30 minutes pour faire son sac, sans pouvoir prévenir sa famille ou ses collaborateurs, ce qui nous a assez surpris", relate-t-il.
Bove4"Le surlendemain Monsieur Dalli communique et réfute avoir démissionné mais assure qu’il a été démissionné par Monsieur Barroso dans le cadre d’un soi-disant conflit d’intérêt qui lui serait reproché par un industriel du tabac suédois. J’étais très étonné puisque c’était le commissaire avec qui on s’affrontait le plus, donc ça m’embêtait de perdre quelqu’un avec qui j’aimais bien travailler, surtout qu’on gagnait. Et puis petit à petit, il comprenait quand même ce qu’on lui disait, ce qui n’est pas le cas de tous les commissaires dont certains ne connaissent pas du tout leurs dossiers", ajoute José Bové.
Le député européen vert raconte alors avoir rencontré l’ancien commissaire en charge de la santé et des consommateurs qui lui aurait fait part d’une "histoire absolument invraisemblable". John Dalli lui aurait alors relaté avoir été viré. Il était accusé de trafic d’influence parce qu’il aurait fait demander plusieurs millions d’euros à une entreprise suédoise de tabac afin de modifier la nouvelle directive tabac alors en préparation.
"Il m’explique que c’est un mensonge total, mais qu’aujourd’hui il est mis au ban, qu’il n’a pas accès au dossier et qu’il doit partir. Il tombe en dépression nerveuse et il est hospitalisé pendant trois mois, donc c’est qu’il y a quand même quelque chose de sérieux. Imaginez quelqu’un qui est commissaire, ancien ministre des Affaires étrangères, d’accord d’un petit pays comme Malte mais quand même, ça doit faire bizarre de se prendre ça sur la tête du jour au lendemain. Je ne crois pas qu’on aurait fait ça à un commissaire allemand ou français", poursuit Bové.
L’eurodéputé explique qu’il aura fallu 8 mois pour dénouer l’affaire. L’entreprise Swedish Match, une compagnie suédoise d’allumettes et de "snus" (une pâte de tabac à chiquer très prisée en Suède) est à l'origine de cette affaire. Swedish Match souhaitait en effet étendre la vente du snus à toute l’UE, alors qu’il n’est autorisé en Suède que par une dérogation accordée à cet Etat membre dans la directive sur les produits du tabac.
"Une opération a été montée autour du snus. Il faut savoir que Swedish Match a été racheté un an avant cette affaire par le cigarettier Philipp Morris. Swedish Match a porté plainte devant l’Olaf, l’organe de lutte anti-fraude de l’UE, pour avoir été victime d’une tentative d’extorsion de la part d’un ami de Monsieur Dali", explique-t-il.
Si l’Olaf annoncait disposer de "preuves circonstancielles non ambiguës", le Parlement européen, qui demandera à plusieurs reprises l’accès au dossier, se verra opposer une fin de non-recevoir. José Bové explique alors avoir obtenu un rendez-vous avec des responsables de Swedish Match, entretien enregistré lors duquel les producteurs de snus auraient reconnus avoir menti. "L’Olaf était au courant mais Swedish Match assure depuis que l’organe européen lui aurait conseillé de maintenir sa plainte, fausse, dans l’intérêt de l’enquête", ajoute-t-il.
Le dossier a été transmis à la justice maltaise qui a révélé en juin 2013 qu'il n'existait actuellement aucune preuve pour justifier la mise en accusation de John Dalli sur le trafic présumé d'influence ou de corruption, sur la base des conclusions du rapport de l'Olaf, fuité en avril 2013, blanchissant de fait l’ex-commissaire, qui a depuis porté plainte pour diffamation.
"On s'est rendu compte que Philipp Morris, qui était à la manœuvre dans cette histoire, avait compris qu'en faisant tomber un commissaire on pouvait retarder la mise en oeuvre d'une directive, ce qui était intelligent, et en même temps ils continuaient à faire leur lobbying à l'intérieur de la Commission", ajoute José Bové.
Bove5Un lobbying que Philipp Morris pratiquait via son avocat d'affaires, basé à Paris, et qui rencontrait régulièrement le service légal de la Commission. "Il faut savoir que cet avocat était l'ancien chef du service légal de la Commission. Donc c'est lui qui négociait avec ses anciens subalternes, ce qui donne une ambiance. Et comme il faisait ça tellement bien, Monsieur Barroso l'a nommé responsable pour la déontologie de la Commission", poursuit l'eurodéputé.
Mise sur la place publique, l'affaire a également été portée devant le Médiateur de l'UE qui a demandé sa démission. "La Commission a répondu qu'il n'y avait pas de problème avec Monsieur Michel Petite. Finalement, vu l'insistance du Médiateur, la Commission a fini par céder".

Une haute administration vérouillée et des allers-retours dans le privé

L’eurodéputé écologiste a également dénoncé l'organisation interne de l'administration bruxelloise. Le fait que les hauts fonctionnaires restent en place alors que les commissaires européens changent ne laisserait pratiquement pas de place à des politiques alternatives, les choix étant "verrouillés" par une "idéologie mainstream ultra-libérale".
Les hauts fonctionnaires sont en effet selon Bové trop souvent formés dans les mêmes moules, tous issus des mêmes écoles. "L'Europe va crever de la dépolitisation de débats", selon le député, qui plaide pour une haute administration européenne politisée et mouvante au gré des alternances politiques sur le modèle américain.
En conclusion, le député européen a bien souligné que son discours n’était pas un discours "contre l’Europe", bien au contraire. "Si les dérives s’y concentrent, c’est parce que c’est là que tout le pouvoir et les intérêts se rassemblent. Mais les députés sont capables d’agir s’ils le veulent". A travers les exemples qu'il cite, il aura ainsi souhaité démontrer comment des députés peuvent agir, de même que l’importance de la collaboration avec des organisations non gouvernementales. "L'Europe est un projet en construction, elle n'est pas finie. Davantage de transparence renforce la démocratie et ça enlève les arguments de ceux qui disent tous pourris".

Sourcehttp://www.europaforum.public.lu/fr/actualites/2014/02/conf-bove-lobby/index.html

Lobby (définition)

Un lobby est une structure organisée pour représenter et défendre les intérêts d'un groupe donné en exerçant des pressions ou influences sur des personnes ou institutions détentrices de pouvoir (en français, on parle aussi de groupe d'intérêt, groupe de pression ou encore groupe d'influence). Pour ce faire, il exerce une activité, le lobbying, qui consiste « à procéder à des interventions destinées à influencer directement ou indirectement l'élaboration, l'application ou l'interprétation de mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics ». Ainsi, le rôle d'un lobby est « d'infléchir une norme, d'en créer une nouvelle ou de supprimer des dispositions existantes ».

Sourcehttp://fr.wikipedia.org/wiki/Lobby

Les statues de l'île de Pâques ont un corps.




Statue sur un volcan.


Gèologie et volcanologie.

L’île de Pâques est l'une des terres les plus isolées au monde. Elle se trouve à 3 700 km des côtes chiliennes et à 4 000 km de Tahiti, l’île habitée la plus proche est Pitcairn à plus de 2 000 km à l’ouest.



L'île de Sala y Gómez à 415 km à l'est est inhabitée. Elle est de forme triangulaire, environ 23 km dans sa plus grande dimension, et couvre 162 km². Le plus haut point de l'île à 507 mètres d'altitude est le Maunga Terevaka. Il y a trois lacs d'eau douce dans des cratères volcaniques (Rano) :

Lac de cratère du volcan Rano Raraku


Rano Kau, Rano Raraku et Rano Aroi mais aucun cours d'eau permanent. La population comptait 3 304 habitants en 2002[2]. Son chef-lieu est Hanga Roa.

L'île est d'origine volcanique avec trois cônes principaux éteints. Le Maunga Terevaka forme la plus grande superficie de l'île. Les monts Poike à l'est et Rano Kau au sud lui sont reliés par des ponts de débris d'éruption et donnent la forme triangulaire de l'île.


Le cartère du volcan Rano Kau.


Il existe de nombreux autres petits cratères et reliefs volcaniques dont le Rano Raraku, le Puna Pau et des tunnels de lave. Les pierres principales sont le basalte et l'hawaiite, tous deux riches en fer et apparentées aux roches ignées des îles Galápagos[23].

L'île de Pâques est entourée d'îlots comme Motu Nui, une montagne volcanique de plus de 2 000 mètres de dénivelé entre le fond de la mer et son sommet. L'île de Pâques et ces îlots font partie de la chaîne de Sala y Gómez, surtout sous-marine, qui débute à Pukao et s'étend 2 700 km à l'est jusqu'à Nazca[24].

Les îles de Pukao, Moai et de Pâques ont été formées au cours des 750 000 dernières années, l'éruption la plus récente date d'un peu plus de 100 000 ans. Ce sont les plus jeunes montagnes des Sala y Gómez qui repose sur la plaque de Nazca au-dessus du point de passage d'un point chaud dans le sud-est du Pacifique et près d'une zone de fracture[24]. Bien qu'éteint, de la fumée a été photographiée sortant du mur du cratère Rano Kau par l'administrateur de l'île, M. Edmunds[25].

Origine et étude des statues




La découverte ne date pas d’hier mais depuis quelques semaines refait surface sur internet : les statues de l’ile de Pâques ont un corps !

Alors qu’elles sont vraisemblablement connues pour avoir une grosse tête, ces statues recèlent visiblement de nombreux secrets puisque plus de la moitié de leur taille est enfouie sous terre et révèle l’existence d’un corps et de mains.



Si on attribue au couple Routledge la découverte des parties enterrées des statues de l’ile de Pâques, un groupe privé de recherches a récemment excavé une des statues pour y découvrir de nombreuses écritures sur le corps.


Transport des statues.


Située dans l’océan Pacifique, cette ile volcanique a été découverte par le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques de l’an 1722, et est devenue ensuite possession Chilienne en 1888.
Si de nombreux mystères entourent l’ile de Pâques, la découverte de ces écritures enfouies sous terre risquent de relancer de nombreux débats.
En effet, si les scientifiques sont presque tous d’accord pour dire que c’est à la suite d’un écocide que la population (environ 4000) de l’ile a disparue, qu’en est-il de ces géants de Pierre enfouis sous terre ?



L’ont-ils été dès le départ par les Rapanui (premières civilisations de l’île) ou bien le temps a t’il eu raison de ceux-ci ?
L'hypothèse la plus vraisemblable est qu'un raz de marée ancien a balayé l'île et sa civilisation ancienne, qui se perd dans la nuit des temps, est là, sous nos pieds de touristes inconscients du trésor caché qui nous attend.
Les statues n'ont pas été enterrées, mais le déluge a du transporté et amené tant de débris, de poussières et de terre que la civilisation a disparue comme effacée d'un seul coup.
On pense ici au mythe de l'Atlantide et du continent de Mu dont les légendes refont surface avec cette découverte exceptionnelle.

Sources : http://terreetvolcans.free.fr/fr/articles.php?id1=206&t=10&a=1&cat=
et http://www.suchablog.com/les-statues-de-lile-de-paques-ont-un-corps/

dimanche 23 février 2014

Réflexions partagées

Notre système politique comporte beaucoup d'incohérences et de dysfonctionnements. Plus le temps passe, et plus il m'apparaît comme une sorte de Grand Guignol où des "acteurs" paradent devant des électeurs qui, dans leur immense majorité, sont totalement incapables d'apprécier la compétence des candidats (sans parler de leur intégrité/incorruptibilité ...). Et de toute façon, une fois élus, les "acteurs" iront prendre leurs directives auprès de quelques lobbys. Nous serions donc dans une oligarchie déguisée en démocratie.

Mais de toute façon, la démocratie est mal posée. Ses trois pouvoirs sont attribués de façon incohérente et leurs limites sont mal définies.
L'exécutif, dont le chef (le Président de la République) est désigné au suffrage universel, empiète sur le judiciaire puisque le(la) Garde des Sceaux est désigné(e) par ce Président comme n'importe quel ministre.
Le pouvoir judiciaire s'obtient par des nominations et ne dépend pas d'élections.
Le pouvoir législatif, pourtant attribué par des élections, ne représente pas vraiment le peuple français puisque deux partis politiques (UMP et PS) y sont sur-représentés et que des millions, pour ne pas dire des dizaines de millions de citoyens, n'y sont absolument pas représentés.

Faut-il essayer d'améliorer la démocratie :
- en imposant a minima aux candidats aux élections d'avoir un casier judiciaire vierge et en les soumettant à des examens publics, face à des jurys de professionnels du droit, de l'économie, etc., 
- et en exigeant que les électeurs aient suivi une formation voire aient obtenu un permis de voter ?

Ou faut-il abandonner l'idée même de démocratie ?

D'autres options existent en effet. La technocratie/méritocratie par exemple.
On attribuerait les mandats en fonction des compétences. Pour l'exécutif qui, au sens littéral, se bornerait à exécuter, il faudrait les meilleurs administrateurs, les meilleurs hauts fonctionnaires, en un mot : les ENArques. Le Président et les ministres seraient des majors de promotion. Tous ceux qui vont à la Cour des Comptes, celle qui donne de si précieux conseils, mais des conseils qui sont rarement écoutés, et bien ceux-là passeraient du rôle de conseillers au rôle d'exécutants.

Pour le judiciaire, on resterait quasiment comme aujourd'hui. Des diplômes, une carrière pour étoffer son expérience, et une progression dans la hiérarchie au mérite, selon des critères internes, propres aux juristes.

Reste le législatif. Ceux qui font les lois ... Hum, là, c'est quand même l'expression de la volonté du peuple. Peut-être que c'est là que résiderait le dernier bastion de la vraie démocratie. Un suffrage universel, à la proportionnelle totale : un seul tour aux élections, avec des listes pour l'ensemble de la nation. Chaque liste recevant 100 000 votes aurait un député à l'Assemblée nationale.

Aux élections présidentielles de 2012, il y avait 46 millions de Français inscrits sur les listes électorales (46 028 542 très exactement). En appliquant cette donnée au suffrage universel que j'imagine dans le présent article, cela nous ferait donc 460 sièges de députés à pourvoir.

Voici quels ont été les résultats globaux en 2012 : 35 883 209 suffrages ont été exprimés, 701 190 bulletins ont été blancs ou nuls et 9 444 143 électeurs se sont abstenus. Dans ma simulation de politique-fiction, cela signifierait que seuls 358 sièges ont été attribués et donc que ... 102 resteront vides !

  1. La liste du Parti socialiste, soutenu par le Parti radical de gauche, le Mouvement républicain et citoyen, Génération écologie et Cap21, dirigée par François Hollande, avec 10 272 705 suffrages exprimés, obtiendrait 102 sièges.
  2. La liste de l'Union pour un mouvement populaire, soutenu par le Parti radical, le Nouveau Centre, le Parti chrétien-démocrate et Chasse, pêche, nature et traditions, dirigée par Nicolas Sarkozy, avec 9 753 629 suffrages exprimés, obtiendrait 97 sièges.
  3. La liste du Front national, dirigée par Marine Le Pen, avec 6 421 426 suffrages exprimés, obtiendrait 64 sièges. 
  4.  La liste du Front de gauche, dirigée par Jean-Luc Mélenchon, avec 3 984 822 suffrages exprimés, obtiendrait 39 sièges.
  5. La liste du Mouvement démocrate, dirigée par François Bayrou, avec 3 275 122 suffrages exprimés, obtiendrait 32 sièges.
  6. La liste d'Europe Écologie Les Verts, dirigée par Eva Joly, avec 828 345 suffrages exprimés, obtiendrait 8 sièges.
  7. La liste de Debout la République, dirigée par Nicolas Dupont-Aignan, avec 643 907 suffrages exprimés, obtiendrait 6 sièges.
  8. La liste du Nouveau Parti anticapitaliste, dirigée par Philippe Poutou, avec 411 160 suffrages exprimés, obtiendrait 4 sièges.
  9. La liste de Lutte ouvrière, dirigée par Nathalie Arthaud, avec 202 548 suffrages exprimés, obtiendrait 2 sièges.
  10. La liste de Solidarité et progrès, dirigée par  Jacques Cheminade, avec 89 545 suffrages exprimés, n'obtiendrait pas de siège car sous la barre des 100 000. A moins que ...

En additionnant les sièges obtenus directement par toutes ces listes, j'obtiens le nombre 354 au lieu des 358 annoncés avec la règle simple de "100 000 suffrages exprimés = 1 siège à l'Assemblée nationale". On devrait donc ajouter une règle complémentaire pour que plus de 400 000 électeurs français ne soient pas lésés. Cette règle serait : "un siège supplémentaire pour les listes avec le surplus de votes le plus proche de la centaine de milliers de suffrages exprimés" :
- PS : 72 705
- UMP : 53 629
- FN :  21 426
- Front de Gauche :  84 822
- MoDem : 75 122
- Europe Ecologie :  28 345
- Debout la République :  43 907
- NPA :  11 160
- LO :  2 548
- Solidarité et Progrès :  89 545

Ceux qui obtiendraient ces sièges supplémentaires seraient ainsi :
- Solidarité et Progrès (un siège unique pour sa tête de liste Jacques Cheminade), 89 545,
- Front de Gauche, 84 822,
- MoDem, 75 122,
- et PS, 72 705.

samedi 22 février 2014

"Vous avez vraiment l'impression d'être contrôlés par 0,2% de la population mondiale ?"

Je n'irai pas jusqu'à ce raccourci simpliste mais, force est de constater que 1% de la population française possède une influence sur la politique, sur la justice et sur la presse bien supérieure à 1%. C'est le résultat d'un travail d'équipe, une belle réussite collective. Une très forte cohésion communautaire qui a permis à la diaspora juive de résister au temps (deux millénaires sans territoire attitré !). Un succès indéniable qui provoque sans aucun doute beaucoup de jalousies. Mais attention au péché d'orgueil. Il ne faut pas nuire à autrui. Sous peine de passer du statut de victime, qu'on plaint et qu'on a envie de protéger, à celui de bourreau qu'on va se mettre à détester ... Tolérance, respect de la liberté d'expression, cela ne peut qu'être utile à tous, finalement.

Au niveau international, les États-Unis demeurent la première puissance militaire et économique. Sur une population d'environ 300 millions de personnes, je crois qu'il y a approximativement 6 millions de personnes de confession juive et/ou de famille matrilinéaire juive, soit, effectivement 0,2%. Il est là aussi indéniable que le soutien inconditionnel des États-Unis d'Amérique à Israël prouve que l'influence internationale de ces 0,2% dépasse largement leur nombre. Le monde arabe, grand fournisseur de pétrole, a fait chèrement payer (au sens propre comme au sens figuré) ce soutien à l'ensemble du monde occidental : crises pétrolières de 1974 et 1979, arrêt des "30 glorieuses", etc. Donc, permettez-moi de nuancer l'assertion prononcée au second degré [qui a servi de titre à cet article] : "contrôlés par 0,2%, non, mais fortement impactés, oui."

PS : J'ajouterai que les Juifs ne sont pas la seule communauté qui, dans son aire culturelle, exerce une influence largement supérieure à sa valeur numérique. Je citerai en particulier les Jaïns, pour toute la péninsule indienne. Je crois aussi que les Libanais sont redoutablement efficaces en Afrique.

Nécessité d'une réforme des institutions et, pourquoi pas, du droit de vote.

La constitution de la Vème République française n'est plus adaptée. Elle a été rédigée sur-mesure pour le Général De Gaulle, un chef d’État qui s'est révélé exceptionnel (le chef des résistants) dans des circonstances exceptionnelles (la Seconde Guerre Mondiale).

Trop de prérogatives concentrées dans les mains du Président de la République.

Mais il n'y a pas que ça.

Les trois pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire ; et pourquoi ne pas ajouter également la presse, le 4ème pouvoir) ne sont pas assez séparés.

Par exemple, le Garde des Sceaux (en l'occurrence, la Garde des Sceaux), n°1 du pouvoir judiciaire,  siège au gouvernement, qui est l'organe du pouvoir exécutif.

Il y a aussi des incohérences dans le mode d'attribution de ces pouvoirs : suffrage universel pour l'exécutif; suffrage majoritaire avec des nuances de proportionnelle pour le législatif (avec en plus la dualité élection directe pour les députés et indirecte pour les sénateurs); et enfin nomination sans passer par des élections pour le judiciaire.

La logique voudrait qu'on uniformise tout ça.

Mais il n'y a pas que le problème des institutions à actualiser.

Quand on vote, on devient responsable de la vie future des autres. Par son choix, on va mettre au pouvoir quelqu'un qui va dicter des lois, etc. Ce n'est pas quelque chose qu'on doit prendre à la légère. D'où l'analogie avec le permis de conduire.Sur les routes, on n'est pas seul. Si on ne connaît pas le code de la route ou bien qu'on fait n'importe quoi, c'est la vie d'autrui qu'on met en danger.

Moi le premier, avant l'élection présidentielle de 2012, je me fiais à mon impression générale, j'écoutais le discours des principaux candidats, les commentaires de quelques journalistes qui me semblaient crédibles.

Pourtant, déjà, j'avais ressenti que face à certaines questions (je pense entre autres au référendum sur le "Traité établissant une constitution pour l'Europe" en 2005) j'étais incompétent, par manque cruel de connaissance du droit.

 Et puis, en 2012, étant très indécis dans mon choix, j'ai décidé de lire en détail le programme de tous les candidats à l'élection présidentielle, sans a priori, sans en occulter aucun ni aucune. Cela m'a pris du temps ! Mais quel choc une fois la lecture achevée ...

C'est ainsi que j'ai découvert l'énorme supercherie, le mensonge généralisé des journalistes et du coup, la crédulité des électeurs qui, pour la plupart, ne prennent même pas le temps de lire en détail les programmes, de se demander "Comment financer telle ou telle mesure ? Est-ce que c'est possible compte tenu des lois nationales et européennes ?" , etc.

Actuellement, le chef de l’État est désigné grâce à la séduction exercée sur un électorat incapable d'évaluer sa compétence réelle à assumer sa fonction. Certains ont été élus simplement en se faisant défriser les cheveux, en maigrissant d'une quinzaine de kg ou encore en étant rendu sympathique par une marionnette qui lui faisait manger des pommes.

Comment donc ne pas envisager que le droit de vote soit accompagné par une formation , ouverte à toutes et à tous ceux désirant de s'engager dans cette voie de la responsabilité ?

 J'ai esquissé une réflexion sur le sujet en 2013 ( http://justemonopinion-jeronimo.blogspot.com/2013/09/permis-de-voter.html ) avant de découvrir qu'un autre avait beaucoup plus approfondi l'idée que moi (http://quolibets.fr/categorie/permis-de-voter) : Olivier Drochon, auteur du livre "La Faillite de la Democratie, De la nécessité d'un permis de voter".

Je n'affirme pas que c'est la meilleure solution mais elle mérite d'être examinée.

Reste à déterminer comment va se dérouler l'examen du permis de voter et qui seront les examinateurs.

Peut-on rire de la pédophilie ou du viol ? Et même de l'inceste ?

Dieudonné revient sur L'Affaire Roman Polanski 

  

Source : http://youtu.be/_cAuuCeTTps 


Dieudonné : DSK, mon cher ami ... 

 

Source : http://youtu.be/Bw22WXqhDEw


Et même peut-on rire de l'inceste ?
Référence à Woody Allen vers la 12ème minute du sketch ci-dessous ...

Dieudonné nous parle de Dominique Strauss-Kahn


Source : http://youtu.be/VpqjZNpWI4Q

jeudi 20 février 2014

Dieudonné vs Bedos (pas la même génération !)

 

Source : http://youtu.be/QRexLIeR8FE

Laurent Louis (député) à la tribune du Parlement belge


Quelle "solitude politique" de ce député à la tribune du parlement belge !

Pourtant, en moins de 7 minutes, Laurent Louis aborde :
- la "liberté d'expression",
- Dieudonné M'Bala M'Bala et sa diabolisation,
- le sionisme et son livre sacré (le Talmud),
- la Shoah,
- le colonialisme occidental (belge en l'occurrence),
- la quenelle de Dieudonné,
- l'antisémitisme et le lobby sioniste,
- la politique "fasciste" de l'actuel Ministère de l'Intérieur (Manuel Valls),
- le (non)respect des décisions de justice,
- les banquiers "Goldman Sachs" et "Rothschild",
- l'usure, les vraies raisons de guerres néo-coloniales,
- l'oppression du peuple palestinien,
- la démocratie bafouée par la puissance d'une accusation d'antisémitisme,
- la plus grande citation de Voltaire,
- et enfin pour finir en apothéose : l'explication de la vraie signification de "la quenelle" ainsi que sa démonstration "physique" du geste (destinée au membres "soumis" de cette assemblée).

Source : http://youtu.be/y2JT58twymQ

Lire aussihttp://cercledesvolontaires.wordpress.com/2012/07/17/quand-le-depute-belge-laurent-louis-tente-attirer-lattention/

Et si on instituait le Permis de Voter ?

Après @eowenn (« Et si vous offriez le compte Twitter idéal à vos meilleurs amis?« ), @naro (« Et si l’agence de com du futur restait à inventer ?« ), David @AdTimes (« Et si Paul Le Poulpe prédisait aussi l’avenir de la pub ?« ), @cyceron (« Et si le marketing n’était pas l’ennemi du journalisme ?« ), et @maximegarrigues (« Et si René la taupe partait à la conquête du monde ? »), notre sixième candidat  (sur 20), à tenter l’ascension #EnHautDuCocotier est Boris Laffargue, Toulousain, en charge des medias du Toulouse Football Club. 

Une fois n’est pas coutume, nous quittons la sphère du digital et de la communication, pour aborder un sujet d’ordre politique qui renvoie au débat démocratie directe / démocratie représentative, et à l’importance de revaloriser la politique pour garantir le bon fonctionnement de la démocratie. Une incitation à relire Benjamin Constant et Alexis de Tocqueville. Ou plus récemment, le livre d’ Olivier Drochon « La faillite de la démocratie. De la nécessité d’un permis de voter » que Boris a découvert après avoir écrit son post, et à qui il rend hommage dans sa conclusion. Cette idée iconoclaste est-elle une solution pertinente pour redonner l’envie et le gout de la politique et du vote responsable ? Permettra t-elle à Boris de dépasser @Maximegarrigues qui a pris la place de @naro #EnHautDuCocotier la semaine dernière avec 1 841 visiteurs uniques entre 9h et Minuit ? A vous d’en décider. Les résultats seront publiés juste après minuit via Twitter, et demain matin sur ce blog. Bonne lecture !

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J’aime Coluche. Beaucoup plus que n’importe quel sportif, acteur, politique ou humoriste. J’aime cet homme qui n’a cessé tout au long de sa courte carrière d’émouvoir, surprendre, amuser et déranger. Un trublion, provocateur jusqu’au bout de ses gants de boxe. Coluche c’est mon Général de Gaulle… mon personnage politique des 30 miséreuses et c’est peut-être de lui, que l’idée m’est venue…

Traçabilité de l’idée.

En 1958, la France est entrée dans la Ve république. Ses fondements sont rédigés dans la constitution (58) dont on retient surtout : le pouvoir exécutif pour le Président et le suffrage universel direct. Désormais, le peuple va décider seul, de l’identité de son Président. Que vive la démocratie !

S’en suit une période faste de notre société, où la politique tient une place centrale dans le quotidien d’une majorité de Français (par peur de revivre l’horreur de la guerre peut-être ou plus certainement par envie de rebâtir et développer notre pays en plein chaos). Entre 1950 et 1980, la conscience politique se traduit notamment par la montée en puissance des maisons de presse « politisés », par mai 68, par le fort taux de syndicalisme, par également la création de rendez-vous médiatiques réguliers où le Président s’adresse aux Français.

Et puis, les années 80 sont arrivées : le chômage, la pleine société de consommation, le SIDA, … la crise modifie le rapport de force entre les politiques (les M.N.S) et la population (les noyés). Les habitudes politiques françaises commencent à s’estomper : petit à petit on s’informe moins,  s’encarte moins, milite moins. Une distance se crée entre la population et la chose politique. Ce phénomène semble s’être confirmé voire accentué jusqu’à aujourd’hui.

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Quand on sait que les syndicats français ont par exemple : obtenu la loi sur les conventions collectives (1950), obtenu la 3e, 4e et 5e semaine de congés (depuis 1956), obtenu la retraite à 60 ans (1970) ou encore la semaine de 39h (1981) alors, à la vue de ce graphique, on peut légitimement penser que les salariés ont depuis longtemps freiné leurs ardeurs politiques…

(J’ouvre une parenthèse…

Depuis 2007, 4 propositions de lois ont été « jugées » anticonstitutionnelles par le conseil constitutionnel : Hadopi (Liberté), Burqua (Liberté), Taxe Carbonne (Egalité), Identité nationale (Egalité). D’après vous quelle part de la population a eu cette info ? Combien savent quel est le rôle du conseil ? Combien voient le lien avec les fondements républicains de notre société ? Assez peu finalement, non ? Me tromperai-je ?

Edwy Plenel et quelques autres plumes dénoncent ce qu’ils appellent « le viol de la Constitution » dans la matinale du 17/08 sur France Inter… (C’est la première intervention de Plenel).


http://www.dailymotion.com/video/xegzht_edwy-plenel-laurent-neumann-yves-th_news

En 1995 certains reprochent aux Guignols d’avoir fait élire Jacques Chirac. D’autres à TF1 d’avoir emmené Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002, ou plus légèrement à RMC d’avoir contribué pleinement à la réduction de tête de Domenech. N’en déplaise à Lazarsfeld, je crois que dans une société « inculte » (disons qui n’est pas assez experte), individualiste et sédentarisée, les médias de masse quasi-fusionnent avec les relais d’opinion. Et le lobby médiatique peut avoir un effet bien plus fort finalement celui que lui attribue Lazarsfeld. Dans le sens positif, comme négatif! Et je ne souhaite même pas parler de la légitimité desdits relais d’opinion… (comme dans l’affaire Domenech, qui est devenu une affaire politique, c’était surréaliste!).

Faisons un test rapide ;) Demandez dans votre entourage à quel personnage politique l’on attribue : « Je veux lutter contre la fracture sociale » puis demandez ensuite aux mêmes personnes le nom du politique qui a proposé de « manger des pommes ». Là encore je ne brillerai pas par mon empirisme mais peut-être qu’une majorité de réponse ira dans le sens de ce que je tente de démontrer.

… je referme la parenthèse).

En 2007, de façon tout à fait surprenante, selon moi, les français n’avaient jamais autant voté pour une élection présidentielle (en volume). Plus de 36.000.000 de votants au second tour (source wikipedia ci-dessous).
Capture d’écran 2010-08-30 à 16.42.37

Sur les 36 millions de votants en 2007, on peut se demander quelle est la part de ceux qui sont légitimes pour voter. Je n’entends pas par légitimes : l’origine, la nationalité, le niveau de diplôme, la CSP, … Non j’entends par légitimes, les personnes armées pour réaliser le choix qui va réellement défendre leurs convictions – enjeu central de la démocratie.

Ces armes, quelles sont-elles ? Une instruction politique (comment la politique est-elle organisée dans notre pays?), Une culture politique (quels sont les courants historiques, les nouveaux courants, quels modèles de pensée)? Une implication dans des causes politiques (syndicalisme, élus, gréviste) ou en minima une activité politique (participation à débats, vie associative) pour ne citer que celles-ci. Raisonnablement j’estime le taux des « légitimes » à 15-20% des votants. Je ne m’intègre d’ailleurs pas vraiment dedans : je ne milite pas, je ne suis plus trop actif dans le monde associatif, j’ai une instruction-culture politique toute relative. Assez! Vive la démocratie ;)

Drôle d’Idée : « Voter tue ».

Comment alors une population qui au quotidien « s’intéresse » de moins en moins à la politique, peut-elle être de plus en plus nombreuse à voter (du moins aussi constante sur les élections majeures) ? N’est-ce pas là un danger ? Ne risque-t-on pas d’être particulièrement influençable, manipulable dans ces conditions ? En somme n’est-ce pas là le meilleur moyen d’entrer dans une « dictature » qu’elle soit politique, financière ou médiatique ?

Pour conduire, chasser, construire, … l’on a systématiquement besoin d’obtenir un permis. Une sorte de sécurité que prend l’état avant de laisser entre nos mains une pratique à risque. Pourquoi alors voter n’appartiendrait-il pas aux conduites à risques :« Voter tue » ! On aurait pu l’inscrire en 1933 sur les bulletins allemands… (Il y a pleins de slogans anti-tabac que l’on pourrait d’ailleurs adapter sur des bulletins, avec un gros brin de cynisme).

Si l’on considère qu’en allant voter sans y être réellement préparé, on prend le risque de défendre des hommes et des femmes dont « finalement » les convictions vont à l’encontre des intérêts du peuple; alors l’acte le plus symbolique de toute démocratie devient l’arme qui se retourne contre elle. On croit sur parole … et adieu la démocratie !

On a souvent demandé aux politiques le prix d’un ticket de métro ou de la baguette de pain. C’est dommage qu’aucun d’entre eux n’ait encore répondu : »et vous, pouvez-vous me donner les principes fondamentaux de notre république? »… j’aurais pu m’y attacher.

L’idée qui tue. 

Parce que le vote est essentiel à la démocratie, il vaut peut-être mieux confier cette grande responsabilité à des personnes qui auront fait la démarche de développer leur culture politique, qui se seront impliquées, qui auront démontré leur engagement citoyen. Je ne parle pas là des élus (coincés trop souvent dans les murs de leur parti). Je parle du peuple, de toute personne qui aura fait la démarche de s’inscrire au permis de voter.

Le permis de voter, ce n’est pas un examen que l’on doit obtenir, c’est un ensemble de droits que nous offrirait l’état et qui nous imposerait certains devoirs : L’idée est de donner un accès à une « in/formation » politique gratuite, globale et surtout interactive. Le tout, à la simple demande du citoyen.

Avoir son permis de voter c’est : 

> Devenir électeur pour toutes les élections durant un quinquennat présidentiel et représenter la part de la population non « permise ».

> Obtenir un accès gratuit et illimité au portail web des électeurs : et si l’on inventait un portail web social destiné uniquement aux votants ? Un www.france.fr en mode utile :

> Le réseau donnerait un accès gratuit à l’actualité politique au quotidien : presse écrite, tv…

> Un accès gratuit et illimité à une in/formation politique : la république, ses fondements, les courants de pensée, l’histoire, le journal officiel, …

> Un accès aux experts : donner son avis, poser une question, échanger, débattre…

> Profiter de certains avantages : d’un traitement accéléré pour tous les documents administratifs à la défiscalisation d’une partie des revenus…

> être obligé de participer à chaque vote. La non participation entraîne sanction (perte des avantages du votant notamment, perte du permis, sanction financière?).

> être « encouragé » à participer (même ponctuellement) à la vie politique locale : conseil municipaux, départementaux, régionaux…

> être invité à des colloques thématiques tenus par des experts en région.

> Etc.

Vote for me !

Depuis 30 ans on tente de faire culpabiliser les personnes qui ne votent pas, leur collant l’étiquette de mauvais citoyens (« quand on pense que nos aînés sont morts pour ça! »). C’est vrai, ce n’est pas très consciencieux, pour certains. Pourtant, doit-on forcément penser que les français dont la seule activité politique consiste à placer un bulletin dans l’urne sont de meilleurs citoyens ? Combien de français soulagent-ils leur conscience politico-morale les jours d’élection ? Pour moi, c’est uniquement en élevant la culture politique des français que l’on peut espérer élever le niveau de nos hommes et nos femmes politiques. Et donc jouer parfaitement notre rôle dans cette sacrosainte démocratie.

Vous allez me demander : « que vient faire Coluche dans tout cela? ».  Peut-être avec un poil d’ironie vient-il ici gratter la situation de notre société…


Et sur la vidéo ci-dessous nous prouver qu’avec un positionnement de marque très simple (je suis le candidat de ceux qui n’ont pas envie de voter pour les autres candidats), on peut quasiment transformer un humoriste en présidentiable. Ça c’est joué à un Mi-tterrand… c’est dire!

http://www.dailymotion.com/video/x5kxzo_coluche-candidat-a-la-presidence_fun

Enfin cher lecteur, si l’organisation d’un tel dispositif national vous paraît irréalisable (« c’est quoi cette usine à gaz?! »), alors je vous répondrais que cela ne peut pas être plus complexe et coûteux que d’organiser le service militaire depuis 1798 ;) Nom d’une démocratie !

cette-idée-n'est-pas-a-moi

Boris Laffargue.
Photo Boris
NDLR : Boris Laffargue pensait à l’âge de 6 ans faire du football son métier. Après y avoir renoncé à l’âge de 13 ans, il a retrouvé à 20 ans le filon pour espérer un jour, intégrer un club de foot pro ! A bientôt 30 ans, il est le responsable médias du Toulouse Football Club, qu’il a intégré en 2003 pour créer le concept « Jeunes Citoyens Supporters » et déployer une politique de mécénat qui lu a valu un Oscar du Mécénat en 2006. En dehors du Club et de Twitter, vous pouvez le retrouver sur son blognote (cliquer ici) où, en dehors de sa vision décalée sur la démocratie, il incarne le précepte de Brassens : « Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente » ! .-)

Sourcehttp://www.nicolasbordas.fr/archives_posts/permisdevoter

mercredi 19 février 2014

Grégory, un auditeur, surclasse le pourtant excellent Jean-Jacques Bourdin



Source : http://youtu.be/Ia5X4Q3PZao


Grégory a de la répartie ! Face à un journaliste professionnel, Jean-Jacques Bourdin, qui surclasse souvent ses invités (y compris politiques), il a vraiment assuré.


Le débat posé par celui qui a mis en ligne cette vidéo est : peut-on encore s'informer par le biais des journalistes ? Ne sont-ils que des outils de propagande ? Il faut repenser l'accès à l'information (qu'elle soit historique ou contemporaine).

Ce débat (du moins à mon sens), c'est celui de la manipulation dont nous sommes tous victimes. Manipulation orchestrée par les journalistes (je n'évoque pas ceux qui les dirigent) qui devraient au contraire nous informer. Le gros souci c'est qu'il y a un filtre entre l'information brute (celle de l'Agence France Presse, par exemple) et les citoyens. Du moins si on se contente d'écouter passivement la télévision ou de lire la presse écrite nationale. Il faut garder l'esprit critique, comparer, si possible avec des sources étrangères. Jusqu'à récemment, c'était difficile, laborieux, voire coûteux. Mais aujourd'hui, c'est possible parce qu'internet demeure un espace de liberté. Mais attention, il est menacé. Menacé de censure (comme en Chine) et, ne soyons pas dupe, surveillé (comme tous ces appareils qui utilisent la géolocalisation GPS qui s'appuie sur les satellites militaires étatsuniens). J'ai totalement conscience que ce que j'écris peut être relayé. C'est pourquoi je n'utilise même plus de pseudonyme sur les forums. Si un gouvernement veut me retrouver, via mon adresse IP, via mes abonnements, c'est techniquement tellement facile. Je reste correct, j'argumente, je m'indigne éventuellement, j'essaie d'être constructif. Si le petit citoyen comme moi renonce, c'est que la partie est perdue et qu'on entre dans une dictature oligarchique.

mardi 18 février 2014

Belle et sportive (7) : Jen Selter


En quelques mois, Jen Selter, une jeune new-yorkaise de 20 ans passionnée de fitness et grande adepte des réseaux sociaux (Instagram), s’est constituée une armée de fans à l’affût de ses moindres clichés et de ses conseils pour se sculpter des fessiers de rêve.


Article à lire http://www.lemouv.fr/diffusion-jen-selter-ou-l-art-du-buttfie

Son compte Instagram : http://instagram.com/jenselter#

 

Source de la vidéo : http://youtu.be/P85Pf0IDMog

lundi 17 février 2014

Nous ne sommes plus dans un État de droit, ni même une démocratie !

Lorsque le Ministre de l'Intérieur Manuel Valls, en collusion avec le CRIF (conseil représentatif des institutions juives de France), soutenu par le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault et le Président de la République François Hollande, interdit les spectacles de Dieudonné, il est dans l'illégalité. On ne condamne pas quelqu'un a priori pour trouble à l'ordre public.

D'ailleurs, un tribunal administratif lui rappelle le droit et le déboute. Mais alors, il somme le Conseil d'état (autorité supérieure du tribunal administratif) de confirmer sa décision. C'est le pouvoir exécutif qui empiète sur le pouvoir judiciaire, alors que la séparation des pouvoirs (exécutif, judiciaire et législatif) devrait être un des fondements de notre démocratie.

Pire encore, il ordonne ensuite à la police nationale, dans le cadre d'une simple enquête préliminaire, d'effectuer une perquisition chez Dieudonné (ce qui est illégal) et les policiers en mission dérobent (car oui, c'est du vol !) près de 600 000 € en liquide. Cet argent est celui des Productions de la Plume, la société qui finance les spectacles de Dieudonné et donc paie ses employés, les salles de spectacles, etc. Il faut rappeler que Dieudonné est interdit bancaire (si ça ce n'est pas de l'acharnement) et que sortir des frontières françaises avec une somme aussi importante serait considéré comme de l'évasion fiscale (n'est-ce pas Jérôme Cahuzac, monsieur le Ministre délégué chargé du budget et député président de la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire de l'Assemblée Nationale ?). 

Je n'oublie pas la presse qui, à l'unanimité, répète que Dieudonné est antisémite. Elle effectue purement et simplement de la propagande pro-gouvernementale. Elle se discrédite totalement en démontrant sa complicité, que dis-je, sa soumission au pouvoir exécutif, et son soutien fanatique à ce que critique Dieudonné : la politique israélienne, le sionisme.

Dieudonné a été condamné par la justice pour antisémitisme, me direz-vous. Mais sur quelles bases ? Des phrases extraites d'un spectacle humoristique, tirées de leur contexte. Une insulte qui venait en réponse à une autre insulte. La plus lourde condamnation (une amende de 28 000 €) portait sur la chanson "Shoahnanas". L'avez-vous écoutée ? Le texte répète inlassablement : "Si tu me tiens pas la Shoah, je te tiens par l'ananas [sous-entendu la Traite négrière]". Elle dit donc qu'il n'y a pas de hiérarchie dans la victimisation. Le génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale ne justifie pas toutes les actions de l'Israël d'aujourd'hui et ne dépasse pas en souffrance la Traite des Noirs. En tout cas, ce que dit Dieudonné, c'est que les Juifs n'ont pas le monopole de la souffrance. Ce qui est bien différent du négationnisme ou de l'antisémitisme.

Autre chose : les "intellectuels". Plusieurs d'entre eux (comme par exemple Alain Finkelkraut, Bernard-Henri Levy), penseurs et hommes de média, se sont également totalement discrédités en osant venir à la télévision déblatérer sur Dieudonné ... sans avoir vu ses spectacles. Ils parlent de choses qu'ils ne connaissent pas et ne cherchent même pas à connaître !

Il faut vraiment faire le ménage dans tout ça !

Pour la séparation des pouvoirs, il faudrait que la Garde des Sceaux, plus haute autorité judiciaire, ne soit pas membre du gouvernement, siégeant au sein même de l'exécutif sous l'autorité directe du Premier Ministre et du Président de la République. Et même, pour qu'il y ait une cohérence entre le mode d'attribution des trois pouvoirs, que le poste de Garde des Sceaux soit obtenu par le suffrage des citoyens (direct ou indirect, c'est à préciser ultérieurement).

Depuis la Révolution Française de 1789, nous sommes censés être une nation. Il est inadmissible qu'une communauté qui représente moins de 1% de la population française soit autant liée au pouvoir ! Je trouve personnellement honteux que les hommes politiques se précipitent au traditionnel diner du CRIF . C'est du lobbyisme affiché, depuis 1985.

La constitution de la Vème République a été rédigée sur-mesure pour le Général De Gaulle. On voit bien que les dirigeants actuels n'ont absolument pas la carrure pour l'assumer. Il faut changer de République et/ou de cette alternance PS / UMP à laquelle on assiste bêtement depuis les années 1980.

Il y aurait tant de choses à changer ... Comme par exemple :
- en finir avec les sénateurs qui votent la loi sur le non-cumul des mandats mais avec une exception : pour les sénateurs (hypocrisie totale);
- avoir des députés représentant vraiment le peuple français dans la diversité de ses opinions (comme lors d'un premier tour d'élections présidentielles), grâce à la proportionnelle;
- ou encore réformer le droit de vote : Prendre en compte les votes blancs/nuls. Ne devrait-on pas aussi le pondérer en fonction de la contribution de chacun au fonctionnement de l’État, c'est-à-dire en fonction de l'impôt payé (direct et indirect) ? Mais c'est un autre débat.

L'affaire Dieudonné est un révélateur.

Merci à lui et bravo pour son courage qui, hélas, lui coûtera peut-être la vie. Ou au minimum l'exil ... comme le Général De Gaulle à une autre époque.

samedi 15 février 2014

Maître Coutant-Peyre, l'un des avocats de Dieudonné, rappelle le droit.

Isabelle Coutant-Peyre est un des avocats de Dieudonné. Elle revient sur les accusations qui pèsent sur son client et dénonce l'acharnement dont il fait l'objet ainsi que les atteintes à la présomption d'innocence.


Sourcehttp://youtu.be/_Hb6FMhsJfE

Le Comte de Bouderbala défend Dieudonné sur le plateau du Grand 8

 

Source : http://youtu.be/0-MKxj21EgU

vendredi 14 février 2014

Zemmour et Domenach sur l'affaire Dieudonné



Source : http://youtu.be/O1zpfT3T1J4

Les débats "Ça se dispute" entre Eric Zemmour et Nicolas Domenach ont souvent été intéressants. Deux personnalités, la première résolument de droite et la seconde incarnant la gauche "bobo", avec une argumentation contradictoire et donc enrichissante; ce qui est presque une exception dans le paysage audiovisuel français monotone avec sa "bien-pensance estampillée Parti Socialiste".

Le débat commence par le commentaire de la une du Nouvel Observateur, "La haine", hebdomadaire qui traite Dieudonné (bien sûr) mais aussi Eric Zemmour et Jean-François Copé (ces deux derniers étant juifs) d'antisémites ! Simplement stupide. Le journal de Renaud Dély ne mérite bien entendu pas d'être acheté.

Zemmour enchaîne. "Ce qui me motive, c'est l'amour de la France. Pourquoi je suis ulcéré par l'évolution depuis une trentaine d'années, autour de l'immigration, de la laïcité et l'islam, etc, c'est parce que là, il y a une haine de la France qui s'anime, il y a une destruction de la France"."Ils [le Nouvel Observateur] ont été à l'origine du communautarisme, c'est eux qui ont créé cette France "black-blanc-beur.".

Sur le sujet annoncé "l'affaire Dieudonné", Eric Zemmour prouve d'emblée qu'il a dépassé le traitement répétitif du sujet : "C'est [Manuel] Valls qui a inventé l'affaire Dieudonné ! Valls a fait un coup médiatique, politique, idéologique en polarisant sur Dieudonné. Il a voulu montrer qu'il était très à gauche, qu'il luttait contre l'antisémitisme. Il y a dans la procédure de Valls un partenariat pas très républicain, communautariste,  avec le CRIF qui m'a, moi, beaucoup choqué. Il y a aussi un amateurisme juridique inouï. On a vu quand même deux anciens ministres, un de l'Intérieur, [Pierre] Joxe, et un de la Culture et de l’Éducation Nationale, agrégé de droit, Jack Lang, dire que c'était juridiquement indéfendable les interdictions a priori. [...] Le Conseil d’État a été sommé d'annuler une jurisprudence libérale depuis 1933, l'arrêt Benjamin. Je pense que là, ce n'est pas glorieux pour le Conseil d’État."

Ensuite, Eric Zemmour analyse : "Qu'est ce que le mouvement Dieudonné ?
Premièrement, il est interdit d'interdire.
Deuxièmement, c'est le produit de l'époque : il faut provoquer, il faut choquer le bourgeois. Et aujourd'hui, qu'est-ce qui a été sacralisé depuis trente ans quitte à en faire une quasi-religion républicaine ? C'est la Shoah. Qu'est-ce qu'on doit désacraliser pour devenir le super choqueur de bourgeois que sont devenus nos éminences soixante-huitardes [Zemmour désignant Domenach de la main], c'est justement la Shoah. C'est le sommet de la provocation.
Troisièmement : pourquoi il part en guerre contre les Juifs au départ ? Je l'ai écouté chez Ardisson. Il veut faire une film sur le Code Noir, sur l'esclavage, à la manière [du film] Shoah et les producteurs lui rient au nez. Il se dit : mais c'est scandaleux ! Claude Lanzmann peut faire neuf heures sur la Shoah, il est aidé par tout le monde, il est encensé, et moi, sur l'esclavage des Noirs, on m'envoie paître. On est en plein dans la concurrence victimaire. Et qu'est ce que fait Christiane Taubira quand elle érige une loi en 2001 sur la Traite négrière ? Deux choses : elle imite la loi Gayssot qui criminalise tous ceux qui disent que l'extermination des Juifs n'est pas un génocide [tel que défini dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg]; elle fait la même chose pour la Traite des Noirs, mais, deuxième erreur stratégique, elle polarise tout sur la Traite négrière occidentale en mettant sous le tapis les Traites arabes qui sont encore plus importantes et plus longues et l'esclavage inter-africain. Dieudonné arrive et dit : c'est les Juifs, les Rothschild qui nous mettaient en esclavage; ils se monopolisent la souffrance et nous aussi on souffre."


Face à Eric Zemmour, Nicolas Domenach fait pâle figure avec de la mauvaise foi manifeste.
Il dénonce la "fantasmagorie des Juifs détenant les médias" supposément portée par Dieudonné. Franchement, c'est une fantasmagorie ? Dieudonné caricature un colon israélien et il se retrouve évincé de toutes les télévisions, avec l'acharnement que l'on sait ensuite. Monsieur Domenach, vous avez perdu une bonne occasion de vous taire. Comme quand il dit : "Dans ses spectacles, il y a une obsession du complot juif". Pourtant, l'un des spectateurs interrogés le dit tout simplement : "Il faut prendre le spectacle au deuxième degré.C'est de l'humour.".
Et encore une bêtise de Domenach : "Je pensais qu'il fallait le cogner juridiquement mais ça n'a pas été fait". Ah bon ?! Mais Dieudonné est accablé par les procès, les contrôles fiscaux, etc. A part avec des balles, je ne vois pas comment on peut lui faire plus mal !
Et de continuer avec des slogans dignes de vendeurs de tapis : "OdieuxDonné, un nom noir dans tous les sens du terme".

Zemmour lui répond : "Tu ne peux pas t'en sortir comme ça, c'est trop facile."

A 22mn de la vidéo, la journaliste Léa Salamé demande : "Il vous fait rire Dieudonné ?". Et là, les deux compères sont pathétiques : " Je le connais mal ... Je n'ai vu que ses derniers sketchs ...". Quoi !? Voilà plus de vingt minutes qu'ils déblatèrent sur quelqu'un et qu'ils ne savent pas en détail ce que ses sketchs (qu'ils assimilent pourtant à de l'incitation à la haine antisémite") contiennent ! Cela voudrait dire qu'ils le jugent sur des extraits choisis, digérés, vomis par quelqu'un d'autre. Intellectuellement, c'est indigne ! 

jeudi 13 février 2014

Dieudonné: « Je n’ai aucune haine particulière envers les Juifs.»

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Omniprésent sur la scène médiatique française depuis quelques semaines, Dieudonné cartonne sur les planches. Les 3, 4 et 5 février, Dieudonné a fait le plein à Nyon. A raison de deux spectacles par soir, il a attiré plus de 2700 fans au théâtre de Marens. L’artiste qui décline toute interview aux médias traditionnels, privilégiant une communication directe avec ses fans via internet, a accepté de discuter durant une vingtaine de minutes avec un journaliste suisse. Cette entrevue a eu lieu le mardi 4 février dans une loge du théâtre de Marens, quelques minutes avant que Dieudonné ne monte sur scène. 

Depuis plusieurs semaines, vous occupez le devant l’actualité en France, comment le vivez-vous?

C’est une épreuve à vivre. Je n’ai d’ailleurs, je crois, pas assez de recul pour pouvoir en parler de manière objective. Ce qui se passe est pour le moins surprenant… Cela fait 26 ans que je fais ce métier. Cela m’est certes arrivé d’occuper parfois la Une de la presse. Mais pas autant et de manière aussi concentrée que ces derniers mois! J’ai d’abord regardé cela en spectateur. J’observais avec amusement et étonnement ce qui me paraît être un acharnement. Avec aussi toujours la sensation que tout était disproportionné.
Ensuite, cela a encore pris une autre dimension. Davantage que moi, ce sont les gens de mon entourage qui ont commencé à s’inquiéter: «Dieudo, je crois qu’ils sont sérieux!». On a vu le président de la République (François Hollande) et des ministres monter au créneau pour dire qu’il y avait là un combat indispensable. A les entendre, la survie de la démocratie en France était en jeu, celle de la République, presque celle de l’Univers…
C’était assez fou, cela donnait la sensation que le fait de museler un comique, de s’en prendre à lui, allait régler le problème de la France dans une période de crise. Alors que mon truc à moi, c’est juste de faire rire les autres. L’humour, c’est 99% de mon boulot.

Vous parlez d’acharnement?

J’irais même jusqu’à parler de lynchage, notamment un lynchage médiatique. En s’en prenant à moi, l’idée semble être de vouloir montrer aux autres, à la population, quelles sont les contours, les limites de la liberté d’expression. Alors que celle-ci n’est, selon moi, pas clairement définie par la loi. On peut aussi s’interroger sur les limites de l’outrance, du sarcasme…
Avec les décisions du Conseil d’Etat, la plus haute instance administrative du pays, d’interdire mon spectacle «Le Mur» a priori, je suis, comme je le raconte sur scène, «rentré dans l’Histoire par le conduit des chiottes». Et il y a désormais en France une «jurisprudence Dieudonné» qui s’est construite autour du respect de la dignité humaine. Mes avocats vont d’ailleurs faire recours contre cette décision. L’affaire est en référé au Conseil d’Etat. Une action à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est aussi envisagée.

Quelles conséquences voyez-vous pour les humoristes en France?

A partir du moment où l’on m’interdit, à moi, de présenter un spectacle en prétextant que celui-ci contient des éléments qui ne respectent pas la dignité humaine, c’est la porte ouverte à l’interdiction de tous les spectacles humoristiques aujourd’hui. Des humoristes en France m’en veulent d’ailleurs et ont dit que je les avais, en quelque sorte, «pris en otages». Ce qui est faux. S’ils ont été pris en otages, ce n’est pas par moi mais par le Conseil d’Etat! Désormais, on ne peut plus objectivement exercer la profession d’humoriste en France. Encore une fois, c’est aux tribunaux d’apprécier si, oui ou non, dans telle ou telle phrase déclarée sur une scène, il y a une incitation à la haine.

Avez-vous le sentiment d’avoir dépassé les bornes, d’avoir en quelque sorte abusé de la liberté
d’expression ?


Le rôle d’un humoriste est d’essayer de mettre le doigt sur les différents tabous. Et moi, je pense avoir mis le doigt sur ce qui pourrait être sacré dans cette société laïque et athée. Le sacré ce serait une sorte de devoir de mémoire des populations face à des moments particuliers de l’Histoire. Et c’est un véritable débat. Quels sont aujourd’hui les frontières sacrées, interdites à l’humoriste ? Je pense en avoir définie une ou deux… Une particulièrement. On voudrait vendre à la majorité des citoyens français une sacralité. Une sorte de soumission à une souffrance unique, une compétition victimaire organisée, structurée.

En parlant ainsi, vous avez conscience qu’on va dire que vous êtes antisémite?

Moi, je n’ai jamais eu et le plus sincèrement du monde la volonté de heurter ou de choquer des personnes de confession juive qui ont souffert lors de la Shoah. J’insiste: je suis un humoriste, je suis là pour faire rire. Je fais rire de l’hypertrophie dans la communication, de cette compétition victimaire organisée par les sionistes autour d’un drame humain.
Il y a une sorte d’hypocrisie aujourd’hui. Je demande à n’importe qui dans un débat, d’aborder différentes souffrances humaines: le génocide des Indiens d’Amériques, celui des Tutsis et des Hutus… et vous allez voir qu’il y a, à un moment donné, une sorte de précaution particulière lorsqu’on aborde la question de l’Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ? C’est une question qu’objectivement, je peux me poser.

Comprenez-vous les réactions contre vous d’associations juives ?

En Suisse, par exemple, quand la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) vient devant un théâtre manifester son mécontentement. Eh bien, je me dis: «Très bien: parlons ensemble!» Mais ses responsables ne veulent pas parler avec moi. Cela donne l’impression que ce sont eux qui ont besoin de fabriquer de l’antisémitisme au travers de l’antisionisme.

Vous êtes antisioniste?

Je suis très critique avec l’Etat d’Israël qui pour moi est le dernier régime d’apartheid et qui est vraiment le symbole de tout ce qui me révulse sur le plan politique. Mais attention, je le dis encore, ça n’a rien à voir avec la communauté juive dans son ensemble. Si les associations juives, comme la CICAD, voulaient que ces choses s’arrêtent, on se mettrait face-à-face et elles verraient, sur le fond, que je n’ai absolument aucun problème, aucun souci avec des personnes de confession juive.
Je l’ai déjà exprimé vingt fois, je ne me définis absolument pas comme antisémite. Je trouve que l’antisémitisme est une bêtise. Mais, je ne suis pas Juif non plus. Je n’ai aucune haine particulière envers les Juifs. Mais, je n’ai aucune attirance par rapport à cette religion que je n’aime pas, qui ne correspond pas à ce que je recherche spirituellement.

Vos détracteurs vous reprochent pourtant d’avoir aussi tenus des propos antisémites contre le journaliste Patrick Cohen?

L’extrait de l’émission «Complément d’enquête » de France 2 sur lequel se base cette histoire est frauduleux. En fait, dans cette «affaire Cohen», tout est faux. L’objet du «délit» est un vol revendiqué d’images lors d’un de mes spectacles. Et la production de l’émission a fait dire à ces images ce qu’elle souhaitait. Il faut savoir que Patrick Cohen m’a provoqué en mars 2013 en disant lors d’une émission («C’est à vous», sur France 5) que j’ai «un cerveau malade». Je lui ai répondu sur scène, dans un cadre humoristique, je le souligne encore, en précisant bien que c’est «un cerveau malade » qui lui parlait et de là, on a extrait tout un tas de choses.

A vous entendre, il y aurait donc eu une mauvaise interprétation de propos humoristiques tenus dans un sketch sur une scène…

Il faut savoir qu’il y a le temps judiciaire et le temps médiatique. Mes avocats estiment que je n’aurais pas dû laisser dire un certain nombre de choses à mon sujet. Je peux accepter de ne pas avoir fait les choses de la meilleure manière mais il faut accepter qu’il y a un contexte et «une entreprise médiatique» qui ne me permet pas d’exprimer le moindre changement de cap, de faire des rectifications. C’est-à-dire qu’à partir du moment où cette entreprise a décidé que vous deviez illustrer tel ou tel esprit, chacune des phrases que vous allez prononcer va être coupé, monté pour entrer dans un certain cadre. C’est ce qui s’est passé dans «l’affaire Patrick Cohen».

Vous pensez être victime d’une forme de complot?

Disons que les infos en France, c’est un peu comme dans une fiction. Tout cela n’est fait que pour servir un projet, un programme. Il vous faut un gentil, il vous faut des méchants. Moi, on m’a donné le rôle du méchant, du méchant noir nazi. Pourquoi pas ? Tout est possible… Il faut créer de la surprise, il faut que le spectateur soit tenu en haleine….
Le noir nazi, c’est un concept nouveau en France et on se dit que Dieudonné sera très bon là-dedans. J’ai beau essayé d’expliquer… C’est inutile dans le scénario qui est livré! Il faut aussi que le méchant reste méchant, il faut lui associer que des méchants tous autour de lui. On me lie systématiquement à Jean-Marie Le Pen, Alain Soral, Robert Faurisson… Mais, ce sont des gens qui ne sont pas si méchants que cela, si vous prenez la peine de les côtoyer, de leur donner le micro. Ils ont des côtés qui peuvent paraître extrêmement hostiles sur certains sujets si vous n’êtes pas d’accord avec eux. Mais pour les juger, il faudrait aussi leur permettre de parler. Ce qu’on ne laisse pas faire.

Et en ce qui concerne la quenelle? Est-ce un «salut nazi inversé»?

Là aussi, on est en procès pour rétablir la vérité sur la signification d’un geste qui se veut humoristique. Son interprétation nazie vient d’Alain Jakubowicz, le président de la LICRA en France, qui en septembre 2013 a envoyé une lettre au ministre de la défense Le Drian et de l’Intérieur Valls pour prévenir que ce geste est «un salut nazi inversé» et qu’il signifie «la sodomisation des victimes de la Shoah». On a déposé une plainte en justice pour diffamation.
Il faut en effet comprendre la quenelle comme un geste d’émancipation. Imaginez un esclave dans un champ de cannes qui regarde les autres et qui fait cela. C’est comme cela que je vois les choses. Un autre bel exemple vient de Suisse et il en est question dans mon spectacle. Romain, un Genevois atteint d’un cancer en phase terminale à 17 ans. Il fait une quenelle devant un scanner, alors qu’il est sur le point de mourir… Avec ce geste, il se libère du cadre médical. Pour moi, c’était vraiment du panache. Romain a apporté à la quenelle une dimension héroïque. Face à la mort et face à la peur, eh bien: quenelle! A mes yeux, la meilleure définition que l’on peut en donner à la quenelle, c’est celle qu’en a donnée Romain.

Mais pourquoi faire une quenelle devant une synagogue ou comme Alain Soral au mémorial de la Shoah à Berlin. Comprenez-vous que cela puisse choquer ?

Je n’ai jamais vu une quenelle qui soit de l’incitation à la haine mais c’est possible que certains soient habités par cette volonté. En ce moment, c’est à eux de s’en expliquer. Pas à moi. Et en ce qui me concerne, je n’ai jamais fait ce signe devant un endroit «estampillé» religion juive.
Je pense que quand Alain Soral fait ce geste, là où il le fait, il n’y a absolument pas de dimension antisémite. Je le comprends comme un geste subversif, une critique d’une compétition victimaire. Et puis, si cela fait réagir lorsque des personnes le font devant une synagogue, pourquoi n’est-ce pas le cas quand elles le font devant une mosquée ou une église?

Parmi vos fans, on vous reproche d’avoir des gens d’extrême droite, d’être une inspiration pour des nazillons…

Les nazillons, les gens d’extrême droite tous ceux avec qui je me suis heurté toute ma jeunesse, eh bien, je suis très content de pouvoir juste parler avec eux. Je ne pouvais même pas imaginer un jour pouvoir les rencontrer. C’est le cas de Le Pen qui n’est pas du tout un nazillon comme certains le disent. C’est même l’inverse, c’est un résistant français. Je me suis aperçu que le débat, c’est la chose la plus importante qui peut exister. En fin de compte, les seules personnes avec qui je ne peux pas parler en France, ce sont les envoyés d’Israël. Ils me montrent du doigt comme un adversaire, un ennemi.

Au final, vous êtes quoi? Un humoriste, un humoriste controversé, un polémiste, un leader politique?

Dire que je ne suis pas un humoriste est juste malhonnête…Je n’ai jamais fait rire autant de personnes qu’aujourd’hui, je remplis des salles et je suis peut-être l’humoriste le plus populaire de France. Ce qui me caractérise, c’est peut-être que je suis un humoriste d’origine esclave et je sens que beaucoup de gens s’attachent à mon travail parce qu’ils se sentent, eux-mêmes et ce n’est pas une question de couleur de peau, aussi esclaves. Esclaves d’un système qui le dépasse, qui les usent… Et puis Aimé Césaire m’avait prévenu: en faisant rire avec la souffrance nègre, j’allais déranger. C’est réussi…

Sourcehttp://senego.net/2014/02/12/dieudonne-nai-aucune-haine-particuliere-envers-juifs-nai-aucune-attirance-rapport-cette-religion-naime_147256.html?refresh=senegocache