lundi 16 octobre 2017

Les dieux sont tombés sur la tête (1 et 2)


Je viens de (re)visionner avec beaucoup de plaisir ces deux films réalisés par Jacobus Johannes Uys dit Jamie Uys (30 mai 1921 à Boksburg – 29 janvier 1996 à Johannesburg) qui était un acteur, réalisateur et scénariste d'Afrique du Sud, issu de la communauté afrikaner.


Ce film humoristique joue des différences culturelles entre les Bochimans incarnés par N!xau (le point d'exclamation de son nom représente la consonne inspirée (ou clic) de sa langue natale, une langue khoïsan) ...


... et les Européens ou descendants d'Européens vivant en Afrique du Sud ou aux États-Unis d'Amérique (dans le second épisode) tels Sandra Prinsloo alias la journaliste urbaine devenue institutrice "Kate Thompson" et Marius Weyers alias le timide zoologiste "Andrew Steyn" puis Lena Farugia alias la juriste de New-York "Dr. AnnTaylor" et Hans Strydom le zoologiste "Dr. Stephen Marshall".

 
 



Synopsis du premier film : une bouteille de Coca-Cola est jetée d'un petit avion et tombe dans le désert du Kalahari. Elle est retrouvée par la tribu San.  



Comme c'est le seul artefact moderne dans leur monde [qu'ils ne peuvent fabriquer eux-mêmes], tous les membres de la tribu veulent la posséder. Cela  conduit à des querelles et il est donc décidé par l'assemblée de tous les membres de la tribu que la bouteille devait être retournée aux Dieux. C'est le personnage joué par N!xau, nommé Xi, qui reçoit la tâche de la renvoyer "au bout du monde". 
Le film a généré un large succès de bouche à oreille en Europe, au Japon et en Amérique du Nord, les droits cinématographiques étant initialement vendus dans 45 pays. Il a donné naissance à une suite moins réussie, The Gods Must Be Crazy II, mais qui reprend quand même tous les ressorts comiques [dignes du meilleur cinéma muet], la connaissance de la faune et de la flore de la part du réalisateur, et la connaissance de la politique africaine (incessants coups d’État, etc.).

Réflexion personnelle :
Avec le recul, je perçois ce film comme un hymne à la sobriété heureuse, aux sociétés premières (souvent appelées péjorativement "primitives") respectueuses de l'environnement, solidaires entre êtres humains et réellement démocratiques; bref un hymne à l'homme "naturel" comme essayait de l'imaginer Jean-Jacques Rousseau dans son "Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes". Ce qui ne veut pour autant pas dire un retour à la vie "sauvage" (sans la médecine moderne, par exemple) mais c'est un modèle éthique qui mériterait d'être appliqué dans notre monde moderne.



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