samedi 2 septembre 2017

Alain Deneault, le travail nous conduit à la médiocrité.

Alain Deneault explique ce qu'est le travail.
Au lieu d'être la rencontre entre une compétence du producteur et un besoin du consommateur, il consiste à enrichir les actionnaires des sociétés multinationales et non à répondre à des besoins réels des consommateurs.
On se retrouve dans une situation absurde où des ingénieurs doivent fabriquer des matériaux qui vont se briser (obsolescence programmée), où des designers vont concevoir un bain tourbillonnant dans un jet privé, où des pharmacologues doivent inventer des médicaments qui ne servent à rien pour des malades imaginaires qui ont les moyens de se les payer alors que d'autres personnes meurent juste à côté, où des sociologues font des recherches sur le public des casinos parce que le bailleur de fonds vient de cet horizon là, etc.



Source : https://youtu.be/tclae1qOm0A

2 commentaires:

Je a dit…

Alain Deneault, né en 1970 en Outaouais, est docteur en philosophie de l'université Paris-VIII1 et directeur de programme au Collège international de philosophie à Paris.

Il collabore également à la revue Liberté, et est régulièrement invité comme spécialiste à des émissions pour parler d'affaires publiques ou d'actualités.

Il voit aujourd'hui toujours le Canada comme un pays colonisateur divisé en trois catégories : les colonisateurs que sont les grandes entreprises transnationales minières, pétrolière et céréalières, les colons que sont les classes moyennes et les colonisés.

Je a dit…

Thème principal de recherche

Étudiant les activités douteuses de certaines sociétés minières en Afrique, en Amérique latine et en Europe de l'Est, Alain Deneault montre que ces pratiques sont permises par un système législatif et financier qui a fait du Canada un refuge pour les compagnies minières du monde entier. Cette dénonciation rejoint celle de diverses ONG, notamment KAIROS.

Le procès Barrick Gold et Banro

L'essai Noir Canada: Pillage, corruption et criminalité en Afrique, publié en 2008 par Alain Deneault, Delphine Abadie et William Sacher, fait état d’allégations troublantes à partir de très nombreuses sources publiques (rapports de l'ONU, dépositions faites auprès d'assemblées législatives, rapports d'ONG, livres, documentaires, etc.) au sujet des agissements de compagnies minières canadiennes à l’étranger. Dès sa publication, cet ouvrage fait l'objet d'une poursuite en diffamation de 11 000 000 $CA intentée par les deux minières impliquées. Au bout de trois ans de procédure, les auteurs et les éditions Écosociété parviennent à un règlement hors cours avec la société minière Barrick Gold. L’ouvrage est retiré de la circulation. Dans la déclaration publique accompagnant le règlement hors cour, Barrick déclare avoir présenté des documents « indiquant qu’elle n’avait pas été impliquée dans les conflits au Congo » bien qu'elle ait acquis une concession d'exploration de 82 000 km2 auprès des régimes de Joseph Mobutu puis de Laurent-Désiré Kabila. Comme ils l'ont fait dans l'introduction du livre, l'auteur et les recherchistes de Noir Canada ont réitéré la nécessité d'en appeler à la création, au Canada, d’une commission indépendante enquêtant sur la présence controversée d’intérêts miniers canadiens à l’étranger.

L'affaire a toutefois secoué le public québécois et est à l'origine de la loi 9 (Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l'utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d'expression et la participation des citoyens au débat public) (voir l'article Poursuite stratégique contre la mobilisation publique). Elle a aussi inspiré le film documentaire Le prix des mots, du réalisateur Julien Fréchette, qui montre l'impact de cette poursuite sur la vie personnelle des auteurs.