L'intitulé "Juste mon opinion" s'applique à la politique, la philosophie, la religion, l'esthétisme, l'humour ... Mais "ça m'intéresse" aurait tout à fait convenu comme titre pour ce blog étant donné les nombreux autres thèmes abordés et les articles encyclopédiques : sur l'histoire, les sciences, etc, sans oublier les sports.
La plupart des articles sont issus de recherches sur le net et de lectures personnelles. Sources indiquées en fin d'article.
Après Epicure - De l'éthique à la politique
Épicure vivait avec une communauté d'amis (ouverte aux hommes libres, aux femmes –y compris prostituées- et aux esclaves) dans le Jardin (son école philosophique créée en 306 avant Jésus-Christ) près d’Athènes, en Grèce.
Il enseignait les moyens de parvenir au plaisir par la suppression des douleurs et des angoisses. Santé du corps et sérénité de l’esprit. Sa méthode consistait à identifier les besoins naturels et nécessaires, et de tempérer ou rejeter les autres, sources de frustration et de violences.
Bien qu’Épicure recommande de « vivre caché » et de ne pas s’impliquer dans la vie politique, ses successeurs, les philosophes épicuriens de l'époque romaine, les philosophes du siècle des Lumières ou les penseurs contemporains se sont progressivement orientés vers un épicurisme politique : un bien-être étendu à la société.
Quelle pourrait être la société idéale, aujourd'hui ou demain, selon les préceptes du sage antique ?
Au sommaire de cette compilation : - Préambule. Nous sommes mus par les sentiments. - Qu'est-ce que la beauté ? Réponse de l'éthologie. Et des dizaines d'exemples illustrés regroupés en quatre catégories : - Belles - Belles et sportives - Belles de la BD - Beaux gosses. Au format "livre papier glacé" sur : Lulu.com
Juste mon opinion 2014
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2014 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion 2013
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2013 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - 2012 - Second Semestre
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour le second semestre de l'année 2012 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - 2012 - Premier semestre
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour le second semestre de l'année 2012 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2011
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2011 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2010
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2010 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2009
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2009 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2008
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2008 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2007
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2007 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
L'empire maritime (britannique puis américain, et leurs vassaux : Commonwealth et OTAN) s'oppose à l'empire terrestre (aujourd'hui incarné par la Russie, la Chine, l'Inde et, par extension, les BRICS+).
Tout apparaît évident en consultant cette carte simplement conçue sur l'usage du mot thé selon deux racines étymologiques : "cha" ou "tea".
La
Constitution, c'est politique, ce n'est pas du droit ! Ne vous laissez
pas intimider par les experts. Écrivons-la nous-mêmes dans un langage
clair. Reprenons le contrôle de la création monétaire pour un avenir
meilleur. Devenez constituant !
Dans
plusieurs mouvements contestataires, des manifestants explorent le
maquillage « anti-surveillance » pour échapper aux systèmes de
reconnaissance faciale déployés par les autorités. Baptisé « CV Dazzle
», ce style de maquillage abstrait, imaginé dès 2010 par l’artiste Adam
Harvey pour perturber la vision des machines, connaît un regain
d’intérêt parmi les militants urbains.
Récemment,
des chercheurs de l’entreprise PeopleTec ont montré qu’une application
subtile de maquillage — ciblant les zones clés du visage (arcs des
sourcils, pont du nez, contours de la mâchoire) — suffit parfois à
tromper les algorithmes sans recourir à des dessins extravagants ou
visibles à l’œil nu. Cette approche contraste avec les techniques plus
voyantes (CV Dazzle pur, maquillage Juggalo) qui attirent l’attention
humaine et sont moins efficaces face aux modèles de reconnaissance
modernes.
Mais
le maquillage seul ne constitue pas une panacée. Les logiciels de
reconnaissance actuels analysent de multiples indices — postures,
vêtements, démarche — et peuvent compenser des masques faciaux partiels.
Selon des experts, certains systèmes intègrent des couches invisibles
(telles que l’analyse de l’image ou l’alpha transparency) pour
identifier les visages même partiellement dissimulés.
Dans
ce contexte, le Conseil de l’Europe appelle à une régulation stricte de
la reconnaissance faciale afin de prévenir les atteintes aux droits
humains : il suggère d’interdire certaines utilisations (notamment pour
catégoriser les individus selon la couleur de peau ou l’âge) et
d’encadrer les usages policiers du « live facial recognition » avec des
critères de proportionnalité et de contrôle.
Ce
recours ingénieux au maquillage met en lumière une forme de résistance
numérique : quand les libertés publiques sous pression s’appuient sur
l’inventivité technologique pour préserver l’anonymat dans l’espace
public.
"Yann Yvinec a eu le plaisir d'accueillir Chloé Frammery, qui est enseignante, auteure, conférencière et journaliste indépendante. Pourquoi une société sans argent ? Comment peut-elle s'organiser en matière de politique, d'accès au logement, d'alimentation et de contribution au collectif ? Quelles transitions peuvent être envisagées pour parvenir à une société non marchande ? Telles sont quelques-unes des questions abordées lors de notre rencontre."
Les banques créent
la monnaie d'une seule façon mais pour 3 usages particuliers. Au moyen
d'un clavier d'ordinateur, qui permet de taper des chiffres dans le
bilan de la banque (à gauche dans la colonne "Actif" et à droite dans la
colonne "Passif") ... La monnaie (scripturale) est créée par les
banques, toutes les banques, pour : • Faire des crédits (qu'on
appelle à tort des "prêts") aux "emprunteurs" (pour financer un
appartement ou une voiture ou une maison ou une usine, ou autre)." • Payer les salaires et les mega-bonus des banquiers qui font tout bien ce qu'on leur demande •
Spéculer en achetant des titres (dont de la dette d'Etat, ce qui
s'appelle une obligation d'Etat, ou des bons du trésor, des
reconnaissance de dettes aux particuliers, des actions, CDS, CDO, autres
produits dérivés) et d'autres ACTIFS (immeubles, etc)
Les questions de Yann Yivinec : - Qui es-tu ? Depuis quand réfléchis-tu à un monde sans argent basé sur le don ? - Quel est ton parcours vis à vis de ce sujet ? Fais-tu partie d’une association, d’un mouvement ? As-tu écrit un livre ? - Pourquoi changer de système économique et pourquoi une société sans argent ? - Quels sont les facteurs qui te touchent le plus personnellement?( injustice, pauvreté, environnement,...) - Comment vivent concrètement les gens dans la société que tu conçois: - Comment s’organise la politique commune ? Y a-t-il des assemblées nationales ? Locales ? - Comment s’organise l’accès aux logements ? - Comment s’organise le travail ou la contribution au collectif ? - Comment s’organise l'accès à la nourriture. Comment s’organise la production alimentaire? - Comment s’organise l’éducation, la santé ? Les transports ? - Comment s’organise la production des biens (vêtements, meubles, électroniques, …? - Comment s’organise les loisirs ?Les vacances ? - Comment y parvenir ? Comment conçois-tu la transition ? - ...
Les métiers et les problèmes qui n'existeraient pas dans un monde sans argent : • Les banque et leur contrôle sur le peuple et les États • Le trading (spéculation) et les famines induites •
L'endettement des individus, qui induisent suicides et privation de
liberté, des familles, des Etats (Grèce, CADTM), des pays du "Tiers
monde" par FMI et Banque mondiale qui ne peuvent ainsi pas se développer
et restent soumis à ceux qui possèdent et fabriquent la monnaie • la corruption • les meurtres pour de l'argent • l'autocensure de peur de perdre son job et sa maison • les suicides d'agriculteurs et d'autres professionnels qui sont endettés... • ....
Source de mes réflexions sur le don : Le jeu de la monnaie (origine : le jeu de la corbeille) https://jeu-de-la-monnaie.org/
Alternatives à la monnaie nationale et supranationale : • Les SEL (Système d'échange local), depuis 1994 en France • La June, depuis mars 2017 • Les monnaies locales • Application pour smartphone en cours d’élaboration : Équilibra • SME : Système monétaire équilibré • Don
Livres : • Dette, 5000 ans d'histoire, David Graeber • Les Secrets de la monnaie, Gérard Foucher • Les secrets de Federal Reserve, Eustace Mullins • Les confessions d'un assassin économique, John Perkins
Le Capitalisme : • Voir le documentaire en 6 épisodes de 52 minutes, réalisé par Ilan Ziv • Écrit par Bruno Nahon, Ilan Ziv France • 2014 https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/63959_0 •
Le Capitalisme existe peu ou prou depuis l'invasion de l'Amérique par
les européens (1492), a donc existé depuis 600 ans (sur 300 000 ans
-homo sapiens, homme moderne), représente 2%o (pour mille) de l'histoire
de l'humanité, soit 0,2% ou 1/5 page de livre de 100 pages (7 lignes
sur 37 lignes). La monnaie, c'est 2500 ans, soit moins de 1% de l'histoire de l'humanité. • Le 1er bipède retrouvé date de 7 millions d'années https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Touma%C3%AF • Le squelette de Lucy (australopithèque) date de 3,18 millions d'années https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Lucy_(australopith%C3%A8que)
NdT : ce passage est tiré de
“L’autobiographie d’un anarchiste catholique” de Ammon Hennacy, 1954.
L’auteur a rejoint le mouvement Catholic Worker / Travailleur Catholique
fondé en 1933 par Dorothy Day et Peter Maurin, en tant qu’anarchiste
chrétien revendiqué. L’ensemble du mouvement travailleur Catholique,
s’il tire ses principes fondamentaux des évangiles et de son
interprétation radicale (racine) synthétisée dans “Le sermon sur la montagne”
de Jésus reproduit dans les 4 évangiles (Matthieu, Marc, Jean et Luc),
il est aussi très inspiré des principes anarchistes tels qu’énoncés par
Pierre Kropotkine dans ses deux ouvrages référence du mouvement :
“L‘entraide, facteur de l’évolution” et “Champs, usines et ateliers”
(voir en dessous de l’article).
-[]-
Pourquoi vous, personne sensible, croyez maintenant que la guerre et la bombe atomique soient nécessaires?
Pourquoi
les pauvres paysans de l’Est, qui ont rarement mangé à leur faim de
leurs vies, ont-ils choisi de se battre contre nous ? Pourquoi le
communisme attire t’il tant de personnes ? Est-ce parce que nous avons
échoué en tant que chrétiens ?
Pourquoi sommes-nous dans cette panade ? Parce que nous
avons recherché la sécurité en dehors de nous-mêmes au lieu d’accepter
la responsabilité. Parce que nous avons laissé les affaires aux mains de
politiciens, accepté leurs retraites, pensions et subsides corrupteurs
et les promesses impossibles à tenir de prospérité.
Ma faute : pendant sept ans j’ai refusé de payer un impôt sur le
revenu pour les guerres et les bombes. Je jeûne depuis cinq jours en
pénitence de n’avoir pas su éveiller plus de monde sur le fait que la
voie de Jésus et de Gandhi n’est pas celle de la bombe atomique. Cette
guerre, comme les deux dernières, n’amènera ni paix ni liberté.
Que pouvons-nous faire maintenant ? Nous avons fait une
révolution contre l’Angleterre (NdT : 1776 en Amérique) et nous ne
sommes toujours pas libres. Les Russes ont fait une révolution contre le
Tsar et ont maintenant une dictature encore plus forte. Il n’est pas
trop tard pour faire une révolution qui veuille dire quelque chose, une
qui durera ; votre révolution d’une seule personne. Il n’est pas trop
tard pour être un être humain au lieu d’un être inexistant aveuglé par
l’amour de l’argent.
Êtes-vous un producteur ou un parasite ? Pourquoi ne
pas arrêter de voter pour tous ces politiciens ? Pourquoi ne pas REFUSER
DE FABRIQUER TOUTES CES MUNITIONS POUR CES GUERRES ? Refuser d’aller à
la guerre ?
Pourquoi payer des impôts pour votre propre destruction ?
«
Homme terreur », « le plus détesté de son siècle », les qualificatifs
ne manquent pas pour peindre cet autodidacte à la pensée
révolutionnaire. Proudhon milite en faveur de l’émancipation économique
du peuple, et ses prises de position radicales lui valent la prison.
Itinéraire d’un « enfant terrible du socialisme ».
« Eh bien ! Vous êtes démocrate ? – Non. – Quoi ! Vous seriez monarchique ? – Non (…) – Qu’êtes-vous donc ? – Je suis anarchiste. »
Celui qui se présente de la sorte n’est pas un apôtre du chaos, mais un
franc-tireur qui entend démolir pour mieux reconstruire. Qualifié d’« enfant terrible du socialisme », placardé « l’homme le plus détesté de son siècle »,
Proudhon est un critique impavide de l’inégalité et de l’autorité sous
toutes ses formes. Paradoxal, à la fois subversif et conservateur, il
cherche à bâtir un ordre politique, économique et social dont le
leitmotiv est « Liberté, partout et toujours » : l’anarchie.
« J’eus le rare avantage, si c’en est un, de naître peuple […] de rester peuple. »
Né le 15 janvier 1809 à Besançon, d’un père brasseur et d’une mère
cuisinière, Pierre-Joseph Proudhon est l’un des rares socialistes
d’origine plébéienne. De cette existence crottée de bouvier, il puise
l’essence de sa pensée : « Tout ce que je sais, je le dois au désespoir. »
Grâce à une bourse, il intègre à 10 ans le collège royal de Besançon,
qu’il est contraint de quitter faute d’argent. L’autodidacte devient
alors typographe, l’occasion de perfectionner son grec, son latin et son
hébreu. Pendant une période de chômage, il fait un tour de France : de
Paris à Toulon, le pays, régi par la monarchie de Juillet, est frappé
d’inégalités économiques qui le révulsent autant qu’elles le confirment
dans ses lectures de Fourier, Hegel et Smith. À 28 ans, il décroche son
baccalauréat doté d’une bourse de l’Académie de Besançon. En trois
mémoires, l’étudiant balaye les théories légitimant la propriété comme « droit absolu » et conclut à l’immoralité de cette « fiction légale ».« Je
fais un ouvrage diabolique et qui m’effraie moi-même, j’en sortirai
brillant comme un ange ou brûlé comme un diable. Priez pour moi », supplie-t-il. Son brûlot enflamme sa réputation : en 1840, Qu’est-ce que la propriété ? en fait le héraut du socialisme. Dénonçant le propriétaire qui rémunère l’ouvrier sans lui restituer le tribut de la « force collective »,
il crie au vol ! L’Académie maudit son philosophe, à l’heure où le
gouvernement de Guizot, avec son slogan « Enrichissez-vous ! », célèbre
un libéralisme économique outrancier. Seul Marx le défend, célébrant sa « science de l’économie » (La Sainte Famille, 1845).
Les
deux hommes se sont d’ailleurs rencontrés à Paris, à l’été 1844. Marx,
alors inconnu, souhaite devenir l’interlocuteur épistolaire de Proudhon
pour enfin réaliser la « Sainte-Alliance » entre l’idéalisme à l’allemande et le socialisme à la française. Mais parole d’anarchiste, jamais Proudhon ne se fera « prophète d’une nouvelle religion ». Dès 1846, le clash des ego éclate : à la Philosophie de la misère de Proudhon, Marx riposte par Misère de la philosophie. Il qualifie l’anarchiste de « passéiste », de « petit-bourgeois ballotté constamment entre Capital et Travail ». Or, loin d’annoncer le Grand Soir, le Franc-Comtois élabore une « dialectique des antinomies » qui ne prétend pas résoudre les antagonismes de la société ; il s’agit pour lui de créer un « équilibre » entre le libéralisme et le communisme, accusé de « sacrifier l’individu sur l’autel de la communauté ». Contrairement à la pensée « dogmatique »
de Marx, l’anti-autoritarisme de Proudhon séduit le libertaire russe
Bakounine, qui le reconnaît comme le père véritable de l’anarchisme. À
Lyon, Proudhon, devenu batelier, gravite autour de la galaxie socialiste
avec, entre autres, Leroux, Cabet et Lamartine. Il forge son économie
politique et fonde en 1849 une « Banque du peuple », à taux d’intérêt
gratuit, qui périclite rapidement faute de crédits. Elle reste « sa plus glorieuse campagne ».
En revanche, de compagne, le vieux garçon de 38 ans n’en a pas, jusqu’à
ce que la mort de sa mère ne le résolve à… la remplacer ! Sans plus
attendre, il demande en mariage Euphrasie Piégard, une inconnue croisée
dans la rue, ouvrière de son état. Pendant deux ans, il la laisse sans
nouvelles, « l’amour de la justice ne [pouvant] souffrir celui d’une femme ».
La proposition R-évoludroit de Valérie Bugault est surprenante en ce sens qu'elle s'inspire de modèles qui peuvent apparaître comme antagonistes puisqu'elle utilise :
la démocratie directe ;
l'élaboration des règlements des Groupements d'Intérêts (GI) par les membres eux-mêmes (c'est-à-dire l' "autonomie" au sens de Cornelius Castoriadis) ;
le mandat impératif (avec possibilité de révoquer tous les élus qui ne respecteraient pas leur mandat) ;
et la décentralisation du pouvoir (subsidiarité ascendante).
Autant d'éléments que l'on associe généralement à la démocratie authentique voire à l'anarchie (au sens moderne de Pierre-Joseph Proudhon).
Mais elle propose aussi des éléments empruntés à l'Ancien Régime (c'est-à-dire à la monarchie française d'avant la Révolution française)
un chef de l’État, arbitre et représentant national, qui n'est pas sans rappeler un "roi" élu ;
un nombre de ministres limité à cinq ("faire le droit" = législatif ; "dire le droit" = judiciaire ; "défense policière et armée" = exécutif ; "fiscalité"/ajustement de la masse monétaire ; "langue française" = culture au sens étendu) qui ne sont pas sans rappeler les ministres du "Conseil du Roi" ;
et les GI (groupements d'intérêts) et GGI (grands groupements d'intérêts) inspirés des corporations d'ancien régime.
Tout cela en rejetant le Parlement, la Constitution (chère à Étienne Chouard) et des penseurs comme Jean-Jacques Rousseau.
J'avoue que la conservation même d'un État avec son Chef de l’État
heurte quelque peu ma sensibilité politique anarchiste et cela demande
donc un approfondissement du sujet par la lecture détaillée de son livre
; notamment le rôle du ministre du "faire le droit".
Une monnaie libre est une application rigoureuse de la Théorie
Relative de la Monnaie, écrite en 2010 et complétée en 2014 par Stéphane
Laborde.
4 libertés fondamentales
Stéphane Laborde pose 4 libertés économiques en tant qu'axiomes de la TRM.
Liberté de choisir sa monnaie, son système monétaire.
Liberté d’accéder aux ressources.
La liberté de produire toute valeur économique.
La liberté d’échanger, donc estimer, comptabiliser et afficher ces valeurs, “dans la monnaie”.
Ces libertés s'entendent - très important - au sens de la
non-nuisance. La nature de cette liberté est développée par John Locke,
conditionnée par la non-nuisance à soi-même et à autrui. S'il y a
nuisance, il y a privation de liberté.
Remarquez que si vous trouvez qu'actuellement vous êtes privés d'une
ou plusieurs de ces libertés, ou que vous vivez une nuisance sur l'un de
ces points, c'est que vous ne faites pas l'expérience d'une économie
libre.
Renouvellement des générations
Un humain du passé n'existe plus, un humain du futur n'existe pas
encore. Thomas Paine disait qu'il n'y avait pas plus éloignés que ces
deux individus.
Les vivants qui arrivent en fin de vie (ev≈80ans), ont pu échanger
avec des humains du passé (en rouge), mais n'échangeront jamais avec les
humains du futur.
Les humains en début de vie n'ont jamais échangé avec les humains du
passé, mais échangeront un jour avec les humains du futur (en jaune).
Seul les humains vivants (en vert) peuvent faire des échanges entre eux,
il n'y a pas de raison que leurs échanges influent sur les générations
futures, ni qu'ils soient impactés par les échanges des générations
passées.
Égalité spatio-temporelle
Pour respecter les 4 libertés, il faut que chaque humain crée la même part de monnaie (la même portion).
Chaque génération crée la monnaie qu'elle utilise sans que cette monnaie ait un impact sur les générations futures.
Le flux monétaire doit suivre le flux de la vie humaine,
individuellement et collectivement. Pour y parvenir, la croissance
monétaire (création de nouvelle monnaie) est une simple fonction
logarithmique de l'espérance de vie.
La formule
DU=c(M/N)
La part que chaque être humain crée (DU) est une portion, un coefficient
(c) de la moyenne de la masse monétaire par membre (M/N).
Ce coefficient c, avec la fonction logarithmique sur
l'espérance de vie, est proche de 10% par an. Elle ne privilégie pas les
plus jeunes, ni les plus âgés.
Remarquez qu'une espérance de vie à 70 ans ou à 90 ans ne fait varier
que très peu ce taux de croissance ; il faudrait une espérance de vie
de 30 ans ou de 120 ans pour avoir une différence significative.
NOTA : le DU doit donc être réévalué régulièrement. Les développeurs
de la Ğ1 ont décidé de le faire 2 fois par an, aux équinoxes. Et pour
obtenir une meilleure symétrie au long d'une vie humaine, le calcul
logarithmique du taux de croissance se fait sur une demi espérance de
vie, soit 40 ans. Ce sont les choix humains qui ont été faits avec
Stéphane Laborde pour la première monnaie libre, une autre monnaie libre
pourrait en choisir d'autres.
Convergence des comptes
Chaque créateur créant la même quantité de monnaie, leurs comptes se
rapprochent relativement. Un peu comme une différence d'âge qui devient
de moins en moins sensible avec le temps.
Plus d'informations
La TRM.
Pour en savoir plus vous pouvez lire la Théorie Relative de la
Monnaie. Ce livre écrit par Stéphane Laborde est disponible en ligne : http://trm.creationmonetaire.info/
La TRM en détail.
Emmanuel Bultot, docteur en mathématiques, a publié « la TRM en détail », une revisite de la Théorie Relative de la Monnaie depuis un nouveau point de vue, très bien réalisée et vivement recommandée.
La TRM pour les enfants.
David Chazalviel, ingénieur informatique, a réalisé « la TRM pour les enfants » une explication de la TRM interactive plus facile à comprendre.
La Ğ1 (la "June") est la première MONNAIE LIBRE de l'histoire de l'humanité.
Conformément à la Théorie Relative de la Monnaie (TRM), elle est cocréée
sans dette, et à parts égales, entre tous les êtres humains de toutes
les générations présentes et à venir, sous la forme d'un "paquet" de
monnaie, une quantité de Ğ1 (une quantité de "junes"), appelée DIVIDENDE
UNIVERSEL (DU).
Oui c'est déjà écrit sur d'autres pages, mais nous aimons bien le redire ;-).
Les enfants sont des êtres humains à part entière, ils peuvent
participer à la création monétaire en créant tous les jours leur part de
monnaie ! Ces comptes créateurs sont dans les mains de leurs parents,
cela pose donc des questions de société (les parents vont-ils utiliser
cette création monétaire à leur guise ? ce compte créateur va-t-il
servir à certifier d'autres comptes ?...), mais pas des questions de
création monétaire.
Le DUğ1
Pour la monnaie libre Ğ1 le DU est calculé tous les semestres
(182.625 jours) le coefficient est donc de 4,88% par semestre, et il est
réparti sur tous les jours.
Tous les jours, chaque cocréateur crée une petite portion de Dividende Universel.
La masse monétaire de départ étant à zéro, le premier DU a été fixé arbitrairement à 10 Ğ1 par jour, et depuis il augmente.
La formule adaptée
La formule de calcul du DUğ1 est : DUt+1 = DUt + (c2 × (M/N)t / 182.625)
Ce calcul est fait tous les six mois (182,625 jours) il tient compte de
l'évolution du nombre de membres pendant la phase d'installation de la
monnaie.
La blockchain
La technologie blockchain a été choisie pour sa simplicité de mise en place, sa sécurisation et sa décentralisation.
Contrairement aux idées reçues ce n'est pas la blockchain qui consomme de l'énergie, mais la preuve de travail.
Pour la Ğ1 l'algorithme a été conçu pour consommer vraiment très peu d'énergie, un ordinateur de la taille d'un paquet de cigarette suffit pour calculer les blocs, bien loin des immenses fermes à bitcoin.
La toile de confiance
La monnaie étant créée sur les comptes des utilisateurs membres, il
faut s'assurer que chacun ne possède qu'un seul compte créateur de
monnaie.
Pour respecter la décentralisation et ne donner le pouvoir à aucun
organisme, ce sont les membres eux-mêmes qui identifient les autres
membres
Voici un des textes proposés en lecture par Etienne Chouard sur son site Plan C , texte signé par Jacques Testart, chercheur à l'I.N.S.E.R.M. (Procréation naturelle et artificielle dans l'espèce humaine) et auteur, entre autres, de L'humanitude au pouvoir. Comment les citoyens peuvent décider du bien commun, ed. du Seuil, 2015.
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La
participation ne doit pas se réduire à l’information des citoyens. Il
faut que des “gens ordinaires” soient complètement informés des enjeux
des projets techniques, scientifiques, d’aménagement et d’innovation
afin d’élaborer des avis indépendants des intérêts particuliers.
Une méthodologie pour des “conventions de citoyens” est proposée
par la Fondation Sciences Citoyennes, en tant que projet législatif.
Partant d’expériences conduites dans différents pays, cette démarche se
déroule en plusieurs phases : organisation d’un comité de pilotage
pluraliste comprenant des spécialistes de la question posée, choix d’un
panel de citoyens, formation de ceux-ci, débats, et production d’avis à
l’usage des décideurs.
La participation ne se réduit pas à l’information
La participation ne se réduit pas à l’information ou même à la
concertation car le citoyen doit être un acteur, pas un spectateur, et
il ne suffit pas que le public “participe à un débat” pour prétendre
qu’il choisit son avenir alors qu’il n’a pas réellement participé à la
décision. De véritables leurres démocratiques sont souvent agités par le
pouvoir politique pour résoudre les contradictions entre les projets
qu’il veut imposer et les choix de la société, particulièrement à propos
d’innovations technologiques. Ainsi, que ce soit pour la culture de
plantes transgéniques, le tracé d’une autoroute, l’implantation d’un
incinérateur, l’escamotage des déchets nucléaires, la dissémination de
produits potentiellement dangereux, le pouvoir local ou national promet
“d’informer” le public et de le “consulter”. Ces démarches, outre le
fait qu’elles interviennent presque toujours alors que les décisions ont
déjà été prises, ont peu à voir avec une participation effective. Elles
utilisent les arguments d’autorité des “experts” officiels et ignorent
les divergences entre savoirs technoscientifiques comme la pluralité des
analyses provenant de savoirs non techniques. De plus, les élus de
bonne foi restent incomplètement informés tant leurs compétences sont
débordées par les avancées rapides de la techno science et ils ne
peuvent alors que faire écho aux arguments portés par des groupes
d’intérêt puissants, c’est-à-dire presque toujours pencher du côté de
l’acceptation de l’innovation.
Tenir compte des points de vue des simples citoyens
C’est pourquoi, dès que des controverses éclatent sur l’intérêt et
les conséquences d’une technologie, ce qui est de plus en plus fréquent,
les autorités devraient collecter et discuter les points de vue des
simples citoyens, au-delà du cercle des experts statutaires. Bien sûr,
pour qu’il soit argumenté, l’avis des citoyens doit se nourrir des
informations les plus complètes possibles. C’est pourquoi il faut
définir une méthodologie permettant de recueillir les avis de citoyens
“naïfs” (non spécifiquement impliqués dans la controverse) mais bien
éclairés grâce à des informations complètes et contradictoires. Les
bases pour une telle procédure ont été proposées, il y a 20 ans, par le
Danemark sous l’appellation “conférence de citoyens” (CdC), mais, malgré
plusieurs dizaines de CdC recensées dans de nombreux pays, la
méthodologie reste empirique et sujette à de larges variations au point
que l’on confond souvent les diverses procédures disponibles, par
exemple en assimilant conférence de citoyens à conférence de consensus 1.
Or, la crédibilité des CdC exige que des règles claires en garantissent
l’objectivité et la pertinence. C’est seulement à ce prix qu’on
pourrait obtenir des responsables politiques qu’ils prennent en compte
les résultats des CdC au moment de faire les lois et règlements.
Conventions de citoyens : un projet de loi
A l’initiative de la Fondation Sciences Citoyennes (FSC), une
méthodologie précise a été élaborée pour que des gens ordinaires
puissent fournir des avis éclairés, permettant aux élus d’apprécier
complètement une innovation avant d’en promouvoir l’usage. Nous avons
d’abord analysé des expériences internationales de CdC, puis nous avons
défini des conditions pour que des profanes élaborent librement une
position bien informée et représentative de l’intérêt commun. C’est pour
rompre avec l’ambiguïté de procédures variées s’autoproclamant
“conférence de citoyens” que nous avons adopté la dénomination
“convention de citoyens”, pour laquelle nous proposons aujourd’hui un
projet législatif 2.
Selon ce projet de loi (fortement résumé ici) la sélection d’une
quinzaine de citoyens, profanes par rapport au sujet en délibération et
dénués de conflit d’intérêts, est effectuée au hasard mais en assurant
une grande diversité (sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région
d’origine, sensibilité politique,…). La conférence de citoyens combine
une formation préalable (où les citoyens étudient) avec une intervention
active (où les citoyens interrogent) et un positionnement collectif (où
les citoyens discutent en interne puis avisent). Le prix à payer pour
cet exercice démocratique est de le limiter à un petit nombre de
personnes plutôt que de consulter la population entière. Le panel de
citoyens est composé de personnes volontaires, mais après tirage au sort
sur les listes électorales, afin d’éviter la présence de porteurs
d’intérêts ou de convictions déjà acquises. Si ces porteurs d’intérêts
sont absents du panel citoyen de la CdC, par souci d’approcher l’intérêt
commun, ils peuvent y intervenir comme experts, ce qui est légitime et
nécessaire. En effet, l’intérêt commun n’est pas la moyenne des intérêts
particuliers capables de se faire entendre.
Plusieurs phases dans la démarche
Pour assurer le respect de la procédure, un comité d’organisation
(dans notre proposition il serait placé, soit au Conseil Economique et
Social, soit au Parlement) lance un appel d’offres pour l’organisation
matérielle de la Convention, nomme le comité de pilotage, et recueille
des cahiers d’acteurs présentés par toute personne physique ou morale
souhaitant témoigner ou argumenter une position. Le comité de pilotage
comprend des spécialistes de la question posée représentant le
pluralisme des opinions sur cette question. C’est par consensus qu’il
établit le programme de formation des citoyens, sélectionne les cahiers
d’acteurs, et distribue une documentation comprenant les positions
contradictoires dans cette controverse. La première session de formation
présente aux citoyens les connaissances disponibles, de la façon la
plus neutre possible. Puis, une seconde session présente la question en
termes d’enjeux contradictoires. Un facilitateur, psychosociologue
engagé par le comité qui est le seul interlocuteur permanent du groupe,
assure le lien entre les citoyens et le comité de pilotage, sans
intervenir dans l’objet du débat. Après cette formation, les citoyens
dirigeront une réunion publique afin de compléter leur savoir (ils
décident alors eux-mêmes des questions à traiter et des personnes à
interroger). Immédiatement après, ils délibèrent pour établir leurs
recommandations, soit par consensus, soit en rédigeant des opinions
dissidentes. Toute la procédure doit être filmée, à l’exception des
moments de délibération, et les films sont accessibles au public. De
plus, toute convention de citoyens fait l’objet d’une évaluation par
deux experts désignés par le comité d’organisation. L’objectivité de la
procédure est ainsi recherchée à la fois par le tirage au sort du panel,
par une formation assurée hors de toute influence (anonymat des
citoyens) et par le consensus obtenu sur le programme de formation,
lequel est pourtant établi au sein d’un comité de pilotage riche
d’opinions diverses.
La CdC apparaît aujourd’hui, et après de nombreuses expériences
mondiales, capable de produire des avis précieux à l’usage des décideurs
mais aussi des autres citoyens. En effet, quelle position plus crédible
pour tout un chacun dans le doute que les analyses produites par
quelques uns qui sont absolument ses semblables et autant que lui hors
des conflits d’intérêts ? Et quelle meilleure garantie contre
l’enkystement dans la fonction qu’un panel de citoyens renouvelé pour
chaque consultation ? Les observateurs des conférences de citoyens se
sont étonnés de la capacité de personnes candides à délibérer sur des
sujets complexes, en se dégageant des enjeux seulement locaux et
immédiats pour proposer des solutions souvent ignorées par les
spécialistes, et rarement entendues des instances politiques. On est
loin de l’hypothèse d’un “public irrationnel” qui serait incapable
d’apprécier les effets réels de la techno science… Ainsi peut-on, le
temps d’un essai d’humanité, transformer en citoyen responsable le
“gogo” que nous sommes tous au jour le jour 3.
Pourvu qu’elles soient médiatisées, ces procédures améliorent aussi la
compétence de toute la population et peuvent rétablir la confiance
vis-à-vis des scientifiques et de leurs propositions. Comment faire
entrer ces procédures dans l’ordre juridique et politique, pour que les
dirigeants, mieux informés des enjeux des technologies et des attentes
de la population, puissent tenir compte de ces recommandations ? Afin de
sortir des leurres démocratiques pour aller vers une véritable
participation, les recommandations de la CdC doivent faire l’objet d’un
débat parlementaire où toute divergence des élus avec les
recommandations des citoyens devra être motivée. Car la démocratie
participative ne peut devenir crédible aux yeux des citoyens que si les
élus prennent en compte les avis émis. Ainsi pourrait-on mieux faire
fonctionner les institutions, et fournir aux élus un outil pour
apprécier toutes les facettes d’une innovation avant d’en promouvoir
l’usage. Il existe d’autres procédures possibles : jury citoyen, sondage
délibératif, atelier scénario 4.
À ce jour, le Débat Public (DP) est, en France, la seule procédure
“participative” régie par la loi (depuis 2002) et donc assez bien
codifiée. Sa gestion dépend de la Commission Nationale du Débat Public
(CNDP) qui crée des commissions particulières (CPDP) pour chaque thème
mis en débat. Les thèmes soumis au DP sont très nombreux (des dizaines
chaque année), car ils portent sur des projets essentiellement locaux
(surtout urbanisation), alors que la CdC est surtout destinée à traiter
des problèmes globaux concernant l’humanité (plantes génétiquement
modifiées, nanos, nucléaire, bioéthique, etc.). On notera que c’est
seulement dans la CdC que les informations données aux citoyens sont
dosées par le comité de pilotage de telle façon qu’une option
particulière ne soit pas favorisée et que les diverses positions connues
trouvent place auprès du panel de citoyens (ce résultat est recherché
par le consensus sur le programme d’information proposé aux citoyens,
consensus obtenu malgré la pluralité délibérée du comité de pilotage).
Par ailleurs, les avis de la CdC sont rédigés par les citoyens eux-mêmes
qui y expriment aussi leurs dissensus, alors que le “bilan” d’un DP se
veut neutre et est dressé par un rédacteur nommé par la CNDP. Il est
évidemment facile pour les décideurs “d’oublier” les points qui ne leur
conviennent pas dans un rapport lui-même déjà subjectif puisque rédigé
par un rédacteur qui s’efforce de “ne pas prendre position”. Sans
vouloir opposer CdC et DP dont les objets sont souvent différents, il
nous paraît fondamental de privilégier les procédures qui réduisent le
poids décisionnel des experts comme les pressions du lobbying, et se
concluent par des propositions claires, rédigées et portées par les
citoyens eux-mêmes. Il n’est pas question d’organiser des CdC pour
savoir où faire passer l’autoroute ou si on construit un pont sur la
rivière…Là, le DP a certainement sa place pourvu qu’il ne soit pas
l’occasion de manipulations, ce qui paraît difficile quand les enjeux
sont importants. Mais les CdC sont incomparables quand il s’agit de
décider de choix de société car le tirage au sort est un retour aux
sources de la démocratie, laquelle est renforcée par l’exigence de
pluralité des “expertises” délivrées et discutées.
L’intérêt de la CdC est dans sa capacité à proposer les solutions qui
conviennent le mieux au bien commun (sur des enjeux plus
anthropologiques que locaux) et elle constitue la procédure la plus
propice pour cela. Cette dernière affirmation n’est pas gratuite : il
n’y a pas équivalence de toute les propositions qui prétendent assurer
la “participation”. Par exemple l’auteur de l’initiative ne devrait pas
être aussi son organisateur et en plus son pilote, toutes fonctions
cumulées par le DP mais séparées dans la CdC qui recherche l’objectivité
par une cascade de responsabilités (organisateur/ comité
d’organisation/ comité de pilotage/ panel de citoyens). La FSC défend le
tiers-secteur de la recherche parce que nous croyons aux capacités de
jugement, de proposition, et d’équité des citoyens de base ainsi qu’ils
le démontrent quand ils s’organisent en associations d’intérêt public.
Avec la CdC apparaît un quatrième partenaire pour l’élaboration de la
norme : outre les experts, les politiques et la société civile organisée
(associations), elle donne toute sa place aux citoyens “ordinaires”
(mais acceptant cette tâche d’intérêt collectif).
Des extensions possibles
Deux extensions de ce modèle seraient ultérieurement possibles. On
pourrait tenir simultanément plusieurs conventions de citoyens sur le
même thème dans plusieurs pays (avec un comité de pilotage indépendant
dans chaque pays participant) et vérifier ainsi la convergence des
souhaits des citoyens du monde, convergence qu’on peut supposer
supérieure à celle de leurs responsables politiques respectifs… L’autre
extension serait thématique en élargissant le recours à ces procédures
hors des controverses technologiques, vers des thèmes éthiques ou même
politiques. C’est une véritable révolution des pratiques qui est en jeu
avec cette formule pour aider démocratiquement la décision des élus. Il
s’agit aujourd’hui de passer un cap difficile de cette utopie en faisant
inscrire les CdC dans la Constitution, condition pour garantir leur
prise en compte effective… Et donc de convaincre les parlementaires que
face à la complexité croissante des évaluations, ils ne peuvent se
suffire d’expertises incomplètes, souvent tendancieuses et peu conformes
aux intérêts des populations.
La conférence de consensus n’est pas une
procédure participative mais un débat entre experts afin de proposer la
meilleure solution à un problème technique(“bonnes pratiques”),par
exemple en obtenant un consensus de chirurgiens sur un protocole
opératoire. ↵
Militant
du Référendum d'initiative Citoyenne (RIC) depuis 13 ans, Etienne
Chaouard s'est imposé comme une référence des Gilets Jaunes. Ce
professeur d'économie et de gestion est un des chantres de la démocratie
directe. Dans ce livre, LA CAUSE COMMUNE, l'auteur développe ses idées
principales sur la constitution (les citoyens doivent écrire leur
constitution pour instituer eux-mêmes leur puissance politique), les
élections (l'élection infantilise les citoyens et porte au pouvoir les
pires) et le capitalisme (le capitalisme est la conséquence économique
d'une dépossession politique). Dans un style limpide et pédagogique, ce premier livre d'Etienne Chouard est un véritable manifeste pour un citoyen constituant.
Amis lecteurs et lectrices, Avez-vous déjà lu la Constitution ?
Pourtant, elle conditionne nos vies à un point que nous n'imaginons pas.
C'est pourquoi nous invitons chacun(e) à un exercice singulier : la
lire pour l'annoter, l'amender, la transformer... Mieux encore, nous
vous proposons de l'écrire vous-mêmes, à partir du projet qu’Étienne Chouard a lancé en 2005. En effet, Écrire nous-mêmes la Constitution est
le fruit de plus de dix années d'engagement, d'échanges sur une
plateforme collaborative ouverte à tous, et d'animation d'ateliers
constituants à travers la France et à l'étranger, où les participants
découvrent avec enthousiasme qu'ils peuvent s'essayer et s'impliquer
dans la rédaction d'une nouvelle Constitution, pour une société plus
juste. L'enjeu est là, immense. Ce livre se présente ainsi : la
Constitution de 1958 en page de gauche ; le projet participatif de
nouvelle Constitution en page de droite ; des espaces pour que vous
puissiez rédiger, améliorer, inventer, et devenir ainsi constituants. Le
parcours proposé, à la fois initiation et pratique, a pour but
d'instituer notre puissance politique, en route, comme le dit Étienne,
non vers la VIème République mais la Ière Démocratie. Patrick Pasin Editeur
« Nous ne sommes pas en démocratie ! » est le premier manifeste de La
Relève et La Peste dans lequel Étienne Chouard met en lumière les
limites de notre système électoral. Ce texte vous permet de mieux
comprendre comment notre système d’élection est bridé par nature en
facilitant abus et corruptions.
* David Graeber – 5000 ans d'histoire de la dette
* David Graeber – La démocratie aux marges
* David Graeber – Bureaucratie
* Jean-Jacques Rousseau – Du contrat social * Jean-Jacques Rousseau – Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes * Jean-Jacques Rousseau – Discours sur les sciences et les arts
* Piotr Kropotkine – L'entraide * Piotr Kropotkine – Morale anarchiste * Piotr Kropotkine – La conquête du pain
* Alain – Propos sur le pouvoir
* Jean-PaulMarat – L'ami du peuple
Pour une Constitution Citoyenne écrite par et pour les Citoyens
Une démocratie digne de ce nom, ça s’institue.
Et jamais des élus ne le feront. Jamais. À cause du conflit d’intérêts.
Ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir.
Seuls les citoyens eux-mêmes sont légitimes et aptes à écrire une vraie Constitution.
Quand les politiciens modifient la Constitution, c’est un crime : ils volent la souveraineté qui ne leur appartient pas.
Je vous propose de prendre personnellement nos problèmes quotidiens à la racine et de réfléchir nous-mêmes à l’institution d’une vraie démocratie : et la racine d’une démocratie digne de ce nom, ce n’est pas l’élection — élection qui est par définition aristocratique (choisir le meilleur, aristos), donc oligarchique — la seule racine de la démocratie, c’est le tirage au sort.
Depuis le débat référendaire sur le TCE (un puissant révélateur !), j’ai réalisé, avec d’autres citoyens, d’une part, l’importance de nos institutions dans notre vie de tous les jours et d’autre part, l’état de décrépitude dans lequel nous laissons se dégrader ces règles supérieures, par indifférence paresseuse le plus souvent.
L’approche institutionnelle m’apparaît désormais comme une clef de lecture universelle pour décrypter l’actualité et cette clef me permet de découvrir certaines sources profondes du malheur des hommes.
Ce blog nous permet d’échanger, de confronter nos points de vue, de les rapprocher (ou pas)… C’est un outil pour notre « cerveau collectif » qui est en train de naître, depuis une dizaine d’années, grâce à l’hyper connexion que permet la technologie moderne.