L'intitulé "Juste mon opinion" s'applique à la politique, la philosophie, la religion, l'esthétisme, l'humour ... Mais "ça m'intéresse" aurait tout à fait convenu comme titre pour ce blog étant donné les nombreux autres thèmes abordés et les articles encyclopédiques : sur l'histoire, les sciences, etc, sans oublier les sports.
La plupart des articles sont issus de recherches sur le net et de lectures personnelles. Sources indiquées en fin d'article.
Après Epicure - De l'éthique à la politique
Épicure vivait avec une communauté d'amis (ouverte aux hommes libres, aux femmes –y compris prostituées- et aux esclaves) dans le Jardin (son école philosophique créée en 306 avant Jésus-Christ) près d’Athènes, en Grèce.
Il enseignait les moyens de parvenir au plaisir par la suppression des douleurs et des angoisses. Santé du corps et sérénité de l’esprit. Sa méthode consistait à identifier les besoins naturels et nécessaires, et de tempérer ou rejeter les autres, sources de frustration et de violences.
Bien qu’Épicure recommande de « vivre caché » et de ne pas s’impliquer dans la vie politique, ses successeurs, les philosophes épicuriens de l'époque romaine, les philosophes du siècle des Lumières ou les penseurs contemporains se sont progressivement orientés vers un épicurisme politique : un bien-être étendu à la société.
Quelle pourrait être la société idéale, aujourd'hui ou demain, selon les préceptes du sage antique ?
Au sommaire de cette compilation : - Préambule. Nous sommes mus par les sentiments. - Qu'est-ce que la beauté ? Réponse de l'éthologie. Et des dizaines d'exemples illustrés regroupés en quatre catégories : - Belles - Belles et sportives - Belles de la BD - Beaux gosses. Au format "livre papier glacé" sur : Lulu.com
Juste mon opinion 2014
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Juste mon opinion 2013
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Juste mon opinion - 2012 - Second Semestre
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Juste mon opinion - 2012 - Premier semestre
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Juste mon opinion - Année 2011
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Juste mon opinion - Année 2010
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Juste mon opinion - Année 2009
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Juste mon opinion - Année 2008
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Juste mon opinion - Année 2007
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Le terme libertaire est couramment utilisé comme synonyme d'anarchiste, particulièrement dans le monde francophone à la suite de l'adoption des lois scélérates en France qui criminalisent l'utilisation du terme « anarchiste ».
Les lois de 1893 et 1894 sur l'anarchisme, plus connues sous le nom de « lois scélérates », sont trois lois votées en France sous la Troisième République et visant à réprimer le mouvement anarchiste français. Elles incarnent la dernière forme de censure légale et de répression à large échelle visant explicitement une opinion politique en France et sont, de ce fait, controversées dès leur origine. Elles ont été définitivement abrogées en .
À la suite de ces lois, les anarchistes français, puis francophones, vont très largement s'emparer du mot « libertaire » pour s'identifier et poursuivre leurs activités, notamment éditoriales. Ainsi, dès , La Revue anarchiste devient La Revue libertaire.
Le mouvement est alors européen. En Allemagne, l'empereur Guillaume Ier est victime de deux tentatives d'assassinat de la part d'anarchistes. Le chancelier Otto von Bismarck prend prétexte de ces événements pour faire promulguer par le Reichstag des lois « anti-socialistes ». De même, en Russie, le tsar Alexandre II est assassiné par un groupuscule anarchiste, Narodnaïa Volia (« La liberté du peuple »), le . En réaction à cela, son fils et successeur, Alexandre III, ordonne la création d'une nouvelle police de sécurité, l'Okhrana.
Mis à part quelques faits isolés, c'est à partir de 1892 que
commence la véritable période des attentats qui visent à déstabiliser le
pouvoir en attaquant directement ses détenteurs. C'est une série
d'attentats à la bombe, perpétrés par Ravachol à partir du , qui déclenche la vague de terrorisme anarchiste. L'évènement le plus célèbre est l'attentat au sein de l'Assemblée nationale, perpétré le par Auguste Vaillant. Lançant une bombe depuis la tribune à la chambre des députés, il fait plusieurs blessés. Le , le président de la RépubliqueSadi Carnot est assassiné à Lyon par un jeune anarchiste italien, Sante Geronimo Caserio.
Ces événements suscitent l'inquiétude de l'opinion publique et de la
presse, des journaux républicains radicaux aux feuilles conservatrices,
qui en appellent à des mesures d'exception.
Tension du climat politique
En France, des lois anti-anarchistes sont proposées durant les années qui suivent les insurrections communalistes de 1870-1871 ; aussi, plusieurs attentats sont alors attribués au mouvement anarchiste. Les trois lois proposées à la Chambre des députés visaient à prévenir de nouveaux attentats.
« Je ne connaissais pas ces gens-là, au moment du vote.
Manifestement, je consacrerai tous mes efforts pour faire abolir ces
lois »
— Ludovic Trarieux, Président de la Ligue des Droits de l'Homme, À propos des lois scélérates qu'il avait fait voter en 1894 (Conférence de 1898) .
Une série de trois lois est votée dans l'urgence afin de lutter
contre ces actions anarchistes qui visaient à déstabiliser des pans de
la société :
Le , soit deux jours après l'attentat d'Auguste Vaillant visant les députés, c'est Antonin Dubost (1844-1921), ministre de la Justice dans le gouvernement de Jean Casimir-Perier
qui soumet à la Chambre des députés un ensemble de mesures pour
sauvegarder « la cause de l’ordre et celle des libertés publiques ».
C'est une modification de la loi de 1881 sur la liberté de la presse qui ne punissait que la provocation directe ; désormais la provocation indirecte, l'apologie,
est elle aussi punie et un juge peut ordonner la saisie et
l'arrestation préventive. Le texte de la première des trois lois est
adopté le par 413 voix contre 63.
La seconde loi est discutée le ,
à peine quatre jours après avoir été déposée. Elle concerne les
associations de malfaiteurs et vise particulièrement les groupes
anarchistes, alors nombreux et très actifs. C'est une loi qui vise à
pouvoir inculper tout membre ou sympathisant sans faire de distinction.
Elle encourage également la dénonciation : « Les
personnes qui se seront rendues coupables du crime, mentionné dans le
présent article seront exemptes de peine si, avant toute poursuite,
elles ont révélé aux autorités constituées l’entente établie ou fait
connaître l’existence de l’association. » Elle est votée le .
La troisième loi, promulguée au Journal officiel le ,
est sans doute la plus marquante pour les anarchistes puisqu'elle les
vise directement, en les nommant et en leur interdisant tout type de
propagande. C'est à la suite de cette loi que de nombreux journaux
anarchistes comme Le Père peinard,
qui avait déjà été saisi avant, sont interdits. Cette loi permet une
véritable répression de l’anarchisme, des milliers de perquisitions et
d'arrestations débouchent, notamment sur le Procès des Trente.
Réaction politique
Position de Jean Jaurès
À l'occasion de la découverte de fonds venant de haut lieu chez un anarchiste, de retour de Carmaux où des grèves ont eu lieu depuis 1892, Jean Jaurès se lance dans un discours à la Chambre, le , où il dénonce la politique répressive du gouvernement ; la censure du Père peinard,
« consacré presque tout entier à injurier les députés socialistes » ;
le « deux poids deux mesures » qu'illustre la censure imposée aux
journaux et aux députés socialistes, tandis que sont tolérés les
discours également contestataires de certains catholiques (Albert de Mun, l'article « La Bombe » dans La Croix de Morlay, les articles de La Croix ou l'article du Père Marie-Antoine publié dans L'Univers puis dans L’En-dehors et titré « Le Christ et la Dynamite ») ; enfin, l'usage des agents provocateurs :
« C’est ainsi que vous êtes obligés de recruter dans le crime de quoi
surveiller le crime, dans la misère de quoi surveiller la misère et
dans l’anarchie de quoi surveiller l’anarchie. (Interruptions au centre. — Très bien ! très bien ! à l’extrême gauche.)
Et il arrive inévitablement que ces anarchistes de police,
subventionnés par vos fonds, se transforment parfois — comme il s’en
est produit de douloureux exemples que la Chambre n’a pas pu oublier —
en agents provocateurs. »
Et d'évoquer un certain Tournadre, actif lors des grèves de 1892, qui
avait proposé aux ouvriers de Carmaux des fonds pour acheter de la dynamite et éventuellement de s'enfuir ensuite en Angleterre ;
or, selon Jaurès, alors que Tournadre avait répondu aux ouvriers qu'il
avait des « amis capitalistes à Paris », les perquisitions menés chez
Tournadre à Carmaux avaient mené à la découverte de deux lettres, l'une
du baron de Rothschild, l'autre de la duchesse d'Uzès. Malgré ce discours, la Chambre vota dans une large majorité la confiance au gouvernement.
Position de Léon Blum
Le , dans La Revue blanche, Léon Blum, sous la signature de « Un juriste », publie un texte intitulé Comment ont été faites les Lois Scélérates.
Il les critique vivement, considérant le danger qu'elles soient
instrumentalisées par un gouvernement antidémocratique. Ainsi, ces lois
« permettent au premier « gouvernement fort » qui surviendra de tenir
pour nulle la loi de 1881 [sur la liberté de la presse],
loi incomplète, mais libérale et sensée dans son ensemble, et l’une des
rares lois républicaines de la République. Elles abrogent les garanties
conférées à la presse en ce qu’elles permettent la saisie et
l’arrestation préventive ; elles violent une des règles de notre droit
public en ce qu’elles défèrent des délits d’opinion à la justice
correctionnelle ; elles violent les principes du droit pénal en ce
qu’elles permettent de déclarer complices et associés d’un crime des
individus qui n’y ont pas directement et matériellement participé ;
elles blessent l’humanité en ce qu’elles peuvent punir des travaux
forcés une amitié ou une confidence, et de la relégation un article de
journal ».
Application
Des séries de listes nominatives sont dressées afin de répertorier les individus soupçonnés de sympathies libertaires, de même les « sans domicile fixe » sont fichés et catégorisés.
Même si les actions violentes ont continué quelque peu, les activistes étant rentrés dans une logique de vengeance, la propagande par le fait
a, après quelque temps, pratiquement disparu, à la suite de cette
répression violente. Cependant l'anarchisme lui-même, sous d'autres
formes, a continué de se manifester dans la société française, par
exemple au travers de mouvements syndicaux.
Ces lois conduisent à la fermeture des journaux anarchistes, à de nombreuses arrestations, à la dissolution des organisations libertaires et à l'interdiction pour la presse en général de diffuser de la « propagande anarchiste ».
Elles furent largement critiquées à l'étranger comme en France, y
compris par des opposants au mouvement libertaire, et finissent
progressivement par faire l'unanimité contre elles au sein de la classe
politique française, ce qui conduira à leur abrogation en 1992. Elles
incarnent la dernière forme de censure légale et de répression à large échelle visant explicitement une opinion politique en France et sanctionnant sa libre expression.
Postérité
Expression
En raison du symbole qu'elles ont représenté durant un siècle d'existence, des références à ces lois ou des expressions comme « le retour des lois scélérates » sont régulièrement utilisées dans les médias ou par des acteurs de la
vie politique française afin de qualifier des propositions de lois ou
lois nouvelles, qu'ils jugent liberticides.
Abrogation en 1992
Seule la loi du , qui visait explicitement les menées anarchistes, fut finalement abrogée le avec l'entrée en vigueur de l'article 372 de la loi relative à l'institution du nouveau Code pénal votée le 16 décembre 1992.
Maintien de certaines dispositions
La loi du 12 décembre 1893 relative à l'apologie du terrorisme instaure le délit de presse du même nom, en modifiant l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse.
Il faisait donc à ce titre l'objet d'une procédure particulière propre
aux infractions instituées par cette loi. Aujourd'hui et depuis 2014, ce
délit est réprimé par l'article 421-2-5 du Code pénal, est donc soumis à la procédure pénale de droit commun,
et son champ d'application a été étendu puisqu'il se matérialise
désormais par des comportements, des actes, des discours, des écrits
exprimés ou des images diffusées publiquement, et ce quel que soit le
support. Ces dispositions ne ciblent toutefois plus spécifiquement l'idéologie libertaire.
Compte tenu de la réponse comparative insatisfaisante (à mes yeux) de la part du LLMChatGPT , autant accéder directement aux textes eux-mêmes pour saisir les nuances entre ces trois termes : "anarchiste", "libertaire" ou "conseilliste".
Pour aller à l'essentiel, pour faire simple (à défaut d'approfondir ces trois philosophies), voici les définitions données par l'encyclopédie en ligne Wikipédia. Cela permettra aux lecteurs eux-mêmes d'en saisir individuellement les nuances.
L'anarchisme, à la différence de l'anomie,
ne prône pas l'absence d'ordre ni de règles, mais milite pour que son
élaboration émane directement des individus concernés et non d'élus, à
travers des mécanismes comme l'initiative citoyenne, le référendum ou encore le tirage au sort. Lorsqu'une élection est nécessaire, les anarchistes prônent le mandat impératif révocable comme alternative au mandat représentatif.
Fondé sur la négation du principe de domination d'un individu ou d'un groupe d'individus dans l'organisation sociale, l'anarchisme a pour but de développer une société sans État et sans classes sociales. Ce courant prône ainsi la coopération dans une dynamique d'autogestion. Contre l'oppression, l'anarchisme propose une société fondée sur la solidarité comme solution aux antagonismes,
la complémentarité de la liberté de chacun et celle de la collectivité,
l'égalité des conditions de vie et l'autogestion des moyens de
production (conseils ouvriers, coopératives, mutuelles).
Il s'agit donc d'un mode politique qui cherche non pas à résoudre les
différences opposant les membres constituants de la société mais à
associer des forces autonomes et contradictoires.
Le terme libertaire est couramment utilisé comme synonyme d'anarchiste, particulièrement dans le monde francophone à la suite de l'adoption des lois scélérates en France qui criminalisent l'utilisation du terme « anarchiste ».
Un mouvement pluriel
L'anarchisme est un mouvement pluriel qui embrasse l'ensemble des
secteurs de la vie et de la société. Initialement théorisé par des
penseurs socialistes,
il est habituellement classé à la gauche voire l'extrême gauche du
spectre politique bien qu'il refuse par essence de s'inscrire dans le
cadre de la démocratie représentative. Concept philosophique, c’est
également « une idée pratique et matérielle, un
mode d’être de la vie et des relations entre les êtres qui naît tout
autant de la pratique que de la philosophie ; ou pour être plus précis
qui naît toujours de la pratique, la philosophie n’étant elle-même qu’une pratique, importante mais parmi d’autres ».
En 1928, Sébastien Faure, dans La Synthèse anarchiste, définit trois grands courants qui cohabitent tout au long de l'histoire du mouvement :
Pour Vivien Garcia dans L'Anarchisme aujourd'hui (2007), l'anarchisme « ne
peut être conçu comme un monument théorique achevé. La réflexion
anarchiste n'a rien du système. […] L'anarchisme se constitue comme une
nébuleuse de pensées qui peuvent se renvoyer de façon contingente les
unes aux autres plutôt que comme une doctrine close ».
Selon l'historien américain Paul Avrich : « Les anarchistes ont exercé et continuent d'exercer une grande influence. Leur internationalisme rigoureux et leur antimilitarisme, leurs expériences d'autogestion ouvrière, leur lutte pour la libération de la femme et pour l'émancipation sexuelle, leurs écoles et universités libres, leur aspiration écologique à un équilibre entre la ville et la campagne, entre l'homme et la nature, tout cela est d'une actualité criante ». L'anarchisme s'inscrit en outre dans l'histoire des mouvements sociaux et de l'art en mobilisant divers symboles.
Au cours de la seconde moitié du XXe siècle,
les termes « anarchiste » et « libertaire » commencent à être utilisés
différemment. « Anarchiste » désignant ceux qui veulent abolir l'État,
le capitalisme et les religions, tandis que « libertaire » est utilisé
plus largement dans les nouveaux mouvements sociaux, la contre-culture et les expériences militantes alternatives et anti-autoritaires. Cependant les deux sensibilités se réfèrent aux mêmes racines idéologiques.
Il est également souvent employé dans des contextes culturels et médiatiques
pour désigner une attitude ou une posture individualiste, privilégiant
la liberté personnelle et parfois déconnectée de toute dimension
politique ou sociale concrète.
La question de l'organisation révolutionnaire diffère selon les courants, mouvements et auteurs du communisme de conseils, certains étant soient plutôt fortement dans le spontanéisme ou alors d'autres plutôt « pro-parti » politique. Cependant, l'objectif reste le même : le rejet du parlementarisme et de l'électoralisme, la critique de la bureaucratie, et l'idée que la révolution socialiste doit être menée et coordonnée principalement par les conseils de travailleurs démocratiques.
"La différence tient surtout à leur rapport à l’État, à l’organisation du pouvoir et aux formes de décision collective. Ces trois courants se recoupent parfois, mais ils ne sont ni équivalents ni synonymes."
1. La philosophie anarchiste
Principe central : rejet de toute forme de domination imposée.
Refuse l’État, les hiérarchies politiques, économiques et sociales.
Défend une organisation sociale fondée sur l’autonomie, l’entraide et le fédéralisme (associations libres).
L’autogestion y est fondamentale, mais accompagnée d’un refus explicite de l’autorité centralisée.
👉 Exemples de penseurs : Proudhon, Bakounine, Kropotkine.
Point clé : l’autogestion est une fin et un principe moral.
2. La philosophie libertaire
Principe central : primauté de la liberté individuelle et collective.
Terme plus large et parfois ambigu.
En Europe, il désigne souvent des courants proches de l’anarchisme (anticapitalistes, autogestionnaires).
Met davantage l’accent sur la liberté que sur la critique systématique de toutes les formes d’autorité.
Peut inclure des positions non anarchistes strictes (certaines formes de socialisme autogestionnaire).
👉 Le libertaire n’est pas toujours antistatiste de façon absolue.
Point clé : l’autogestion est un moyen privilégié de garantir la liberté.
3. La philosophie conseilliste
Principe central : le pouvoir doit appartenir aux conseils de travailleurs.
Issu du marxisme (mais anti-léniniste).
Rejette le parti politique comme intermédiaire.
Défend la démocratie directe par des conseils élus, révocables et fédérés.
Peut tolérer des formes transitoires d’organisation politique, tant qu’elles restent contrôlées par les conseils.
👉 Penseurs : Rosa Luxemburg (en partie), Anton Pannekoek.
Point clé : l’autogestion est une forme d’organisation politique concrète, plus qu’un principe philosophique général.
Tableau récapitulatif
Courant
Rapport à l’État
Rôle de l’autogestion
Spécificité
Anarchiste
Rejet total
Principe fondamental
Refus de toute autorité
Libertaire
Variable
Moyen central
Accent sur la liberté
Conseilliste
Rejet du parti, État discuté
Structure politique
Pouvoir des conseils
En résumé
Anarchiste : critique radicale de toute domination.
Libertaire : horizon de liberté, cadre plus souple.
Conseilliste : organisation politique par les conseils.
La "Participation" gaulliste, en trois étapes (voir ci-dessous), si elle avait été appliquée fidèlement, c'est-à-dire si elle n'avait pas été sabotée par le banquier-premier ministre Georges Pompidou, critiquée ouvertement par le vénal Valéry Giscard (d'Estaing), et rejetée par les députés corrompus de l'Assemblée nationale, aurait conduit progressivement, sans expropriation et sans affrontement social, non seulement à la copropriété de l'entreprise par les travailleurs et les apporteurs de capitaux mais aussi à son autogestion par les patrons et les autres travailleurs.
La participation aux bénéfices en fonction des résultats de l’activité ;
La participation au capital de l’entreprise, donnant accès aux salariés à
la copropriété de l’entreprise, et conduisant à terme à l’abolition de
la lutte des classes qui sépare patronat et personnels ;
La
participation aux responsabilités donnant ainsi le droit aux salariés
organisés de donner leur avis sur la marche de l’entreprise.
Le texte ci-dessous se propose de présenter ce qu'est l'autogestion :
une définition
son histoire
quelques exemples du XXème siècle voire de la fin du XIXème
des critiques exprimées par ses opposants
et les nombreuses références (bibliographie, filmographie, etc.)
L’autogestion (du grec autos, « soi-même », et
« gestion ») est le fait, pour une structure ou un groupe d’individus,
de confier la prise des décisions à l’ensemble de ses membres.
L'autogestion n'impliquant pas d'intermédiaire gouvernemental ou décisionnel, elle s'inscrirait de fait dans la philosophie anarchiste, libertaire ou conseilliste.
Certains, notamment la Confédération générale du logement durant les années 1980, définissent l'autogestion comme « la prise en charge de leurs intérêts par les intéressés eux-mêmes »[1].
Une telle conception implique que, lorsque divers intérêts coexistent,
chaque groupe apprend à gérer seul ses intérêts spécifiques, dans le
respect des intérêts des autres, sans délégation à une élite
administrative ou intellectuelle. La dynamique autogestionnaire prolonge
des pratiques traditionnelles, notamment chrétiennes en Occident[2] ou bouddhistes en Orient[3].
Godbout considère que le concept d’autogestion et l’idéal autogestionnaire sont nés au XIXe siècle et se développent par opposition à des excès créés par le système de production de la société capitaliste[4],[5].
Il s’agit de construire une alternative à la domination et à
l’exploitation engendrées par ce modèle de structuration sociale,
d’approfondir les réflexions autour de modèles de relations alternatifs à
ce mode capitaliste, ce, dans un premier temps, à l’intérieur du système
de production (Godbout, 1986). Les modèles ainsi pensés tendent à ce que
les travailleurs se réapproprient le pouvoir et le redistribuent de
façon plus égalitaire entre eux, tournant le dos à des pratiques vues comme hiérarchiques, autoritaires, verticales, et à des formes de
dépossession. En d'autres termes, ce type d'autogestion permettrait une
réappropriation et une réinvention de l'organisation collective.
2- Historique
Selon Drapeau et Kruzynski[5],
tracer l’historique de l’autogestion est une gageure pour deux raisons
principales. D’abord parce que celle-ci ne s’est jamais déployée sur
une longue période et à grande échelle, ce qui rend difficile d’en dire
quelque choses de construit ou de portée un tant soit peu général.
Ensuite parce qu’à la suite de Corpet, ces deux autrices considèrent
qu’il serait préférable d’employer la forme plurielle «autogestionS»,
cet auteur rapportant en 1982[6] qu’
« En raison de cette multiplication des formules théoriques et des
manifestations pratiques (…) « habitat autogéré », « autogestion des
luttes », « autogestion pédagogique », « autogestion sociale », « socialisme
autogestionnaire », il serait plus exact de parler des autogestions
plutôt que d’une autogestion entendue comme un modèle unique et
universel de transformation sociale, valable et transposable en tous
lieux et en toutes circonstances »
Historiquement, des biens communs ont été gérés durant plusieurs
siècles de manière autonome par des groupes d'habitants ou de
travailleurs, comme l'a montré l'ouvrage d'Elinor Ostrom intitulé La Gouvernance des biens communs : Pour une nouvelle approche des ressources naturelles. À ce titre, on doit citer comme exemple les mines de Rancié
gérées par la collectivité des habitants de Vic de Sos durant au moins
cinq siècles, soit depuis les environs de 1272 jusqu'au régime de Napoléon Ier qui mit les mines sous l'autorité du préfet.
Cette pratique de gestion des entreprises par les travailleurs a
été prônée par les Associations ouvrières des débuts de la révolution
industrielle puis par la Première Internationale Ouvrière : l'Association internationale des travailleurs (AIT) « L'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes », formule écrite par Karl Marx pour l'AIT), conceptualisée par Pierre-Joseph Proudhon et les anarchistes[7], par les libéraux. Depuis quelques années, ce mot est à la mode dans certaines entreprises :
autonomie - ou
semi-autonomie contrôlée par la hiérarchie - du travail personnel,
mais certainement pas pouvoir gestionnaire sur l'entreprise et sur son
chiffre d'affaires.
Dans les années 1960-1970, une partie du mouvement syndical s'est
aussi approprié le modèle de l'autogestion. L’expression autogestion
devient un mot valise dans les années 1960[7]. La Confédération française démocratique du travail (CFDT), dès sa déconfessionnalisation en 1964 s'intéresse à la Yougoslavie, envoie des délégations, et commence à entretenir des relations suivies avec les syndicats yougoslaves. Edmond Maire, notamment, voit dès 1965 le socialisme autogestionnaire
comme un moyen de donner un nouveau souffle autour d'un projet radical
susceptible de mobiliser les militants. Il s'agit aussi, pour la CFDT,
d'un moyen de se distinguer de la Confédération générale du travail et d'une vision étatiste et bureaucratisée de la transformation sociale[8].
La CFDT délaissera l'idée de l'autogestion après son recentrage en
1979, non sans avoir théorisé auparavant (notamment par le biais de Pierre Rosanvallon, qui date l’émergence de l’autogestion en France à 1960 et considère que c’est 68 qui lui a donné sa visibilité[9]),
que l'autogestion pouvait servir de concept-relais avec le libéralisme.
Selon cette analyse, l'autogestion aurait permis, par la critique
extrêmement dure du « social-étatisme », la redécouverte par la gauche
d'une tradition libérale, par la critique de l’État et de l'absorption
du secteur social par l’État[8].
Des auteurs de tradition marxiste comme Michel Clouscard ont défendu l'autogestion en la différenciant très fermement des utopies liées au libéralisme libertaire. Michel Clouscard déclarait ainsi : « L’autogestion
doit rendre la révolution au travailleur et sur le lieu de travail.
C’est une révolution silencieuse. Elle se fait derrière les médias, en
dehors du pathos et du volontarisme politique, sans péripétie et sans
circonstance dignes de la une, sans flash, sans scoop »[10].
Michel Clouscard, à l'inverse, s'en prenait à l'upotie autogestionnaire
réduite au statut de slogan permettant à des bourgeois intellectuels le
maintien de leur domination sur les travailleurs : « L’utopie autogestionnaire ignore les principes élémentaires de la logique de production »[11].
Michel Clouscard estimait aussi que l'autogestion ne pouvait pas être
pratiquée dans un cadre limité de communautés réduites en marge de
l'Etat. Prendre le contrôle de ce dernier était essentiel pour permettre
l'autogestion, selon Michel Clouscard[12]. L'exemple des mines de Rancié
le montre assez bien puisque l'expérience autogestionnaire y a pris fin
du fait des directives venues de l'État bonapartiste. Les
autogestionnaires n'avaient aucune influence sur l'État et en ont subi
les conséquences.
Ceux qui se placent dans le sillage de Michel Clouscard en
prônant un renouveau républicain tiennent toujours des discours proches,
notamment en refusant la constitution d'ilots autogestionnaires : « Ce
sont les mêmes impasses des utopies autogestionnaires (que je me garde
bien de confondre avec l’autogestion généralisée des travailleurs), où
l’on produit les uns contre les autres, faute d’avoir pris le pouvoir.
La République est une et indivisible, ou elle n’est pas »[13].
Le penseur écolo-socialiste André Gorz
conçoit un projet émancipateur qu'il articule autour de l’idéal d’une
autogestion de la vie, notamment du travail, des besoins et du temps[15].
Pour lui également, c'est à partir d’une critique du capitalisme -
qu’il voit comme générateur d’aliénation - qu’il conçoit l’autogestion
comme se trouvant du côté des solutions. Sa philosophie s’organise donc
autour d’un problème central – l’aliénation – et d’une réponse – l’autogestion.
Au niveau international, les pays latino-américains, sous l'effet
de crises sociales et économiques, illustrent un nouveau développement
de l'autogestion avec la réappropriation d'entreprises abandonnées ou
mises en faillite par leurs propriétaires, notamment en Argentine avec
par exemple l'entreprise Zanon, où le mot d'ordre était « Resistir, Occupar, Producir ». Les communautés zapatistes du Mexique et leurs « autogouvernements » sont un autre visage de la pratique autogestionnaire.
Dans le contexte de l’entreprise, plusieurs formes de gouvernance partagée peuvent être assimilées à des formes d’autogestion revisitées[16].
Une expérience d'autogestion a eu lieu en Espagne républicaine en 1936-1939, principalement en Catalogne et en Aragon. Cette expérience était d'inspiration anarchiste. Les communistes, largement instrumentalisés par l'Union soviétique, y mirent fin dans la plupart des cas en 1937,
afin de réorienter l'économie du pays vers la poursuite de la guerre et
de réduire l'influence des anarchistes. Les dernières expériences
s'arrêtèrent à la victoire de Franco.
Les résultats furent très variables suivant les cas, mais on peut dire
que ce fut en général un succès dans l'agriculture et un échec dans
l'industrie. Il faut cependant signaler que très souvent, les matières
premières et/ou les débouchés commerciaux traditionnels des usines se
trouvaient en Espagne nationaliste, ce qui peut expliquer les problèmes
rencontrés. La brièveté de ces expérimentations (quelques mois dans la
plupart des cas) ne permet pas de tirer de conclusions définitives sur
leurs résultats à long terme.
En 1948, après l’exclusion de la Yougoslavie du mouvement communiste international, Josip Broz, dit Tito, introduit un « statut autogestionnaire » dans la constitution du pays[7],[17]
L'expérience yougoslave comprend deux parties : durant la première, centralisatrice
et étatiste (de la fin des années 1950 aux années 1970), l'État
centralise les informations et envoie des commandes aux industries. Les
ouvriers sont supposés gérer l'entreprise pour répondre à cette
commande, il ne s'agit donc pas d'un modèle de marché. Dans la seconde
partie, au contraire, les ouvriers s'organisent comme le ferait une
entreprise libérale : ils définissent la production, le marché est
libre, etc.
En France, le « modèle » yougoslave joue un rôle important parmi différents groupes situés à l'extrême gauche
de l'échiquier politique. En effet, une minorité révolutionnaire espère
voir dans le modèle yougoslave une expérience alternative à la
construction du socialisme soviétique. Des trotskistes nouent des
contacts avec l’ambassade de Yougoslavie et commencent à relayer la
propagande titiste[7].
Plusieurs centaines de militants encadrés par les responsables
trotskistes se rendent ainsi à Belgrade. Parallèlement, les services de
propagande du régime développent des outils de promotion du régime
publiant revues et créant des associations de soutien[7].
Inversement, le Parti communiste français (PCF), suivant les consignes soviétiques, s'efforce de discréditer le régime yougoslave. Il dénonce le titisme comme une restauration du capitalisme, une forme de fascisme ou pire de « trotskisme »[7].
Plus généralement, ces années voient des militants et des
chercheurs se lancer dans la rédaction d’ouvrages sur la Yougoslavie,
« plutôt apologétiques comme ceux de Guy Caire, Georges Lasserre ou, au mieux, complaisants comme ceux de Joseph Fisera, Albert Meister ou Daniel Guérin. »[7] Des revues comme Autogestion puis L’homme et la société poursuivent cette réflexion[7].
Expérience algérienne
Dès l'indépendance de l'Algérie
en 1962, dans certains « biens vacants » laissés par les colons (des
domaines agricoles et de petites et moyennes entreprises), les anciens
salariés se sont constitués en comités de gestion afin d'assurer
la continuité de la production mais aussi, et surtout, afin de
réorienter leurs activités vers la satisfaction des « besoins du
peuple »[18].
L'instauration d'un État centralisé et le contrôle politique du travail
mirent rapidement fin à ces expériences ouvrières d'autogestion.
Le gouvernement socialiste du président Salvador Allende, élu au Chili en 1970, pratique aussitôt une politique de nationalisations
massives, provoquant le mécontentement des patrons de ces entreprises,
lesquels ont organisé une grève illimitée en 1973. Depuis longtemps
déjà, les ouvriers chiliens manifestaient leur désir de fonder un
« pouvoir populaire », de passage d’une société profondément capitaliste
et mondialisée qu’était le Chili des années 1970 à une société socialiste débarrassée du système de travail hiérarchisé d'alors.
Cette grève patronale donne l’occasion à de nombreux travailleurs
de prendre le pouvoir dans leur entreprise, et de travailler sans
patron ni hiérarchie (si ce n’est des délégués élus démocratiquement et
temporairement). Salvador Allende propose une loi rendant légale
l’autogestion, celle-ci est refusée par l’Assemblée, majoritairement à
droite. Les entreprises qui ont fonctionné en autogestion lors de la
grève des patrons n’ont cependant encouru aucune répression de la part
du gouvernement.
Ces expériences de travail en autogestion, qui ont duré quelques
mois, ont été décrites de manière résolument positive par les ouvriers :
le travail s’effectuait dans de meilleures conditions, car les ouvriers
ne subissaient plus « l’oppression » patronale ; leur productivité
restait égale, tandis que leur dynamisme et leur envie de travailler
s’accroissaient. Elles ont pris fin avec le coup d'État de 1973 d'Augusto Pinochet, dont la dictature militaire instaurée, de nature profondément capitaliste,
a privatisé les usines autrefois nationalisées, interdit le
fonctionnement en autogestion et rétabli le rapport patron-ouvriers dans
les usines.
Autres exemples
1871 : la Commune de Paris essaie d'expérimenter l'autogestion ;
1909 à aujourd'hui : création du mouvement des kibboutz en Palestine occupée par l'empire ottoman (devenue Israël en 1948) avec le premier kibboutz créé à Degania en Galilée en 1909 ;
1918-1921 : les anarchistes appuyés par la Makhnovtchina en Ukraine ;
1944-1947 : usine Brun (St-Martin d'Hères, 38) le Comité de gestion de l'usine Brun par Jean-Yves Yvenat et Jean-Marc Cascales (Institut d'études politiques de Grenoble), les Biscuits Brun 1915-1989 de Clément Bon (Direction du Patrimoine-Ville de Saint-Martin-d'Hères) ;
le réseau français des sociétés coopératives ouvrières de production, devenu Société coopérative et participative (SCOP) qui représente plus de 1 200 entreprises et plus de 20 000 salariés[Quand ?] ;
à partir de 2001 : récupération d'usines, d'écoles, d'hôpitaux par des ouvriers en Argentine[27],[28] ;
2006 : Buurtzorg, le principal réseau d'infirmières libérales des Pays-Bas ;
2010 : Le Court-Circuit, un bar coopératif autogéré à Lyon[30].
4- Critiques
Une critique de l'autogestion porte sur une éventuelle inefficacité relative en comparaison avec une économie capitaliste. D’après James Meade, l'entreprise autogérée a un comportement beaucoup plus malthusien
que l'entreprise capitaliste : il dit par exemple que dans un contexte
de hausse des prix, l'entreprise capitaliste augmentera sa force de
travail toujours plus que l'entreprise autogérée. L'entreprise autogérée
préfèrera d’après lui avoir recours au capital plutôt qu'au travail, pour ne pas diminuer les revenus de ses membres[31].
Par conséquent, l'économiste libéral Henri Lepage
écrit en 1976 (pour l'institut de l'entreprise), que l'autogestion
« n'est pas capable d'assurer spontanément la meilleure utilisation
possible des ressources rares de la communauté », à la différence de
l'entreprise capitaliste[32].
Une autre critique vient du courant communiste. Lutte ouvrière considère ainsi que l'entreprise autogérée n'est révolutionnaire« que si on la comprend comme un premier pas dans la remise en cause du droit de propriété capitaliste sur les entreprises ». Dans les faits, les entreprises autogérées « restent
des entreprises capitalistes, même si elles sont la propriété
collective de leurs employés, au lieu d'être aux mains d'un seul
propriétaire ». En conclusion, le terme d'autogestion « recouvre une conception petite-bourgeoise du socialisme », tantôt réformiste, tantôt d'inspiration anarchiste[33].
5- Notes et références
Bibliographie générale
La bibliothèque de la Fondation Maison des sciences de l'homme
possède un fonds « autogestion » qui a été constitué dans les années
1970-1980. Ce fonds d’environ trois mille pièces regroupe, outre des
ouvrages monographiques, des documents très divers tels actes de congrès
et de colloques, rapports, dossiers, journaux, revues et tirés à part,
témoignages, manifestes, conventions, tracts…, acquis ou collectés, en
France et à l’étranger, auprès des acteurs de l’autogestion.
Frank Georgi, L'Autogestion en chantier. Les gauches françaises et le « modèle » yougoslave, 1948-1981, Nancy, Arbre bleu Éditions, 2018.
Frank Georgi (dir.), Autogestion. La dernière utopie ?, Paris, Publications de la Sorbonne, 2003, 614 p.
Cahiers de l'Institut Universitaire d'Etude du Développement, L'Autogestion disait-on !, Paris, PUF, 1988, 179 p.
Hugues Lenoir, Autogestion pédagogique et éducation populaire : l'apport des anarchistes, Éditions libertaires, Paris, 2014.
Collectif, De l'autogestion : théories et pratiques, Éditions CNT-RP, 2013.
Collectif, L’autogestion en pratiqueS, Éditions Albache, 2013, (ISBN979-10-91013-01-7)
Timothée Duverger, Écologie et autogestion dans les années 1970. Discours croisés d'André Gorz et de Cornelius Castoriadis, in Écologie & Politique, no 46, Paris, Presses de Sciences Po, 2013/1, texte intégral [archive].
Dominique Pignon et Jean Querzola, « Dictature et démocratie dans la
production », dans : Les Temps Modernes, n°314-315,
septembre-octobre1972, pp. 438-466 ; réédition dans : André Gorz (dir), Critique de la division du travail, Paris, Éditions du Seuil,1973, p.103-159.
Hélène Hatzfeld, « Autogestion [archive] », in Casillo I. avec Barbier R., Blondiaux L., Chateauraynaud F., Fourniau J.-M., Lefebvre R., Neveu C. et Salles D. (dir.), Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation, Paris, GIS Démocratie et Participation, 2013, (ISSN2268-5863).
Pierre Thomé, Créateurs d'utopies. Démocratie, autogestion, économie sociale et solidaire, Éditions Yves Michel, 2012, (ISBN978-2-36429-013-6).
Maxime Quijoux, Néolibéralisme et autogestion, l'expérience argentine, Éditions de l'IHEAL, Paris, 2011.
Albert Meister, L'Autogestion en uniforme : l'expérience péruvienne de gestion du sous-développement, Privat, coll. « Réflexion faite », , 306 p. (ISBN2-7089-9201-5)
Daniel Mothé (Gautrat Jacques), L'Autogestion goutte à goutte, édition du Centurion, 1980.
Maurice Joyeux, Autogestion, gestion directe, gestion ouvrière - La Fédération anarchiste et l’autogestion, Volonté anarchiste, Groupe Fresnes-Antony, 1979, (ISSN0181-4389).
Autogestion et Capitalisme - Réponses à l'anti-économie. Masson, coll. Institut De L'entreprise, 0338-1463 Paris, 1978.
Albert Meister, Socialisme et autogestion : l'expérience yougoslave, Seuil, , 398 p.
« Conflit de LIP (1973-1974) [archive] », sur Fragments d'histoire de la gauche radicale (consulté le ) : série de documents militants (brochures, journaux, tracts…), la plupart inédits (Cahiers de Mai hebdo, Lip-Unité, Lip-Unitépiratée, tract d'appelés du contingent…)
Jean Querzola, « Le chef d'orchestre à la main de fer - Léninisme et taylorisme », dans : Les soldats du travail, guerre fascisme et taylorisme, Paris, Éditions Recherches, 1978, p.57-94.
Maurice de Montmollin, Le taylorisme à visage humain, Paris, Presses universitaires de France, 1981.
Benjamin Coriat, L'Atelier et le chronomètre : essai sur le taylorisme, le fordisme et la production de masse, Paris, Christian Bourgois éditeur, 1979 (rééd. 1982 et 1994)
Filmographie
Espagne et France ; Documentaire d'Anne Argouse et Hugues Peyret, Les Fagor et les Brandt
Espagne : 1936→1939. Voir « Vivre l'utopie »
Espagne 1936 : Révolution autogestionnaire : documentaire réalisé en 1994 par Recherche et Documentation d’Histoire Contemporaine (REDHIC)
Larzac : 1971→1981. Voir « Rural Riot »
Cuba : Récupération des terres et des outils agricoles à la campagne et dans les villes
The Greening of cuba, 2004, et How Cuba survived Peak Oil, 2006
Récupération d'usines, d'écoles, d'hôpitaux en Argentine à partir de 2001
Documentaire de Pierre Carles, Volem rien foutre al païs
El poder popular, troisième volet du documentaire de Patricio Guzman La batalla de Chile, évoque l'expérience d'autogestion sous le gouvernement de Salvador Allende au Chili: http://www.marxismo.org/?q=node/596 [archive]
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Références
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Michel Clouscard, La Bête sauvage […], Kontre Kulture, Saint-Denis, 2014, p. 289
Michel Clouscard, La Bête sauvage […], Kontre Kulture, Saint-Denis, 2014, p. 290
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Céline
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