lundi 6 août 2012

Champions olympiques d'escrime 2012 en individuel

Épée individuelle - Hommes :  Rubén Limardo (Vénézuéla) 1m83, 82kg.  C'est le premier Vénézuélien à remporter une médaille olympique en escrime et le premier Latino-américain champion olympique à l'épée depuis 108 ans; après Ramón Fonst en 1904.

Fleuret individuel - Hommes : Lei Sheng (Chine)  1m93, 78kg. Lei Sheng était déjà double champion du monde par équipe 2010 et 2011).

Sabre individuel - Hommes : Áron Szilágyi (Hongrie) 1m80, 80kg. Déjà champion du monde par équipe en 2007.

samedi 4 août 2012

Belle et sportive (4) : Victoria Pendleton

Victoria Pendleton (née le 24 septembre 1980) est une coureuse cycliste britannique (1m65, 62kg). Spécialiste de la vitesse individuelle et par équipe sur piste.

Palmarès :
- Championne olympique du keirin : 2012

- Championne olympique de la vitesse individuelle : 2008

- Championne du monde de vitesse individuelle : 2005, 2007, 2008, 2009, 2010, 2012
- Championne du monde de vitesse par équipe : 2007, 2008
- Championne du monde de keirin : 2007













D'autres athlètes sexy sur : http://wallabet.fr/2012/07/jo-2012-top10-des-athletes-les-plus-sexy-1/

Requins ou surfeurs ? Deux articles, deux opinions.

« Le requin est un loup pour l’homme »

Bien sûr, il faut respecter nos amies les bêtes, mais pourquoi toutes les sociétés de défense des animaux à commencer par Brigitte Bardot ne s’insurgent-elles pas lorsque des centaines de millions de bêtes (veaux, cabris, porcs) élevés en batterie, d’une façon industrielle pour certains, sans jamais toucher terre, sont abattus d’une façon concentrationnaire après avoir ingurgité des hormones ou des antibiotiques ?

Face à cette question sans réponse...nous sommes en droit de nous interroger, les mammifères sont plus proches de nous que les poissons ?

Il nous reste les requins, protégés par des gens certainement sincères, mais, ils sont localement, semble-t-il, plus agressifs. Cela est dû semble-t-il à deux raisons :

- Le parc marin (sans pêche) qui a fait multiplier les poissons donc le garde-manger des requins ?
- Les surfeurs qui sont plus nombreux

Mais les requins ont franchi la ligne rouge, ils attaquent nos jeunes enfants, qui, pour seul crime, pratiquent des jeux nautiques. Conséquence, le deuil et la chute de notre économie touristique du bord de mer.
Doit-on accepter que le requin soit le seul maître du jeu ? Ou alors faut-il le pourchasser, comme nous le fîmes pour les loups ?
N’ayez crainte pour eux, notre ami Roger Serre chercheur d’îles en a recensé plus de 7000 îles rien que dans l’océan Indien...
Ils ont donc encore du champ libre. Pour La Réunion, protégeons, choyons, respectons nos amis les baleines et les merveilleux dauphins.

Quant aux requins qui rôdent sur nos côtes de pêche, dès que vous en voyez un, amis pêcheurs, pourchassez-les, et faites de bonnes prises, les ailerons ont, parait-il, des vertus aphrodisiaques, en plus, vous rendrez des Japonais et Japonaises heureux ! Les requins ont un rôle...celui d’être les éboueurs des mers...nous ne cautionnons pas les chalutiers qui les pêchent d’une façon industrielle, nous devons les protéger en haute mer...pas sur nos côtes.
Alors mesdames, messieurs les politiques, doit-on continuer à dépenser des fortunes pour protéger nos requins qui tuent nos enfants et notre économie ? Ne faut-il pas les rejeter plus loin, là où ils ne feront plus de dégâts ?
La vie d’un homme, encore plus celle d’un jeune homme, fut-il un surfeur, est sacrée et cela nous ne devons pas l’oublier.

Christian Vittori
Le 03 août 2012

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Tribune 03/08/2012 à 11h41

Je n’aime pas les surfeurs. Je préfère les requins

Jupiter Capitolin
Au dessus des dieux !

Je n’aime pas les surfeurs. Ils ont les dents blanches, l’œil humide, la caipirinha facile et des bracelets brésiliens au poignet. Pire, ils ont tendance à être aimables et accueillants, le genre de personne qui essaye perpétuellement d’être sociable (avec moi, en plus).

Au cours de mon existence, j’ai été amené à en rencontrer un paquet et, entre deux bières, je leur ai même parlé, un peu, histoire de faire semblant d’être sympa. Le surfeur a sa propre « culture », un mélange de culte du bronzage, de muscles et de blondeur australienne. Comble de l’horreur, j’ai même vu quelques films leur étant destinés. La pudeur m’interdit d’en citer aucun.

Le requin, lui, a la noblesse des grands prédateurs, chasseur froid et élégant lentement polie par des millions d’années d’évolution et, ce qui ne gâte rien, c’est un acteur de cinéma grandiose. Le commandant Cousteau confirmera. On le trouve un peu partout sur le globe : 465 espèces, l’animal sait s’adapter. Seules cinq sont dangereuses pour le surfeur. Ce qui est trop peu à mon goût, mais pas à celui des autorités.

Evidemment le surfeur y perd parfois la vie

Il se trouve que les mœurs de ces deux types de créatures ont fini par les amener à se rencontrer. Le flap, flap, flap produit par le surfeur en quête d’une vague rappelle au requin le son de ses mets favoris, alors il goûte, par curiosité, avec de recracher avec dédain un mauvais plat. Evidemment, le surfeur y perd un morceau et parfois la vie.

Le problème est que les surfeurs ont tendance à se multiplier : ils seraient 27 millions selon la Surf Industry Manufacturers Association. Il est partout, même sur des plages pourries du Salvador envahies par les moustiques et les gangsters. Si les vagues sont belles, il n’a peur de rien.

La situation pour le requin semble moins optimiste. Entre la pêche, la pollution, la dégradation de son environnement et la disparation de ses proies, la survie du requin commence à devenir problématique dans bien des mers, le golfe du Mexique et la Méditerranée en particulier.

Pourtant, le grand méchant requin revient dans les médias. Le Point nous informait le 17 juillet qu’un grand blanc avait attaqué un surf dude australien. « Faut-il tuer les requins ? » titrait-il. Plus récemment, un jeune homme a succombé suite à une morsure à La Réunion.

Le requin tue moins que le chien

Le nombre d’attaques a augmenté ces dernières années selon le Florida Museum of Natural History qui comptabilisait 52 attaques non provoquées dans le monde en 2008, 64 en 2009, 81 en 2010 et 75 en 2011 – tout cela dans un contexte de diminution du nombre de requins et d’augmentation du nombre de surfeurs. Je tiens à le préciser.

Je n’oserai pas non plus rappeler que le requin tue, je crois, moins (en France c’est certain) que le gentil chien-chien sur Terre (et cela uniquement parce que j’aime les chiens et qu’ils ne s’attaquent pas aux surfeurs).

A la Réunion, où les attaques étaient rarissimes [les requins ont frappé 30 fois l’homme sur l’île depuis 1980, ndlr], le préfet a décidé en septembre 2011 d’exécuter dix requins. Dix et pas onze ou neuf. L’AFP rapporte les propos du préfet :

« Il s’agit des requins qui se seraient sédentarisés. Il faut créer un trouble dans cette population. »

Pauvres bêtes. Oserais-je répondre au préfet que les requins se sédentarisent où ils le veulent et qu’il n’est pas propriétaire de la mer ?
Des études sont en cours, il n’est pas impossible que l’animal se rapproche des côtes suite à la surpêche, ce qui augmente la dangerosité pour le baigneur.

Le problème des surfeurs, pas des requins
Je suis allé demander l’avis de quelques amis surfeurs (euh... connaissances) états-uniens, australiens, brésiliens et quelques argentins. Tous m’ont dit en substance à peu près la même chose :

« “E a vida !” (C’est la vie, ndlr). Le risque est limité, pour ne pas dire extrêmement faible. Les requins sont importants sur notre planète, les surfeurs nombreux et malgré notre réputation d’idiots du village, nous sommes encore capables d’éviter les lieux les plus dangereux. »

Personnellement, j’ai une solution de bon vieux libéral : le laisser-faire. Si les surfeurs veulent prendre le risque de servir d’apéritif, grand bien leur fasse. Mais c’est leur problème, pas celui des requins. Qu’on leur foute la paix, voire qu’on contrôle la population de surfeurs pour éviter qu’ils dérangent les requins (par l’information évidemment).
Je soupçonne même un grand nombre de surfeurs d’être d’accord avec moi. Des amis des bêtes et de la nature en plus, j’vous jure…
MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

Sur Rue89
A La Réunion, les attaques de requins font plonger le tourisme

• Sur Rue89
Mordus par des requins, ils se mobilisent pour les défendre
http://www.rue89.com/2012/08/03/je-naime-pas-les-surfeurs-jaime-les-requins-234373=

jeudi 2 août 2012

Les poids lourds du judo

Contrairement à la lutte olympique qui limite la catégorie des poids lourds à 120kg, le judo autorise les gros, très gros gabarits. Voici les mensurations de quelques-uns des favoris :

Teddy Riner (France) : 2m04, 131kg, 5 fois champion du monde (senior), 2 fois champion d'Europe
- Andreas Toelzer (Allemagne) : 1m92, 145kg, 1 fois champion d'Europe
- Rafael Silva (Brésil) : 2m03, 155kg, 1 fois champion d'Amérique
- Islam El Shehaby (Egypte) : 1m90, 105kg, 8 fois champion d'Afrique
- Kim Sung-Min (Corée du Sud) : 1m90, 127kg, 1 fois champion d'Asie
- Alexander Mikhaylin (Russie) : 1m95, 115kg, 3 fois champion du monde, 6 fois champion d'Europe
- Bor Bana (Hongrie) : 1m95, 128kg
Óscar Brayson (Cuba) : 1m88, 108kg, 6 fois champion d'Amérique
- Janusz Wojnarowicz (Pologne) : 1m98, 170kg
- Daiki Kamikawa (Japon) : 1m85, 140kg, 1 fois champion du monde

Cette liste est extraite des 22 qualifiés directs pour les Jeux Olympiques 2012 : http://en.wikipedia.org/wiki/Judo_at_the_2012_Summer_Olympics_%E2%80%93_Qualification#Heavyweight_.28.2B100_kg.29

Le multiple champion du monde en titre, Teddy Riner, sera l'homme à battre dans cette catégorie.
En quarts de finale, il pourrait rencontrer le Cubain Oscar Brayson, médaillé de bronze lors des derniers JO à Pékin. S’il se hisse en demi-finales, le Japonais Kamikawa (qui l’avait battu en finale du Mondial 2010) ou l’Egyptien El Shehaby pourraient se dresser sur sa route. Mais ses principaux concurrents sont dans l’autre partie de tableau. L’Allemand Andreas Tölzer, le Russe Alexander Mikhaylin ou encore le Brésilien Rafael Silva n’auront qu’un seul objectif : se qualifier pour la finale, et gagner ainsi le droit d’affronter probablement Teddy  Riner.

Mensurations moyennes du top10 : 1m94 pour 132,4 kg

Remarque : Seuls trois combattants du top10 seraient autorisés à combattre chez les poids lourds (-120kg) en lutte olympique : Islam El Shehaby (1m90, 105kg), Oscar Brayson (1m88, 108kg) et Alexander Mikhaylin (1m95, 115kg). Plutôt des gabarits de lutte gréco-romaine, d'ailleurs.

Requins: incompétence généralisée à la Réunion ?


La Réunion est-elle dirigée par des cons ? C’est ce que se demandent de plus en plus de citoyens de notre belle île et ne parlons même pas de ceux qui l’observent depuis l’extérieur et qui hallucinent encore plus… Car à force de cumuler les négligences et autres décisions absurdes, la Réunion risque de passer pour la région la plus conne de France, la risée du monde entier. Une sorte d’Idiocracy.

Idiocracy

Dernier exemple en date: le problème requin. En effet, la plupart des acteurs de la mer sont d’accord pour dire que les attaques de squales ont incroyablement augmenté depuis la mise en place de la réserve marine et d’une zone d’aquaculture à l’entrée de la zone balnéaire.

- Amaury Lavernhe, champion du monde de bodyboard, a relancé le débat le soir du décès d’Alexandre Rassiga. Il a ainsi affirmé: “le monde entier hallucine sur ce qui se passe à la Réunion, sur la façon dont les autorités locales gèrent ça”.

- Jérémy Florès, champion du monde de surf, lui a emboîté le pas hier dans une tribune: “Tout le monde sait que les requins sont là, tout le monde sait que d`avoir créé une réserve marine devant les plages les plus fréquentées de l’île est une aberration, tout le monde sait que d`y avoir en plus rajouté une ferme aquacole est totalement inconscient. [...] un parc à squales artificiellement créé par la folie des hommes.”

- Même les pêcheurs s’y mettent, par la voix de Nicolas Hoarau pour qui la réserve marine est “un véritable garde-manger pour les requins bouledogues. J’ai compté l’année dernière entre quatre et huit requins sur Saint-Gilles, aujourd’hui ils ont triplé. On a fait une réserve marine en pleine zone de baignade, c’est une hérésie.” Il ajoute que les rejets d’eaux usées dans la mer par les villes attirent également les requins.

- Enfin l’association Prévention Requin Réunion, regroupant de nombreux acteurs de la mer, renforce tous ces arguments par des études déjà menées dans d’autres pays et des statistiques édifiantes sur l’évolution des attaques à la Réunion. Ainsi Serge Leplège vice-président déclare: “Ca fait 30 ans qu’on surfe à Trois-Bassins, il n’y a jamais eu d’attaque. [...] Une étude australienne reconnaît le lien de cause à effet entre réserve marine et présence de requins. [...] On a eu 6 attaques à moins de 3 km de distance, à moins de 6 mois d’intervalle, sur une zone où pendant 40 ans il n’y a jamais eu d’attaque.”

Voilà des faits, des arguments et des données suffisamment clairs pour en tirer des conclusions. Tous conviennent donc qu’il est inutile d’attendre des études scientifiques qui dureront 2 ans. Qu’il faut fermer et/ou déplacer la réserve marine et la zone d’aquaculture. Qu’il faut éloigner les rejets d’eaux usées, voire les remplacer par une autre solution d’élimination de ces déchets, car de toute façon ils polluent la mer. Et surtout dans l’immédiat: pratiquer une pêche aux requins devenus surabondants dans la zone balnéaire. Des requins bouledogues qui ne sont d’ailleurs ni une espèce protégée, ni en voie de disparition.

Le précédent des incendies

Alors pourquoi rien n’est fait ?


Parce que la députée Huguette Bello a fait sa capricieuse et a ainsi influencé une bonne part de l’opinion publique, à des fins horribles ? Parce qu’elle est fan de requins ? Parce qu’elle est ravie que ces squales bien de chez nous fassent fuir les touristes ? Parce que la chute du tourisme (l’une de nos rares richesses naturelles et créatrices d’emplois) générera encore plus de chômage, plus de pauvreté et donc plus de facilité à acheter des électeurs réunionnais déjà massivement dans la précarité ?

Quant au préfet, qui dispose du pouvoir d’agir, qu’attend-il ? Qu’une nouvelle attaque ait lieu ? Que cette fois ce soit un baigneur ? Peut-être attend-il que ce soit un enfant ? Ou alors veut-il que ce soit filmé et publié en ligne sur YouTube, pour que le monde entier voie l’horreur et qu’il agisse enfin ?

L’année dernière, on avait eu droit à cette même incompétence. D’énormes incendies avaient fait rage à la Réunion, détruisant 3 000 hectares. La plus grave catastrophe naturelle de l’histoire notre île. Les pompiers avaient alors réclamé des bombardiers d’eau pour les soutenir dans leur tâche immense. Les pouvoirs publics avaient longtemps refusé, prétendant qu’on n’en avait pas besoin. Tout aussi démente la presse locale désinformait la population, affirmant que les moyens aériens n’étaient pas nécessaires.

Résultat: l’incendie continuait de s’étendre et menaçait même les villes. Au bout d’une semaine d’alarmes, où la mobilisation citoyenne avait été exceptionnelle (pétitions, réseaux sociaux et alerte de la presse nationale), le gouvernement et le préfet acceptaient enfin d’envoyer les Dash 8 de Marignane et quelques jours après les terribles incendies étaient circonscrits.

Un an après, tous les rapports et études confirment que la Réunion a besoin de bombardiers d’eau permanents pour prévenir tout risque d’incendie de masse. Alors pourquoi à nouveau est-on sourd ? Pourquoi n’écoute-t-on pas les acteurs qui connaissent leur domaine ? Pourquoi les associations, les professionnels et les usagers de la mer sont complètement ignorés par les décideurs ? Pourquoi les autorités et les politiques de la Réunion sont aussi cons ?

Source : http://news974.wordpress.com/2012/07/27/incompetence-generalisee-a-la-reunion/

Michael Phelps, puissance 19, entre dans la légende

Michael Phelps peut sourire. Il est désormais l'athlète le plus médaillé de l'histoire olympique. [David Gray - Reuters]

Michael Phelps est entré dans les annales mardi à Londres en devenant le sportif le plus médaillé de l'histoire des Jeux, en décrochant les 18e et 19e podiums olympiques de sa formidable carrière au terme du 200 m papillon et du 4 x 200 m nage libre. L'immense champion de Baltimore dépasse ainsi d'une unité les 18 médailles gagnées par la gymnaste soviétique Larissa Latynina entre 1956 et 1964.


Michael Phelps, 27 ans, a paru soulagé et épuisé à la fois au terme de son exploit, attendu certes mais qui ne s'est concrétisé qu'au terme du relais final où la pression était forte pour lui. Car moins d'une heure plus tôt, l'invincible avait subi une très étonnante défaite sur le 200 m papillon, sa distance fétiche, battu sur le fil par l'inattendu Sud-Africain Chad le Clos.

S'il n'a pas été flamboyant ce mardi dans l'Aquatics Center londonien, l'élève de Bob Bowman a su garder les épaules assez solides, malgré le poids de l'histoire, pour "assurer" au terme d'un relais gagné en 6'59''70, devant la France à trois secondes avec un Yannick Agnel une nouvelle fois épatant sur le dernier relais et les étonnants Chinois.

Au-delà du nombre incroyable de 19 médailles gagnées par Phelps sur les trois dernières éditions des Jeux olympiques, c'est la qualité de ces récompenses qui époustoufle: 15 de ces médailles sont en or, deux en argent et deux en bronze. La Torpille de Baltimore détenait déjà d'autres records inimaginables, comme le plus grand nombre de titres à des mêmes Jeux (8 à Pékin en 2008), ainsi que... 39 records du monde battus en carrière (à quoi s'ajoutent 25 titres mondiaux).

"C'est quelque chose de très spécial, il y a beaucoup d'émotions qui se bousculent dans ma tête, a dit Phelps. J'avais décidé d'accomplir quelque chose encore jamais faite et personne n'allait se mettre en travers de mon chemin."

Phelps battu d'un cheveu par le Clos

Avant de se hisser seul au faîte de l'histoire, Michael Phelps avait souffert sur le 200 m papillon. Faisant longtemps figure de vainqueur, il a craqué dans les cinq derniers mètres, au point de se faire souffler l'or par le Sud-Africain Chad le Clos pour cinq centièmes (1'52''96 contre 1'53''01).

Une défaite très surprenante pour celui qui dominait outrageusement la discipline depuis neuf ans. A 25 mètres de l'arrivée, la Torpille comptait encore 0''58 d'avance sur le Clos! C'est comme si, soudain, Phelps, d'habitude pourtant très bon finisseur, avait connu un black-out.

"Il fallait que je mette ça derrière moi et que je pense au relais (4x200 m libre), je ne voulais pas laisser tomber les gars", a expliqué Phelps, qui a mis sa déception de côté pour aider les USA à gagner en 6'59"70 leur troisième titre olympique consécutif, devant la France, comme aux Mondiaux 2011.

"J'avais demandé aux gars de me lancer devant et ils l'ont fait. Je veux les remercier de m'avoir permis de vivre ce moment", a dit Phelps, qui a eu du mal à contenir ses larmes sur le podium avec Ryan Lochte, Conor Dwyer et Ricky Berens, sous les ovations d'un public conscient d'avoir assisté à un moment historique. "Avant de monter, j'ai dit aux gars: "désolé mais je ne vais pas chanter (l'hymne américain) avec vous, c'est trop d'émotion, pas un mot ne sortira". J'ai essayé de me retenir mais mes yeux étaient tout mouillés", a-t-il expliqué.

S'il l'avait emporté sur 200m papillon, Phelps serait devenu le premier nageur (trois nageuses y sont parvenues) à remporter trois titres olympiques consécutifs dans la même discipline. Il lui restera le 100 m papillon et le 200 m 4 nages pour y arriver, mais ses chances y apparaissent moindres.

Source : http://www.rts.ch/sport/dossiers/2012/JO_2012/4170367-michael-phelps-puissance-19-entre-dans-la-legende.html

NB : Au 100m papillon, Phelps emportera la médaille d'or en 51''21 de même qu'au 200m 4 nages en 1'54''27.

Tony Estanguet, quatrième Français triple champion olympique

Et de trois

Aux JO, Tony Estanguet, c’est trois médailles et un enterrement

Marine Marck
Rue89



Les trois médailles d’or d’Estanguet (de gauche à droite : Londres, Athènes, Sydney) (Olivier Morin/Aris Messinis/Thom / AFP)

Ce mardi, Tony Estanguet est devenu le premier Français à remporter trois médailles d’or en individuel [dans sa discipline, le C1] sur trois JO différents. Le céiste, oublié par certains, toujours idolâtré par d’autres, a décroché la médaille d’or en canoë aux Jeux olympiques de Londres. Retour, en vidéo, sur trois sacres et un enterrement.

Londres 2012

Tony Estanguet, champion olympique de C1 à Londres en 2012

Tony Estanguet rejoint les cyclistes Félicia Ballanger et Paul Masson et l’athlète Marie-José Pérec dans le cercle des triples champions olympiques en individuel.

Septième temps des manches de qualifications, le céiste a commencé sa compétition doucement, comme à son habitude. Troisième temps des demies, on s’est pris à y croire. Et puis l’Allemand, Sideris Tasiadis, a collé cinq secondes à tout le monde, comme pour calmer notre enthousiasme chauvin.

Tony, le stress, ça ne lui parle plus trop. Il a tout laissé à Pékin, sur ce bassin maudit. Alors, emporté par la houle, il a effacé le chrono de Martikan, fichu la pression au céiste suivant, Savsek, et surtout, il s’est mis hors de portée de Tasiadis.

« Comme dans un rêve. »

Pékin 2008

On va pas se mentir : on ne donnait pas cher de son canot, après Pékin. Le 12 août 2008, Tony Estanguet, double champion olympique, prend l’eau. Le porte-drapeau de la délégation française se noie doucement en demi-finale.

Seuls les huit premiers ont le droit d’affronter les rouleaux. Tony est 9ème. Le bassin de Shunyi, qu’il n’est jamais parvenu à dompter lors des sessions pré-olympiques, lui inflige un dernier affront.

Il l’avait senti. Il avait même prévenu.

Tony Estanguet, porte-drapeau aux JO de Pékin en 2008

On s’est dit que c’était pas grave. On s’est demandé si le statut de porte-drapeau, si les longues heures de la cérémonie d’ouverture ne l’avaient pas épuisé.

Lui a remisé ses pagaies pendant quelques semaines, le temps de réfléchir à son avenir :

« Il va me falloir un peu de temps pour digérer tout ça. C’est la première fois de ma carrière que je prends une telle grosse claque. Ce serait dommage de finir comme ça. D’un autre côté, est-ce que j’aurais le courage de repartir ? »

Athènes 2004

Jamais de grosse claque, c’est vrai. Tony est plutôt du genre à en filer. Quand il se présente aux Jeux d’Athènes, en 2004, il ne connaît pas la défaite. C’est simple, en même temps, quand on surclasse tout le monde.

Sur le bassin d’Helliniko, il termine deuxième des qualifs. Puis deuxième des demies. Le Slovaque, Michal Martikan, le devance de 12 centièmes.

Pas du genre à se satisfaire de l’argent, Estanguet sort une course de grande classe en finale. Martikan est le dernier à s’élancer. Il ne parviendra pas à égaler le temps du Français. Il est deuxième. Avec 12 centièmes d’écart, dans l’autre sens.

Tony Estanguet remporte le titre olympique en canoë aux JO d’Athènes en 2004

Sydney 2000

Le grand espoir de médaille, c’est Emmanuel Brugvin. Le Français, âgé de 30 ans, est déjà champion olympique. Enfin, presque. A Barcelone, il s’impose. Et puis une décision arbitrale le prive du podium. A l’époque, le CIO s’interroge sur l’avenir du canoë-kayak aux JO, alors Brugvin ne fait pas de vagues et se tait.

Le deuxième représentant Français, c’est Tony Estanguet. On ne le connaît pas vraiment. Pour tout dire, on lui en veut un peu. La vraie star Estanguet c’est Patrice, le frangin, médaille de bronze à Atlanta. Et voilà que le cadet élimine l’aîné lors des sélections pour les Jeux. Les médias voudraient en faire des frères ennemis.

Tony et Patrice Estanguet, les frangins du canoë

Tony a bien fait d’éliminer son frère : il s’impose en finale devant Martikan, encore et toujours. Patrice se remet de sa déception. De toute manière, il est un peu champion olympique lui aussi : c’est l’entraîneur du Tony cru 2012, celui aux trois médailles d’or.

Source :http://www.rue89.com/rue89-sport/2012/07/31/tony-estanguet-trois-medailles-et-un-enterrement-234298

mardi 31 juillet 2012

Barbares ! (2)

Une musulmane rouée de coup car elle ne respectait pas le Ramadan.

Elle a été prise à partie par sept hommes alors qu'elle rentrait d'une fête vendredi soir dans l'Aveyron.

La jeune femme d'origine marocaine passait une agréable soirée vendredi à Decazeville, invitée à une fête. Mais au moment de rentrer chez elle, sa voiture s'est faite coincer entre deux véhicules. En sont sortis sept hommes qui l'ont rouée de coups.

Les insultes ont également fusé : "Tu es une mauvaise musulmane", lui ont-ils reproché, avant d'ajouter : "Tu es la honte de l’Islam, car tu vas faire la fête un jour de Ramadan". Une enquête est ouverte.

Lu sur Midi Libre
Source : http://www.atlantico.fr/pepites/musulmane-rouee-coup-car-elle-ne-respectait-pas-ramadan-436695.html

Obésité : la sédentarité mise hors de cause dans l’épidémie

Par Janlou Chaput, Futura-Sciences


Parmi les causes de l’épidémie d’obésité, on pointe souvent le manque d’activité physique, en plus d’une nourriture trop calorique. Une nouvelle étude menée auprès d’une tribu de chasseurs-cueilleurs en Tanzanie disculpe la sédentarité, les dépenses énergétiques quotidiennes de ces nomades étant les mêmes que celles des Occidentaux. Ne reste plus qu’un seul responsable possible…

Le calcul paraît simple. Pour se maintenir à son poids, il suffit d’équilibrer les entrées énergétiques et les dépenses. Or, depuis quelques décennies, le monde est confronté à une épidémie d'obésité. Certaines sources estiment qu’en 2015, une personne sur dix sera obèse et une personne sur trois sera en surpoids. Cela signifie donc que les apports alimentaires sont supérieurs aux dépenses physiques.

Pour contrer ce phénomène, il existe deux solutions pragmatiques : manger moins calorique ou se dépenser davantage. La sédentarité croissante, due notamment à la modernisation des techniques, est pointée du doigt dans l’émergence de l’épidémie.

Pourtant, cette théorie pourrait bien s’ébranler avec les travaux récents parus dans Plos One. Des chercheurs du Hunter College de New York démontrent, à partir d’une population tanzanienne de chasseurs-cueilleurs, que le problème ne provient pas d’un déficit d’activité mais plutôt d’une alimentation trop riche.

Les chasseurs-cueilleurs et les origines de l’obésité

Les Hadzas forment une ethnie d’environ un millier d’individus, parmi lesquels plusieurs centaines optent toujours pour le même mode de vie que leurs ancêtres (et les nôtres) : celui de chasseur-cueilleur. Ils ne possèdent pas notre équipement technologique : ni voiture ni arme à feu. Leurs déplacements s’effectuent à la force des jambes et leurs proies sont abattues par les flèches de leurs arcs. Les tâches sont partagées : les hommes partent à la chasse tandis que les femmes récoltent les fruits et les baies, qui composent l’essentiel de leur alimentation.
Les Hadzas forment des petits groupes en Tanzanie. Ces chasseurs-cueilleurs vivent très probablement de la même façon que le faisaient nos ancêtres. © Idobi, Wikipédia, cc by sa 3.0

L’activité physique et les dépenses caloriques ont été estimées chez 30 de ces individus (17 femmes et 13 hommes). Comme attendu, les Hadzas sont bien plus actifs que les Occidentaux. Mais de manière plus surprenante, leurs dépenses énergétiques ne sont pas supérieures aux nôtres. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’ils marchent en permanence qu’ils brûlent davantage de calories.

La part des dépenses physiques dans le métabolisme énergétique global est faible : elle représente seulement 10 à 15 %. Le reste est utilisé par l’organisme pour nourrir les organes (le cerveau étant très gourmand par exemple), pour aider à la digestion ou réguler la température corporelle. L’inactivité physique, qui caractérise le mode de vie à l’occidentale, n’a finalement que peu d’influence sur les dépenses globales. Ne reste plus qu’un coupable possible : une alimentation trop riche.

La sédentarité à bannir malgré tout

Les suggestions émanant de ce travail de recherche ne se limitent pas à cela. Il sous-entend également que les différentes populations humaines pourraient avoir un métabolisme plus ou moins similaire, faisant appel à autant de ressources pour fonctionner. De plus, il met en évidence que la prise de poids est un phénomène plus complexe qu’une simple soustraction entre les entrées et les dépenses d’énergie et nous rappelle qu’on ignore encore de nombreux éléments sur les interactions existant entre métabolisme, activité physique et environnement.

Attention malgré tout à l’interprétation du message. Les auteurs ne font aucunement l’apologie de la sédentarité. En effet, la dépense physique reste nécessaire pour maintenir un corps en bonne santé car elle évite, ou au moins limite, le développement de certaines maladies. C'est plutôt l'occasion d'alerter quiconque voulant garder la ligne d'être plus vigilant sur ce qu'il mange.

Source : http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/obesite-la-sedentarite-mise-hors-de-cause-dans-lepidemie_40364/#xtor=RSS-8

Jeux Olympiques de Londres 2012 : La natation française, les secrets d'un triomphe

Mais comment font-ils pour être aussi bons ? s'interroge le quotidien suisse, après la nouvelle médaille d'or remportée par Yannick Agnel sur le 200 m nage libre le 30 juillet. Le Temps a enquêté sur le chemin parcouru depuis les JO d'Atlanta en 1996.


31.07.2012 Isabelle Musy Le Temps
© AFP Le nageur français Yannick Agnel après sa victoire au 200 mètres nage libre lundi 30 juillet.

Ils y avaient échappé pour huit centièmes à Pékin, au terme d'une finale qui avait mis le feu au cube d'eau du Parc olympique chinois. Les foules avaient retenu le succès américain, gravant un titre de plus pour Michael Phelps alors en quête du grand huit en or. Les nageurs français, eux, n'avaient pas oublié. Et rêvaient depuis quatre ans de transformer l'argent en un métal encore plus précieux.

Ils avaient du beau monde en face d'eux, dimanche soir [29 juillet], quand sonna l'heure de la revanche avec la finale de ce relais 4 x100 m. Une équipe américaine pesant 20 médailles d'or olympiques et des noms comme Phelps et Lochte. Des Australiens armés d'un Eamon Sullivan et d'un James Magnussen, nouvelle star du sprint depuis son titre mondial sur 100 m.

Ils auraient pu se sentir petits, les Français, avec dans leur rang un jeune bizuth inconnu du nom de Clément Lefert. Ils auraient pu, ces Bleus qu'on disait plombés par des frictions, se laisser tétaniser par le gabarit de la concurrence. Rien de cela. Les Tricolores y ont cru. Et sont allés au bout de leur certitude, cueillir l'or regretté de Pékin.

Groggy, les Phelps, Magnussen, Lochte et Sullivan se sont pincés. Le monde entier s'est extasié devant la bravoure de ces "Frenchies". Cette fois, plus aucun doute. Avec ce relais en or, qui suivait de peu le titre sur 400 m d'une Camille Muffat, la France est venue en une soirée confirmer son statut de grande nation de la natation aux côtés des Etats-Unis et de l'Australie. Et a enfoncé le clou lundi 30 juillet avec une autre médaille. De l'or encore, sur 200 m nage libre pour Yannick Agnel.

Que s'est-il passé ? Comment la France a réussi en huit ans, depuis le sacre athénien de Laure Manaudou, à se constituer un tel magot aux JO? A devenir une équipe capable de s'offrir le luxe de laisser son champion olympique du 100 m sur le banc des remplaçants [Alain Bernard, vainqueur à Pékin en 2008]. Derrière cette lente révolution, une philosophie insufflée par un homme, Claude Fauquet, longtemps directeur technique national (DTN) de la Fédération de natation, désormais directeur adjoint de l'INSEP. "Ce qui s'est passé dimanche soir prouve que tout est possible dans la vie, confie-t-il au bout du fil. On a essayé de faire passer ce que j'appelle l'idée d'excellence et de culture. Les discours sur le sport sont d'une pauvreté sans nom avec un concept suranné de type 'le corps et le mental', et l'idée d'un corps qui serait séparé en parties qu'il faudrait tailler séparément en vue de la performance. Celle de dimanche au relais est une œuvre d'art qui se construit au fur et à mesure que se fait la prise de conscience qu'elle peut exister.»

Pour Fauquet, tout a commencé à Atlanta et un constat d'échec après le zéro pointé des nageurs tricolores: "Nous sommes partis de très bas. Ce jour-là, j'avais dit : nous n'existons plus." Ce jour-là, son désarroi fut nourri aussi par les plaintes de Franck Esposito, qui lui confiait en avoir marre de croiser au petit matin des athlètes rentrant de boîte de nuit. Ce jour-là, Fauquet réalisa qu'il fallait élever le niveau d'exigence et changer les mentalités. Il décida d'entamer une révision profonde du système. "Depuis Atlanta 1996, ce sont seize ans de travail permanent, de progrès réalisés pas à pas." Reprenant cette célèbre phrase de l'écrivain Antoine Houdar de la Motte - 'L'ennui un jour naquit de l'uniformité' -, l'ancien DTN a renoncé au concept souvent répandu de regroupement des meilleurs. "Le sport n'est rien d'autre que l'expression de la société où chacun a quelque chose à apporter. Convaincus que la richesse vient de la diversité culturelle, nous avons refusé l'idée d'une méthode française à laquelle adhérer. Nous avons valorisé les clubs. Nous en avons dix en compétition entre eux avec des entraîneurs ayant tous la capacité d'atteindre le plus haut niveau mondial." Cette absence de pôle national génère d'inévitables guerres de clochers entre clubs et entraîneurs. "Peu importe, tant que cela reste de l'émulation et de la motivation."

Depuis Atlanta, la Fédération a changé les calendriers, revu les modes de sélection et les méthodes d'entraînement, mis en place une cellule de recherche. Dès 1996, Fauquet a instauré l'idée de minima et d'une sélection aux Européens, Mondiaux et JO basée sur une seule compétition, les Championnats de France. Pour habituer les nageurs à performer le jour J. "Aux Mondiaux de 1998 à Perth, ils n'étaient que neuf athlètes sélectionnés. Tout le monde se moquait de l'équipe de France, se souvient Benoît Lallement, chef du groupe olympique à L'Equipe, qui fut pendant longtemps le correspondant natation. Mais à neuf, ils ont décroché quatre médailles, trois d'argent et une en or avec le titre historique de Roxana Maracineanu. Ce fut un premier déclic. Une source d'inspiration. Plein de gens ont vu que c'était possible. Ce d'autant plus que Roxana avait certes du talent, mais ce n'est pas Manaudou ou Agnel." Parallèlement, les critères de sélection se sont aussi durcis à la base chez les juniors. Denis Auguin, l'entraîneur d'Alain Bernard, dit que tout le monde avait hurlé au scandale. "Mais on s'est vite rendu compte que ce serait une source de motivation", confie l'Antibois.

Le succès ne se construit pas en un jour et le chemin de l'équipe de France a encore été bafouillant à Sydney avec une seule médaille, et aux Mondiaux 2001 d'où les Bleus sont revenus bredouilles. Puis Laure Manaudou est arrivée. Bousculant les mentalités avec cet aplomb qui lui fit clamer à 15 ans qu'elle allait devenir championne olympique. La suite, on la connaît. L'histoire de la môme d'Ambérieu, aussi complexe fût-elle, a eu un effet indéniable sur la suite du parcours des Bleus. Elle a influencé des nageuses comme Muffat et Coralie Balmy.

Manaudou, championne précoce, paie aujourd'hui le prix d'une pause salutaire et d'une grossesse épanouissante. Alain Bernard paie la déperdition d'énergie d'un titre olympique parfois lourd à porter. Mais ces deux-là auront été les fondations de ce qui se trame ces jours dans le centre aquatique des Jeux de Londres. "Je n'aime pas l'idée d'exemple mais d'ouverture de portes. Laure et Alain ont montré que c'était possible, insiste encore Claude Fauquet. La génération actuelle est née de l'exigence et la croyance qu'aucun nageur n'est invincible. Il a suffi dimanche que Magnussen rate son premier 100 m pour que les Français sautent sur l'occasion." Il insiste, ce qui s'est passé à Pékin a été fondamental. Le fait d'avoir raté l'or de 8 centièmes est resté dans les esprits. "Quand on mobilise et qu'on crée les conditions de la confiance, plus rien n'est impossible. Nous avons là une vraie machine de guerre avec analyses vidéo en direct et logisticiens. C'est aujourd'hui le fruit d'un long travail qui se perpétue et s'améliore." La France appartient bel et bien au club restreint des tout grands de la natation.

Source : http://www.courrierinternational.com/article/2012/07/31/la-natation-francaise-les-secrets-d-un-triomphe