L’état actuel du monde révèle une concentration du
pouvoir entre les mains de gouvernants dont les décisions sont marquées
par une profonde défaillance de la responsabilité éthique et, plus
fondamentalement, par une absence totale d’humanité.
Certaines
dynamiques politiques, économiques et financières témoignent de
comportements analysés, au sens sociopolitique, comme pathologiques,
notamment par leur propension à la violence, à la manipulation, à des
pratiques assimilables au crime organisé et, partant, au déni
systématique des droits humains et du droit international.
Cette
situation interroge le modèle de société qui produit l’apparition de
dirigeants profondément malades et manifestement dangereux pour le
devenir de l’humanité.
Certaines
figures politiques souvent citées dans le débat public, telles que
Trump, Netanyahou ou Macron, peuvent être envisagées non comme des
exceptions, mais comme les symptômes d’un déséquilibre profond et par
conséquent d’un dérèglement structurel du pouvoir.
Elles
révèlent les effets d’un modèle politique qui tend à normaliser
l’excès, la brutalité décisionnelle et la déshumanisation de l’action
publique.
Ce modèle, et,
par extension, tout modèle de société qui le soutient et le légitime,
apparaît comme un facteur central de cette dérive : Fondé sur la
primauté de la performance, de la domination et de la rationalité
instrumentale, il produit des formes de leadership déconnectées des
exigences éthiques fondamentales et des réalités vécues par les
populations concernées.
La
situation actuelle, loin d’être nouvelle et dans le prolongement de la
matrice coloniale mortifère, appelle à une remise en question profonde
des fondements éthiques, institutionnels et culturels des sociétés
contemporaines, condition indispensable à toute reconstruction
véritablement humaine.
Les
crises actuelles ne résultent pas seulement de dérives mentales
individuelles, mais elles sont l’expression d’un système de pouvoir qui a
banalisé la colonisation, la domination, la violence, l’injustice,
l’inhumanité.
Tant que
ce modèle perdurera, il continuera de générer des individus et des
formes de gouvernance dangereuses pour les sociétés et pour l’humanité.
La
seule issue réside dans une refondation éthique profonde du politique,
réaffirmant sans ambiguïté la primauté de l’humain sur toute forme de
domination.
Il en va de
la responsabilité de tous ceux et de toutes celles qui, épris de justice
et de dignité, de résister avec force et conviction, à la
déshumanisation du monde et à son désenchantement, et de contribuer à la
reconstruction d’un ordre politique à visage humain, fondé sur une
politique éthique.
Farouk Issop







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« Le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres et de gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront. »
Alain, 10 décembre 1935.
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