dimanche 4 janvier 2026

Gouverner sans humanité : symptômes d’un modèle en faillite

L’état actuel du monde révèle une concentration du pouvoir entre les mains de gouvernants dont les décisions sont marquées par une profonde défaillance de la responsabilité éthique et, plus fondamentalement, par une absence totale d’humanité.

Certaines dynamiques politiques, économiques et financières témoignent de comportements analysés, au sens sociopolitique, comme pathologiques, notamment par leur propension à la violence, à la manipulation, à des pratiques assimilables au crime organisé et, partant, au déni systématique des droits humains et du droit international. 

Cette situation interroge le modèle de société qui produit l’apparition de dirigeants profondément malades et manifestement dangereux pour le devenir de l’humanité.  

Certaines figures politiques souvent citées dans le débat public, telles que Trump, Netanyahou ou Macron, peuvent être envisagées non comme des exceptions, mais comme les symptômes d’un déséquilibre profond et par conséquent d’un dérèglement structurel du pouvoir. 

Elles révèlent les effets d’un modèle politique qui tend à normaliser l’excès, la brutalité décisionnelle et la déshumanisation de l’action publique.

Ce modèle, et, par extension, tout modèle de société qui le soutient et le légitime, apparaît comme un facteur central de cette dérive : Fondé sur la primauté de la performance, de la domination et de la rationalité instrumentale, il produit des formes de leadership déconnectées des exigences éthiques fondamentales et des réalités vécues par les populations concernées. 

La situation actuelle, loin d’être nouvelle et dans le prolongement de la matrice coloniale mortifère, appelle à une remise en question profonde des fondements éthiques, institutionnels et culturels des sociétés contemporaines, condition indispensable à toute reconstruction véritablement humaine. 

Les crises actuelles ne résultent pas seulement de dérives mentales individuelles, mais elles sont l’expression d’un système de pouvoir qui a banalisé la colonisation, la domination, la violence, l’injustice, l’inhumanité. 

Tant que ce modèle perdurera, il continuera de générer des individus et des formes de gouvernance dangereuses pour les sociétés et pour l’humanité. 

La seule issue réside dans une refondation éthique profonde du politique, réaffirmant sans ambiguïté la primauté de l’humain sur toute forme de domination.

Il en va de la responsabilité de tous ceux et de toutes celles qui, épris de justice et de dignité, de résister avec force et conviction, à la déshumanisation du monde et à son désenchantement, et de contribuer à la reconstruction d’un ordre politique à visage humain, fondé sur une politique éthique.

Farouk Issop

1 commentaire:

Je a dit…

« Le trait le plus visible dans l’homme juste est de ne point vouloir du tout gouverner les autres et de gouverner seulement lui-même. Cela décide tout. Autant dire que les pires gouverneront. »

Alain, 10 décembre 1935.