jeudi 30 janvier 2025

Les Khazars - Des nomades au secours de Byzance


 Étrange destin que celui des Khazars. Ce peuple turcophone issu des steppes d’Asie centrale a constitué un puissant empire autour de l’actuelle mer Caspienne.

C’est lui qui a préservé le Caucase de la conquête arabe musulmane et soutenu la lutte de l’empire byzantin contre son puissant voisin perse. Aux VIIe-IXe siècles, il jouait donc un rôle déterminant sur la scène du monde.

Plus étonnant encore : ce peuple turcophone s’est en partie converti au judaïsme, cas unique en son genre. « On trouve des musulmans, des chrétiens, des juifs, des païens. Le roi, sa suite et sa parentèle sont juifs. Le roi des Khazars est devenu juif à l’époque du califat d’Haroun al-Rashid », témoigne vers 950 le géographe et voyageur de Bagdad al-Masudi.

Malgré son importance stratégique, dont le monde actuel porte encore la marque, l’empire khazar a pourtant disparu sans guère laisser de traces... 

Objet issu des fouilles où se trouvait Atil, capitale khazare (région d'Astrakhan en Russie), VIIIe-IXe siècle,  musée historique d'État de Moscou.

Les Khazars, un peuple de la steppe

Ensemble composite de populations turques et nomades, le peuple khazar s’est uni autour d’un clan dirigeant, les Ashina, fondateurs de l’empire turc céleste.

Détail d'une gravure représentant un guerrier bulgare ou avar victorieux à cheval avec un captif, aiguière en or, VIIe-IXe siècle ; agrandissement : un objet du trésor de Nagyszentmiklós, trouvé en 1799 à Sânnicolau Mare (actuellement la Roumanie), Kunsthistorisches Museum, Vienne, Autriche.C'est en 589 qu'ils apparaissent pour la première fois comme un ensemble constitué, lorsqu’ils sont intégrés à l’armée turque pour attaquer les Perses. À cette date, il s’agit encore d’une tribu sans grande importance, basée dans le Daghestan actuel, situé dans le Caucase.

Leur destin bascule à la génération suivante... En 626, l’empire byzantin semble perdu. Alors que les armées du basileus Héraclius sont occupées en Asie mineure à lutter contre les Perses, les Avars, un peuple turcophone allié à des Slaves venus des Balkans, assiègent Constantinople.

En désespoir de cause, Héraclius renverse la situation en nouant une alliance avec les Khazars. L'année suivante, il fait sa jonction avec les troupes du grand-khan khazar Ziebil devant Tiflis (Tbilissi), actuelle capitale de la Géorgie.

L'empire khazar de 600 à 850Pris en tenaille, les Perses sont enfin vaincus. La catastrophe annoncée s’est transformée en victoire miraculeuse, propulsant les Khazars sur les devants de la scène de l’Histoire. Vers 670, ils dominent un immense territoire, allant de l’embouchure du Danube jusqu’à la mer Caspienne, avec un centre de gravité situé sur la basse-Volga, dont Atil est la capitale. La Crimée passe alors progressivement sous leur domination, à l’exception de l’important port grec de Chersonèse (la Sébastopol actuelle). Ce vaste empire Khazar va jouer un rôle fondamental aux VIIIe et IXe siècles...

 

Le verrou de la mer Noire

À partir des années 630, les Arabes musulmans réussissent à conquérir un immense espace. Après s’être emparés de la Perse, ils sont en mesure d’investir le Caucase dès 654. Ils se heurtent alors pour la première fois aux Khazars. C’est le début d’un long conflit, émaillé de trêves périodiques.

Au siècle suivant, Byzance doit également subir l’assaut des Arabes qui assiègent la ville. Une fois encore, l’empire byzantin sera sauvé par les Khazars. Pour se prémunir de leurs attaques, le calife de Bagdad a dû détourner contre eux une partie de ses troupes. Il a donc entamé le siège de Byzance avec une armée amoindrie et, de ce fait, ne parvient pas à obtenir la reddition de la ville.

Parfaitement conscient des enjeux stratégiques, l'empereur Léon III scelle une alliance avec ses nouveaux alliés en mariant son fils et héritier, Constantin, à une princesse khazare nommée Çicek (Fleur). Baptisée sous le nom d’Irène, elle donnera le jour à l’empereur Léon IV « le Khazar ». Cette alliance, prolongée jusqu'à l'orée de l'An Mil, a préservé Byzance des conquérants arabes.

Dans le Caucase, par leur résistance obstinée, les Khazars font aussi obstacle à l’expansion musulmane qui va se détourner vers l'Asie centrale, préservant du même coup le monde russe.

Si ces rapports conflictuels avec le monde arabo-musulman laissait difficilement augurer une conversion à l’Islam, conduisaient-ils pour autant à l’adoption de la religion juive ? C’est pourtant cette voie qu’ont décidé d’emprunter les dirigeants khazars au VIIIe siècle.

Sourcehttps://www.herodote.net/Des_nomades_au_secours_de_Byzance-synthese-2348.php

(BEST-OF) EPSTEIN, WUHAN, EFFETS SECONDAIRES, ETC. 🔴 Complot mais... 🤔

 


 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=Y5zMdXcG0IY

mardi 28 janvier 2025

Ils savaient pour le labo, les vaccins, et les milliards volés.

 💥 TRAHISON HISTORIQUE ! Le virus : échappé d’un labo chinois, payé avec VOTRE argent 🧪 Vaccins : inefficaces sur la transmission, risques cachés 💉 Experts muselés, milliards volés, libertés détruites. Ils savaient. Ils ont menti. Et VOUS avez payé.


 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=zKe83ZPkN6M

lundi 27 janvier 2025

Les Tueurs et la République de Vincent Nouzille (2017).

Documentaire en 3 parties sur l'utilisation de tueurs et de "frappes ciblées" par la République française de De Gaulle à Macron... C'est vraiment beau la République, pas à dire 🤬...
Episode 01 – Coup pour coup.
Episode 02 – Frappes Ciblées.
Episode 03 – Vengeances d'Etat.

TEACHING AS A SUBVERSIVE ACTIVITY. - Neil Postman & Charles Weingartner

 Introduction à l'enseignement comme activité subversive : Le livre « L'enseignement comme activité subversive » est un ouvrage collaboratif de Neil Postman et Charles Weingartner, publié pour la première fois en 1969. Il présente une vision critique des méthodes d'enseignement traditionnelles et propose des approches alternatives de l'éducation. Les auteurs soutiennent que le cadre classique de la classe, où les élèves sont censés s'asseoir et écouter l'enseignant, est dépassé et inefficace dans le monde d'aujourd'hui.

Contexte des auteurs : Neil Postman était professeur d'université, titulaire de la chaire Paulette Goddard d'écologie des médias et président du département des médias, de la culture et de la communication de l'université de New York. Charles Weingartner était également un éducateur et un écrivain qui partageait les préoccupations de Postman concernant l'état de l'éducation.

Argument principal : L'argument central du livre est que l'enseignement doit être une activité subversive, c'est-à-dire qu'il doit remettre en question les structures de pouvoir existantes et la sagesse conventionnelle. Les auteurs soutiennent que les étudiants doivent être encouragés à remettre en question l'autorité, à penser de manière critique et à développer leurs propres perspectives.

Approche proposée
: Postman et Weingartner proposent une approche pédagogique davantage axée sur l’investigation, dans laquelle les élèves sont encouragés à explorer et à découvrir les connaissances par eux-mêmes. Ils soutiennent que cette approche est plus efficace pour développer les compétences de pensée critique et préparer les élèves aux complexités du monde moderne.

Accueil et impact : Le livre a reçu des critiques positives de la part de plusieurs critiques, notamment Marshall McLuhan, qui a salué « l'attaque sans réserve des auteurs contre les méthodes d'enseignement obsolètes ». Le livre a été largement lu et discuté dans les cercles éducatifs, et ses idées continuent d'influencer les débats contemporains sur l'éducation et les méthodes d'enseignement.

📗 - Éducation & Enseignement›Écoles & Enseignement

https://t.me/LivresPDFRare

Les psychopathes n'ont pas le même cerveau que les autres

Selon une nouvelle étude britannique sur le sujet, les criminels psychopathes ont moins de matière grise dans la zone responsable de l'empathie. 

Article rédigé par franceinfo avec Reuters
France Télévisions
Publié

A quoi ressemble le cerveau d'un psychopathe ? Pour répondre à cette question, des chercheurs ont fait passer une IRM à plusieurs hommes condamnés pour meurtre, viol ou agressions violentes. Résultat : les images mettent en évidence un déficit de matière grise dans les zones responsables de l'empathie, selon une étude britannique publiée lundi 7 mai dans le journal Archives of General Psychiatry(Nouvelle fenêtre)

De précédentes études, britannique et américaine, avait récemment mis en évidence un problème de connexions neuronales entre deux zones du cerveau, le cortex préfrontal ventromédian, responsable des sentiments tels que l'empathie et la culpabilité, et l'amygdale, impliquée dans le sentiment de peur.

Pas la même prise en charge

Cette nouvelle étude met en lumière un problème structurel du cerveau chez ces personnes. Au total, 44 détenus ont été soumis à un IRM. L'examen a révélé que certains présentaient ces problèmes cérébraux, en plus de souffrir d'un trouble de la personnalité antisociale (ASPD). 

Selon Nigel Blackwood, qui a dirigé cette étude menée à l'institut de psychiatrie du King's College de Londres, ces résultats peuvent être utiles pour la prise en charge de ces pathologies. Alors que les méthodes de la psychologie comportementale et cognitive peuvent s'avérer efficaces pour les personnes souffrant d'ASPD, elles sont insuffisantes pour celles qui présentent une structure psychopathique.

Cette découverte pourrait également s'avérer intéressante pour le traitement judiciaire de ces criminels. Le fait de pouvoir relier la psychopathie au fonctionnement du cerveau pourrait être un argument de poids en faveur de leur irresponsabilité pénale. Un débat régulièrement relancé, comme dans l'affaire du tueur norvégien Anders Breivik, dont le procès s'est déroulé en 2012 à Oslo.

Source : https://www.francetvinfo.fr/decouverte/les-psychopathes-n-ont-pas-le-meme-cerveau-que-les-autres_92683.html?fbclid=IwY2xjawIETy5leHRuA2FlbQIxMAABHYzjUNdl6zqIenSKMjtBdRyFQ_Q_ak9_v0YiR7l-7t7PZUe_cceLdVlW1g_aem_T7mxDmZivDrY6c6ijzxmxA

dimanche 26 janvier 2025

Le Pr. Christian Perronne, vice-président de l'association BonsensOrg était le seul français invité au diner Make America Healthy Again en présence Robert Kennedy Jr.

 

Le Pr. Christian Perronne, vice-président de l'association BonsensOrg était le seul français invité au diner Make America Healthy Again en présence du nouveau ministre de la Santé américaine Robert Kennedy Jr. Impressions à chaud à Washington DC pour France-Soir : « un vent d'espoir se lève, jugeons les hommes à leurs actions ».


Source
: https://fb.watch/xm72Cn1CXc/

jeudi 23 janvier 2025

DAVOS 2025 DONALD TRUMP (en visio)

Jeudi 23 janvier 2025
17:00–17:45
 
Devant Klaus Schwab, Borge Brende (n°2 du WEF), le fondateur de Black Stone, le patron de Total, la cheffe de la Banque Santander et le Président de la Bank of America, Donald Trump a assené ses 4 vérités en mode coup de poing. Les grands mondialo-mégalomanes sont restés sages comme des caniches. 
 
Les points principaux du discours de Trump :
• Le Green Deal, la transition verte est une arnaque sans nom
• Le tout électrique, à la poubelle, chacun doit pouvoir conduire la voiture qu'il choisit
• La discrimination sur la diversité, c'est fini.
• La guerre en Ukraine n'aurait jamais eu lieu sous ma présidence, je vais l'arrêter le plus vite possible
• L'Union européenne se comporte de façon injuste.
• La liberté d'expression revient, il n'y aura plus de censure de la parole du peuple.
• Il y a 2 sexes : femme et homme.
• Interdiction de participer à une compétition sportive de femme quand on est un homme.
 
Discours spécial et Dialogue avec Donald J. Trump, président des États-Unis d'Amérique
Intervenants Publics: Ana Botín, Patrick Pouyanné, Borge Brende, Klaus Schwab, Donald J. Trump, Stephen A. Schwarzman, Brian Moynihan

mercredi 22 janvier 2025

Albert Camus, les anarchistes et l’antidote à l’absurdité étatico-marchande

 

“La révolte est, dans l’homme, le refus d’être traité en chose et d’être réduit à la simple histoire. Elle est l’affirmation d’une nature commune à tous les hommes, qui échappe au monde, la puissance.” 
« Résister, c’est d’abord ne pas consentir au mensonge. »
~ Albert Camus ~

Albert Camus et les anarchistes

Nick Heath

2007

Né en Algérie française en 1913 dans une famille pauvre, Camus perdit son père lors de la bataille de la Marne en 1916. Il fut élevé par sa mère, analphabète, qui travailla comme femme de ménage. Ayant obtenu une bourse d’études, Camus entama finalement une carrière de journaliste. Dans sa jeunesse, il pratiqua le football et fit partie d’une troupe de théâtre.

Depuis l’époque où il était gardien de but, Albert Camus a toujours eu l’esprit d’équipe. De nature généreuse et sensible, il chercha toujours la cohésion, en évitant ou en dépassant les rancœurs. Beaucoup d’intellectuels qui écrivirent sur Camus occultèrent son soutien à l’anarchisme. Il fut toujours là pour soutenir le mouvement anarchiste dans les moments les plus difficiles, même s’il estimait ne pas pouvoir s’y engager totalement

Camus lui-même n’a jamais caché son attrait pour l’anarchisme. Les idées anarchistes furent présentes dans ses pièces de théâtre et ses romans, comme par exemple La Peste, L’État de siège ou Les Justes. Il connaissait depuis 1945 l’anarchiste Gaston Leval, qui avait écrit sur la révolution espagnole. Camus avait exprimé son admiration pour les syndicalistes révolutionnaires, les anarchistes, les objecteurs de conscience et tous les rebelles dès 1938, alors qu’il travaillait comme journaliste à L’Alger Républicaine, selon son ami Pascal Pia.

L’anarchiste André Prudhommeaux le présenta lors d’une réunion du Cercle des Étudiants Anarchistes en 1948 comme un sympathisant familier de la pensée anarchiste.

Camus soutint également les Groupes de Liaison Internationale qui cherchaient à aider les opposants au fascisme et au stalinisme et qui refusèrent de prendre le parti du capitalisme américain. Créés en 1947-48, ces groupes avaient pour but d’apporter un soutien matériel aux victimes des régimes autoritaires ainsi que d’échanger des informations. Parmi les sympathisants, on trouve l’anarchiste russe Nicolas Lazarevitch, exilé en France, ainsi que de nombreux sympathisants du journal syndicaliste révolutionnaire La Révolution Prolétarienne. Camus resta un ami et un soutien financier de la RP jusqu’à sa mort.

Le livre d’Albert Camus, “L’Homme révolté”, publié en 1951, marqua une rupture nette entre lui et la gauche du Parti communiste. Il fut accueilli avec hostilité par les membres du Parti communiste et autres compagnons de route. Son message fut cependant compris par les anarchistes et les syndicalistes révolutionnaires de France et d’Espagne, car il mentionne ouvertement le syndicalisme révolutionnaire et l’anarchisme et fait une distinction claire entre le socialisme autoritaire et le socialisme libertaire. Le thème principal est de savoir comment faire une révolution sans recourir à la terreur et aux méthodes « césaristes ». Camus traita donc de Bakounine et de Nechaev, entre autres. « La commune contre l’État, la société concrète contre la société absolutiste, la liberté réfléchie contre la tyrannie rationnelle, l’individualisme altruiste enfin contre la colonisation des masses… »

Il termine par un appel à la résurrection de l’anarchisme. La pensée autoritaire, après trois guerres et la destruction physique d’une élite de rebelles, avait noyé cette tradition libertaire. Mais ce fut une piètre victoire, une victoire provisoire, et la lutte continue.

Gaston Leval y répondit dans une série d’articles. Sur un ton amical, évitant toute polémique virulente, il interpella Camus sur ce qu’il considérait comme une caricature de Bakounine. Camus se défendit dans les pages du Libertaire, le journal de la Fédération anarchiste (le tirage de ce journal atteignait 100 000 exemplaires par semaine à cette époque). Il affirma qu’il avait agi de bonne foi et qu’il corrigerait l’un des passages critiqués par Leval dans les prochaines éditions.

NdR71 : le bouquin lourdement annoté et aux passages soulignés, passés au “stabylo” de l’un d’entre nous, comporte cette note manuscrite de marge effectuée par ses soins pour la postérité des futurs lecteurs, depuis une trentaine d’années ou plus (p.201-203, édition Folio) : “Bakounine n’est pas un nihiliste !!” Comment Camus a t’il pu faire un tel contresens sur ce sujet ?.. Camus était un érudit sur Nietzsche, qui lui-même définissait le nihilisme comme la négation, la dépréciation (volontaire) de l’existence. Quel anarchiste entre dans cette catégorie ? Même les adeptes de la “propagande par le fait” n’avait pas cette vision du monde pour l’essentiel. Ceci dit, nous considérons ici, « L’homme révolté » de Camus comme une des plus puissantes œuvres écrites de l’histoire de l’humanité.

Le secrétaire général de la Fédération anarchiste, Georges Fontenis, avait également critiqué le livre de Camus dans Le Libertaire. À la question titrée « La révolte de Camus est-elle la même que la nôtre ? », Fontenis avait répondu par l’affirmative. Il lui avait cependant reproché de ne pas accorder une place suffisante aux révolutions en Ukraine et en Espagne, d’avoir présenté Bakounine comme un nihiliste endurci et de ne pas avoir accordé plus de mérite à ses positions anarchistes spécifiques. Il avait terminé en admettant que le livre contenait quelques pages admirables. La semaine suivante, Jean Vita avait publié dans Le Libertaire une critique plus chaleureuse et plus positive.

Ces critiques mesurées provenant des anarchistes contrastaient avec celles provenant du parti communiste, telles que celles de Sartre et du groupe du magazine Les Temps Modernes. Celles-ci marquèrent le début de la rupture entre Camus et cet autre grand défenseur de l’existentialisme. Les critiques du groupe furent sauvages, particulièrement celles de Francis Jeanson. Camus répliqua que la critique de Jeanson était marxiste orthodoxe et qu’il avait ignoré tout passage sur l’anarchisme et le syndicalisme. « La première internationale, le mouvement de Bakounine, qui vit encore dans les masses de la CNT espagnole et française, est ignorée », écrivit Camus. Pour ses peines, Camus fut « excommunié » par Jeanson des rangs existentialistes. Ces méthodes démoralisèrent Camus. Il reçut également une sévère critique des surréalistes sur les conceptions artistiques du livre. Il semblait alors que le mouvement anarchiste était son meilleur soutien.

Camus marqua cette rupture de différentes manières. Il s’engagea à se tenir à l’écart des intellectuels prêts à soutenir le stalinisme. Cela ne l’empêcha pas de s’engager sans réserve dans des causes qu’il jugeait justes et utiles. En Espagne, un groupe d’ouvriers anarchistes avait été condamné à mort par Franco. À Paris, la Ligue des droits de l’Homme convoqua une réunion le 22 février 1952. Camus accepta d’y prendre la parole. Il pensait qu’il serait utile que le chef des surréalistes, André Breton, montât sur le podium. Et ce, malgré l’attaque de Breton dans la revue Arts, à propos des critiques de Camus sur le poète Lautréamont, admiré par les surréalistes comme l’un de leurs précurseurs.

Camus rencontra les organisateurs de l’événement, Fernando Gómez Peláez, du journal Solidaridad Obrera, organe du syndicat anarcho-syndicaliste espagnol CNT, et José Ester Borrás, secrétaire de la fédération espagnole des prisonniers politiques FEDIP, et leur demanda d’approcher Breton sans lui dire que Camus l’avait suggéré. Breton accepta de prendre la parole lors de la réunion, même si Camus était présent. Gómez dit alors à Breton que c’était Camus qui lui avait suggéré de prendre la parole, ce qui émut Breton aux larmes. Plus tard, Camus dit aux anarchistes espagnols que, parce qu’il n’avait pas répondu à la colère de Breton en nature, une quasi-réconciliation était possible. Camus et Breton partagèrent le podium et furent même vus en train de discuter (pour les liens entre Breton et les surréalistes et le mouvement anarchiste, voir libcom.org).

Camus adopta une position d’intellectuel engagé, signant des pétitions et écrivant pour les magazines Le Libertaire, La Révolution Prolétarienne et Solidaridad Obrera. Il fit également partie du comité de rédaction d’une petite revue libertaire, Témoins 1956, et fit la connaissance de son rédacteur en chef, Robert Proix, correcteur d’imprimerie de métier. Camus, par l’intermédiaire de Proix, rencontra Giovanna Berneri (Caleffi), la compagne de l’anarchiste italien surdoué Camillo Berneri, assassiné par les staliniens en Espagne en 1937. Camus rencontra également Rirette Maitrejean, ancienne compagne de Victor Serge, impliquée dans l’affaire et le procès de la bande à Bonnot. Rirette avait longtemps travaillé comme correctrice pour le journal Paris-Soir. Camus devint également l’ami du vétéran anarchiste Maurice Joyeux, qui dira plus tard que, de toutes les œuvres littéraires contemporaines, L’Homme révolté était le livre qui avait le mieux défini les aspirations des étudiants et des travailleurs de mai 1968.

En 1954, Camus vint à nouveau en aide aux anarchistes. Maurice Laisant, secrétaire à la propagande des Forces Libres de la Paix et rédacteur du Monde Libertaire, journal de la Fédération anarchiste, avait réalisé une affiche antimilitariste sur le modèle de la propagande officielle de l’armée. Il fut inculpé de subversion. Camus, témoin de caractère à son procès, rappela comment il l’avait rencontré pour la première fois lors de la réunion publique espagnole.

Camus déclara au tribunal : « Depuis, je l’ai parfois revu et j’ai pu admirer sa volonté de lutter contre le fléau qui menace le genre humain. Il me semble impossible que l’on puisse condamner un homme dont l’action s’identifie si complètement avec l’intérêt de tous les autres hommes. Trop rares sont ceux qui se lèvent contre un danger chaque jour plus terrible pour l’humanité« . On rapporta qu’après sa déclaration, Camus prit place dans une salle d’audience composée principalement de militants ouvriers, qui l’entourèrent d’affection. Malheureusement, Laisant fut condamné à une lourde amende.

Camus se rangea également aux côtés des anarchistes lorsqu’ils exprimèrent leur soutien à la révolte des travailleurs contre les Soviétiques en Allemagne de l’Est en 1953. Il se rangea à nouveau aux côtés des anarchistes en 1956, d’abord lors du soulèvement ouvrier de Poznan, en Pologne, puis, plus tard dans l’année, lors de la révolution hongroise. Plus tard, en 1955, Camus apporta son soutien à Pierre Morain, membre de la Fédération communiste libertaire (la Fédération anarchiste avait changé de nom en 1954 à la suite de luttes rancunières au sein de l’organisation). Morain fut le tout premier Français à être emprisonné pour ses positions anticolonialistes sur l’Algérie. Camus lui apporta son soutien dans les pages du quotidien national L’Express du 8 novembre 1955.

Camus utilisa à maintes reprises sa célébrité ou sa notoriété pour intervenir dans la presse afin d’arrêter la persécution de militants anarchistes ou d’alerter l’opinion publique. La dernière année de sa vie, Camus s’installa dans le village provençal de Lourmarin. C’est là qu’il fit la connaissance de Franck Creac’h. Breton, né à Paris, autodidacte et anarchiste convaincu, il était venu au village pendant la guerre pour se « démobiliser ». Camus l’employa comme jardinier et eut l’avantage de pouvoir discuter avec quelqu’un qui était sur la même longueur d’onde. L’une des dernières campagnes auxquelles Camus participa fut celle de l’anarchiste Louis Lecoin qui se battait pour le statut des objecteurs de conscience en 1958. Camus ne vit jamais l’aboutissement de cette campagne, puisqu’il mourut dans un accident de voiture en 1960, à l’âge de quarante-six ans.

Source https://resistance71.wordpress.com/2025/01/22/albert-camus-les-anarchistes-et-lantidote-a-labsurdite-etatico-marchande/

UN CLONE SANS CERVEAU ... EN DESACTIVANT LES GENES DU DEVELOPPEMENT DU CORTEX ? !!

 


Source : https://www.facebook.com/reel/587232697490120

mardi 21 janvier 2025

Le Dr Perrone invité par Robert "RFK" Kennedy, Ministry of Health (nouveau ministre de la Santé aux Etats-Unis d'Amérique)

Merci Pr. Christian Perronne! Vous faites honneur à la France 🇫🇷. Honneur à la conscience morale, à l’éthique. Honneur au corps médical.

Vous participez à la libération du pays : Merci
🙏


Source : https://www.facebook.com/share/1A27m43aY5/

lundi 20 janvier 2025

EXCLU : ON COMMENTE L’INVESTITURE DE DONALD TRUMP EN DIRECT ! | GÉOPOLITIQUE PROFONDE

 

Le 20 janvier à 19h, vivez un moment unique avec un format d’émission exclusif à l’occasion de l’investiture de Donald Trump, un véritable tournant dans l’histoire politique américaine. Cette émission spéciale vous emmène au cœur de l’événement, avec des analyses pointues et des correspondants en direct depuis Washington, Paris et Montréal.

Et qui dit émission spéciale, dit invités d’exception ! François Asselineau, le Général Dominique Delawarde, Pierre-Antoine Plaquevent, Youssef Hindi, Sylvain Ferreira, Oskar Freysinger, Lucien Cerise, Marc Gabriel Draghi, François Martin, et le Capitaine Pierre Plas, rejoignent La Grande Émission, animée par Nicolas Stoquer, Raphaël Besliu et Lara Stam.

François Asselineau, haut fonctionnaire et président de l’Union populaire républicaine (UPR) depuis 2007, est un homme politique souverainiste prônant la sortie de la France de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN.

Le Général Dominique Delawarde, ancien chef de la « Situation-Renseignement-Guerre électronique » et expert en gestion des ressources humaines, a servi dans les chasseurs alpins et la Légion étrangère, mené des opérations majeures en ex-Yougoslavie et dirigé des officiers de liaison aux États-Unis.

Pierre-Antoine Plaquevent est un essayiste français, expert en géopolitique et en stratégies d’influence des élites mondiales. Il est reconnu pour ses ouvrages sur la manipulation et la réingénierie sociale orchestrée par les élites globalistes.

Youssef Hindi, écrivain et historien de l’eschatologie messianique, étudie les origines des idéologies modernes et leur impact sur la géopolitique, avec notamment son ouvrage récent Comprendre le conflit israélo-palestinien.

Sylvain Ferreira, historien militaire français spécialisé dans l’évolution de l’art de la guerre de 1850 à 1945, s’intéresse à l’impact de l’ère industrielle sur les combattants et a récemment publié La bataille de Marioupol : 25 février – 20 mai 2022.

Oskar Freysinger, ancien vice-président de l’UDC et ex-parlementaire suisse, se consacre aujourd’hui à l’écriture et au journalisme, avec son dernier ouvrage Animalia publié aux éditions Serena.

Lucien Cerise est un auteur français, docteur en philosophie et spécialiste de l’ingénierie sociale. Il a publié plusieurs ouvrages dont « Ukraine : La guerre hybride de l’OTAN« .

Marc Gabriel Draghi, juriste français spécialisé en histoire du droit, est auteur de plusieurs ouvrages sur la monnaie et le capitalisme, dénonçant notamment les projets du Forum économique mondial qu’il perçoit comme une tentative de domination mondialiste.

François Martin, géopolitologue, journaliste et essayiste français, fort de 40 ans d’expérience dans le commerce international de l’alimentaire et maîtrisant six langues, est reconnu pour ses analyses approfondies des enjeux internationaux.

Le Capitaine Pierre Plas, ancien officier du renseignement militaire français, est aujourd’hui correspondant pour une chaîne télévisée alternative basée à Montréal, apportant ses analyses et reportages depuis des zones de conflit comme la Syrie, le Kosovo et le Donbass.

André Pitre, fondateur de Lux Média situé à Montréal. Seule organisation médiatique indépendante qui possède sa propre technologie de diffusion. Plus de 3000 émissions produites depuis 2017.

Carl Brochu, travailleur en construction en recouvrement extérieur et fondateur de Brochutv.  Francophile et très fier de ses origines françaises.

Une couverture en direct et des intervenants d’exception : plongez au cœur de l’événement

Cette émission offre une immersion totale dans l’un des tournants majeurs de l’histoire contemporaine. Des analyses pointues, des débats percutants et des interviews inédites viendront éclairer les implications de cette investiture historique. Un panel d’experts de renom décryptent les enjeux géopolitiques et économiques avec une triple connexion exclusive entre Paris, Montréal et Washington.

Des correspondants sur place à Washington partageront en direct des images exclusives et des témoignages uniques, assurant un suivi sans filtre de cet événement charnière. Ce format immersif garantit une compréhension complète des impacts à court et long terme de ce bouleversement majeur.

Pourquoi ce moment redéfinit l’ordre mondial

Le retour de Donald Trump constitue un véritable séisme politique. Son investiture marque un basculement idéologique majeur, opposant frontalement souverainisme et mondialisme. Les répercussions de cet affrontement se font sentir sur tous les continents, transformant les dynamiques économiques, culturelles et stratégiques globales.

Cette soirée exceptionnelle vous permettra de décrypter les lignes de force : de la recomposition des alliances géopolitiques aux tensions économiques mondiales, chaque élément sera analysé avec clarté et profondeur. C’est un moment clé pour comprendre les rouages d’un ordre mondial en mutation.

Donald Trump : un programme pour transformer l’Amérique

emission speciale investiture de Donald Trump
Donald Trump – Source Wikipedia.

Donald Trump incarne une vision nationaliste audacieuse, prête à bousculer l’establishment. Son programme repose sur trois axes : relance industrielle, sécurité intérieure et redéfinition des priorités internationales.

  • Sur le plan économique, il promet de rapatrier les emplois délocalisés, d’alléger les impôts et de renforcer le protectionnisme pour protéger les entreprises américaines de la concurrence étrangère.
  • En matière de sécurité intérieure, il prône une politique migratoire stricte, symbolisée par la construction du mur à la frontière mexicaine, et un soutien massif aux forces de l’ordre pour combattre les violences urbaines.
  • À l’international, Trump affirme vouloir cesser les guerres inutiles, adopter une posture ferme vis-à-vis de puissances concurrentes comme la Chine, et réaffirmer les États-Unis comme leader mondial tout en respectant les priorités nationales.

Avec ce programme, il ambitionne de redéfinir l’Amérique sur les plans économique, social et géopolitique, dans un style polarisant mais résolument tourné vers l’action.

Source : https://geopolitique-profonde.com/articles/investiture-donald-trump-gptv

Free America from AIPAC

 



Source : https://www.youtube.com/shorts/bnn3eEHYfaI

ALAIN SORAL : LE PEN, TRUMP, HOLLYWOOD, CANDACE OWENS, GÉOPOLITIQUE...

0:00 - Introduction et présentation d'Alain Soral 

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=nkqaSlbKauw

dimanche 19 janvier 2025

Le retour de Fourtillan

 Première intervention du Professeur Jean-Bernard Fourtillan avec Agora TV


 

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Source : https://vk.com/wall522051120_12505