dimanche 25 octobre 2026

Etienne Chouard en direct dans l'Atelier Constituant #9 : La Souveraineté Monétaire


 

Source : https://www.youtube.com/watch?v=nyH-5Mwxmg0&list=PLz0DvB2_x6vUO6z4i2Caz7HwQPEE7CCjJ&index=29

Tirée de la "playlist" (liste) :  https://www.youtube.com/watch?v=0eULYFIvnoI&list=PLz0DvB2_x6vUO6z4i2Caz7HwQPEE7CCjJ

Du nouvel esprit des lois et de la monnaie: Les moyens d'une véritable démocratie

 de Valérie Bugault (Auteur, Avec la contribution de), Philippe Bourcier de Carbon (Préface), Jean Rémy (Avec la contribution de)

 

La démocratie est un régime politique dans lequel les grandes décisions sont prises, sinon par le peuple, du moins dans l’intérêt du peuple et sous son contrôle. Nous verrons qu’un tel régime est encore plus éloigné des actuelles républiques parlementaires qu’il ne l’était de l’Ancien Régime. Le pouvoir politique a, en Occident et depuis le XVIIIe siècle, été confisqué par les détenteurs du pouvoir économique qui mènent actuellement une guerre tous azimuts et sans merci aux États et aux souverainetés politiques qui tentent de résister. Ce processus est arrivé au point où « l’Esprit des lois » de Montesquieu n’est plus reconnaissable et où le droit continental, dicté par des considérations humanistes, est en passe d’être définitivement balayé au profit d’intérêts mercantiles formatés au droit anglais. Ces intérêts, qui reflètent la volonté hégémonique des détenteurs de la puissance économique, tendent logiquement à remettre au goût du jour le principe de l’esclavage légal. Après avoir analysé qui sont les véritables détenteurs du pouvoir, la présente étude propose des solutions juridiques et institutionnelles pour rendre au principe politique la prééminence qu’il est en passe de perdre définitivement.
 

Le contrôle politique de la monnaie est le préalable technique qui permettra aux États de recouvrer leur autonomie politique et de coopérer avec d’autres États afin d’accroître cette autonomie. Néanmoins, et au point où nous en sommes rendus, la souveraineté monétaire n’engendrera pas, à elle seule, le retour de la souveraineté politique : elle devra s’accompagner de quelques mesures juridiques indispensables telles que, la suppression de l’anonymat des détenteurs de capitaux, et, l’élaboration d’une nouvelle conception de « l’entreprise » qui acte cette dernière en tant qu’institution juridique d’utilité sociale. Le retour du fait politique passe également par l’éradication du principe de « propriété économique », issu de la culture juridique anglo-saxonne, laquelle est entièrement assujettie à la prééminence économique et à la prédation sociale. La propriété économique est la notion clef permettant de transformer le principe d’accaparement en droit positif, actant ainsi la double disparition des concepts de « fait politique » et de civilisation.
Cet essai prétend donner aux États les armes juridiques permettant d’œuvrer à un renversement de l’ordre géopolitique actuel. À cette fin, il propose notamment une théorie juridique de la monnaie, simple à mettre en œuvre, qui permettra à tout pouvoir politique encore indépendant de reprendre le contrôle de sa monnaie.

Source :  https://www.amazon.fr/Du-nouvel-esprit-lois-monnaie-ebook/dp/B08HDMTL6H?ref_=ast_author_dp_rw&th=1&psc=1&dib=eyJ2IjoiMSJ9.Ir5YLImhGHOSKCcoZhmFdum4ON7NvalA1M4Oc-3lAMUh8_jLpEKnS2iH51dWABJ0MNEew2-swXZ_VhgoVndy--SW_UrRC64vajR4FWCbifA.xyqGnap0PPLja3DSQS3an_RW6SvDrO8bRDRGYN-kEfQ&dib_tag=AUTHOR

 

 

Valérie Bugault et Jean Rémy – Du Nouvel Esprit des Lois et de la Monnaie

Nos lecteurs connaissent déjà Valérie Bugault. Elle a publié sur notre site une longue série sur la géopolitique financière et économique. Avec Jean Rémy, ils ont aussi publié ensemble un article sur la disparition des espèces. Ce livre reprend l’idée générale de ces articles mais avec une structure très différente. Le livre propose un corpus complet de concepts pour redéfinir l’État à travers ses souverainetés articulées entre autre autour de l’organisation juridique de la vie en société, notamment ses lois et sa monnaie.

C’est un manifeste pour définir un projet de ce que pourrait être une réforme de l’État pour le rendre à ses citoyens loin des fourches caudines des prédateurs actuels. Le livre ambitionne de redéfinir ce qu’est l’État dans son expression au quotidien pour revenir à un droit « naturel ».

Malgré ce défi, le livre se lit avec beaucoup de facilités. Il y a de nombreux rappels historiques ou sémantiques. Les auteurs prennent le temps de poser les mots, de les définir avec précisions, de déconstruire le sens orwellien où le système actuel les a parfois plongé.

Chaque chapitre déconstruit un pan du système actuel, redéfinissant le sens commun et proposant des solutions « naturelles ». Les « lois naturelles » sont d’ailleurs le socle fondamental, le fil rouge de ce livre. Pour appuyer leurs démonstrations, les 2 auteurs font preuve d’une grande érudition, jonglant avec souplesse avec l’histoire, la philosophie mais aussi la compréhension fine de notre modernité, n’hésitant pas à en pointer du doigt les dérives latentes comme le transhumanisme.

En moins de 200 pages, ils nous font revisiter l’architecture actuelle de nos sociétés, les glissements insidieux qui la transforment jour après jour en toute opacité comme le fait économique qui prend le dessus progressivement sur le fait politique, la disparition programmée des États au profit d’un totalitarisme marchand assumé.

On aurait parfois aimé plus de détails sur certains sujets brûlants, une description plus précise des forces occultes qui pilotent le projet mondialiste mais le livre contient de nombreuses notes renvoyant notamment vers les travaux de Valérie Bugault ainsi que vers de nombreuses conférences disponibles en vidéo sur la toile.

On ressort de ce livre avec de nouveaux outils conceptuels, une nouvelle vision de ce que l’État pourrait être, une vision séduisante. Il reste à convaincre la population et une classe politique bien conformiste si c’est encore possible.


Interview de Valérie Bugault et Jean Rémy du 19 juin 2017

Valérie Bugault est docteure en droit de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. à l’occasion de sa thèse portant sur le droit de l’entreprise, elle a élaboré une théorie juridique unifiée, qualifiée « d’iconoclaste », de l’entreprise. Elle a travaillé comme avocate fiscaliste dans le domaine des prix de transfert ainsi que en droit fiscal interne avant de cesser sa carrière d’avocate pour se consacrer à l’analyse des problématiques de géopolitique économique. Elle a notamment publié, en 2016, sur le site du Saker francophone une série d’études intitulée « décryptage du système économique global ».

Jean Rémy, ancien banquier international dont la carrière bancaire s’est toujours déroulée constamment dans des banques internationales, spécialiste des systèmes d’information bancaire, il a créé il y a une trentaine d’années la théorie structurale de la monnaie qui a de nombreuses applications. Aujourd’hui en retraite, il est conférencier, et milite pour une moralisation de la finance et de la banque.

– Quelle est l’histoire de ce livre ?Comment est venu l’idée de cette collaboration ?

VB – Jean-Michel Vernochet m’a transmis dans le milieu de l’année 2016 la théorie structurale de la monnaie de Jean Remy pour avis et relecture. Au-delà du langage technique utilisé, cette théorie m’a semblé receler une incroyable promesse de changement. Je m’étais déjà moi-même intéressée à la monnaie et à son rôle en tant que facteur de domination mais je ne connaissais pas ou très mal les contraintes techniques de cette dernière dans ses manipulations quotidiennes par les banquiers et les spécialistes des systèmes d’information. J’ai immédiatement compris que cette théorie, alliée avec mes propres théories et constats était une promesse de véritable changement politique et démocratique. J’ai mis quelque temps à trouver comment articuler nos travaux respectifs afin de les mettre réciproquement en valeur. Une fois l’articulation intellectuelle trouvée, je me suis mise à écrire l’ossature du livre que j’ai soumise pour avis et relecture à Jean Remy. Il s’est montré très réceptif et heureux de cette initiative à laquelle il a participé activement en complétant certains de mes paragraphes par d’heureuses considérations et connaissances historiques, techniques et linguistiques ; nous étions en réalité parfaitement sur la même longueur d’ondes. Le résultat de ce travail à quatre mains nous a semblé tout à fait à la hauteur et digne d’être publié.

JR – J’avais envoyé à une douzaine d’éditeurs le tapuscrit d’un livre intitulé « La théorie structurale de la monnaie et ses applications » Ce livre est écrit depuis longtemps, (mes premiers articles publiés sur ce sujet datent d’il y a trente ans) mais je l’avais repris à la faveur de ma prise de retraite et j’avais développé la partie « applications ». Je n’ai eu que des réponses négatives mais je reçus un jour un petit message de Monsieur Vernochet me disant qu’il l’avait transmis à un spécialiste pour avis. Ce spécialiste, qui s’est révélé être Valérie, a par la suite pris contact avec moi en me disant que mon livre était trop spécialisé mais qu’elle souhaitait en écrire un autre à quatre mains. J’ai accepté cette offre généreuse, et je suis tout à fait ravi du résultat, qui a une force bien supérieure à ce que l’un comme l’autre aurions fait séparément.

– Le titre parle d’un nouvel esprit des lois et de la monnaie. Cela veut-il dire que cet esprit n’a jamais soufflé nulle part ? Qu’est ce qui ferait que les conditions soient réunies ici et maintenant ?

VB – Tout au long de mes études (que je n’ai jamais réellement terminées) et lors de mes diverses expériences professionnelles j’ai été tout à fait frappée par les changements radicaux de perspectives historiques, philosophiques et politiques imposés par ce qui nous était présenté comme une « modernisation du droit ». Ce vaste mouvement touchait à la vérité toutes les branches du droit et, au-delà, modifiait sensiblement les fondamentaux historiques et philosophiques sur lesquels reposait jusqu’à présent le droit français. Ce mouvement s’apparentait en réalité à des modifications de nature tectoniques (c’est-à-dire peu discernables sur le moment mais aux conséquences incalculables) du droit et de ses composantes : pas du tout médiatisé, et donc naturellement pas pris en considération par la population, il imposait pourtant des modifications drastiques dans la façon de considérer la vie en commun qui avait et allait avoir de plus en plus de répercussions dans la vie quotidienne de chacun. Ces modifications, lentement préparées ont été mises en musique par le biais (c’est-à-dire au moyen), présenté comme moderne et anodin, de l’avènement des institutions européennes. Plus précisément, ce mouvement a connu une très singulière accélération à partir de l’intégration politique desdites institutions imposées à compter du Traité de Maastricht, lequel a été relativement rapidement suivi par l’avènement de l’euro, par le Traité de Lisbonne et beaucoup d’autres de ses avatars ; certaines de ces modifications, et non des moindres, sont d’ailleurs intervenues par effraction dans l’ordre juridique (Lisbonne, MES).

Dans ce contexte de changement radical récemment imposé à « l’esprit des lois » tel qu’il existait précédemment, l’idée d’intituler notre livre « Du nouvel esprit des lois » m’est dès lors apparu nécessaire : il s’agissait de se dresser contre ce « nouvel ordre » imposé par des forces anonymes et extérieures à des peuples inconscients. J’ai voulu, par-là, dénoncer l’imposture de ce nouvel ordre qui sévissait dorénavant en montrant que ce qui avait subrepticement, autant que radicalement, changé récemment pouvait à nouveau être à son tour modifié dans un sens beaucoup plus positif et constructif pour les peuples et pour l’avenir de l’humanité.

JR – Ce livre présente un point de vue très novateur et révolutionnaire sur le sujet, en réaction à de multiples constats que Valérie et moi avons faits pendant nos vies professionnelles pourtant très différentes. Nous avons été l’un comme l’autre sidérés par les pratiques que nous avons découvertes, et pour ma part, j’ai été sidéré par la déréglementation continue des questions monétaires et financières depuis les années 70 du siècle dernier.

Je pense que maintenant, les dégâts des nouvelles conceptions réglementaires du monde de la finance, importées directement sans pratiquement aucune retouche des États-Unis, commencent à être ressentis par le commun des citoyens et qu’une prise de conscience de la dangerosité des pratiques qui en découlent, (produits dérivés, trading électronique de masse, paradis fiscaux, titrisation, LBO, bail-in, etc.) commence à se faire jour dans le grand public.

– Vous développez dans ce livre une nouvelle idée de la justice et de la monnaie ? Qu’en pense les juristes et les économistes autour de vous ?

VB – Il faut comprendre que tous ces changements se sont faits avec la participation active ou passive des juristes ; aucun, dans aucune branche du droit, ne s’est réellement dressé contre ce « nouvel ordre ».

S’agissant du droit des affaires, le seul juriste, par ailleurs très brillant, qui avait, à ma connaissance, une conception humaniste du droit et du commerce et qui avait d’ailleurs sérieusement commencé à s’élever contre ce qu’il pressentait être un « ordre nouveau » est décédé vraiment très jeune (prématurément ?) d’un cancer, j’ai nommé Bruno Oppetit. Tous les autres ont, activement pour certains et passivement pour la grande majorité des autres, collaboré à l’élaboration de ce « nouvel ordre juridique » dont la nature anglo-saxonne est composée à 100% de prédation économique, politique et sociale. Le droit tel que traditionnellement compris en France n’existe aujourd’hui plus qu’au travers de certaines reliques d’articles aussi incongrus dans l’ordre nouveau qu’ils sont éclatés ; en perdant toute cohérence d’ensemble ces articles-reliques ont également perdu leur force et leur légitimité. Cette vaste supercherie juridique qui a consisté à modifier l’ordre juridique français et à imposer (en France) la conception anglo-saxonne prédatrice du droit a été évidemment préparée par ce qu’il est convenu d’appeler la « théorie pure du droit », initiée par Hans Kelsen et qui a prévalu tout au long du XXème siècle. Cette imposture intellectuelle a eu pour conséquence de séparer de façon radicale la technique (utilisée par le droit) de l’analyse de ses finalités, reléguée aux seuls « philosophes du droit ». Il s’agit d’une imposture car de façon radicale, fondamentale, le droit pour être et rester du « droit », ne peut pas dissocier la technique de ses finalités : en décider autrement revient à utiliser des termes vides de sens pour désigner tout et n’importe quoi. C’est précisément ce à quoi on assiste actuellement : un monde orwellien dans lequel les termes n’ont plus de sens et ne servent donc plus à communiquer, le langage perd lui-même ainsi son utilité sociale.

S’agissant des économistes, on assiste, peu ou prou, à la même désynchronisation entre les techniques et les finalités : cette dissociation a été opérée à la faveur de l’abandon de la politique économique au profit de la prétendue « science économique ». Il est ici question, comme en matière juridique et comme dans tous les domaines de la société, de « dissociation », de parcellisation des connaissances.

Cette méthodologie de la parcellisation des connaissances, trop systématiquement suivit dans tous les pays occidentaux pour pouvoir être considérée comme le résultat d’un « hasard malheureux », induit un manque cruel de vue d’ensemble et finalement une incapacité intellectuelle globale à comprendre son environnement pour tout le monde. Les « savants » sont transformés en « sachant » : ils maîtrisent tous les détails et ignorent l’essentiel qui est le tableau d’ensemble.

En un mot, les experts de tout bord sont malheureusement des individus qui savent tout sur rien. Nous vivons actuellement dans une ère d’imposture intellectuelle généralisée.

JR – Dans le monde bancaire, l’inconscience idéologique est totale. Les esprits bien formatés sont inconscients des changements des paradigmes en cours.

– Le mot esclavage revient plusieurs fois. Ça me rappelle la situation d’une Rome en déclin où pour survivre ou pour payer leurs dettes les citoyens romains acceptaient finalement la situation d’esclave pour échapper à la misère. En est-on presque là quand on parle de RSA ou de salaire universel?

VB – Ne connaissant pas suffisamment les tenants et les aboutissants du déclin de Rome (je n’en connais que les lieux communs diffusés un peu partout et il est évident que l’histoire concrète est beaucoup plus subtile), je ne me hasarderai pas à une étude comparée de politique, de droit et de sociologie entre la Rome antique et l’Occident actuel.

Je peux néanmoins donner mon opinion sur l’actualité. La comparaison que vous faites entre l’esclavage et le RSA ou le salaire universel peut être pertinente à condition d’en préciser les contours. La question ne me semble pas être tant celle de l’existence d’un revenu décent pour tous que celle des conditions d’application de ce revenu décent. A la vérité, un État qui impose un revenu minable, à peine suffisant pour vivre dignement, à un groupe ou à une catégorie de personnes considérées comme de seconde zone fait évidemment penser à de la corruption : cette méthode revient à acheter, à vil prix, la dignité humaine.

Je pars du principe qu’il est absolument odieux d’imposer d’un côté la paupérisation active et radicale de catégories entières de population et de l’autre côté de se présenter comme un « sauveur » en jetant en « grand seigneur » quelques miettes d’argent tout juste nécessaire à la survie à cette même population. Il s’agit ici comme dans tous les autres domaines, d’une imposture généralisée.

Imposture qui n’est pas sans rappeler celle consistant, pour les très grands prédateurs financiers, à créer des « fondations » afin de diffuser la « charité » et d’en recevoir les gratifications sociales. Nous sommes ici dans la même logique que celle, organisées par et pour les principaux propriétaires des banques d’affaires internationales, consistant à d’un côté organiser la prédation financière des États par les multiples paradis fiscaux, et d’un autre côté à prétendre lutter contre l’évasion fiscale ou le blanchiment d’argent par, d’une part l’organisation de Traités d’échange de renseignements, lesquels se heurteront de façon mécanique et conceptuelle à l’opacité des propriétaires de capitaux (trusts anonymes) et par, d’autre part la disparition de l’argent sous forme matérielle (disparition des espèces), qui mettra de façon tout aussi mécanique et conceptuelle les peuples dans les mains du seul bon vouloir des banques.

Nous sommes à la vérité plongés collectivement dans une imposture intellectuelle et morale systématique, d’ordre systémique : une imposture en imposant une autre, ad vitam aeternam.

JR – La situation de faiblesse des déclassés, salariés et petits patrons est de plus en plus évidente. Elle va encore s’accroître avec les ordonnances promises par le gouvernement Macron. J’ai pu constater au cours de ma vie professionnelle que la précarité s’est généralisée, alimentée par le règne dans les esprits d’un individualisme délirant. Mais ce qui est tout à fait grave, c’est les outils juridiques d’un esclavage réel individuel et collectif sont en passe d’être mis en œuvre dans nos pays.

– Est ce que les populations sont si naïves sur leur situation réelle? Qu’est ce qui donne encore envie aux Hommes d’être libre au XXIème siècle?

VB – Le problème que vous posez, celui de la liberté, est difficile. L’imposture généralisée sous laquelle nous vivons empêche une bonne partie des gens de percevoir clairement la réalité de la domination dont ils sont victimes ; ils en ont en revanche une conscience diffuse, laquelle me semble d’ailleurs devenir plus claire de jour en jour (note d’espoir).

Les médias imposent un faux sentiment de liberté à tous mais cette liberté est savamment encadrée par des principes rigoureux indépassables, on pourrait appeler ce cadre « un cadre de verre », en référence au « plafond de verre » auquel chaque individu n’appartenant pas à la caste dominante se heurte un jour ou l’autre. L’apparence de liberté consiste à dire que chacun est libre d’aimer le football ou la danse classique, la glace à la vanille ou au chocolat, de regarder la télévision ou de lire les journaux, d’aller au spectacle ou de rester regarder, ou non, celui-ci de chez soi…

Mais la véritable liberté, celle consistant pour chacun à décider réellement des conditions de sa propre vie et celles des générations futures, échappe de façon radicale à tous les individus, à l’exception de ceux appartenant à la caste dominante des tenanciers économiques planétaires.

JR – Les gens acceptent le totalitarisme ambiant, car beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’autre issue, et cette idée est distillée abondamment dans l’opinion.

– Vous mettez aussi en relation la monnaie et le temps, la monnaie et l’énergie. Si la décroissance énergétique perceptible en occident s’accélère, est-ce qu’une grande partie de la monnaie actuelle ne va pas disparaître ?

VB – Je pense que l’énergie, certes essentielle à nos sociétés, n’est pas un cadre indépassable. La notion d’énergie ne se limite pas à de vulgaires combustibles car elle englobe également l’énergie créatrice qui est à la source même de la vie. Combien de créateurs de génie ont été supprimés et leurs créations mises sous le boisseau en raison du fait qu’ils mettaient en danger les tenanciers économiques planétaires qui ont justement assis leur domination sur le contrôle des monnaies et des ressources biologiques ? En ce sens, la question énergétique me semble très mal posée : elle n’existe que parce que le « cadre de verre » évoqué plus haut est aujourd’hui encore indépassable. Par ailleurs, les monnaies actuelles (et je ne crois pas que Jean Remy me contredira), ne sont réellement adossées à aucune richesse tangible, elles sont tout à fait hors sol et vivent de façon autarcique sans contrôle autre que celui imposé par leurs propres conditions d’existence.

En un mot : lier irrémédiablement les questions monétaires aux énergies fossiles disponibles me semble être une imposture de plus, mais on n’en est plus à ça près…

JR – La monnaie c’est de l’énergie, et dans tous les domaines des sciences physiques, ce genre de réalité est représenté et mesuré par des vecteurs. Si la « science économique » en est restée à des conceptions scolastiques, c’est parce que c’est de l’idéologie.

– Existe-t-il des forces politiques pour s’emparer et porter votre projet ?

VB – Ces forces politiques, si elles existent, ne sont à l’évidence pas situées dans le monde occidental. D’une façon générale, je pense que ces forces existent mais qu’elles sont, dans chacun des Etats, très sérieusement concurrencées par des forces inverses soutenues par les tenanciers économiques planétaires : ces dernières forces (obscures) sont tout à fait dominantes dans les pays occidentaux mais commencent à montrer des signes d’essoufflement dans tout un tas d’autres pays qui souhaitent recouvrer la véritable liberté, celle de l’autodétermination. Je pense en tout premier lieu à la Russie.

Je ne mets, à court-terme, aucun espoir politique ni dans la France (qui structurellement n’existe plus) ni dans aucun pays occidental. En revanche, pour ce qui concerne la France, j’estime que des mouvements comme « Civitas » portent les ferments d’un renouveau réel. Mais le chemin est encore long du ferment à la réalité politique, ce chemin passe par un effort constant d’instruction et de pédagogie vis-à-vis du public sur la réalité de la domination à laquelle il est soumis. Ce chemin passe également par une refondation de l’organisation sociale, et donc politique : une vie politique efficace ne peut structurellement pas passer par le filtre de « partis politiques », ces derniers devront disparaître.

JR – Je souhaite qu’il y ait encore des esprits suffisamment libres et éclairés pour s’emparer du projet, d’où qu’ils viennent. Cependant, les possibilités de réalisation concrète me semblent être hors « monde occidental ».

– Le livre vient de sortir. Quelles y sont vos attentes et vos espoirs ?

Nos espoirs relèvent du moyen et long terme : nous espèrons, par ce livre synthétique détaché de toute idéologie, faire comprendre que la réalité de la domination se joue des (c’est-à-dire instrumentalise les) idéologies et des institutions (notamment le concept d’État) pour aboutir à ses fins de domination ultime. C’est précisément la raison pour laquelle on ne parle jamais (en tout cas on évite soigneusement de parler de) capitalisme et autre mouvement en « isme », sans pour autant nous priver de parler du « capital » ou du « grand capital ». La raison d’être de ce livre n’est pas « de faire de l’argent » mais de tenter de sortir la civilisation de l’impasse et d’ouvrir un véritable avenir, ou au moins espoir d’avenir, aux générations futures et aux différents peuples d monde.

Nous espérons que ce livre aura la plus grande diffusion possible dans tous les pays du monde. L’idée générale est de trouver, un peu partout (c’est-à-dire dans tous les pays du monde), des « alliés » permettant un travail collectif et une diffusion massive des idées saines (c’est-à-dire propices au développement de la civilisation), seuls à même de lutter contre les terribles forces de la domination planétaire actuelle, laquelle n’a plus guère de contre-pouvoirs effectifs.

Sur du court-terme, mon plus grand souhait est que ce livre se diffuse le plus largement possible en Russie. Ce pays est, à notre sens, le seul porteur de renouveau politique et sociétal ; il nous semble être une puissante force capable – en raison tant des caractéristiques propres de son courageux peuple que de son expérience politique historique – de renverser le « cadre de verre » évoqué au dessus. Évidemment, rien n’est gagné car les forces d’opposition au renouveau historique sont puissantes également en Russie…

Sources :  https://valeriebugault.fr/valerie-bugault-et-jean-remy-du-nouvel-esprit-des-lois-et-de-la-monnaie et https://lesakerfrancophone.fr/valerie-bugault-et-jean-remy-du-nouvel-esprit-des-lois-et-de-la-monnaie

"La nouvelle entreprise", de Valérie Bugault, est-elle basée sur la notion de "participation" chère au général Charles de Gaulle et au Conseil National de la Résistance (CNR) ?

 

Oui, très clairement. Il ne s'agit pas simplement d'une ressemblance entre deux projets : Valérie Bugault revendique explicitement une filiation intellectuelle avec la conception gaulliste de la participation et avec les principes économiques formulés par le Conseil national de la Résistance (CNR).

Mieux encore, elle présente son ouvrage La Nouvelle Entreprise comme une tentative de reprendre et de renouveler juridiquement un projet que le CNR et le général de Gaulle n'auraient pas réussi à mettre en œuvre.

C'est écrit sans ambiguïté sur son propre site.

1. Une filiation explicitement revendiquée

Dans sa présentation personnelle, Valérie Bugault explique que sa thèse de doctorat en droit lui a permis d'élaborer une théorie juridique de l'entreprise capitalistique qui aurait, selon elle, réinventé les fondements de la participation :

« Cette théorie juridique réinventait (alors à mon insu) les fondements de la "participation" que le CNR et de Gaulle avaient deux fois échoué à mettre en œuvre. »

Dans la présentation de ses livres, elle précise que son projet vise notamment à faire échapper les entreprises au contrôle des banques.

Elle décrit son ouvrage comme une actualisation des principes de la participation développés par le CNR en 1945 et par de Gaulle dans la seconde moitié des années 1960.

Valérie Bugault
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2. En quoi consiste concrètement sa Nouvelle Entreprise ?

Le cœur de sa proposition est de modifier les rapports de pouvoir entre deux catégories d'acteurs :

  • Les apporteurs de capitaux, qui financent l'entreprise.

  • Les apporteurs d'activité, qui fournissent le travail nécessaire à son fonctionnement.

Bugault propose de leur accorder une égalité décisionnaire dans la gouvernance de l'entreprise.

Ce principe de codécision va, dans sa conception, plus loin que la simple consultation des salariés ou que leur participation aux bénéfices.

Elle envisage notamment :

  • Une représentation des apporteurs de capitaux et des apporteurs d'activité dans les organes de direction.

  • Une alternance dans l'exercice de la direction entre ces deux catégories.

  • Un contrôle réciproque des deux groupes.

  • L'identification nominative et publique des participants à l'entreprise.

  • Une limitation de la taille des entreprises, de leurs capitaux et de leurs implantations.

  • Un encadrement juridique national destiné à empêcher les montages opaques et à restaurer la souveraineté économique des États.

Ces propositions sont exposées dans son intervention au colloque consacré à La Nouvelle Entreprise, le 29 novembre 2022.

Valérie Bugault
+1

3. Les rapprochements avec le CNR et de Gaulle

Il est intéressant de comparer les trois conceptions.

Principes

CNR (1944)

De Gaulle

Bugault

Participation des travailleurs à la direction

Oui

Oui

Oui

Association du capital et du travail

Présente en filigrane

Centrale

Centrale

Accès des salariés aux fonctions de direction

Explicitement prévu

Défendu

Réorganisé juridiquement

Participation aux résultats

Pas le principe central du programme

Oui

À examiner dans son dispositif

Contrôle de l'économie par la puissance publique

Fort

Fort, avec un secteur libre

Fort, dans un cadre national

Limitation du pouvoir financier

Nationalisations des grands secteurs

Contrôle public des secteurs stratégiques

Réforme de la structure capitalistique et autonomie vis-à-vis des banques

Le programme du CNR du 15 mars 1944 est particulièrement explicite : il prévoit notamment « le droit d'accès, dans le cadre de l'entreprise, aux fonctions de direction et d'administration » pour les ouvriers qualifiés, ainsi que « la participation des travailleurs à la direction de l'économie ».

defense.gouv.fr
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De Gaulle développe ensuite sa propre conception de l'association du capital et du travail. Celle-ci comporte trois dimensions : participation aux résultats, participation au capital et participation à la gestion de l'entreprise.

Assemblée nationale
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4. Mais il existe une différence importante avec le projet historique du CNR

C'est là que la comparaison devient particulièrement intéressante.

Le CNR ne souhaitait pas seulement démocratiser la gouvernance des entreprises. Son programme comportait également :

  • La nationalisation des grands moyens de production monopolistiques.

  • Le retour à la nation des grandes banques et des compagnies d'assurances.

  • La planification économique.

  • Le développement des coopératives.

Bugault, quant à elle, ne propose pas simplement de reprendre ce programme de nationalisations. Elle cherche à transformer les règles juridiques de constitution et de fonctionnement de l'entreprise privée, en modifiant notamment la répartition du pouvoir entre capital et activité.

Il y a donc une parenté philosophique, mais pas une identité de projet économique. Il faut également rappeler que les conceptions du CNR et celles de De Gaulle présentaient déjà certaines divergences, notamment sur le rôle respectif de l'État et de la nation dans la conduite de l'économie.

defense.gouv.fr
+1

Un autre détail mérite d'être relevé : dans son intervention de 2022, Bugault fait remonter l'origine française du principe de codécision à la doctrine sociale de l'Église du XIXe siècle. Elle ne revendique donc pas exclusivement une filiation gaulliste.

5. Les sources originales à consulter

Voici trois documents particulièrement intéressants pour approfondir la question :

1. Valérie Bugault – La Nouvelle Entreprise : présentation de l'ouvrage. C'est la présentation de sa théorie et de sa filiation avec le CNR et De Gaulle.

2. Colloque du 29 novembre 2022 : La Nouvelle Entreprise. C'est probablement le document le plus utile pour comprendre le fonctionnement concret de son modèle.

3. Le programme du CNR : Les Jours heureux. Le texte historique de référence.

Mon appréciation : je qualifierais La Nouvelle Entreprise de tentative de prolongement et de reconstruction juridique du projet gaulliste de participation, avec une dimension supplémentaire : la volonté de soustraire l'entreprise à la domination du capital financier.

Ce qui me paraît essentiel dans sa proposition, c'est qu'elle ne se contente pas de vouloir mieux rémunérer les salariés ou leur distribuer des actions. Elle entend faire du travail un véritable pouvoir de décision, placé sur un pied d'égalité avec le pouvoir du capital.

C'est précisément ce qui rapproche son projet de l'ambition initiale de la participation gaulliste, tout en lui donnant une traduction institutionnelle qui lui est propre.

Valérie Bugault : Droit naturel, Souveraineté et Projet Révoludroit

Valérie Bugault affirme que l'instauration de la démocratie directe, promue par Étienne Chouard, ne sera pas suffisante pour construire une société ayant pour but le bien commun. Il faut une réforme complète et cohérente des institutions. C'est l'objet de ses travaux actuels et du système qu'elle a rédigé : Révoludroit 

A mes yeux, "La nouvelle entreprise", basée sur la notion de "participation" chère au général Charles de Gaulle et au Conseil National de la Résistance (CNR), est l'un des éléments les plus intéressants du projet Révoludroit de Valérie Bugault.

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Alors que le vaste mouvement actuel de prétendue « modernisation du droit » ne cesse de rabaisser l'État pour le voir disparaître, la modernisation que nous proposons ici a pour objet de remettre l'État à sa véritable place, celle d'un garant du bien commun, d'un régulateur des appétits individuels et catégoriels. Il s'agit, tout simplement, d'appliquer à l'entreprise les préceptes de séparation des pouvoirs - que les Américains appellent Checks and Balances - que Montesquieu a, à tort et délibérément, consacrés à l'organisation politique des États. 

Si l'État et le pouvoir politique qui le sous-tend ne doivent pas être dilués, sous peine de perdre leur raison d'être, le pouvoir économique qui se cache derrière les multinationales a, tout au contraire, grand besoin de faire l'objet d'une limitation. À cet effet, il importe d'opérer une distinction juridique entre les différents participants de l'entreprise et de rééquilibrer les forces en présence afin, dans un second temps, d'établir clairement les responsabilités de chacun de ces participants. 

La théorie juridique unitaire de l'entreprise présentée dans ce livre, sans nuire aux petites et moyennes entreprises (PME), est de nature à faire disparaître la puissance politique cachée derrière les « galaxies opaques » que sont les « groupes économiques ». « L'entreprise nouvelle norme » rendra au « fait politique » la place qui est, de droit, la sienne et qu'il a malencontreusement, et depuis trop longtemps, abandonnée au profit du « fait économique » anonyme. Ce renouveau juridique de l'entreprise actera un retour de « l'ordre naturel », c'est-à-dire d'une organisation politique et sociale viable, compatible avec le concept de civilisation. Ce nouvel ordre politique rendra, à son tour, possible un renouveau géopolitique.  

Valérie Bugault est docteur en droit de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. À l'occasion de sa thèse portant sur le droit de l'entreprise, elle a élaboré une théorie juridique unifiée, qualifiée « d'iconoclaste », de l'entreprise. Elle a travaillé comme avocate fiscaliste dans le domaine des prix de transfert ainsi qu'en droit fiscal interne avant de cesser sa carrière d'avocate pour se consacrer à l'analyse des problématiques de géopolitique économique.

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Souveraineté, Droit naturel et République : Le diagnostic sans concession de Valérie Bugault Dans cet entretien exclusif, Lara reçoit Valérie Bugault, docteur en droit et analyste en géopolitique juridique . À l'occasion de la parution de la série des Cahiers Révolu'droit, elle livre une déconstruction minutieuse de la crise systémique et institutionnelle actuelle . 

Valérie Bugault explique comment l'architecture juridique et financière moderne a effacé la démocratie véritable au profit des détenteurs de capitaux et du lobbyisme . Elle revient sur les illusions de la séparation des pouvoirs , le rôle de l'Union européenne , et expose la nécessité d'un changement de paradigme fondé sur le droit naturel et le principe de participation . 

⏱️ Chapitrage de la vidéo : 

00:00 - Introduction et présentation des Cahiers Révolu'droit  
02:15 - L'effondrement du droit continental français face au modèle germano-britannique  
05:30 - Séparation des pouvoirs et multipartisme : l'illusion démocratique  
10:10 - L'Union européenne et la concentration des pouvoirs financiers  
14:40 - La spécificité de la France et la disparition du bien commun  
18:20 - Démocratie directe et principe de participation : les clés du changement de paradigme  
22:00 - Le génie du peuple et l'analogie historique avec le Conseil National de la Résistance (CNR)  
25:30 - Comment suivre et soutenir les travaux de Valérie Bugault ? 

 
 

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=3TeTZ_MxDow

Science-fiction dystopique ?

Qu'est-ce que le Graphène ? Cela vous intéressera partie 1.


 

   Source : https://www.facebook.com/reel/2198451937367840

Opposition orchestrée

 

 Source : https://www.facebook.com/reel/1150669414070456

Remarque : 

Dimitri Oswald et Dimitri "Revolt" sont exactement la même personne. [1]
Il s'agit de Dimitri Legrand, un vidéaste et créateur de contenu connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Dimitri Oswald. Le surnom de Dimitri "Revolt" provient directement du nom de ses comptes et de sa chaîne à succès, baptisée Reality Revolt. [1, 2, 3]
Selon une enquête de Libération (CheckNews), c'est un ancien habitué de la jet-set s'est reconverti dans la diffusion de ce que les "fact-checkers" appellent des "théories du complot". [1, 2, 3]

Le système s'effondre : faut-il rester sur le navire ou sauter ?


 Cinq ans après sa suspension, le Dr Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur, raconte comment cette épreuve a changé sa vie. Après des années à résister et à dénoncer ce qu'il considère comme des dérives des institutions, il veut aujourd'hui aller plus loin : et si, au lieu de passer notre temps à dénoncer ce qui ne va pas, on cherchait aussi à construire autre chose ? 

 Il utilise notamment la métaphore du bateau pour illustrer la chute du système actuel. Ce qu'il dit va changer votre regard sur votre pouvoir d’agir — Dr Louis Fouché https://youtu.be/5j8129YRfYg

 

 Source : https://www.youtube.com/shorts/V2Uh6ZKlNok

Cérémonie d'inauguration dédiée au dieu-bouc Baphomet

 

POURQUOI LA STATUE À LA PORTE DE L'ONU A-T-ELLE LA FORME DE LA BÊTE DE L'APOCALYPSE ?? 🐆🦅
 
Dans la Place des Nations Unies à New York, ils ont placé une bête avec un corps peint comme un jaguar, des griffes sur le sol, attachées à l'exposition, et deux ailes d'aigle géants sur son dos.
Ils ont dit que c'était juste un bijou artisanal mexicain.
Maintenant, regardez le nom officiel qu'ils ont écrit sur la publication de l'ONU : Guardian of Peace and Security.
« Et la bête que j'ai vue était comme un léopard... » Apocalypse 13:2.
« Car, quand ils disent : « Paix et sécurité », une destruction soudaine viendra sur eux. » 1 Thessaloniques 5:3.
La Bible a averti ce que l'image de la bête serait et ce que la phrase de la fin serait. L'ONU a mis les deux choses sur le même trottoir.
 
Coïncidence ? Dites-moi ici.
👇 Ce qu'ils ont pris de votre Bible se trouve dans le documentaire Forbidden Library, dans le lien de profil.
Demain : le rituel avec un homme habillé comme une chèvre applaudi par les présidents d'Europe.  
 

 

Source : https://www.facebook.com/share/v/19d5aiJNrf/

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Complément d'informations sur le dieu-bouc 

Le dieu-bouc désigne principalement Pan dans la mythologie grecque (assimilé à Faunus chez les Romains), une divinité de la nature caractérisée par son corps mi-homme, mi-caprin. [1, 2]
Pan, le dieu-bouc grec
  • Attributs et apparence : Il possède un torse et un visage humains, mais des cornes, des oreilles pointues, des pattes et des sabots de bouc. [1, 2]
  • Fonctions : Fils d'Hermès, il protège les bergers, les troupeaux, les chasseurs et les espaces sauvages. [1]
  • La « panique » : Il est associé à un sentiment de peur irrationnelle (panikos phobos) qui saisit parfois les voyageurs isolés dans la forêt. [1, 2]
  • La flûte : On le représente souvent jouant de la syrinx (la flûte de Pan). [1]
Autres figures associées
  • Les satyres : Ces demi-dieux rustiques de l'entourage de Dionysos partagent cette morphologie mi-homme mi-chèvre/bouc et symbolisent l'instinct et la liesse bachique. [1, 2]
  • Le Baphomet et le diable : Au Moyen Âge, puis avec l'occultisme du XIXe siècle (notamment sous la plume d'Éliphas Lévi), l'imagerie du dieu-bouc païen a été récupérée pour façonner la représentation moderne de Satan ou du Bouc de Mendès. [1, 2]
Le Bouc de Mendès est une célèbre figure occulte popularisée au XIXe siècle, issue d'une confusion historique et mythologique entre un dieu de l'Égypte antique et la figure ésotérique de Baphomet. [1, 2]

1. L'origine égyptienne : Banebdjedet
À l'origine, le mythe s'enracine à Mendès, une ancienne cité du delta du Nil. [1]
  • Les Égyptiens y vénéraient Banebdjedet, une divinité associée à la fertilité, à la puissance génératrice et à l'âme d'Osiris. [1, 2]
  • Bien qu'il s'agissait initialement d'un dieu-bélier à cornes horizontales, l'extinction de cette race locale a poussé les Égyptiens à utiliser des chèvres et des boucs dans leur culte. [1, 2]
  • En visitant l'Égypte au Ve siècle av. J.-C., l'historien grec Hérodote a décrit ces rituels en qualifiant l'animal de Mendès de « bouc ». Par l'assimilation grecque, Banebdjedet fut erronément associé à Pan, le dieu-bouc lubrique. [1, 2, 3]
2. La création occulte : Le Baphomet d'Éliphas Lévi
En 1855, l'occultiste français Éliphas Lévi dessine l'illustration universellement connue de Baphomet dans son ouvrage Dogme et Rituel de la Haute Magie. Pour nommer sa créature, il lui donne le synonyme de Bouc de Mendès en hommage aux écrits d'Hérodote. [1, 2, 3]
Lévi ne conçoit pas cette entité comme un démon, mais comme une allégorie de l'équilibre cosmique et de l'alchimie : [1, 2]
  • L'androgynie : Il possède une poitrine féminine et des bras d'homme, unissant les sexes.
  • Solve et Coagula : Ces mots latins inscrits sur ses bras signifient « dissous » et « coagule », symbolisant le processus de transformation alchimique.
  • Le haut et le bas : Un bras pointe vers un croissant de lune blanc (le ciel) et l'autre vers un croissant noir (la terre), illustrant l'axiome ésotérique « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».
  • Les éléments : La figure rassemble la terre (jambes), l'eau (écailles sur le ventre), l'air (ailes) et le feu (la torche entre ses cornes). [1, 2, 3]
3. La récupération satanique moderne
Bien que le Bouc de Mendès ait été dessiné comme un symbole philosophique d'harmonie des contraires, son esthétique effrayante a rapidement frappé l'inconscient collectif. [1, 2]
En 1969, Anton LaVey fonde l'Église de Satan et adopte officiellement le Sceau de Baphomet : la tête du Bouc de Mendès stylisée à l'intérieur d'un pentagramme inversé. C'est ainsi que la divinité égyptienne de la fertilité est définitivement devenue, dans la culture populaire, le visage moderne du diable. [1, 2]
Si vous le souhaitez, je peux vous détailler le sens caché d'un autre symbole présent sur ce dessin (comme le caducée d'Hermès sur son ventre) ou vous expliquer comment l'affaire des Templiers s'est retrouvée mêlée à cette histoire. Quel sujet vous intéresse le plus ? [1, 2, 3]