jeudi 5 novembre 2026

Les métiers les plus exposés à l'intelligence artificielle

 


Dialogue / débat autour de la démocratie

 


K. D. S.
Notre monde est dirigé par des psychopathes assoiffés de sang et de pouvoir. Ce sont eux qui décident les génocides et manipulent les populations (avec les médias de masse) pour les envoyer à la boucherie.

Nos ennemis ne sont pas les "crétins", nos semblables, mais les "intelligents" malveillants.
 
G. F. A. (Auteur)
En démocratie , c’est le peuple qui vote, non ? C’est d’une évidence crasse ! En Belgique le droit de vote est obligatoire dès l’âge de 18 ans, pour les blondes aussi. Le peuple est composé de 80 % de personnes incultes et profanes à la chose publique. La réalité, au jour d’aujourd’hui, c’est ça ! C’est rêver toute sa vie que de croire qu’ une idéologie va augmenter le QI de la population. C’est par l’enseignement de qualité que l’intellect se développe…
 
K. D. S.
Qui décide ? Qui rédige les programmes pour crétiniser le peuple ? Qui ment au peuple via les médias de masse ?
 
G. F. A. (Auteur)
Nous avons devant nous le résultat de 150 ans de démocratie…
 
K. D. S.
Il n'y a aucune démocratie dans le monde ! Les oligarques (le petit nombre qui dirige) ploutocrates (ce sont les plus riches) vous mentent depuis 200 ans ! Le peuple n'a aucun pouvoir !
 
Vous vous trompez de mot. Mais c'est normal : c'est un mensonge enseigné à l'école et rabâché dans les médias de masse.
 
Le système dans lequel nous vivons est le "régime représentatif" (pour reprendre l'expression de Sieyès, 1789) ou "parlementarisme" (pour reprendre le vocabulaire de Valérie Bugault).
C'est le contraire d'une démocratie ; c'est une anti-démocratie où les "élites" méprisent le peuple et le privent de tout pouvoir de décision.

G. F. A. (Auteur)
Mais je l’ai très bien compris qu’il n’y a aucune démocratie dans le monde , ce que je ne veux absolument pas c’est de donner le véritable pouvoir au peuple, à la masse . C’est d’une aberration intellectuelle tellement évidente pour moi qu’elle ne peut être soutenue que par une majorité de crétins.
 
K. D. S.
Les dirigeants sont des psychopathes malveillants. Ce sont eux qui décident. 
 
Le peuple ne décide rien ! Pourquoi insulter le peuple ?
 
Préférez-vous un "intelligent" malveillant ou un "crétin" bienveillant ?
 
Et si vous savez que la démocratie n'existe nulle part, arrêtez d'incriminer la démocratie quand vous dénoncez les génocides.
 
Aristote l'a écrit il y a 2300 ans dans son livre Les Politiques : "L'élection est le propre de l'aristocratie." C'est une "aristocratie" dégénérée qui nous gouverne ; ce qu'Aristote désignait sous le terme "oligarchie".
 
Les génocides sont le fruit de l'oligarchie.
 
Arrêtez d'accuser le peuple et en plus en l'insultant, s'il vous plaît.
 
Réfléchissons plutôt à la démarche de l'éducation populaire (comme Étienne Chouard, Franck Lepage, Jacques Testart, etc.)

G. F. A. (Auteur)
Au risque de nous froisser quelque peu… c’est celui qui porte le fusil le premier responsable d’un génocide. Le soldat est un enfant du peuple et son contrat est de défendre la nation d’une agression pour un salaire. Obéir à un ordre ne justifie aucun crime de guerre. Le pilote qui a largué la bombe atomique sur Hiroshima n’était pas président dirigeant de la nation. Les soldats ont le contrat de combattre une agression et rien d’autre. C’est valable aussi pour la police , on ne peut pas tabasser un enfant qui manifeste, ni un casseur , ni même un assassin . Le contrat c’est maintenir l’ordre pas d’agresser. Ces exemples sont valables aussi pour tous les niveaux de hiérarchie de la vie quotidienne qui forment notre société . Un dirigeant donne un ordre et le peuple crétin exécute.
 
K. D. S.
Les révélations récentes (dossier Jeffrey Epstein, témoignages de survivantes comme Cathy O'Brian, Sophie Alric ...) montrent comment les dirigeants "forment" leurs propres enfants pour effacer toute empathie. Ce sont ces psychopathes qui donnent les ordres.

Puis il y a ceux qui obéissent aux ordres. Deuxième couche du problème. Policiers et gendarmes pervers et choisis par les dirigeants au pouvoir pour utiliser leur brutalité contre le "bétail humain". Pareil avec les militaires conditionnés à obéir aveuglément. 
 
Troisième couche du problème : la docilité du grand nombre, la soumission par habitude, depuis des générations.
 
Il faut se débarrasser des pires et pratiquer l'éducation populaire.
On ne devrait pas blâmer un aveugle, mais on doit blâmer celui qui lui a crevé les yeux !
 
K. D. S.
On peut aussi s'en tenir là dans notre échange. Restons en paix.
😉
 
G. F. A. (Auteur)
Paix aux hommes de bonne volonté, malheur à ceux qui tiennent le fusil.

samedi 31 octobre 2026

Etienne Chouard en direct dans l'Atelier Constituant #9 : La Souveraineté Monétaire

Au lieu de se désespérer en répétant inlassablement les horreurs commises par les puissants, rendus fous par le pouvoir (hubris) ou attirés par le pouvoir parce qu'ils sont fous (psychopathes sociopathes), mieux vaut utiliser notre énergie disponible pour penser et construire une société meilleure qui serve l'intérêt général. 
 
Dans un monde marchand, contrôlé par les banquiers-commerçants, la clé de voûte du système est la création monétaire. "Celui qui contrôle la monnaie, contrôle le monde", disait à raison Henry Kissinger. 
 
Donc, si le peuple veut la démocratie (voter directement ses propres lois)/l'anarchie (l'ordre sans maîtres), il doit absolument s'approprier la souveraineté monétaire ! 
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Source : https://www.youtube.com/watch?v=nyH-5Mwxmg0&list=PLz0DvB2_x6vUO6z4i2Caz7HwQPEE7CCjJ&index=29

Tirée de la "playlist" (liste) :  https://www.youtube.com/watch?v=0eULYFIvnoI&list=PLz0DvB2_x6vUO6z4i2Caz7HwQPEE7CCjJ

Jean-Marie Le Pen : "Je ne suis pas antisémite, je suis persécuté."

 On comprend pourquoi il a été si diabolisé et pourquoi on demande tellement à sa fille des professions de dédiabolisation et des preuves de soumission.

 

Source :  https://www.facebook.com/reel/1963165281036159

Les juifs dominent le monde ?

 

 


Source : https://www.facebook.com/reel/958220670671121

mercredi 28 octobre 2026

Confession d'un soldat Israélien

Le major de réserve israélien Avdar Shilovsky a publié un message sur Facebook et Instagram intitulé : « Je ne peux plus me taire. »
Voici le texte du message :
Le commandant de réserve israélien, Avdar Shailovski, a rédigé un article — publié sur sa page Facebook — dans lequel il relate sa désertion de l'armée israélienne et son émigration d'Israël vers la Pologne, la terre de ses ancêtres.
L'article est intitulé : « Je ne peux plus supporter le silence ».
Voici le texte intégral de l'article :
Je suis Avdar Shailovski, le commandant qui a déserté l'armée israélienne. Je déclare, en pleine possession de mes facultés mentales, avoir quitté l'armée israélienne car je ne pouvais plus supporter de rester un témoin silencieux — trahissant ainsi ma propre humanité — face à tous les crimes dont j'ai été témoin durant les cinq années que j'ai passées au sein de cette armée.
Les événements auxquels j'ai assisté m'étouffent ; il faut que je vous les raconte.
Je pourrais mourir à tout instant, tant mon chagrin est immense. C'est pourquoi je me dois de contribuer à faire éclater la vérité, dans l'espoir d'alléger le poids de ma culpabilité. Peut-être Dieu atténuera-t-Il le tourment qui m'attend, compte tenu de l'horreur des actes que j'ai commis, simplement parce que je faisais partie des rangs de l'armée israélienne.
Puis, j'ai reçu un signe : « Abandonne tout et va-t'en. »
Merci, mon Dieu, de m'avoir guidé.
Dès que l'avion de la compagnie israélienne El Al a atterri à l'aéroport de Varsovie, je me suis senti en sécurité, loin de cette terre d'Israël qui ne signifie plus rien pour moi.
On nous a enseigné que c'était la terre promise par Dieu ; or, c'est le plus grand mensonge utilisé pour tromper le peuple juif. C'est un mensonge perpétuel, qui perdure sans relâche, et qui a conduit, il y a quatre-vingts ans, au déplacement du peuple palestinien — un peuple sans défense — hors de sa propre terre. Pire encore : ce peuple continue, jusqu'à ce jour, de subir des souffrances atroces. Qui a inventé ce mensonge ? Et quel peuple « idiot » a bien pu y croire ?
Ce dont j'ai été témoin durant mes cinq années de service au sein de l'armée israélienne est difficile à décrire avec des mots...
Quels mots pourraient décrire la cruauté, l'ignominie et l'horreur des actes commis par l'armée israélienne à l'encontre des Palestiniens ?
Ne croyez pas un mot de ce que raconte ce « sale type » — ce fils de « sale type ». C'est un menteur abject, surtout lorsqu'il qualifie l'armée israélienne d'« armée la plus morale au monde ». Quelle absurdité ! En réalité, c'est l'armée la plus dépravée, la plus cruelle et la plus sauvage qui soit.
Oui, messieurs, je ne supporte plus de voir la ruine et la dévastation à Gaza.
J'ai été témoin de ce qui s'est passé dans la nuit du 7 octobre 2023. Les services de renseignement israéliens, ce « sale type » et sa bande étaient au courant ; ils ont attendu que cela se produise pour justifier la destruction de Gaza et tenter de déplacer sa population...
J'ai servi à Gaza et j'ai vu, de mes propres yeux, un commandant de char s'amuser avec son canon, tirant des obus sur des Palestiniens entassés dans leurs tentes, ou sur des groupes faisant la queue devant des boulangeries, des véhicules de distribution alimentaire ou des convois d'aide humanitaire. J'ai vu, de mes propres yeux, des avions tirer des projectiles sur des immeubles résidentiels habités, les transformant en amas de décombres sur la tête de leurs occupants...
J'ai vu, de mes propres yeux, des tireurs d'élite de l'armée d'occupation s'amuser à abattre des enfants, des adultes et des femmes qui faisaient la queue pour recevoir de l'aide humanitaire...
C'est de la folie...
De tels crimes, dont j'ai été témoin, ne pourraient se produire nulle part ailleurs dans le monde, si ce n'est sur la terre de Palestine...
J'ai vu, de mes propres yeux, un enfant tenant un morceau de pain sec, imbibé de sang, pleurant sur le corps de sa mère... tandis que les soldats riaient, comme s'ils regardaient une vidéo humoristique...
Ils disent : « Ce ne sont pas des êtres humains, nos égaux, à nous, les Juifs. »
Je prenais mon courage à deux mains pour dire à mes camarades : « Mais enfin, même s'il s'agissait d'un groupe de singes, pourrions-nous les tuer de cette manière ? »
Et ils me répondaient : « Tu es un lâche... tu es faible ; tu n'es pas digne d'être juif. »
J'ai vu des colons, en Cisjordanie, arracher des oliviers et s'en prendre aux agriculteurs dans leurs champs...
Je les ai vus détruire des maisons, après avoir ordonné à leurs propriétaires de partir sur-le-champ, avant de raser les bâtiments sur leurs têtes...
J'ai vu, de mes propres yeux, un soldat envoyer un SMS à un Palestinien lui disant : « Monte sur le toit de la maison, sinon nous détruirons la maison sur ta famille, à cause de toi. » Lorsque l'homme est monté sur le toit en agitant un chiffon blanc, le soldat l'a abattu sur-le-champ.
Quelqu'un peut-il croire une chose pareille ? Je ne trouve aucune explication à toute cette cruauté israélienne, si ce n'est dans l'éducation qu'on nous a inculquée, à nous Juifs. On nous dit que les Arabes sont des êtres immondes, des sauvages, des musulmans extrémistes et des meurtriers. Si nous nous montrons bienveillants envers eux, ils nous jetteront à la mer. Imaginez un peu l'éducation qu'on nous a donnée !
On nous enseigne que la terre de Palestine appartient à nous, les Juifs.
Le Golan et toute la région du Levant appartiendraient aux fils de Sion.
On nous a appris que le « Grand Israël » s'étend de l'Euphrate au Nil.
Comme nous sommes mauvais, nous autres Juifs, pour croire à tous ces mensonges ! Si nous n'étions pas méchants, stupides et dépourvus de toute morale, nous n'aurions jamais exécuté de tels ordres.
Je ne supporte plus de voir toutes ces atrocités.
La nuit, je pleurais, et mes camarades se moquaient de moi en me traitant de lâche. Pour eux, un Juif doit être obsédé par le meurtre des Arabes et par la nécessité de débarrasser la « Terre promise » de leur présence.
J'espère qu'un jour les Arabes se réveilleront et comprendront qu'Israël n'est qu'une illusion, un mensonge, et qu'il finira par disparaître. Sans leurs dirigeants, complices du criminel Netanyahou et de sa bande, nous n'aurions jamais pu commettre tous ces crimes et ces atrocités.
Pardonne-moi, Seigneur, pour tout ce que nous avons fait subir aux Palestiniens innocents.
Pardonne-moi, mon Dieu, pour ces atrocités que nous avons commises...
Comme disent les musulmans, Tu es « le Clément, le Miséricordieux » ; je suis donc convaincu que Tu me pardonneras, puisque j'étais égaré et que j'ai trouvé la voie de la vérité...
Merci, mon Dieu, de m'avoir guidé vers le droit chemin.
Le chemin de la vérité, de l'amour et de la paix, bien loin de la voie suivie par l'État criminel d'Israël.
Traduit de l'anglais.
 


 

 Source : https://www.facebook.com/story.php?story_fbid=pfbid0WzhnKCqZec7n1hVYZc8qgC76de4vpXQFApWqGTfoEdhbGsskqu7S1KkCVrJkarz1l&id=100064469629159&post_id=100064469629159_pfbid0WzhnKCqZec7n1hVYZc8qgC76de4vpXQFApWqGTfoEdhbGsskqu7S1KkCVrJkarz1l&sfnsn=mo

Apologie de la pédocriminalité

Quand une certaine génération d’intellectuels — celle des Cohn-Bendit et de leurs émules — en vient, par la plume d’Élisabeth Badinter, à déclarer que « la bonne mère est naturellement incestueuse et pédophile », on assiste à une généralisation vertigineuse. 

Présenter la maternité elle-même comme porteuse, par essence, d’inceste et de pédophilie, ce n’est plus de l’audace théorique : c’est sa propre projection sur le reste du monde. 

Comment une époque a-t-elle pu tenir pour digne d’intérêt une telle assimilation de toutes les mères à des figures pathologiques ? Marc Dutroux était un très bon père ? 

Vous, que vous inspire ce verdict absolu ? 


 
Élisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet (Publicis), is a child criminal who, like her husband, never stopped defending ... child criminals & theorizing "maternal incest" - instead of the maternal instinct, which she reduces to a mere social pressure on women  - as something "natural." Thank God, the media protection around them has finally blown up.
 
 

 
Le juif ne sera pas puni s'il sodomise une fille de moins de 3 ans ou un garçon de moins de 9 ans.
 

 
 

Etienne Chouard interpelle un élu sur les salaires ! Le Média TV

Extrait de Chouard face à Renaud Muselier, émission "SPÉCIALE EUROPÉENNES : FAUT-IL ALLER VOTER ? - LE MÉDIACLUB" Diffusé le 21 mai 2019    • SPÉCIALE EUROPÉENNES : FAUT-IL ALLER VOTER...   

"France & UE : 2 systèmes de domination #EtienneChouard au Média" (2e extrait de l'émission) à voir ici :    • France & UE : 2 systèmes de domination|Eti...   

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Parce que ce n'est pas aux hommes au pouvoir d'écrire les règles du pouvoir : c'est au peuple d'écrire sa constitution http://www.le-message.org/ 

Notre régime actuel n'est pas du tout une démocratie mais une oligarchie ploutocratique (le pouvoir des plus riches). 

Argumentation ici : http://lavraiedemocratie.fr/ 

Les Gentils Virus : pour réfléchir et propager le Message de la vraie démocratie http://gentilsvirus.org/

  

 Source : https://www.youtube.com/watch?v=_MP-0Vqf8Wk

"Nous ne sommes pas en démocratie", Étienne Chouard

 La grande imposture démocratique ou lorsque les ‘démocraties’ occidentales font pire que ce qu’elles dénoncent : Étienne Chouard met les mots où ça fait mal.


 

 Source :  https://www.facebook.com/reel/1480911653007856

dimanche 25 octobre 2026

Du nouvel esprit des lois et de la monnaie: Les moyens d'une véritable démocratie

 de Valérie Bugault (Auteur, Avec la contribution de), Philippe Bourcier de Carbon (Préface), Jean Rémy (Avec la contribution de)

 

La démocratie est un régime politique dans lequel les grandes décisions sont prises, sinon par le peuple, du moins dans l’intérêt du peuple et sous son contrôle. Nous verrons qu’un tel régime est encore plus éloigné des actuelles républiques parlementaires qu’il ne l’était de l’Ancien Régime. Le pouvoir politique a, en Occident et depuis le XVIIIe siècle, été confisqué par les détenteurs du pouvoir économique qui mènent actuellement une guerre tous azimuts et sans merci aux États et aux souverainetés politiques qui tentent de résister. Ce processus est arrivé au point où « l’Esprit des lois » de Montesquieu n’est plus reconnaissable et où le droit continental, dicté par des considérations humanistes, est en passe d’être définitivement balayé au profit d’intérêts mercantiles formatés au droit anglais. Ces intérêts, qui reflètent la volonté hégémonique des détenteurs de la puissance économique, tendent logiquement à remettre au goût du jour le principe de l’esclavage légal. Après avoir analysé qui sont les véritables détenteurs du pouvoir, la présente étude propose des solutions juridiques et institutionnelles pour rendre au principe politique la prééminence qu’il est en passe de perdre définitivement.
 

Le contrôle politique de la monnaie est le préalable technique qui permettra aux États de recouvrer leur autonomie politique et de coopérer avec d’autres États afin d’accroître cette autonomie. Néanmoins, et au point où nous en sommes rendus, la souveraineté monétaire n’engendrera pas, à elle seule, le retour de la souveraineté politique : elle devra s’accompagner de quelques mesures juridiques indispensables telles que, la suppression de l’anonymat des détenteurs de capitaux, et, l’élaboration d’une nouvelle conception de « l’entreprise » qui acte cette dernière en tant qu’institution juridique d’utilité sociale. Le retour du fait politique passe également par l’éradication du principe de « propriété économique », issu de la culture juridique anglo-saxonne, laquelle est entièrement assujettie à la prééminence économique et à la prédation sociale. La propriété économique est la notion clef permettant de transformer le principe d’accaparement en droit positif, actant ainsi la double disparition des concepts de « fait politique » et de civilisation.
Cet essai prétend donner aux États les armes juridiques permettant d’œuvrer à un renversement de l’ordre géopolitique actuel. À cette fin, il propose notamment une théorie juridique de la monnaie, simple à mettre en œuvre, qui permettra à tout pouvoir politique encore indépendant de reprendre le contrôle de sa monnaie.

Source :  https://www.amazon.fr/Du-nouvel-esprit-lois-monnaie-ebook/dp/B08HDMTL6H?ref_=ast_author_dp_rw&th=1&psc=1&dib=eyJ2IjoiMSJ9.Ir5YLImhGHOSKCcoZhmFdum4ON7NvalA1M4Oc-3lAMUh8_jLpEKnS2iH51dWABJ0MNEew2-swXZ_VhgoVndy--SW_UrRC64vajR4FWCbifA.xyqGnap0PPLja3DSQS3an_RW6SvDrO8bRDRGYN-kEfQ&dib_tag=AUTHOR

 

 

Valérie Bugault et Jean Rémy – Du Nouvel Esprit des Lois et de la Monnaie

Nos lecteurs connaissent déjà Valérie Bugault. Elle a publié sur notre site une longue série sur la géopolitique financière et économique. Avec Jean Rémy, ils ont aussi publié ensemble un article sur la disparition des espèces. Ce livre reprend l’idée générale de ces articles mais avec une structure très différente. Le livre propose un corpus complet de concepts pour redéfinir l’État à travers ses souverainetés articulées entre autre autour de l’organisation juridique de la vie en société, notamment ses lois et sa monnaie.

C’est un manifeste pour définir un projet de ce que pourrait être une réforme de l’État pour le rendre à ses citoyens loin des fourches caudines des prédateurs actuels. Le livre ambitionne de redéfinir ce qu’est l’État dans son expression au quotidien pour revenir à un droit « naturel ».

Malgré ce défi, le livre se lit avec beaucoup de facilités. Il y a de nombreux rappels historiques ou sémantiques. Les auteurs prennent le temps de poser les mots, de les définir avec précisions, de déconstruire le sens orwellien où le système actuel les a parfois plongé.

Chaque chapitre déconstruit un pan du système actuel, redéfinissant le sens commun et proposant des solutions « naturelles ». Les « lois naturelles » sont d’ailleurs le socle fondamental, le fil rouge de ce livre. Pour appuyer leurs démonstrations, les 2 auteurs font preuve d’une grande érudition, jonglant avec souplesse avec l’histoire, la philosophie mais aussi la compréhension fine de notre modernité, n’hésitant pas à en pointer du doigt les dérives latentes comme le transhumanisme.

En moins de 200 pages, ils nous font revisiter l’architecture actuelle de nos sociétés, les glissements insidieux qui la transforment jour après jour en toute opacité comme le fait économique qui prend le dessus progressivement sur le fait politique, la disparition programmée des États au profit d’un totalitarisme marchand assumé.

On aurait parfois aimé plus de détails sur certains sujets brûlants, une description plus précise des forces occultes qui pilotent le projet mondialiste mais le livre contient de nombreuses notes renvoyant notamment vers les travaux de Valérie Bugault ainsi que vers de nombreuses conférences disponibles en vidéo sur la toile.

On ressort de ce livre avec de nouveaux outils conceptuels, une nouvelle vision de ce que l’État pourrait être, une vision séduisante. Il reste à convaincre la population et une classe politique bien conformiste si c’est encore possible.


Interview de Valérie Bugault et Jean Rémy du 19 juin 2017

Valérie Bugault est docteure en droit de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. à l’occasion de sa thèse portant sur le droit de l’entreprise, elle a élaboré une théorie juridique unifiée, qualifiée « d’iconoclaste », de l’entreprise. Elle a travaillé comme avocate fiscaliste dans le domaine des prix de transfert ainsi que en droit fiscal interne avant de cesser sa carrière d’avocate pour se consacrer à l’analyse des problématiques de géopolitique économique. Elle a notamment publié, en 2016, sur le site du Saker francophone une série d’études intitulée « décryptage du système économique global ».

Jean Rémy, ancien banquier international dont la carrière bancaire s’est toujours déroulée constamment dans des banques internationales, spécialiste des systèmes d’information bancaire, il a créé il y a une trentaine d’années la théorie structurale de la monnaie qui a de nombreuses applications. Aujourd’hui en retraite, il est conférencier, et milite pour une moralisation de la finance et de la banque.

– Quelle est l’histoire de ce livre ?Comment est venu l’idée de cette collaboration ?

VB – Jean-Michel Vernochet m’a transmis dans le milieu de l’année 2016 la théorie structurale de la monnaie de Jean Remy pour avis et relecture. Au-delà du langage technique utilisé, cette théorie m’a semblé receler une incroyable promesse de changement. Je m’étais déjà moi-même intéressée à la monnaie et à son rôle en tant que facteur de domination mais je ne connaissais pas ou très mal les contraintes techniques de cette dernière dans ses manipulations quotidiennes par les banquiers et les spécialistes des systèmes d’information. J’ai immédiatement compris que cette théorie, alliée avec mes propres théories et constats était une promesse de véritable changement politique et démocratique. J’ai mis quelque temps à trouver comment articuler nos travaux respectifs afin de les mettre réciproquement en valeur. Une fois l’articulation intellectuelle trouvée, je me suis mise à écrire l’ossature du livre que j’ai soumise pour avis et relecture à Jean Remy. Il s’est montré très réceptif et heureux de cette initiative à laquelle il a participé activement en complétant certains de mes paragraphes par d’heureuses considérations et connaissances historiques, techniques et linguistiques ; nous étions en réalité parfaitement sur la même longueur d’ondes. Le résultat de ce travail à quatre mains nous a semblé tout à fait à la hauteur et digne d’être publié.

JR – J’avais envoyé à une douzaine d’éditeurs le tapuscrit d’un livre intitulé « La théorie structurale de la monnaie et ses applications » Ce livre est écrit depuis longtemps, (mes premiers articles publiés sur ce sujet datent d’il y a trente ans) mais je l’avais repris à la faveur de ma prise de retraite et j’avais développé la partie « applications ». Je n’ai eu que des réponses négatives mais je reçus un jour un petit message de Monsieur Vernochet me disant qu’il l’avait transmis à un spécialiste pour avis. Ce spécialiste, qui s’est révélé être Valérie, a par la suite pris contact avec moi en me disant que mon livre était trop spécialisé mais qu’elle souhaitait en écrire un autre à quatre mains. J’ai accepté cette offre généreuse, et je suis tout à fait ravi du résultat, qui a une force bien supérieure à ce que l’un comme l’autre aurions fait séparément.

– Le titre parle d’un nouvel esprit des lois et de la monnaie. Cela veut-il dire que cet esprit n’a jamais soufflé nulle part ? Qu’est ce qui ferait que les conditions soient réunies ici et maintenant ?

VB – Tout au long de mes études (que je n’ai jamais réellement terminées) et lors de mes diverses expériences professionnelles j’ai été tout à fait frappée par les changements radicaux de perspectives historiques, philosophiques et politiques imposés par ce qui nous était présenté comme une « modernisation du droit ». Ce vaste mouvement touchait à la vérité toutes les branches du droit et, au-delà, modifiait sensiblement les fondamentaux historiques et philosophiques sur lesquels reposait jusqu’à présent le droit français. Ce mouvement s’apparentait en réalité à des modifications de nature tectoniques (c’est-à-dire peu discernables sur le moment mais aux conséquences incalculables) du droit et de ses composantes : pas du tout médiatisé, et donc naturellement pas pris en considération par la population, il imposait pourtant des modifications drastiques dans la façon de considérer la vie en commun qui avait et allait avoir de plus en plus de répercussions dans la vie quotidienne de chacun. Ces modifications, lentement préparées ont été mises en musique par le biais (c’est-à-dire au moyen), présenté comme moderne et anodin, de l’avènement des institutions européennes. Plus précisément, ce mouvement a connu une très singulière accélération à partir de l’intégration politique desdites institutions imposées à compter du Traité de Maastricht, lequel a été relativement rapidement suivi par l’avènement de l’euro, par le Traité de Lisbonne et beaucoup d’autres de ses avatars ; certaines de ces modifications, et non des moindres, sont d’ailleurs intervenues par effraction dans l’ordre juridique (Lisbonne, MES).

Dans ce contexte de changement radical récemment imposé à « l’esprit des lois » tel qu’il existait précédemment, l’idée d’intituler notre livre « Du nouvel esprit des lois » m’est dès lors apparu nécessaire : il s’agissait de se dresser contre ce « nouvel ordre » imposé par des forces anonymes et extérieures à des peuples inconscients. J’ai voulu, par-là, dénoncer l’imposture de ce nouvel ordre qui sévissait dorénavant en montrant que ce qui avait subrepticement, autant que radicalement, changé récemment pouvait à nouveau être à son tour modifié dans un sens beaucoup plus positif et constructif pour les peuples et pour l’avenir de l’humanité.

JR – Ce livre présente un point de vue très novateur et révolutionnaire sur le sujet, en réaction à de multiples constats que Valérie et moi avons faits pendant nos vies professionnelles pourtant très différentes. Nous avons été l’un comme l’autre sidérés par les pratiques que nous avons découvertes, et pour ma part, j’ai été sidéré par la déréglementation continue des questions monétaires et financières depuis les années 70 du siècle dernier.

Je pense que maintenant, les dégâts des nouvelles conceptions réglementaires du monde de la finance, importées directement sans pratiquement aucune retouche des États-Unis, commencent à être ressentis par le commun des citoyens et qu’une prise de conscience de la dangerosité des pratiques qui en découlent, (produits dérivés, trading électronique de masse, paradis fiscaux, titrisation, LBO, bail-in, etc.) commence à se faire jour dans le grand public.

– Vous développez dans ce livre une nouvelle idée de la justice et de la monnaie ? Qu’en pense les juristes et les économistes autour de vous ?

VB – Il faut comprendre que tous ces changements se sont faits avec la participation active ou passive des juristes ; aucun, dans aucune branche du droit, ne s’est réellement dressé contre ce « nouvel ordre ».

S’agissant du droit des affaires, le seul juriste, par ailleurs très brillant, qui avait, à ma connaissance, une conception humaniste du droit et du commerce et qui avait d’ailleurs sérieusement commencé à s’élever contre ce qu’il pressentait être un « ordre nouveau » est décédé vraiment très jeune (prématurément ?) d’un cancer, j’ai nommé Bruno Oppetit. Tous les autres ont, activement pour certains et passivement pour la grande majorité des autres, collaboré à l’élaboration de ce « nouvel ordre juridique » dont la nature anglo-saxonne est composée à 100% de prédation économique, politique et sociale. Le droit tel que traditionnellement compris en France n’existe aujourd’hui plus qu’au travers de certaines reliques d’articles aussi incongrus dans l’ordre nouveau qu’ils sont éclatés ; en perdant toute cohérence d’ensemble ces articles-reliques ont également perdu leur force et leur légitimité. Cette vaste supercherie juridique qui a consisté à modifier l’ordre juridique français et à imposer (en France) la conception anglo-saxonne prédatrice du droit a été évidemment préparée par ce qu’il est convenu d’appeler la « théorie pure du droit », initiée par Hans Kelsen et qui a prévalu tout au long du XXème siècle. Cette imposture intellectuelle a eu pour conséquence de séparer de façon radicale la technique (utilisée par le droit) de l’analyse de ses finalités, reléguée aux seuls « philosophes du droit ». Il s’agit d’une imposture car de façon radicale, fondamentale, le droit pour être et rester du « droit », ne peut pas dissocier la technique de ses finalités : en décider autrement revient à utiliser des termes vides de sens pour désigner tout et n’importe quoi. C’est précisément ce à quoi on assiste actuellement : un monde orwellien dans lequel les termes n’ont plus de sens et ne servent donc plus à communiquer, le langage perd lui-même ainsi son utilité sociale.

S’agissant des économistes, on assiste, peu ou prou, à la même désynchronisation entre les techniques et les finalités : cette dissociation a été opérée à la faveur de l’abandon de la politique économique au profit de la prétendue « science économique ». Il est ici question, comme en matière juridique et comme dans tous les domaines de la société, de « dissociation », de parcellisation des connaissances.

Cette méthodologie de la parcellisation des connaissances, trop systématiquement suivit dans tous les pays occidentaux pour pouvoir être considérée comme le résultat d’un « hasard malheureux », induit un manque cruel de vue d’ensemble et finalement une incapacité intellectuelle globale à comprendre son environnement pour tout le monde. Les « savants » sont transformés en « sachant » : ils maîtrisent tous les détails et ignorent l’essentiel qui est le tableau d’ensemble.

En un mot, les experts de tout bord sont malheureusement des individus qui savent tout sur rien. Nous vivons actuellement dans une ère d’imposture intellectuelle généralisée.

JR – Dans le monde bancaire, l’inconscience idéologique est totale. Les esprits bien formatés sont inconscients des changements des paradigmes en cours.

– Le mot esclavage revient plusieurs fois. Ça me rappelle la situation d’une Rome en déclin où pour survivre ou pour payer leurs dettes les citoyens romains acceptaient finalement la situation d’esclave pour échapper à la misère. En est-on presque là quand on parle de RSA ou de salaire universel?

VB – Ne connaissant pas suffisamment les tenants et les aboutissants du déclin de Rome (je n’en connais que les lieux communs diffusés un peu partout et il est évident que l’histoire concrète est beaucoup plus subtile), je ne me hasarderai pas à une étude comparée de politique, de droit et de sociologie entre la Rome antique et l’Occident actuel.

Je peux néanmoins donner mon opinion sur l’actualité. La comparaison que vous faites entre l’esclavage et le RSA ou le salaire universel peut être pertinente à condition d’en préciser les contours. La question ne me semble pas être tant celle de l’existence d’un revenu décent pour tous que celle des conditions d’application de ce revenu décent. A la vérité, un État qui impose un revenu minable, à peine suffisant pour vivre dignement, à un groupe ou à une catégorie de personnes considérées comme de seconde zone fait évidemment penser à de la corruption : cette méthode revient à acheter, à vil prix, la dignité humaine.

Je pars du principe qu’il est absolument odieux d’imposer d’un côté la paupérisation active et radicale de catégories entières de population et de l’autre côté de se présenter comme un « sauveur » en jetant en « grand seigneur » quelques miettes d’argent tout juste nécessaire à la survie à cette même population. Il s’agit ici comme dans tous les autres domaines, d’une imposture généralisée.

Imposture qui n’est pas sans rappeler celle consistant, pour les très grands prédateurs financiers, à créer des « fondations » afin de diffuser la « charité » et d’en recevoir les gratifications sociales. Nous sommes ici dans la même logique que celle, organisées par et pour les principaux propriétaires des banques d’affaires internationales, consistant à d’un côté organiser la prédation financière des États par les multiples paradis fiscaux, et d’un autre côté à prétendre lutter contre l’évasion fiscale ou le blanchiment d’argent par, d’une part l’organisation de Traités d’échange de renseignements, lesquels se heurteront de façon mécanique et conceptuelle à l’opacité des propriétaires de capitaux (trusts anonymes) et par, d’autre part la disparition de l’argent sous forme matérielle (disparition des espèces), qui mettra de façon tout aussi mécanique et conceptuelle les peuples dans les mains du seul bon vouloir des banques.

Nous sommes à la vérité plongés collectivement dans une imposture intellectuelle et morale systématique, d’ordre systémique : une imposture en imposant une autre, ad vitam aeternam.

JR – La situation de faiblesse des déclassés, salariés et petits patrons est de plus en plus évidente. Elle va encore s’accroître avec les ordonnances promises par le gouvernement Macron. J’ai pu constater au cours de ma vie professionnelle que la précarité s’est généralisée, alimentée par le règne dans les esprits d’un individualisme délirant. Mais ce qui est tout à fait grave, c’est les outils juridiques d’un esclavage réel individuel et collectif sont en passe d’être mis en œuvre dans nos pays.

– Est ce que les populations sont si naïves sur leur situation réelle? Qu’est ce qui donne encore envie aux Hommes d’être libre au XXIème siècle?

VB – Le problème que vous posez, celui de la liberté, est difficile. L’imposture généralisée sous laquelle nous vivons empêche une bonne partie des gens de percevoir clairement la réalité de la domination dont ils sont victimes ; ils en ont en revanche une conscience diffuse, laquelle me semble d’ailleurs devenir plus claire de jour en jour (note d’espoir).

Les médias imposent un faux sentiment de liberté à tous mais cette liberté est savamment encadrée par des principes rigoureux indépassables, on pourrait appeler ce cadre « un cadre de verre », en référence au « plafond de verre » auquel chaque individu n’appartenant pas à la caste dominante se heurte un jour ou l’autre. L’apparence de liberté consiste à dire que chacun est libre d’aimer le football ou la danse classique, la glace à la vanille ou au chocolat, de regarder la télévision ou de lire les journaux, d’aller au spectacle ou de rester regarder, ou non, celui-ci de chez soi…

Mais la véritable liberté, celle consistant pour chacun à décider réellement des conditions de sa propre vie et celles des générations futures, échappe de façon radicale à tous les individus, à l’exception de ceux appartenant à la caste dominante des tenanciers économiques planétaires.

JR – Les gens acceptent le totalitarisme ambiant, car beaucoup pensent qu’il n’y a pas d’autre issue, et cette idée est distillée abondamment dans l’opinion.

– Vous mettez aussi en relation la monnaie et le temps, la monnaie et l’énergie. Si la décroissance énergétique perceptible en occident s’accélère, est-ce qu’une grande partie de la monnaie actuelle ne va pas disparaître ?

VB – Je pense que l’énergie, certes essentielle à nos sociétés, n’est pas un cadre indépassable. La notion d’énergie ne se limite pas à de vulgaires combustibles car elle englobe également l’énergie créatrice qui est à la source même de la vie. Combien de créateurs de génie ont été supprimés et leurs créations mises sous le boisseau en raison du fait qu’ils mettaient en danger les tenanciers économiques planétaires qui ont justement assis leur domination sur le contrôle des monnaies et des ressources biologiques ? En ce sens, la question énergétique me semble très mal posée : elle n’existe que parce que le « cadre de verre » évoqué plus haut est aujourd’hui encore indépassable. Par ailleurs, les monnaies actuelles (et je ne crois pas que Jean Remy me contredira), ne sont réellement adossées à aucune richesse tangible, elles sont tout à fait hors sol et vivent de façon autarcique sans contrôle autre que celui imposé par leurs propres conditions d’existence.

En un mot : lier irrémédiablement les questions monétaires aux énergies fossiles disponibles me semble être une imposture de plus, mais on n’en est plus à ça près…

JR – La monnaie c’est de l’énergie, et dans tous les domaines des sciences physiques, ce genre de réalité est représenté et mesuré par des vecteurs. Si la « science économique » en est restée à des conceptions scolastiques, c’est parce que c’est de l’idéologie.

– Existe-t-il des forces politiques pour s’emparer et porter votre projet ?

VB – Ces forces politiques, si elles existent, ne sont à l’évidence pas situées dans le monde occidental. D’une façon générale, je pense que ces forces existent mais qu’elles sont, dans chacun des Etats, très sérieusement concurrencées par des forces inverses soutenues par les tenanciers économiques planétaires : ces dernières forces (obscures) sont tout à fait dominantes dans les pays occidentaux mais commencent à montrer des signes d’essoufflement dans tout un tas d’autres pays qui souhaitent recouvrer la véritable liberté, celle de l’autodétermination. Je pense en tout premier lieu à la Russie.

Je ne mets, à court-terme, aucun espoir politique ni dans la France (qui structurellement n’existe plus) ni dans aucun pays occidental. En revanche, pour ce qui concerne la France, j’estime que des mouvements comme « Civitas » portent les ferments d’un renouveau réel. Mais le chemin est encore long du ferment à la réalité politique, ce chemin passe par un effort constant d’instruction et de pédagogie vis-à-vis du public sur la réalité de la domination à laquelle il est soumis. Ce chemin passe également par une refondation de l’organisation sociale, et donc politique : une vie politique efficace ne peut structurellement pas passer par le filtre de « partis politiques », ces derniers devront disparaître.

JR – Je souhaite qu’il y ait encore des esprits suffisamment libres et éclairés pour s’emparer du projet, d’où qu’ils viennent. Cependant, les possibilités de réalisation concrète me semblent être hors « monde occidental ».

– Le livre vient de sortir. Quelles y sont vos attentes et vos espoirs ?

Nos espoirs relèvent du moyen et long terme : nous espèrons, par ce livre synthétique détaché de toute idéologie, faire comprendre que la réalité de la domination se joue des (c’est-à-dire instrumentalise les) idéologies et des institutions (notamment le concept d’État) pour aboutir à ses fins de domination ultime. C’est précisément la raison pour laquelle on ne parle jamais (en tout cas on évite soigneusement de parler de) capitalisme et autre mouvement en « isme », sans pour autant nous priver de parler du « capital » ou du « grand capital ». La raison d’être de ce livre n’est pas « de faire de l’argent » mais de tenter de sortir la civilisation de l’impasse et d’ouvrir un véritable avenir, ou au moins espoir d’avenir, aux générations futures et aux différents peuples d monde.

Nous espérons que ce livre aura la plus grande diffusion possible dans tous les pays du monde. L’idée générale est de trouver, un peu partout (c’est-à-dire dans tous les pays du monde), des « alliés » permettant un travail collectif et une diffusion massive des idées saines (c’est-à-dire propices au développement de la civilisation), seuls à même de lutter contre les terribles forces de la domination planétaire actuelle, laquelle n’a plus guère de contre-pouvoirs effectifs.

Sur du court-terme, mon plus grand souhait est que ce livre se diffuse le plus largement possible en Russie. Ce pays est, à notre sens, le seul porteur de renouveau politique et sociétal ; il nous semble être une puissante force capable – en raison tant des caractéristiques propres de son courageux peuple que de son expérience politique historique – de renverser le « cadre de verre » évoqué au dessus. Évidemment, rien n’est gagné car les forces d’opposition au renouveau historique sont puissantes également en Russie…

Sources :  https://valeriebugault.fr/valerie-bugault-et-jean-remy-du-nouvel-esprit-des-lois-et-de-la-monnaie et https://lesakerfrancophone.fr/valerie-bugault-et-jean-remy-du-nouvel-esprit-des-lois-et-de-la-monnaie