Question : Quand un récit de fiction commence, il y a une présentation succincte de l'univers fictif. C'est une préparation psychologique pour que le lecteur ou l'auditeur accepte d'écouter des choses fausses. On parle "d'inhibition de la crédibilité " ou quelque chose d'approchant. Quelle est l'expression exacte ?
vendredi 19 juin 2026
Suspension de l'incrédulité
Réponse : L'expression
que vous cherchez est probablement « suspension de l'incrédulité » (en
anglais suspension of disbelief), un terme attribué au poète Samuel
Taylor Coleridge au début du XIXe siècle.
L'idée
est inverse de ce que vous formulez : il ne s'agit pas d'inhiber la
crédibilité, mais plutôt de suspendre, mettre de côté temporairement son
incrédulité naturelle (son scepticisme critique) pour accepter les
prémices fictives d'une histoire, même invraisemblables, et pouvoir s'y
immerger pleinement.
Ce mécanisme se met
effectivement en place dès l'ouverture d'un récit, à travers ce qu'on
appelle parfois le « pacte fictionnel » ou « pacte de lecture » : un
accord tacite entre l'auteur et le lecteur où ce dernier accepte les
règles de l'univers proposé en échange du plaisir narratif.
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