Ce professeur à Sciences Po avait un père persan ...
L'intitulé "Juste mon opinion" s'applique à la politique, la philosophie, la religion, l'esthétisme, l'humour ... Mais "ça m'intéresse" aurait tout à fait convenu comme titre pour ce blog étant donné les nombreux autres thèmes abordés et les articles encyclopédiques : sur l'histoire, les sciences, etc, sans oublier les sports. La plupart des articles sont issus de recherches sur le net et de lectures personnelles. Sources indiquées en fin d'article.






Ce professeur à Sciences Po avait un père persan ...
Le groupe de hackers Handala expose l’identité de milliers de soldats américains dans le Golfe Persique
Mehr News Agency
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
Url de l’article original :
https://en.mehrnews.com/news/244042/Handala-exposes-US-naval-forces-identities-in-Persian-Gulf
TEHRAN, Apr. 27 (MNA) – Le groupe de hackers Handala dit avoir obtenu des données d’identification compréhensives de tous les personnels militaires de la marine américaine basés dans le Golfe Persique.
Le groupe a affirmé qu’il était en possession de dizaines de milliers d’informations des personnels, incluant leurs rôles opérationnels et leurs activités hors-service. Handala a envoyé des messages directs aux Marines américains via WhatsApp, leur disant que leurs identités n’étaient dorénavant plus cachées. Le groupe a averti et conseillé les militaires américains de dire adieu à leurs familles, citant un déploiement imminent des drones “Seyed Majid” (se référant au général Seyed Majid Mousavi, le commandant de la Force Aérospatiale du CGRI). La déclaration a identifié les personnels comme des cibles pour les drones Shahed et les missiles Kheybar et Gahdir.
Le Groupe Handala a annoncé qu’il allait publier très rapidement
l’information générale sur tous les personnels de la marine américaine
présents dans le Golfe. Il a aussi caractérisé ces forces comme étant
terroristes et responsables de la mort de tous les enfants de l’école de
Minab*. Le groupe a aussi déclaré qu’il surveillait
très étroitement tous les mouvements dans la zone en préparation d’une
frappe à venir.
MNA
(*) NdT : les deux missiles Tomahawk qui ont détruit l’école de Minab et massacrés quelques 180 jeunes élèves, provenaient du destroyer yankee USS Spruance avec leurs deux officiers commandant et supervisant la frappe Leigh R. Tate et Jeffrey E. York (voir ici : https://resistance71.wordpress.com/2026/03/29/guerre-judeo-americaine-sur-liran-les-noms-et-les-visages-des-deux-assassins-des-168-enfants-de-lecole-de-minab-ambassade-diran-en-afrique-du-sud/ )
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Notre dossier “Guerre impérialiste contre l’Iran”
PDF :
Guerre d’agression imperialiste judeo-americaine contre l’Iran – premiere semaine, premier bilan
Guerre contre l’Iran 2eme semaine, 2eme bilan
Guerre Iran – du délire impérialiste à la réalité de terrain
guerre impérialiste contre l’Iran, après un mois où en sommes-nous et où allons-nous ?
Fin de la récrée, les choses guerrières peuvent reprendre
Le contrôle des médias de masse par les puissances financières permet de manipuler l'opinion publique, de "fabriquer le consentement", par exemple lorsqu'il faut convaincre de tout jeunes hommes ou des pères de famille d'aller se faire tuer au front, mais aussi lorsqu'il faut convaincre les électeurs de choisir le pire candidat qui va les trahir au dernier degré.
Et ce n'est malheureusement pas nouveau ! "Le suffrage universel ne me fait pas peur, les gens voteront comme on leur dira" disait déjà Alexis de Tocqueville (1805-1859) au XIXème siècle (lors du passage du suffrage censitaire au suffrage universel masculin de 1848).
Parmi les individus qui sont les exemples modernes de cette collusion entre pouvoir politico-économique et pouvoir médiatique, il y a les propagandistes assumés tels que Ruth Elkrieff, Léa Salamé, Elisabeth Lévy, et j'en passe, mais d'autres plus sournois. Youssef Hindi en expose un dans la vidéo ci-dessous : un journaliste sioniste infiltré parmi les "dissidents"
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« André Bercoff peut se mettre dans tous ses états, la détestation d'Israël à l'échelle mondiale ne va diminuer. » Youssef Hindi
Entre désinformation, censure et complicité médiatique, Youssef Hindi révèle comment Bercoff, sous couvert de débat, muselle la critique d’Israël et manipule l’opinion.
André Bercoff a une mission : « Empêcher que ça dérape. » Depuis les années 1980, il assume ce rôle de « contrôleur d’opposition », comme l’avait si bien résumé Xavier Poussard. Sur Tocsin, comme sur Sud Radio, il pose le cadre, joue les arbitres, et surtout, fait semblant de ne rien comprendre.
La chronique Alexandre Cuignache d’Apreval Avocat au Barreau de Paris
Le tirage au sort pour les assemblées constituantes ? Une objection revient toujours : comment s'assurer de la compétence et de l'intégrité des personnes tirées au sort ?
Les Athéniens avaient des solutions :
Des idées à reprendre.
"Parler librement" (encore que c'est de moins en moins le cas) n'est absolument pas la démocratie. Dans une démocratie, le peuple a le pouvoir politique, celui de voter ses propres lois.
Dans un dialogue sur Facebook, un interlocuteur a écrit qu'il existe (je cite) "des juifs qui disent suivre le message de Jésus".
Voilà quelle fut la réponse :
"Des juifs qui disent suivre le message de Jésus" ?! Mais il y en a plus de 2 milliards dans le monde et on les appelle des ... "chrétiens". Ces derniers, dans la Bible, vénèrent à la fois l'Ancien Testament, juif d'avant le Talmud, et le Nouveau Testament, chrétien. Au contraire, ceux qui se prétendent "juifs" aujourd'hui, sont, par définition, justement ceux qui ont refusé le message de Jésus.
« On est face à un pouvoir satanique qui s’exprime de manière satanique et qui jouit de l’immense pouvoir qu’il a sur le commun des mortels. »
Nous avons souvent traduit Gordon Duff lorsqu’il était à VT (il en
est un des fondateurs), l’affaire COVID a généré un “divorce” entre lui
et VT (VT anti-vax, Duff pro-vax à un degré pathétique..). Il est parti
à The Intel Drop (qu’il avait fondé en association il y a quelques
années, avant le COVID). Nous ne sommes pas d’accord avec tout ce qu’il
dit, mais d’une façon sans doute un peu bizarre, nous pensons qu’il a le
cœur et l’esprit à la bonne place, simplement, il est parfois très
obtus… Dans cette lettre ouverte au peuple iranien, nous y voyons le
vrai Duff, celui qu’on aime… Merci à lui. A lire et diffuser sans aucune
modération.
~ Résistance 71 ~
Gordon Duff, une lettre au peuple d’Iran, 30 mars 2026
31 mars 2026
Url de l’article original :
~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~
Avril 2026
A ceux qui ont fait le chemin en spirale avec moi, à ceux qui y entrent maintenant pour la première fois :
J’écris cela non pas d’une distance confortable, mais depuis le terrain indélébilement marqué d’une vie passée dans l’ombre de la puissance et du pouvoir américains.
J’ai servi dans le corps des fusiliers marins américains (Marines) au Vietnam (1969-70). J’ai traversé des villages entiers réduits en cendre. J’ai vu à quoi ressemble la doctrine de la prédation absolue lorsqu’appliquée à un peuple étiqueté périssable. J’ai porté le poids de cette guerre, non pas comme une abstraction, mais comme une blessure qui n’a jamais cicatrisé totalement. Je sais parce que j’y étais, ce que cela veut dire lorsque l’armée la plus puissante du monde décide que la vie des autres n’a aucune valeur.
Plus tard j’ai servi comme diplomate des Nations-Unies en Irak. J’ai marché dans ces couloirs où les sanctions furent créées, des sanctions qui ont tué plus d’un demi million d’enfants irakiens avant même que la première bombe ne tombe sur le pays. Je me suis assis dans des pièces où le langage humaniste était utilisé pour masquer la machine de destruction. Je fus le témoin de première main de tout le prélude de l’invasion de l’Irak en 2003, une guerre qui fut construite sur les mensonges, faite par le feu et justifiée par cette même rhétorique maintenant utilisée contre l’Iran.
Donc, quand je vous dis que je reconnais ce moment, je parle et le dis depuis la moëlle de mes os.
J’ai passé ma vie à être le témoin de l’architecture de l’empire, de ses contrats écrits dans le sang, de ses monuments dressés sur des tombes. J’ai regardé cette même machine qui a immolé le Vietnam, qui a déchiré la Libye, qui a affamé l’Irak jusqu’aux ruines, maintenant tourner son froid regard vers l’Iran. Et je vous dit, avec le poids des décennies pesant sur ce moment :
Nous sommes ceux qui devons parler.
Ceci n’est pas une question de politique. C’est une question d’honneur de civilisation. Les Etats-Unis, s’étant drapés dans le langage de l’ordre, se révèlent maintenant comme étant ce même chaos qu’ils prétendaient autrefois contenir. (NdT : c’est la destinée de tous les empires…). Du génocide des nations indigènes de l’Amérique à la mise en esclavage de millions, du massacre de My Lai à la boucherie de Gaza, de l’assassinat de l’Ayatollah Khamenei au meurtre de 208 enfants, dont 168 petites filles dans leurs salles de classe, le fil est rompu. Ceci n’est en rien une déviation, c’est une doctrine.
Et maintenant, ils l’appellent “la guerre du Ramadan”. Comme si renommer une atrocité pouvait la sanctifier. Comme si le meurtre d’enfants pouvait être rendu saint dans le calendrier.
Je me suis tenu dans les ruines occasionnées par l’empire américain. J’ai tenu le compte des cadavres au Vietnam, celui que personne n’a voulu publier. J’ai regardé les sanctions contre l’Irak creuser une civilisation jusqu’à la perdition. J’ai vu l’appareil médiatique, le même qui a applaudi à la destruction de la ville de Falloujah, maintenant applaudir à l’éradication de Gaza et au démembrement de l’Iran (NdT : ça c’est plus vite dite que réalisé…). Il n’y a pas de confusion. Il y a complicité.
Mais voici ce que les architectes de cette nouvelle barbarie ne comprennent pas : l’Iran n’est pas l’Irak ; l’Iran n’est pas la Libye, l’Iran n’est pas le Vietnam.
Ce qui se tient devant eux n’est en rien un “régime”, c’est une civilisation, qui a transformé son histoire en une doctrine de dissuasion active. L’Iran n’a pas fait que transformer sa géographie en une arme ni même ses ressources, mais son histoire, sa mémoire collective. Et la mémoire, quand elle est organisée, disciplinée, fusionnées avec la souveraineté scientifique et le génie organisationnel antique, devient facteur d’invincibilité.
J’ai appris cette leçon au Vietnam que la plus puissante armée du monde peut être brisée par un peuple qui refuse de courber l’échine, qui refuse de se laisser briser. J’ai appris en Irak que la machinerie de l’empire est en fait une machinerie d’auto-destruction. Et je vais vous le dire maintenant : Les Etats-Unis ont fait une erreur fatale en faisant ce mauvais calcul de ce qu’est l’Iran.
Qu’il n’y ait pas de confusion possible : si l’Iran tombe, l’espoir d’un monde juste tombe avec lui. La frontière finale du pillage deviendra le modèle pour le siècle à venir, un siècle qui verra la seule puissance et pouvoir décider de ce qui est juste et légal, dans lequel les ressources seront saisies par la force et dans lequel les enfants seront assassinés par décision politique et qui verra le monde ordonné de détourner les yeux. (NdT : tout cela se produit déjà, cela ne fera qu’empirer car il n’y aura plus aucune opposition sérieuse à la barbarie marchande institutionnalisée…)
Je ne détournerai jamais les yeux. Je ne l’ai pas fait depuis ma jeunesse de jeune fusilier-marin dans les jungles de Quang Tri. Je n’ai pas détourné les yeux quand, dans les couloirs et bureaux feutrés des Nations-Unies, les architectes de la guerre contre l’Irak déguisaient leurs ambitions du langage de la libération. Et je ne détournerai pas les yeux maintenant alors que les mêmes forces malfaisantes se rassemblent contre l’Iran.
Je vous demande, vous les penseurs, les universitaires, le peuple de conscience, ceux qui croient toujours que la loi veut dire quelque chose, que la dignité veut dire quelque chose, que le sang des innocents n’est pas le coût de faire du business, dressez-vous avec moi !
Nous devons :
— Condamner sans équivoque les États-Unis (NdT : et “Israël”) pour leur mépris systématique de tous les traités qu’ils ont signés.
— Isoler diplomatiquement et politiquement cet état, régime voyou qui s’empiffre ouvertement de sa prédation du monde.
— Reconnaître le droit inhérent de l’Iran à sa dissuasion active, pas son agression, mais comme une défense nécessaire de son peuple qui a appris que le puissant ne désarme pas par gentillesse.
— Demander une fin immédiate du terrorisme que sponsorisent les États-Unis et trainer devant la justice ceux qui l’ont ordonné et fabriqué.
Les termes que l’Iran a établis pour mettre fin à cette guerre sont justes et bons. Ce ne sont pas des termes de conquête, mais de survie. Des garanties contre toute répétition de cette ignominie. Le démantèlement des installations militaires américaines dans les pays étrangers. La reconnaissance formelle qu’ils sont les agresseurs (NdT : avec l’entité sioniste alias “Israël”…). Le paiement de réparations. La souveraineté sur le détroit d’Hormouz et tenir pour responsables ceux qui ont incité et mis en place ce bain de sang.
Ce ne sont en rien des demandes extrêmes. Elles sont de fait le strict minimum d’un ordre de fonctionnement interne, un ordre que les États-Unis ont passé ces dernières décennies à démanteler.
Je n’écris pas ni ne signe ceci comme un simple geste de bonté, mais comme un engagement personnel. J’ai vu des empires s’effondrer auparavant. Toujours ils vont trop loin. Ils prennent toujours leur propre désespoir pour une force. Et à la fin, ils sont défaits par cette même violence qu’ils pensaient les sécuriser. Je l’ai vu dans le Delta du Mékong ; je l’ai vu dans la zone verte de Baghdad et je le verrai encore.
Mais nous ne pouvons pas attendre ce dénouement. Nous devons agir maintenant, par nos écrits, notre organisation et notre refus de demeurer silencieux. J’ai bien l’intention d’être parmi ces personnes vocales. Je porte en moi les visages de ceux que je n’ai pas pu sauver au Vietnam, les voix de ceux que je n’ai pas pu protéger en Irak. Je ne vais pas ajouter l’Iran à ce fardeau.
La spirale continue. La vérité n’a pas de date d’expiration. Et la justice, aussi en retard soit-elle, se fera des mains de ceux qui refusent de l’abandonner.
Avec détermination,
Gordon Duff
Marine, USMC, Vietnam (1969–1970)
UN Diplomat, Iraq (2005–2007)
En solidarité avec l’Iran, les enfants martyrs de Minab, avec l’âme d’une civilisation qui refuse de se mettre à genoux.
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le texte en PDF
Gordon Duff_Lettre au peuple iranien
Notre dossier “Guerre impérialiste contre l’Iran”
Il n’y a pas de solution au sein du système, n’y en a jamais eu et ne saurait y en avoir ! (Résistance 71)
Analyse particulièrement intéressante que nous n’avons vue nulle
part ailleurs… et qui met certaines choses en perspective dans cette
guerre impérialiste, qui redistribue les cartes étatico-marchandes non
seulement dans la région mais dans le monde.
~ Résistance 71 ~
Islamabad 13 avril 2026, la vraie négociation n’était pas celle que l’on croyait
François Vadrot et Fausto Giudice
13 avril 2026
Source :
13 000 soldats pakistanais et des chasseurs sino-pakistanais déployés en Arabie saoudite : un fusil pointé sur la tempe des USA ?
Le 11 avril, alors que les négociations étaient en cours, nous montrions que l’asymétrie des délégations à Islamabad – 86 Iraniens structurés en cinq commissions, trois Américains sans experts – révélait une contradiction : l’Iran était venu pour négocier dans la durée, les USA pour imposer un ultimatum. Le correspondant du Monde à Washington, Piotr Smolar, résumera après coup cette posture en une formule cinglante : « En somme, une capitulation était demandée. » Après quarante jours de guerre, l’administration Trump n’est pas venue chercher un compromis, mais une reddition. Ne l’obtenant pas, JD Vance a quitté Islamabad sans accord.
La chronologie des faits, depuis, est essentielle. Le 11 avril, pendant les négociations, un déploiement militaire pakistanais massif était déjà en cours : 13 000 soldats et une dizaine de chasseurs JF-17 prenaient position sur la base King Abdulaziz, à quelques kilomètres du cœur pétrolier saoudien. Ce mouvement, préparé de longue date, verrouillait le terrain avant même l’issue des pourparlers.
Le 12 avril, après l’échec des négociations, Donald Trump a annoncé l’instauration imminente d’un blocus naval du détroit d’Ormuz – un acte de guerre au regard du droit international. Le commandement central américain a depuis précisé que le blocus débuterait le 13 avril à 10h, heure de l’Est (ET). Soit 18h (6h du soir) dans le fuseau horaire du Golfe, où se trouve le détroit d’Ormuz.
Les médias occidentaux, y compris houseofsaud que nous suivons habituellement, ont présenté le déploiement pakistanais comme une prise de position contre l’Iran. L’argent saoudo-qatari – 5 milliards de dollars – serait le prix payé pour cette alliance militaire. Selon nous, c’est une lecture trompeuse, parce qu’elle reste prisonnière du vieux schéma binaire sunnites contre chiites. Selon toute vraisemblance, la réalité est inverse.
Le récit officiel : l’activation du pacte saoudo-pakistanais
Houseofsaud présente le déploiement comme une activation du pacte de défense stratégique (SMDA) signé en septembre 2025 entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, dont la clause centrale énonce que « toute agression contre l’un des deux pays sera considérée comme une agression contre les deux ».
Le récit est celui d’une alliance sunnite contre l’Iran. L’Arabie saoudite paie 5 milliards de dollars, le Qatar co-signe, et le Pakistan envoie ses troupes pour défendre le royaume contre les frappes iraniennes. Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, a d’ailleurs posté : « L’Arabie saoudite et le Pakistan sont unis contre l’agresseur ».
C’est une version propre, linéaire, et politiquement acceptable pour les opinions publiques occidentales. Mais elle repose sur une omission délibérée.
Des faits qui autorisent une autre lecture
La doctrine iranienne : pas d’attaque depuis le Golfe, pas de riposte
L’Iran a toujours distingué deux types d’agression. Une frappe directe américaine (depuis des porte-avions ou la base qatarie d’Al Udeid) entraîne une riposte contre les forces américaines. Mais une attaque menée depuis le territoire d’un pays du Golfe – Arabie saoudite, Émirats, Bahreïn – transforme ce pays en cobelligérant. L’Iran frapperait alors ses infrastructures, y compris pétrolières.
Les frappes iraniennes sur les États du Golfe ont précisément pour objectif de leur faire payer le prix de leur coopération avec les USA. C’est pourquoi les monarchies du Golfe ont toujours officiellement refusé de laisser leurs bases servir de tremplin pour une guerre contre l’Iran, mais n’ont pu jusqu’alors empêcher ces bases de participer à la guerre israélienne.
Le déploiement pakistanais rend maintenant cette ligne rouge infranchissable.
Des soldats pakistanais comme bouclier, et plus encore
En stationnant 13 000 soldats et des chasseurs JF-17 sur les bases saoudiennes, le Pakistan envoie un triple message :
La protection exceptionnelle de la délégation iranienne : une preuve de confiance
Dès l’entrée de l’avion de la délégation iranienne dans l’espace aérien pakistanais, l’armée de l’air pakistanaise a déployé un dispositif sans précédent : chasseurs d’escorte, avions AWACS de détection avancée, et avions de guerre électronique. L’appareil iranien a éteint son transpondeur (le rendant invisible aux radars civils) tandis qu’un avion pakistanais volait à ses côtés avec son transpondeur allumé, jouant le rôle de leurre. Cette « Iron Escort » visait à prévenir toute tentative d’assassinat ciblé ou de frappe israélienne ou américaine contre les négociateurs iraniens.
Un tel dispositif n’est pas offert à un adversaire. Il est réservé à un allié. Il prouve que le Pakistan était prêt à engager ses forces pour garantir physiquement la sécurité des Iraniens vis-à-vis des USA et d’Israël.
La menace américaine explicite : l’article du Washington Post
Trois jours avant l’ouverture des pourparlers d’Islamabad, le Washington Post publiait une tribune de Marc Thiessen, chroniqueur néoconservateur proche des milieux sécuritaires. Thiessen y appelait ouvertement, en cas d’échec des négociations, à « éliminer les responsables iraniens qui avaient été épargnés pour les besoins des négociations ». Et d’ajouter : « Les dirigeants iraniens doivent comprendre que leur vie dépend littéralement de la conclusion d’un accord négocié conforme aux souhaits de Trump. S’ils refusent, ils seront tués. »
Cet article n’est pas une opinion marginale. Il reflète un courant de pensée au sein de l’establishment américain. Pour les Iraniens, c’est la preuve que leur vie serait en danger s’ils négociaient directement avec Washington, sans un médiateur capable de les protéger physiquement.

Alliance tripartite : Iran-Pakistan-Chine
Les chasseurs JF-17 : la garantie chinoise concrète
Les JF-17 ne sont pas des avions quelconques. Le JF-17 Block III est développé conjointement par le Pakistan et la Chengdu Aircraft Corporation chinoise. Il est équipé d’un radar AESA et de missiles PL-15E chinois, dont la portée dépasse 145 km. Le missile PL-15, au service de l’armée chinoise depuis 2016, atteint Mach 4. Leur déploiement dans le Golfe – une zone historiquement sous contrôle militaire américain – est une première. C’est la première fois que des moyens à dominante chinoise, non contrôlables par les USA ou Israël, s’installent au cœur du dispositif de défense saoudien.
La Chine est le principal allié du Pakistan et le premier client pétrolier de l’Arabie saoudite (environ 1,6 à 2 millions de barils par jour avant la guerre). En d’autres termes, Pékin a les moyens de garantir que ce déploiement ne se retournera pas contre Téhéran.
Les analystes occidentaux cherchent en vain des « garanties chinoises » écrites. Ils ne regardent pas au bon endroit : les garanties sont là, sur le tarmac de Dhahran, sous la forme de ces avions qui ne pourraient pas décoller sans l’aval technique et politique de la Chine.
La déclaration du ministre de la Défense pakistanais : un signal cohérent
Le 9 avril, le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, a publié puis supprimé un message d’une grande violence contre Israël et ses pères-fondateurs. Là encore, il ne faut pas surinterpréter. Un post, même incendiaire, ne constitue pas une doctrine d’État.
Mais replacé dans la séquence, il peut être lu comme un signal adressé à l’Iran et à l’opinion régionale : le partenariat militaire avec Riyad ne signifie pas alignement sur Israël ni disponibilité pour une guerre anti-iranienne. Ce type de message ne vaut pas preuve, mais il participe d’un climat de réassurance : « Nous ne sommes pas du côté d’Israël, nous ne permettrons pas que notre alliance avec l’Arabie saoudite soit utilisée contre vous. »
Le silence et les remerciements iraniens
L’Iran n’a pas dénoncé le déploiement pakistanais en Arabie saoudite. Ce silence est la preuve que Téhéran a compris le message et accepte ce verrouillage. Selon des sources de renseignement pakistanaises, le rappel public par Islamabad de son pacte de défense avec Riyad a servi de manœuvre psychologique (« mind game ») pour ramener l’Iran à la table des négociations, en lui faisant comprendre qu’il n’avait plus seulement affaire avec les USA, et que le Pakistan apportait son poids dans le conflit.
Et, à l’issue des pourparlers, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, chef de la délégation, a déclaré : « J’apprécie les efforts du pays frère et ami, le Pakistan, pour faciliter ce processus de négociation, et j’adresse mes salutations au peuple pakistanais. » Ce langage dépasse la simple courtoisie diplomatique. Il officialise un lien stratégique.
Le blocus naval : un acte de guerre qui vise aussi la Chine et le Pakistan
Le 12 avril, sur Truth Social, Donald Trump a annoncé l’instauration d’un blocus naval du détroit d’Ormuz, reprenant une proposition du général à la retraite Jack Keane.
Comme le rappelle houseofsaud dans son analyse du même jour, un blocus est un acte de guerre au regard de la résolution 3314 de l’ONU et du manuel de San Remo. Ce n’est pas une opération de déminage ou de liberté de navigation ; c’est une déclaration de guerre économique contre l’Iran. L’article de houseofsaud souligne à juste titre que les bases saoudiennes, depuis lesquelles un tel blocus serait imposé, deviendraient les premières cibles d’une riposte iranienne – en dépit des dénégations officielles de Riyad. Mais là où l’analyse de houseofsaud s’arrête, c’est sur les conséquences pour la Chine et le Pakistan.
Ainsi, le blocus de Trump n’est pas seulement une mesure contre l’Iran. C’est une menace à la fois contre la Chine (pour qu’elle cesse de soutenir Téhéran) et contre le Pakistan (pour qu’il renonce à son double jeu de médiateur armé). En élargissant le conflit à deux puissances nucléaires alliées, Washington joue un jeu dangereux.
La riposte iranienne : les Houthis et Bab el-Mandeb
Si le blocus est mis en œuvre, l’Iran ne manquera pas de répliquer. Dès le 12 avril, les Houthis, alliés de Téhéran, ont annoncé que la mer Rouge était désormais « complètement et définitivement fermée » aux usages militaires américains et israéliens. Leur chef, Abdel-Malik al-Houthi, a averti qu’en cas d’escalade US contre l’Iran, les Houthis « participeraient à nouveau activement et intensifieraient leurs opérations militaires ».
La menace de fermer le détroit de Bab el-Mandeb est crédible : les Houthis ont déjà démontré leur capacité à frapper des navires marchands. Une fermeture simultanée d’Ormuz et de Bab el-Mandeb réduirait les exportations pétrolières de l’Arabie saoudite à presque rien, puisque l’oléoduc Est-Ouest (qui contourne Ormuz) débouche sur la mer Rouge et que presque tout part ensuite vers l’Asie via le détroit. Riyad, déjà exposé, deviendrait la première victime collatérale de l’escalade américaine.
Lire houseofsaud pour ses faits, avec prudence pour son cadrage
Les articles de houseofsaud sont utiles. Ils rassemblent souvent rapidement des faits, des déclarations et des éléments de contexte que d’autres médias occidentaux négligent. Mais ils doivent être lus avec prudence lorsqu’il s’agit du cadrage politique général.
Le site reflète manifestement une sensibilité proche des intérêts saoudiens et du Golfe. Pour mesurer le degré d’indépendance de houseofsaud, il suffit de consulter leur onglet « The Royal Family ». On y trouve un arbre généalogique complet des Al Saoud, des biographies élogieuses de tous les rois depuis 1932, et un récit dynastique commençant en 1727. En somme c’est une vitrine officieuse de la monarchie saoudienne, qui se veut critique, jusqu’à un certain point. Leurs articles sur le déploiement pakistanais ne peuvent donc être lus comme des analyses neutres, mais comme des prises de position alignées sur les intérêts de Riyad.
Le site ne peut pas écrire que le déploiement est une garantie pour l’Iran, car cela déplairait à ses commanditaires. Il ne peut pas souligner le rôle de la Chine, car cela nuirait à la narrative d’une alliance sunnite contre l’Iran. Il ne peut pas mettre en avant que les JF-17 sont des avions chinois non contrôlables par les USA, car cela révélerait la marginalisation des Américains.
La nouvelle architecture régionale : sans les USA
Cette séquence révèle une recomposition complète des alliances au Moyen-Orient, comme nous l’avions déjà exprimé en septembre dernier lors de l’annonce du pacte SMDA :
Conclusion : l’échec d’Islamabad n’a pas clos la vraie négociation
JD Vance est reparti sans accord. Donald Trump a brandi la menace d’un blocus. Mais l’épisode d’Islamabad n’a pas seulement montré l’impasse américaine ; il a aussi révélé autre chose : la négociation décisive n’oppose pas seulement Washington à Téhéran. Elle se joue aussi entre le Pakistan, l’Arabie saoudite, l’Iran et, en arrière-plan, la Chine.
Le déploiement pakistanais en Arabie saoudite ne prouve pas à lui seul qu’un nouvel axe régional est déjà constitué. En revanche, il indique qu’une partie des acteurs du Golfe cherche désormais à empêcher que la guerre ne leur soit imposée selon le vieux schéma de la dépendance militaire automatique envers Washington.
C’est sans doute là la vraie nouveauté de la séquence. Les USA restent capables de menacer (en vociférant), de frapper, de bloquer. Mais ils ne sont plus seuls à organiser l’espace stratégique régional. À Islamabad comme à Dhahran, une autre négociation est en cours : moins spectaculaire, plus implicite, mais peut-être plus décisive.
Par François Vadrot et Fausto Giudice
Source:https://francoisvadrot.substack.com/p/islamabad-13-avril-2026-la-vraie
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Notre dossier “Guerre impérialiste contre l’Iran”
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Guerre d’agression imperialiste judeo-americaine contre l’Iran – premiere semaine, premier bilan
Guerre contre l’Iran 2eme semaine, 2eme bilan
Guerre Iran – du délire impérialiste à la réalité de terrain
guerre impérialiste contre l’Iran, après un mois où en sommes-nous et où allons-nous ?
Regardez la proximité où ils ont mis leur pays en regard de nos bases militaires…
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“Le
monde juif n’est pas un appareil démocratique et il n’affirme pas
l’être. Dans l’univers juif, emmené par l’élite cognitive juive, c’est
Mammon qui donne le ton. Tout ce qui a de l’importance est où les
investisseurs milliardaires comme Georges Soros, Haïm Saban ou Sheldon
Adelson* mettent leur argent. […] Ces gens et bien d’autres comme eux, façonnent véritablement l’univers américain.” (*) le même Sheldon Adelson (et sa veuve Miriam) qui a financé les deux campagnes électorales de Trump à hauteur de plus de 200 millions de dollars… Faut ensuite passer son temps de présidence à renvoyer les ascenseurs, comme faire la guerre à l’Iran pour l’entité sioniste. (NdR71) Le monde peut-il survivre à Israël ? Par Gilad Atzmon 6 avril 2026 Source en français : https://arretsurinfo.ch/le-monde-peut-il-survivre-a-israel/ Le jour où l’Iran a abattu un F-15E et un A-10, il a également confirmé avoir réduit plus de 160 drones en un tas de débris au sol. Cela représente un échec total et systématique de la doctrine aérienne américano-israélienne. Cela signifie que l’Iran assure sa défense aérienne et parvient à protéger son espace aérien là où cela compte : au-dessus des villes, des infrastructures énergétiques, de l’industrie pétrolière, des installations nucléaires, et plus encore. Pendant ce temps, ce sont l’armée américaine et Israël qui ont complètement échoué à protéger le ciel au-dessus de leurs propres têtes. L’ensemble des bases américaines de la région a été anéanti par les missiles balistiques iraniens. Les installations les plus stratégiques du Golfe sont désormais à la merci de l’Iran, et quant au monstre mondial par excellence : Israël, il est soumis à un feu balistique iranien incessant. Les Israéliens ont perdu leur capacité à intercepter quoi que ce soit. Il semble qu’Israël ait renoncé à tenter de protéger ses villes et ses installations, très probablement parce qu’il est à court de missiles Arrow-3. Dans l’état actuel des choses, les États-Unis recherchent désespérément un cessez-le-feu et cherchent sans relâche une stratégie de sortie. Les Iraniens ne facilitent pas les choses. L’Iran veut que les États-Unis quittent la région. De plus, les soutiens de l’Iran veulent voir les États-Unis à genoux sur la scène mondiale, et ils ont de fortes chances d’y parvenir. En ce qui concerne l’État juif, la situation est plus complexe. Israël se rend compte que cette guerre pourrait bien être la dernière. Il voit qu’on lui fait porter la responsabilité de la catastrophe énergétique mondiale actuelle. Il entrevoit la perspective que les États-Unis se retirent de la bataille la queue entre les jambes, laissant l’État juif seul face à l’Iran, qui se trouverait alors en position de force. Si cette guerre concernait initialement la survie du régime iranien, quelques semaines seulement après son déclenchement, c’est désormais la survie de l’État juif qui ne tient plus qu’à un fil. La seule chose à garder à l’esprit à cet égard est qu’Israël est une superpuissance nucléaire animée par une éthique génocidaire et suicidaire d’inspiration juive. Les dirigeants messianiques fanatiques israéliens trouvent du réconfort à l’idée de périr avec l’humanité tout entière — ce qu’on appelle aussi l’« option Samson ». S’il y avait jamais eu un espoir de démanteler cette entité cancéreuse de manière harmonieuse et pacifique, cet espoir a peu de chances de se concrétiser. Source: Gilad Atzmon “Si
le sionisme est réalisé comme une promesse même modeste, néanmoins
non-éthique, pour une terre, des visées de politique identitaire à un
niveau de transformation globale, il pousse pour une planète divisée par
un tribalisme identitaire. Nous avons ici à faire avec l’émergence
d’une nouvelle puissante forme d’exceptionnalisme qui émule le
tribalisme juif sur une échelle globale.” NdR71 :
Gilad Atzmon est un Israélien exilé en Angleterre, militant
anti-sioniste et pro-palestinien, mais surtout sans doute le meilleur
saxophoniste de Jazz de l'ère contemporaine, dans la droite lignée de
John Coltrane. Sa musique est une recherche perpétuelle de mélange de
genre et de culture. Avec son "Orient Ensemble", il a signé de
remarquables chef-d'œuvres musicaux, dont ici, nous pensons son album
"Exile" (2008) être le meilleur du lot et le plus représentatif de
l'ingéniosité et de la virtuosité musicales d'Atzmon et de ses
musiciens. Il a aussi écrit deux livres d'analyse et de pensée
culturo-politique : "The Wandering Who" (Zero Books, 2011) et "Being in
Time" (Skyscraper Publications, 2017), dont les citations sont
extraites. Source : https://resistance71.wordpress.com/2026/04/10/le-monde-peut-il-survivre-a-israel-gilad-atzmon/ |