L'intitulé "Juste mon opinion" s'applique à la politique, la philosophie, la religion, l'esthétisme, l'humour ... Mais "ça m'intéresse" aurait tout à fait convenu comme titre pour ce blog étant donné les nombreux autres thèmes abordés et les articles encyclopédiques : sur l'histoire, les sciences, etc, sans oublier les sports.
La plupart des articles sont issus de recherches sur le net et de lectures personnelles. Sources indiquées en fin d'article.
Après Epicure - De l'éthique à la politique
Épicure vivait avec une communauté d'amis (ouverte aux hommes libres, aux femmes –y compris prostituées- et aux esclaves) dans le Jardin (son école philosophique créée en 306 avant Jésus-Christ) près d’Athènes, en Grèce.
Il enseignait les moyens de parvenir au plaisir par la suppression des douleurs et des angoisses. Santé du corps et sérénité de l’esprit. Sa méthode consistait à identifier les besoins naturels et nécessaires, et de tempérer ou rejeter les autres, sources de frustration et de violences.
Bien qu’Épicure recommande de « vivre caché » et de ne pas s’impliquer dans la vie politique, ses successeurs, les philosophes épicuriens de l'époque romaine, les philosophes du siècle des Lumières ou les penseurs contemporains se sont progressivement orientés vers un épicurisme politique : un bien-être étendu à la société.
Quelle pourrait être la société idéale, aujourd'hui ou demain, selon les préceptes du sage antique ?
Au sommaire de cette compilation : - Préambule. Nous sommes mus par les sentiments. - Qu'est-ce que la beauté ? Réponse de l'éthologie. Et des dizaines d'exemples illustrés regroupés en quatre catégories : - Belles - Belles et sportives - Belles de la BD - Beaux gosses. Au format "livre papier glacé" sur : Lulu.com
Juste mon opinion 2014
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2014 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion 2013
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2013 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - 2012 - Second Semestre
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour le second semestre de l'année 2012 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - 2012 - Premier semestre
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour le second semestre de l'année 2012 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2011
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2011 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2010
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2010 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2009
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2009 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2008
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2008 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2007
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2007 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Dans la vidéo ci-dessous, Rick Wiles et son co-présentateur nous apprennent (sources à l'appui) que :
* le 24 mai 2009, le Sunday Times de Londres, a révélé qu'une réunion secrète de milliardaires avait eu lieu à Manhattan pour déterminer comment infléchir la surpopulation. Réunis par Bill Gates, ces milliardaires ont pris la décision de vaincre les obstacles politiques et religieux pour atteindre leur but. Etaient présents à cette réunion : Bill Gates, David Rockefeller Jr., Warren Buffet, George Soros, Michael Bloomberg, Ted Turner et Oprah Winfrey
* Le Prince Philip (aujourd'hui âgé de 98 ans), époux de la Reine Elisabeth II, a affirmé il y a quelques années, dans le livre "If I were an animal" (1986), de Fleur Cowles, qu'il était "tenté de demander la réincarnation comme un virus particulièrement mortel dans le but de contribuer à résoudre la surpopulation." Dans un autre bouquin de 1988, "Down to Earth", dont il était l'auteur, il écrivit qu'il y avait un "besoin d'ajuster l'abattage à la taille de la population excédentaire." Lors d'une interview à la BBC du 6/9/2011, il déclara que "la limitation volontaire est une solution à la crise de la population humaine".
* En 2006, le professeur Eric R. Pianka, surnommé "Dr Doom", de l'Université du Texas, élu scientifique de l'année au Texas, déclara qu'il fallait qu'une épidémie éradique 90% de la population humaine sur Terre (par exemple un virus qui tue vite, comme Ebola) ... et reçut une standing ovation pour son discours.
PROOF! Coronavirus Is Caused by Bill Gates, Prince Philip, Oprah, & Other Billionaires! (TrueNews)
En quelques jours à peine, Boris Johnson, le Premier Ministre britannique vient d'annoncer une hausse du SMIC de 6%, une augmentation des dotations annuelles au service de santé publique de 33 milliards de £ (!), l'embauche de 50.000 infirmières et de 6000 médecins, la nationalisation d'une compagnie de chemins de fer privatisée sous Thatcher et la levée de sanctions contre la Russie imposées par l'Union Européenne.
Le FMI vient de faire des déclarations à 180° : il n'y aura pas de catastrophe économique au Royaume-Uni et au contraire, ils devraient plutôt pas mal s'en sortir.
C'est un drame pour les idéologues européistes et un espoir pour les Etats-nations qui veulent retrouver leur liberté, leur souveraineté.
Objectif commun : nous ne devons rien attendre de nos élus, il ne faut pas compter sur eux. Pour une vraie démocratie, il faut mettre en place le tirage au sort.
Maintenant que même un livre d'histoire (publié fin janvier 2020), destiné aux élèves de Science Po et des classes préparatoires, affirme que « cet événement mondial – sans doute orchestré par la CIA (services secrets) pour imposer l’influence américaine au Moyen-Orient ? – touche les symboles de la puissance américaine sur son territoire », on peut revenir sereinement sur les carences (euphémisme) de la version officielle.
Et si cette vidéo ironique ne suffisait pas à démontrer les mensonges et omissions de la version officielle, voici le témoignage d'une ancienne agent de la CIA : Susan Lindauer (chargée des relations, à l'ONU, entre les États-Unis et l'Irak)
Comment sortir du néolibéralisme, et quelle alternative y substituer ? Quelle place pour les partis et les syndicats dans cette révolution ? Quid du recours à la violence ? Faut-il se débarrasser de cette police ?
Économiste et philosophe, Frédéric Lordon était l’invité de l’association de polytechniciens X-Alternative, le 6 février dernier à Paris, pour répondre à ces questions.
Modérer le capitalisme ou bien le remplacer totalement ? Quel lien entre propriété et capital ? Propriété privée ou propriété sociale du mode de production économique ? Thomas Piketty et Frédéric Lordon dans un débat très animé, voire parfois houleux autour des thèmes abordés dans le dernier livre "Capital et Idéologie" de Thomas Piketty, essai d'économie publié en septembre 2019.
Des méthodes d'analyses et des propositions radicalement différentes sur la façon d'organiser et répartir la production de valeur dans les différentes formes de l'entreprise dans l'économie.
Thomas Piketty est un économiste français, Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).
Frédéric Lordon est chercheur au Centre de sociologie européenne (CSE) et est directeur de recherche à la section 35 du CNRS (Sciences philosophiques et philologiques, sciences de l'art).
Frédéric Lordon ayant maintes fois cité et brièvement expliqué les solutions et thèses de Bernard Friot,
mais pas eu le temps d'aborder la question sur les retraites posée dans le public en fin de débat,
retrouvez toutes les vidéos du séminaire 2018-2019 co-animé par Bernard Friot et Nicolas Castel
sur "les régimes de retraite entre salaire continué et revenu différé"
via la playlist : https://www.youtube.com/playlist?list...
et la playlist : https://www.youtube.com/playlist?list...
de la chaîne Youtube
Réseau Salariat : https://www.youtube.com/channel/UCwdr...
Réseau Salariat est une association d'éducation populaire, qui propose de socialiser 100% de la richesse grâce à la cotisation sociale et d'instaurer un salaire à vie à la qualification pour toutes et tous.
http://www.reseau-salariat.info/
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et vous abonner sur la chaîne NostraBlablatus :
https://www.youtube.com/c/NostraBlabl...
pour recevoir nos toutes prochaines réalisations.
Comment expliquer l’incroyable indifférence de la classe éduquée face
aux violences policières, l’acceptation des restrictions croissantes
aux libertés publiques ? Plus on est éduqué, moins on doute des médias,
nous dit Chomsky ;
voilà un premier élément de réponse. D’autres explications résident
dans l’incapacité de la classe éduquée de se penser comme une classe,
dans sa fascination pour les dominants dont elle partage les attributs
culturels, dans la propagande bien rôdée dont elle est la cible, dans
l’illusion de la fin de l’Histoire. L’article se conclut par une mise en
garde adressée à ceux qui manifestent leur colère face aux mutilations
et aux violences d’État : ils feraient bien de se méfier ; leurs cris
n’alertent pas, ils dérangent.
Merci Macron, merci Hollande, merci Sarkozy : il me semble enfin
trouver une réponse à la question qui me taraudait depuis mes cours
d’histoire sur la montée du fascisme, du nazisme, du pétainisme :
comment a-t-on pu, au cours des années 30, s’accommoder toujours
davantage de l’ignominie croissante, sans que les peuples y mettent un
frein ?
Peut-être la réponse réside-t-elle dans ce que l’on observe en ce
moment : on est tellement peu nombreux à crier notre colère, à alerter,
alors même que les réseaux sociaux facilitent l’expression ; dans les
manifestations, on est des centaines de milliers, mais on devrait être
des millions. Quant aux plus courageux – les gilets jaunes notamment –
ils se font battre, embastiller, mutiler et cela dans l’indifférence
stupéfiante du plus grand nombre. Samedi 8 février 2020 – Acte 65, Palais Royale (Interdite), Serge d’Ignazio
Parmi nous, il y a la classe des éduqués, passée par le tamis de
l’école, Bac et +, courtisés par le PS-LREM-PR, qui s’identifient aux
maîtres, sans en avoir ni le patrimoine, ni le pouvoir, à qui l’on a
appris, par martèlement médiatique, à se méfier de toutes les idéologies
qui ne sont pas le néolibéralisme, à qui l’on fait gober que la marche
du monde s’explique techniquement (économie, management…), que la
répartition des richesses est l’effet du travail et du mérite. Cette
masse des éduqués (« l’influence des médias est plus importante sur la
fraction de la population la plus éduquée » nous apprend Chomsky)
n’imagine même pas que le néolibéralisme puisse être une idéologie,
elle rejette avec dégoût l’idée qu’elle devrait constituer une classe
solidaire sachant faire valoir ses intérêts, alors que la classe qui la
domine est, elle, très soudée, très active, très organisée.
Il y a ensuite parmi nous la masse des moins éduqués, des plus
pauvres, que le PS et le PC ont laissé tomber depuis 40 ans ; le PS sous
l’influence de ses thinktanks, de communicants malins se vendant comme
philosophes, comme ce « pompeux cornichon de BHL »,
de sa gentrification ; le PC parce qu’il n’a pas survécu à
l’effondrement de l’avatar stalinien du communisme. C’est cette classe
privée de parole, qui ne se reconnaît pas dans les modèles médiatiques
dominants, et que le FN (je refuse la banalisation du FN et donc aussi
son changement de nom) a pu facilement courtiser et séduire en trop
grand nombre.
Voilà maintenant comment s’installe un pouvoir autoritaire : les lois
liberticides de l’antiterrorisme, raison commode, ont préparé le
terrain; la mondialisation a permis aux grandes entreprises d’immenses
profits avec les marchés émergents : elles n’ont depuis bien longtemps
plus besoin de transformer la classe pauvre en classe moyenne pour
élargir leur marché, et on dirait bien qu’elles n’ont même plus besoin
aujourd’hui de la masse de la classe éduquée; restent toutefois les
marchés de la santé, de l’éducation, des retraites.
On en arrive alors au point où nous sommes : 28 yeux crevés, 6 mains
arrachées, plus de 800 cas d’abus selon le décompte remarquable et
courageux établi par le journaliste David Dufresne, des milliers de
personnes interpellées pour des motifs fumeux, des jugements expéditifs
rendus par une justice qui paraît trop aux ordres pour qu’aux consignes
de Belloubet ne s’ajoute pas un mépris de classe pour les plus pauvres
Les milliers de vidéos prises par des citoyens remarquables et des
journalistes courageux (Gaspard Glanz, Taha Bouhafs, et tous ceux qui
ont le même engagement journalistique) nous montrent une police sans
limites, dont les membres les plus violents peuvent jouir sans entrave
de leur liberté de battre, de fouler, d’humilier, de mutiler.
Au gouvernement, on trouve des dirigeants cupides (les millionnaires
qui forment la moitié de ce gouvernement ont bénéficié de la fin de
l’ISF), inhumains (pas un mot pour le peuple blessé, humilié, mutilé),
infiniment moins cultivés et moins frottés aux réalités politiques que
leurs prédécesseurs, des ministres dont l’intelligence et la dignité
sont très questionnées – pensons à Schiappa, Pénicaud, Belloubet, avec
leurs phrases mal construites, leurs erreurs (Mila), leur indécence (5
jours pour enfant mort) – manipulateurs (Le Driant et sa gauche du
macronisme).
Ces tyrans qui n’écoutent rien, qui bousculent, qui maltraitent,
s’entourent, comme tous les petits chefs médiocres, d’une basse-cour de
sots, d’incompétents absolus : tous ces députés LREM godillots, qui
ânonnent leur propagande, incapables de comprendre le rôle et la
responsabilité d’un député de la nation. Les exemples grotesques
abondent : l‘ineffable Legendre, fils à papa qui s’imagine trop
intelligent pour être compris, mais dont le parcours sur les bancs
d’écoles majoritairement privées ne reflète certes pas du génie,
s’invente un rapport fictif à l’Europe (sa vidéo de campagne pour
2019) ; ou encore les phrases stupides, indignes, mesquines dans
l’affaire des congés pour la mort d’un enfant.
Et tout ce monde, aux ordres de la classe dominante, met en œuvre au
vu de tous une entreprise de pillage systématique des biens et services
publics (ADP et caisses de retraite bientôt, autoroutes, …), détruit
tout ce qui fait le vivre ensemble, tout ce que la République a conçu de
solidarité depuis 1945 et ne conçoit même pas ne serait-ce que la
nécessité politique de prétendre éprouver indignation, ou même
compassion pour les citoyens de notre pays, quand la police de la
République blesse, cogne, mutile, tue (Zineb Redouane tuée à sa fenêtre à
Marseille, et les morts à venir, car cela viendra). Samedi 8 février 2020 – Acte 65, Palais Royale (Interdite) par Serge d’Ignazio
Face à ce déferlement de la violence d’État, à cette déconstruction
du bien commun, la classe éduquée est, dans son ensemble, dans un déni
total de la réalité, déni facilité par le fait que les victimes des
violences sont majoritairement des membres de la classe moins éduquée ;
cette classe éduquée continue de croire en son poulain, qu’elle pense
avoir choisi (et ne se rend toujours pas compte de la facilité avec
laquelle on l’a bernée, tant elle continue d’ignorer que la propagande
est une technique dont le XXème siècle a fait un outil terriblement
efficace), parce qu’il est jeune, parce qu’il est réformateur, parce
qu’il va lever les blocages de la France, cette classe éduquée qui a
faite sienne la novlangue dont on lui a bourré le crâne, qui a fini par
s’approprier l’idée qu’il faut changer, qu’il faut réformer, qu’il y a
des corporatismes, des privilégiés parmi les gueux, qui ne comprend
rien, qui ne parvient pas à être critique et à voir que la classe
dominante, elle, se garde bien de changer, de se réformer, que c’est
elle qui a les vrais privilèges et même tous les privilèges !
Bien sûr, parmi cette masse éduquée, il y a des exceptions
nombreuses, mais hélas trop minoritaires. Tous ces enseignants, ces
avocats, ces personnels hospitaliers, ces retraités solidaires, qui
manifestent depuis de nombreuses semaines.
Mais revenons à la classe des moins éduqués, ceux sur qui l’on cogne
si impunément, qui ont des salaires de misère, qui subissent la violence
économique de plein fouet, qui vivent 10 ans moins vieux, qui sont
bouffés par les angoisses et à qui, je l’ai dit, on ne parle jamais dans
les médias. Quelle peut bien être leur réaction ? Quel est leur choix ?
Voter FI ou choisir l’infection FN ? La France Insoumise, dont le
programme n’est pourtant pas plus audacieux que celui de Roosevelt après
29 est systématiquement décrite comme un parti extrémiste par les
télés, les radios, les journaux, et par la classe éduquée qui a tiré un
trait sur l’espoir dans l’avenir. Alors, il reste le FN.
On en est là. Les dominants maximisent leurs profits : à leur place,
si l’on était comme eux une classe sociale active et solidaire, on
ferait de même. Les plus pauvres vont peut-être voter FN dans leur
majorité, mais qui peut les en blâmer ? Ceux qui les méprisent à
longueur de journée, ces BFM, TF1, LCI, FT, France Info, France Inter,
Le Monde, Le Point, l’Express, ces faux experts, ces communicants
omniprésents ? Ces médias qui invitent depuis des lustres le FN à tours
de plateau, qui légitiment l’horreur raciste, bornée, méchante, et qui
opposent la pondération du FN à l’effervescence de Mélenchon ?
Alors qui porte la plus lourde responsabilité dans ce désastre ? Les
puissants défendent leurs intérêts, les médias sont aux ordres, les
pauvres sont dirigés vers le FN. Il semble bien alors que ce soit la
majorité des éduqués, avec leur mépris pour les pauvres, leur macronisme
de droite ou de gauche, PS, Modem, UMP, leur indifférence, leur cécité,
leur absence de sens critique, leur aspiration à ressembler aux maîtres
qui les méprisent pourtant tellement fort, leur respect des médias qui
les manipulent, la novlangue qu’ils dégustent : la “politique
responsable”, les “ressources humaines”, les “on ne peut pas accueillir
toute la misère du monde” – comme si le monde s’arrêtait à notre
frontière – , la “valeur travail”, l’assimilation des mots “libre” et
“néolibéral” ancrée dans les cervelles à coups de mots clefs et de
campagnes de com.
Au langage malmené, privé de sens, s’ajoutent les croyances que le
discours néolibéral a enracinées dans leurs esprits : ce serait
l’Europe qui empêcherait nos dirigeants nationaux de prendre en compte
les intérêts des citoyens ; cette mythologie vomitive des pères
fondateurs animés par le désir de paix – Schuman qui a voté les pleins
pouvoirs à Pétain, l’affairiste Monnet – alors que les vrais fondateurs
de l’Europe sont ces millions d’hommes et de femmes privés d’emploi et
de perspectives, ces générations, nos générations, sacrifiées sur
l’autel de la construction européenne, pour respecter des critères
économiques absurdes et bureaucratiques (pas plus de 3% de déficit, une
Banque Centrale dont la priorité est le contrôle de l’inflation) ; le
modèle privé de management qui serait le plus performant et qu’on
applique au forceps à l’État, à l’Éducation Nationale, aux hôpitaux,
avec les désastres humains que cela crée et sans jamais percevoir que le
modèle privé, lui, n’aspire qu’à ressembler à l’administration
(l’accumulation des procédures, la réduction de l’autonomie des gens…) ;
la croyance enfin dans les vertus de la compétition, dans le mérite,
dans l’économie de marché, alors même que les grands économistes
libéraux (Adam Smith…) n’ont jamais et nulle part écrit qu’il fallait
abandonner la vie de la cité au marché.
C’est ça qui s’est passé dans les années 30 et dans l’avènement de
nombreuses dictatures : c’est cette classe moyenne éduquée, ce centre
mou, méprisant la classe en dessous et adorant celle au-dessus, qui a
tout laissé faire. Les fanatiques libéraux sont au pouvoir et tout
autour de nous. Ceux qui crient leur colère feraient bien de se méfier.
Leurs cris n’alertent pas : ils dérangent.
Une frustration signée Gilles Siva, ancien ingénieur et aujourd’hui musicien.
Le GIEC pond ses rapports à partir de données bâclées inexploitables
James Delingpole
Le premier audit jamais réalisé sur la base
de données de températures la plus importante au monde, révèle qu’elle
est si criblée d’erreurs qu’elle est en réalité inexploitable.
HadCRUT4 est la principale base de données dont se sert le Groupe
d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pour
faire ses annonces catastrophiques à propos du ‘réchauffement climatique
créé par l’homme’, justifier ses exigences de dépenser des milliards de
dollars pour ‘lutter contre le changement climatique’, et légitimer
l'Accord de Paris sur le climat.
Or, selon une analyse
novatrice du chercheur australien John McLean, les données de HadCRUT4
sont beaucoup trop bâclée pour être prises au sérieux, même par des
climatologues [sic], et surtout pas par un organisme aussi influent que
le GIEC ou par les gouvernements du monde.
D’après John McLean, nous avons là des « données très négligées
d’amateur, à peu près du niveau d'un étudiant en première année
d’université. »
Parmi les nombreux vices relevés par McLean, on trouve :
Des moyennes établies à partir
d’informations pratiquement inexistantes. Pendant deux ans, les
températures au-dessus des terres de l'hémisphère sud ont été estimées à
partir d'un seul site en Indonésie.
Presque aucun contrôle de qualité, avec des
noms de pays mal orthographiés (Venezuala, Hawaai, République de K
(Corée du Sud) et des entrées de données bâclées, manifestement
inexactes.
Des ajustements – « Je ne serais pas
surpris de voir que plus de 50% des ajustements sont incorrects, » dit
McLean – qui abaissaient artificiellement les anciennes températures et
élevaient les températures plus récentes, en donnant une impression
exagérée de la vitesse du réchauffement planétaire.
Une méthodologie si incohérente que les
mesures n'obéissaient même pas à une règle fiable pour les variables
telles que l'heure d'été.
Des mesures en mer, supposées provenir de
navires, mais relevées par erreur jusqu'à 80 kilomètres à l'intérieur
des terres [c’est peut-être les tsunamis ? NdT].
Une île des Caraïbes, Saint-Kitts, où la
température a été enregistrée à 0°C pendant un mois entier à deux
reprises (quelque peu invraisemblable pour les tropiques).
Une ville de Roumanie qui, en septembre
1953, aurait connu une température moyenne mensuelle de –46°C (bien que
la moyenne typique de ce mois-là soit de 10°C).
C’est pourtant avec ces données de températures
que le GIEC a estimé que, depuis le milieu du XIXe siècle, le
‘réchauffement climatique’ est suffisamment alarmant pour que les
gouvernements du monde entier prennent des mesures urgentes, mesures qui
coûtent actuellement environ 2000 milliards de dollars par an aux
contribuables.
La base de données HadCRUT4 est mise à jour en commun par le
Centre Hadley du Met Office (Royaume-Uni) et l'unité de recherche sur le
climat de l'université d'East Anglia (le mal famé CRU du ClimateGate).
Selon McLean :
C’est comme si ces deux organismes avaient omis
de vérifier correctement les données de températures terrestres ou
maritimes avant de les introduire dans la base de données HadCRUT4. Si
elles avaient été vérifiées, le CRU se serait peut-être posé des
questions sur les erreurs les plus évidentes dans les données fournies
par divers pays. Le Centre Hadley aurait peut-être aussi constaté
certaines incohérences dans les données de température de surface de la
mer, ainsi que dans les erreurs qu'ils ont faites eux-mêmes en recopiant
les données des journaux de bord manuscrits de certains navires de la Royal Navy.
Le rapport de McLean aurait difficilement pu
arriver à un moment plus embarrassant pour le GIEC. Lundi, pour les
décideurs politiques, il publiera son résumé de 2018, dans lequel il
prétend que la crise du réchauffement climatique est plus urgente que
jamais. Mais ce que la vérification de McLean suggère fortement, c’est
que ces affirmations s’appuient tout simplement sur des données
absolument pas crédibles.
Bien que le GIEC utilise trois principaux jeux de données de
température de surface – les autres sont compilés aux États-Unis par la
NASA et la NOAA –, la base de données HadCRUT du Royaume-Uni est sa
préférée pour des raisons historiques : Le fondateur du Centre Hadley
(où HadCRUT est partiellement concoctée) était Sir John Houghton, qui a
aussi coprésidé le groupe de travail 1 du GIEC et a été l'éditeur de son
premier rapport.
Aussi, le fait que la principale base de données du GIEC se
s’avère bâclée, peu fiable et un boulot d’amateur, ne contribue pas à la
crédibilité du GIEC.
Comme dit McLean :
Les gouvernements ont eu 25 ans pour vérifier
les données sur lesquelles ils ont dépensé des milliards de dollars. Et
ils ne l'ont pas fait une seule fois.
McLean est l'analyste informatique australien
qui a mit fin à un autre scandale sur l'alerte au réchauffement
climatique. En analysant le rapport d'évaluation du GIEC de 2007, qui,
selon le GIEC représentait la vue ‘consensuelle’ de ‘2500
climatologues’, il a découvert que c’était faux.
En fait, le nombre de scientifiques impliqués dans le chapitre 9
crucial – celui qui a abouti à la conclusion mise en vedette que le
réchauffement induit par l'homme est détectable sur tous les continents
sauf l'Antarctique et qu’il entraîne toutes sortes de catastrophes, de
la fonte des glaciers et de la banquise au changement du modèle des
précipitations et à l’intensification de l’activité cyclonique – n’était
que de 53.
En outre – comme le mentionnait Christopher Booker dans son ouvrage intitulé The Real Global Warming Disaster
– ces 53 auteurs appartenaient pour la plupart à un réseau
professionnel intimement lié à Michael Mann, l’homme à ‘la crosse de
hockey’. Il ne s’agissait pas tellement d’une ‘vue consensuelle’, mais
plutôt, comme l’a confirmé le scandale ultérieur du ClimateGate, d’une cabale d’intérêts personnels.
L'audit de McLean sur les anomalies de HadCRUT est disponible à partir du site Robert Boyle Publishing.
Les 8 dollars demandés pour la consulter serviront à le dédommager pour
ce travail non rémunéré, qu’il a réalisé dans le prolongement de sa
thèse de doctorat, supervisée par Peter Ridd à l'université James Cook.
Peter Ridd est le professeur qui a été chassé de son poste
après avoir dit la vérité sur la Grande barrière de corail : Le
‘réchauffement climatique’ ne lui nuit point. Comme il ne s’accordait
pas avec le discours alarmiste de son établissement, il a été licencié
sous prétexte d’avoir un comportement qui donne une image fausse de la
nature, et ses publications en ligne et dans les médias lui ont valu la
procédure disciplinaire.
D’après McLean, les inexactitudes sont telles dans les
enregistrements de données, qu'il est impossible connaître l’élévation
réelle des températures mondiales.
Mais il pense que sur les 0,6°C de réchauffement planétaire depuis 1950, peut-être un tiers est exagéré.
Le chiffre réel, estime-t-il, est 0,4°C de réchauffement au cours des sept dernières décennies.
« La plupart des gens ne sont même pas capables de remarquer 1°C
de changement de température d'un instant à l'autre. Aussi, l'idée que
les gouvernements dépensent autant d'argent sur la foi de
l’accroissement des températures d’une fraction de celle qui s’est
étalée sur près de 70 ans, est tout simplement d’une imbécillité
impossible à croire. »
Au Centre Hadley et au Met Office, ils auront du mal à écarter ce
que dit McLean en le traitant d’hurluberlu. En mars 2016, il les a
informés de quelques erreurs qu'ils ont rapidement corrigées. De ce
fait, McLean est une autorité qu'ils prennent au sérieux.
Alter Info apa
Journal d'opinion en ligne
ISSN n° 1773-0163 / CNIL n° 1070854.
Agence de presse associative
TI de Mulhouse sous les références : Volume LXXXIII (83) Folio n°73
Quand le débat coince face aux contradicteurs de l'origine anthropique du réchauffement climatique (+0,75°C en un siècle, oui, mais quelle est précisément la part de responsabilité des activités humaines ?) et/ou ses conséquences sous-entendues (6ème extinction de masse des espèces), ...
Au
milieu du XVIIe, les calvinistes britanniques se regroupèrent autour d’OliverCromwell et remirent en cause la foi et la hiérarchie du régime. Après avoir
renversé la monarchie anglicane, le « Lord protecteur » prétendit
permettre au peuple anglais de réaliser la pureté morale nécessaire pour
traverser une tribulation de 7 ans, accueillir le retour du Christ et vivre
paisiblement avec lui durant 1 000 ans (le « Millenium »). Pour
ce faire, selon son interprétation de La Bible, les juifs devaient
être dispersés aux confins de la terre, puis regroupés en Palestine et y
reconstruire le temple de Salomon. Sur cette base, il instaura un régime
puritain, leva en 1656 l’interdiction qui était faite aux juifs de s’installer
en Angleterre et annonça que son pays s’engageait à créer en Palestine l’État
d’Israël.
La
secte de Cromwell ayant été à son tour renversée à la fin de la « Première
Guerre civile anglaise », ses partisans tués ou exilés, et la monarchie
anglicane ayant été rétablie, le sionisme (c’est-à-dire le projet de création
d’un État pour les juifs) fut abandonné. Il ressurgit au XVIIIe siècle avec la
« Seconde Guerre civile anglaise » (selon la dénomination des manuels
d’Histoire du secondaire au Royaume-Uni) que le reste du monde connaît comme la
« guerre d’indépendance des États-Unis » (1775-83). Contrairement à
une idée reçue, celle-ci ne fut pas entreprise au nom de l’idéal des Lumières
qui anima quelques années plus tard la Révolution française, mais financée par
le roi de France et conduite pour des motifs religieux au cri de « Notre
Roi, c’est Jésus ! ».
George
Washington, Thomas Jefferson et Benjamin Franklin, pour ne citer qu’eux, se
sont présentés comme les successeurs des partisans exilés d’Oliver Cromwell.
Les États-Unis ont donc logiquement repris son projet sioniste.
En
1868, en Angleterre, la reine Victoria désigna comme Premier ministre, le juif
Benjamin Disraéli. Celui-ci proposa de concéder une part de démocratie aux descendants
des partisans de Cromwell de manière à pouvoir s’appuyer sur tout le peuple
pour étendre le pouvoir de la Couronne dans le monde. Surtout, il proposa de
s’allier à la diaspora juive pour conduire une politique impérialiste dont elle
serait l’avant-garde. En 1878, il fit inscrire « la restauration
d’Israël » à l’ordre du jour du Congrès de Berlin sur le nouveau partage
du monde.
C’est
sur cette base sioniste que le Royaume-Uni rétablit ses bonnes relations avec
ses anciennes colonies devenues États-Unis à l’issue de la « Troisième
Guerre civile anglaise » —connue aux États-Unis comme la « guerre
civile américaine » et en Europe continentale comme la « guerre de
Sécession » (1861-65)— qui vit la victoire des successeurs des partisans
de Cromwell, les WASP (White Anglo-Saxon Puritans). Là encore,
c’est tout à fait à tort que l’on présente ce conflit comme une lutte contre
l’esclavage alors que 5 États du Nord le pratiquaient encore.
Jusqu’à
la presque fin du XIXe siècle, le sionisme est donc exclusivement un projet
puritain anglo-saxon auquel seule une élite juive adhère. Il est fermement
condamné par les rabbins qui interprètent la Torah comme une allégorie et non
pas comme un plan politique.
Parmi
les conséquences actuelles de ces faits historiques, on doit admettre que si le
sionisme vise à la création d’un État pour les juifs, il est aussi le fondement
des États-Unis. Dès lors, la question de savoir si les décisions politiques de
l’ensemble sont prises à Washington ou à Tel-Aviv n’a plus qu’un intérêt
relatif. C’est la même idéologie qui est au pouvoir dans les deux pays. En
outre, le sionisme ayant permis la réconciliation entre Londres et Washington,
le remettre en cause, c’est s’attaquer à cette alliance, la plus puissante au
monde.
L’adhésion du peuple juif au sionisme anglo-saxon
Dans
l’Histoire officielle actuelle, il est d’usage d’ignorer la période XVIIe-XIXe
siècle et de présenter Theodor Herzl comme le fondateur du sionisme. Or, selon
les publications internes de l’Organisation sioniste mondiale, ce point est
également faux.
Le
vrai fondateur du sionisme contemporain n’était pas juif, mais chrétien
dispensationaliste. Le révérend William E. Blackstone était un prêcheur
états-unien pour qui les vrais chrétiens n’auraient pas à participer aux
épreuves de la fin des temps. Il enseignait que ceux-ci seraient enlevés au
ciel durant la bataille finale (le « ravissement de l’Église », en
anglais « the rapture »). À ses yeux, les juifs livreraient
cette bataille et en sortiraient à la fois convertis au Christ et victorieux.
C’est
la théologie du révérend Blackstone qui a servi de base au soutien sans faille
de Washington à la création d’Israël. Et ceci bien avant que l’AIPAC (le lobby
pro-Israélien) soit créé et prenne le contrôle du Congrès. En réalité, le
pouvoir du lobby ne vient pas tant de son argent et de sa capacité à financer
des campagnes électorales que de cette idéologie toujours présente aux
USA.
La
théologie du ravissement pour aussi stupide qu’elle puisse paraître est
aujourd’hui très puissante aux États-Unis. Elle représente un phénomène en
librairie et au cinéma (voir le film Left Behind, avec Nicolas Cage, à
paraître en octobre).
Theodor
Herzl était un admirateur du diamantaire Cecil Rhodes, le théoricien de
l’impérialisme britannique et fondateur de l’Afrique du Sud, de la Rhodésie
(auquel il donna son nom) et de la Zambie (ex-Rhodésie du Nord). Herzl était
juif, mais pas israélite et n’avait pas circoncis son fils. Athée comme
beaucoup de bourgeois européens de son époque, il préconisa d’abord d’assimiler
les juifs en les convertissant au christianisme. Cependant, reprenant la
théorie de Benjamin Disraéli, il arriva à la conclusion qu’une meilleure
solution était de les faire participer au colonialisme britannique en créant un
État juif, dans l’actuel Ouganda ou en Argentine. Il suivit l’exemple de Rhodes
dans la manière d’acheter des terres et de créer l’Agence juive.
Blackstone
parvint à convaincre Herzl de joindre les préoccupations des dispentionnalistes
à celles des colonialistes. Il suffisait pour cela d’envisager de créer Israël
en Palestine et de multiplier les références bibliques. Grâce à cette idée
assez simple, ils parvinrent à faire adhérer la majorité des juifs européens à
leur projet. Aujourd’hui Herzl est enterré en Israël (sur le Mont Herzl) et
l’État a placé dans son cercueil La Bible annotée que
Blackstone lui avait offerte.
Le
sionisme n’a donc jamais eu comme objectif de « sauver le peuple juif en lui
donnant une patrie », mais de faire triompher l’impérialisme anglo-saxon
en y associant les juifs. En outre, non seulement le sionisme n’est pas un
produit de la culture juive, mais la majorité des sionistes n’a jamais été
juive, tandis que la majorité des juifs sionistes ne sont pas israélites. Les
références bibliques, omniprésentes dans le discours officiel israélien, ne
reflètent la pensée que de la partie croyante du pays et sont avant tout
destinées à convaincre la population états-unienne.
C’est
à cette période que l’on créa le mythe du peuple juif. Jusque-là, les juifs se
considéraient comme appartenant à une religion et admettaient que leurs membres
européens n’étaient pas des descendants des juifs de Palestine, mais de
populations converties au cours de l’Histoire.
Blackstone
et Herzl ont artificiellement fabriqué l’idée selon laquelle tous les juifs du
monde seraient des descendants des juifs antiques de Palestine. Dès lors, le
mot juif s’applique non seulement à la religion israélite, mais désigne aussi
une ethnie. En se fondant sur une lecture littérale de La Bible,
ils sont devenus les bénéficiaires d’une promesse divine sur la terre
palestinienne.
Le pacte anglo-saxon pour la création d’Israël en
Palestine
La
décision de créer un État juif en Palestine a été prise conjointement par les
gouvernements britannique et états-unien. Elle a été négociée par le premier
juge juif à la Cour suprême des États-Unis, Louis Brandeis, sous les auspices
du révérend Blackstone et fut approuvée aussi bien par le président Woodrow
Wilson que par le Premier ministre David Llyod George, dans le sillage des
accords franco-britanniques Sykes-Picot de partage du
« Proche-Orient ». Cet accord fut progressivement rendu public.
Le
futur secrétaire d’État pour les Colonies, Leo Amery, fut chargé d’encadrer les
anciens du « Corps des muletiers de Sion » pour créer, avec deux
agents britanniques Ze’ev Jabotinsky et Chaim Weizmann, la « Légion
juive », au sein de l’armée britannique.
Le
ministre des Affaires étrangères Lord Balfour adressa une lettre ouverte à Lord
Walter Rotschild pour s’engager à créer un « foyer national juif » en
Palestine (2 novembre 1917). Le président Wilson inclut parmi ses buts de
guerre officiels (le n°12 des 14 points présentés au Congrès le 8 janvier 1918)
la création d’Israël.
Par
conséquent, la décision de créer Israël n’a aucun rapport avec la destruction
des juifs d’Europe survenue deux décennies plus tard, durant la Seconde Guerre
mondiale.
Durant
la conférence de paix de Paris, l’émir Fayçal (fils du chérif de La Mecque et
futur roi d’Irak britannique) signa, le 3 janvier 1919, un accord avec
l’Organisation sioniste, s’engageant à soutenir la décision anglo-saxonne.
La
création de l’État d’Israël, qui s’est faite contre la population de Palestine,
s’est donc aussi faite avec l’accord des monarques arabes qui furent les
premiers leaders sionistes musulmans. En outre, à l’époque, le chérif de La
Mecque, Hussein ben Ali, n’interprétait pas le Coran à la
manière du Hamas. Il ne pensait pas qu’« une terre musulmane ne peut être
gouvernée par des non-musulmans ».
La création juridique de l’État d’Israël
En
mai 1942, les organisations sionistes tinrent leur congrès à l’hôtel Biltmore
de New York. Les participants décidèrent de transformer le « foyer
national juif » de Palestine en « Commonwealth juif » (référence
au Commonwealth par lequel Cromwell remplaça brièvement la
monarchie britannique) et d’autoriser l’immigration massive des juifs vers la
Palestine. Dans un document secret, trois objectifs étaient précisés :
« (1) l’État juif embrasserait la totalité de la Palestine et probablement
la Transjordanie ;
(2) le déplacement des populations arabes en Irak
et (3)
la prise en main par les juifs des secteurs du développement et du contrôle de
l’économie dans tout le Moyen-Orient ».
La
presque totalité des participants ignoraient alors que la « solution
finale de la question juive » (die Endlösung der Judenfrage) venait
juste de débuter secrètement en Europe.
En
définitive, alors que les Britanniques ne savaient plus comment satisfaire à la
fois les juifs et les arabes, les Nations unies (qui ne comptaient alors que 46
États membres) proposèrent un plan de partage de la Palestine à partir des
indications que les Britanniques lui fournirent. Un État binational devait être
créé comprenant un État juif, un État arabe et une zone « sous régime
international particulier » pour administrer les lieux saints (Jérusalem
et Bethléem). Ce projet fut adopté par la Résolution 181 de l’Assemblée
générale.
Sans
attendre la suite des négociations, le président de l’Agence juive, David Ben
Gourion, proclama unilatéralement l’État d’Israël, immédiatement reconnu par
les États-Unis. Les arabes du territoire israélien furent placés sous la loi
martiale, leurs déplacements furent limités et leurs passeports confisqués. Les
pays arabes nouvellement indépendants intervinrent. Mais sans armées encore
constituées, ils furent rapidement battus. Au cours de cette guerre, Israël
procéda à un nettoyage ethnique et contraint au moins 700 000 arabes à
fuir.
L’ONU
envoya comme médiateur, le comte Folke Bernadotte, un diplomate suédois qui
sauva des milliers de juifs durant la guerre. Il constata que les données
démographiques transmises par les autorités britanniques étaient fausses et
exigea la pleine application du plan de partage de la Palestine. Or, la
Résolution 181 implique le retour des 700 000 arabes expulsés, la création d’un
État arabe et l’internationalisation de Jérusalem.
L’envoyé
spécial de l’ONU fut assassiné, le 17 septembre 1948, sur ordre du futur
Premier ministre, Yitzhak Shamir.
Furieuse,
l’Assemblée générale des Nations unies adopta la Résolution 194 qui réaffirme
les principes de la Résolution 181 et, en outre, proclame le droit inaliénable
des Palestiniens à retourner chez eux et à être indemnisés des préjudices
qu’ils viennent de subir.
Cependant,
Israël ayant arrêté les assassins de Bernadotte, les ayant jugés et condamnés,
fut accepté au sein de l’ONU sur la promesse d’en honorer les résolutions. Or
tout cela n’était que mensonges. Immédiatement après les assassins furent
amnistiés et le tireur devint le garde du corps personnel du Premier ministre
David Ben Gourion.
Depuis
son adhésion à l’ONU, Israël n’a cessé d’en violer les résolutions qui se sont
accumulées à l’Assemblée générale et au Conseil de sécurité. Ses liens
organiques avec deux membres du Conseil disposant du droit de veto l’ont placé
en dehors du droit international. C’est devenu un État off shore permettant
aux États-Unis et au Royaume-Uni de feindre respecter eux-mêmes le droit
international alors qu’ils le violent depuis ce pseudo-État.
Il
est absolument erroné de croire que le problème posé par Israël ne concerne que
le Proche-Orient. Aujourd’hui, Israël agit partout militairement dans le monde
en couverture de l’impérialisme anglo-saxon. En Amérique latine, ce sont des
agents israéliens qui ont organisé la répression durant le coup d’État contre
Hugo Chavez (2002) ou le renversement de Manuel Zelaya (2009). En Afrique, ils
étaient partout présents durant la guerre des Grands lacs et ont organisé
l’arrestation de Mouamar el-Kadhafi. En Asie, ils ont dirigé l’assaut et le
massacre des Tigres tamouls (2009), etc. Chaque fois, Londres et Washington
jurent n’y être pour rien. En outre, Israël contrôle de nombreuses institutions
médiatiques et financières (telle que la Réserve fédérale états-unienne).
La lutte contre l’impérialisme
Jusqu’à
la dissolution de l’URSS, il était évident pour tous que la question
israélienne ressort de la lutte contre l’impérialisme. Les Palestiniens étaient
soutenus par tous les anti-impérialistes du monde —jusqu’aux membres de l’Armée
rouge japonaise— qui venaient se battre à leurs côtés.
Aujourd’hui,
la globalisation de la société de consommation et la perte des valeurs qui s’en
est suivie ont fait perdre conscience du caractère colonial de l’État hébreu.
Seuls les arabes et les musulmans se sentent concernés. Ils font preuve
d’empathie pour le sort des Palestiniens, mais ignorent les crimes israéliens
dans le reste du monde et ne réagissent pas aux autres crimes impérialistes.
Pourtant,
en 1979, l’ayatollah Rouhollah Khomeini expliquait à ses fidèles iraniens
qu’Israël n’était qu’une poupée dans les mains des impérialistes et que le seul
vrai ennemi était l’alliance des États-Unis et du Royaume-Uni. Pour avoir
énoncé cette simple vérité, Khomeini fut caricaturé en Occident et les chiites
furent présentés comme hérétiques en Orient.
Aujourd’hui
l’Iran est le seul État au monde à envoyer massivement des armes et des
conseillers aider la Résistance palestinienne, tandis que des leaders sionistes
musulmans débattent aimablement par vidéo-conférence avec le président
israélien durant les réunions du Conseil de sécurité du Golfe.