mercredi 26 septembre 2018

11.
Impulseurs modestes ou immodestes, puis : anarchie&démocratie
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Texte réservé aux courageux qui ont du temps à perdre !
((( Purement informel, puisque ne dépendant que de l’esprit de qui impulse, il ne peut être autre qu’informel, le concept d’impulseur modeste est né en Haute Savoie, il y a quelques années, un soir mémorable de travail au sein du RCR [ RCR = défunt Réseau Citoyens Résistants suggéré par Stéphane Hessel ] Cet a parte étant pernicieusement écrit pour allécher mes lecteurs hihi )))
Je vais ici partir d’expériences vécues pour pointer l’étrange paradoxe qui fait parfois les gens dévoués, qui se donnent sans calcul, se révéler dangereux, ou plus exactement inhibiteurs de l’élan de leurs amis ; puis je profiterai de l’occasion, le lien apparaîtra plus loin, pour parler un peu de l’utopie anarchiste et de sa phase préparatoire qui est la démocratie vraie.
Dans ma vie associative de ces 15 ou 20 dernières années, j’ai plusieurs fois participé activement à des associations ( de type loi 1901, ou "informelles" ), entre "citoyens chercheurs", qui souhaitaient fonctionner en mode "anarchie réelle", donc sans président, ni comptable, ni secrétaire, ni quoi que ce soit qui ressemble à une structure classique, sans non plus quelque écriture de "statuts".
Souhait qui me tient à cœur, qui me connaît s’en doute ;)
Souhait, intention, et réalisation, qui hélas présentent quelques inconvénients, qui ne doivent pas faire renoncer, mais ouvrent un champ de réflexion.
Je passe sous silence les difficultés lors d’un dépôt en préfecture ( mais ça passe ! ).
Il y a aussi la difficulté rencontrée pour se voir confier un local, ou l’impossibilité d’ouvrir un compte en banque.
Je ne souhaite pas non plus m’étendre sur la présence éventuelle d’opportunistes qui peuvent profiter du mode 0 % coercitif pour tirer les marrons du feu, s’approprier médiatiquement la gloire de telle ou telle réalisation, ou accomplir quelque autre larcin, virtuel ou concret.
Non, ce que je veux ici pointer est au contraire un certain dévouement, lorsque bien qu’honnête et généreux il devient paradoxalement nuisible !
Ô combien étonnant est en effet, lorsqu’on le constate, le danger que représente l’investissement personnel de certains, lorsqu’en toute bonne foi ils se donnent « à fond ». Je le répète, je ne parle pas ici de quelque malandrin qui profiterait de l’anarchie choisie, je parle bel et bien de gens formidables, qui ont dépassé tout tropisme à l’ambition personnelle, qui, soucieux essentiellement du collectif et du succès du projet collectif, n’ont que la volonté de bien faire, et qui, pour mettre en œuvre cette volonté, offrent au collectif tout ce qui est disponible de leur temps et de leur énergie vitale, sans rien attendre en retour, pas même la reconnaissance. Si si, il en existe, j’en ai croisé quelques un(e)s :)
Voici alors que mus par cette sorte de saint sacerdoce auquel ils se sont assignés, ils participent à tout, veillent sur tout, anticipent tout, lancent une mailing list, aident à choisir les dates des rencontres de travail, en proposent l’ordre du jour ; de peur qu’une tâche importante soit oubliée, ou qu’un détail critique bien que subtile n’échappe à la sagacité naturelle du collectif, ils sont sans cesse sur le qui vive, dans un souci permanent, qui les fait se dévouer sans merci

sans merci mais aussi sans pitié pour le dynamisme de leurs amis !
C’est là que le bas blesse : le fonctionnement d’un collectif qui se veut libre, sans règle et non faussé, doit, pour être harmonieux et efficace, doit permettre à chaque générosité de trouver sa place ; une sorte de force tranquille de toutes et tous doit pouvoir s’exprimer, sans que tout soit comme sur papier à musique, selon une partition gentiment offerte d’avance, mais au contraire avec ce riche mûrissement que produit une sorte de lenteur active, lenteur partagée, activité partagée.
La chose est subtile, car souvent, les gentils organisateurs bénévoles auront à cœur d’organiser consultations et tours de tables, mais qui seront pour grande part illusoires :
qui consulte est déjà maître …
((( tiens, ça me fait penser au référendum à l’initiative du prince, ici hors sujet, mais du même caractère illusoire )))
Bien vite, parmi les bonnes volontés, se dessineront les viennent ensuite, qui de semaine en semaine, constatant que tout est fait, se désintéresseront progressivement de la chose collective ; ils ne viendront plus aux réunions que de loin en loin, puis souvent disparaîtront.
Ainsi peut parfois mourir un collectif, de l’excès de sollicitude et de dévouement de certains de ses membres, mourir non pas d’une quelconque perversion, mais au contraire d’une impulsion immodeste bien qu’honnête et sans orgueil.
Je suis certaine que parmi les ceusses qui me lisent certains ont souffert de ce cruel paradoxe :)
L’impulseur immodeste bien qu’honnête peut ainsi être une plaie, et le remède, annoncé dans le titre de la page, le remède quand on choisit le mode anarchie, ne peut être que l’ « impulseur modeste »
L’impulseur modeste étant, il faut bien sacrifier à l’usage et en donner une définition, étant ce type de personne qui sait se donner à fond, mais non pas dans le style d’un éléphant qui travaillerait dans un magasin de porcelaines ou de cristal précieux, mais avec la sagesse d’avancer à pas feutrés, dans le respect et l’attente de l’initiative d’autrui, quitte à parfois constater des lenteurs, donc capable de remiser son stress ou … ses angoisses métaphysiques ;)
Passant de celle des associations citoyennes à celle des cités ou des nations, je change d’échelle, mais malgré les apparences, je ne change pas de sujet →
La classification des divers types de contrat social peut se faire selon plusieurs critères.
Je choisis ici le critère des abus de pouvoir.
Les abus de pouvoir sont immédiatement détectables dans des systèmes tels que la royauté héréditaire, la féodalité, la ploutocratie, l’aristocratie, les dictatures militaires, et pour clore cette liste à la Prévert, la dictature fondée sur l’abdication des peuples via le faux suffrage universel, autrement dit "notre" système prétendument représentatif, même si ici le mot dictature choque ceux qui ne se réfèrent pas à son étymologie ( dictature = émission de diktats ).
Tous ces systèmes vont avec le hiérarchisme, pur et dur.
Y sont présents des décideurs ou donneurs d’ordres, qui sont des maîtres, bien que souvent fallacieusement qualifiés par des mots édulcorés.
Nous sommes plus que nombreux à exécrer les susdits, et donc à viser un fonctionnement sans abus de pouvoir, donc sans hiérarchie, sans maître, sans « homme providentiel », autant dire nombreux à viser soit l’anarchie, soit la démocratie.
( Deux principes tout sauf équivalents … )
La démocratie conserve le concept de pouvoir mais vise un pouvoir partagé en parts égales entre toustes, selon des mécanismes ~explorés ailleurs ( réseau dense d’assemblées structurées en poupées russes, subsidiarité ascendante, mandar obeciendo, contrôle des mandatés, tirage au sort, limitation du pouvoir de l’expert, souveraineté monétaire … )
Par essence, la démocratie demeure de nature coercitive, ce qui produit des interrogations cruciales relatives à la liberté du minoritaire, tout sauf faciles.
L’anarchie, du moins dans sa version utopiste ( cf récente publication sur l’utopie ! ), exclue la coercition, et se fonde donc sur la conscience, le dynamisme, et la responsabilité de chaque individu. Cette « anarchie intégrale » est donc inconcevable sans un très haut niveau de spiritualité laïque imprégant chaque individu. Plus qu’utopiste, mais impensable selon certains ; mais étonnamment j’y crois sur long terme, ou très long terme : je pressens la démocratie intégrale comme le terrain nécessaire au décollage de la conscience, par le fait, comme développé ailleurs, que la participation au souci de tous induit l’ « humanitude » de chacun.
Ce que j’appelle ici anarchie intégrale n’est pas ce qui a été expérimenté dans l’Espagne des années trente : il ne s’agissait que d’une expérience démocrate plus poussée que d’autres, avec sur des zones de surface limitée une abolition de la monnaie, du contrat, et de la contrainte, … ce qui est déjà un très bon début :)
Mais quoiqu’il en soit, c’est dans ce cadre hypothétique, où est envisagée l’harmonie du corps social comme plagiat de l’harmonie époustouflante du vol des étourneaux, dans ce cadre utopique, mythique, impossible, ou possible que s’insère le thème général de la page :
Quand nous voudrions que l’ordre général soit fondé sur les qualités de chacun, et non plus ni sur un ordre décidé par tous, ni sur un ordre décidé par quelques uns, nous aurions à bien vouloir croire que n’existe plus dans la société aucun être vil, mais au contraire uniquement des êtres prêts à s’investir sans contrepartie, prêts à impulser.
Et c’est là que je voulais en venir :) l’introduction fut un peu longue :
Si les effets nocifs du mal sont écartés, ceux du bien demeurent.
L’enfer est pavé de roses étouffantes (( zut, je ne retrouve plus le proverbe hihi ))
L’impulseur immodeste bien qu’honnête pouvant comme expliqué plus haut être nuisible, l’honnêteté de toustes ne suffirait pas encore à garantir la société anarchique maximale et idéale : la spiritualité laïque dont je parle plus haut doit, outre l’honnêteté et le dynamisme de chacun, doit intégrer d’autres qualités, dont metron versus hubris, pour éviter l’impulsion invasive et permettre l’existence d’impulseurs modestes.
Thème éminemment philosophique et sans application immédiate :)
J’espère donc ne pas avoir fait perdre son temps à qui m’a lue jusqu’à ce point.
12.
Comment les politiques se protègent du peuple, en prétendant le protéger.
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« Les empereurs romains n’oubliaient surtout pas de prendre le titre de Tribun du peuple, parce que cet office était tenu pour saint et sacré ; établi pour la défense et la protection du peuple, il jouissait d’une haute faveur dans l’État. Ils s’assuraient par ce moyen que le peuple se fierait mieux à eux, comme s’il lui suffisait d’entendre ce nom, sans avoir besoin d’en sentir les effets. »
Étienne de la Boétie, discours de la servitude volontaire.
1574 !!!
Le vocabulaire a changé, mais le principe demeure :
Ceux des maîtres du monde qui occupent les parlements, les ministères, ou toute position sommitale des hiérarchies institutionnelles, prennent grand soin de régulièrement rappeler qu’ils sont les « représentants » du peuple, surtout lorsqu’ils sont contestés dans leurs actes. Ils espèrent s’assurer, par ce titre, de la confiance du peuple , lui laissant entendre qu’ils font don de leur personne à la nation, et consacrent toute leur énergie physique et mentale à l’édification d’un mieux commun.
… « tu parles Charles » …
Tribun du peuple & représentant, c’est à deux millénaires près bonnet blanc et blanc bonnet.
Mais j’ai déjà publié sur les représentants ;)
De cet extrait de La Boétie, retenons ce premier mécanisme de l’enfumage, qui consiste, pour le maître, à se dire au service.
Un enfumage plus général et riche en outils divers et variés permet au petit nombre des enfumeurs d’enfumer le grand nombre des enfumés. C’est cela qu’on nomme démocratie. Dans ce nuage étouffant, certains réussissent pourtant à percer de leur regard une fumée voulue opaque. Ceux là toussent, et ça s’entend, hélas trop peu. C’est ceux-là qu’on nomme lanceurs d’alerte ...
Outils divers et variés, disais-je ; je vais ici faire allusion à quelques uns d’entre eux.
Certains thèmes ont déjà été abordés sur « mon mur », mais j’avais envie d’en faire un paquet thématique. Limité à quatre pages A4, ère du zap oblige.
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1)
« Il n’y a pas d’argent magique » ; ça, face une infirmière qui en lieu public lui égrenait les malheurs et impasses du service public santé, c’est l’argument massue utilisé par l’actuel résident du palais de l’Élysée. Mais avec d’autres mots, c’est aussi l’argument de tout hiérarque qui prône la prétendue nécessaire rigueur, pour justifier la destruction de ce qui fut édifié en 1945, dans une France pourtant désargentée.
« Il n’y a pas d’argent magique » est en réalité un mensonge : depuis ~1975, il n’y a que de l’argent magique !!! Toute monnaie mise en circulation est créée ex nihilo ( à partir de rien ), et qu’il y en ait assez et là où il est impératif qu’il y en ait assez, cela ne dépend donc que de la bonne volonté des créateurs de monnaie ou de leurs donneurs d’ordres. Des gens qui ont fait de hautes études savent cela, et s’ils propagent ce mensonge, ce n’est pas par ignorance, c’est volontaire ; ces gens sont des menteurs, des enfumeurs.
Outre le mensonge direct, il y a le mensonge par omission. Grand soin est pris par la classe politique dominante d’oublier de rappeler que c’est cette même classe qui a autorisé les banques commerciales à battre monnaie et a interdit aux banques centrales de financer le nécessaire vital, celui des États, des communautés locales, voire celui des gens.
Cette dissimulation autorise ensuite les « tribuns du peuple » à le trahir, en prétendant l’équilibre budgétaire, voire la rigueur, être une nécessité analogue à celle que vit un individu ou une famille. Ceci est ce qu’on peut appeler un mensonge second, en ce sens que le mensonge amont le rend possible.
Nous pouvons ensuite nous interroger sur l’intention qui préside à cette vilenie.
Création d’une angoisse collective, donc d’une obéissance collective … osons penser cela, et attendons de pied ferme les qualificatifs « complotiste » ou « populiste » ……………
Il faudra(it) que je publie un texte court décrivant simplement un mécanisme monétaire juste et facile à comprendre :)
Ne doutons pas qu’alors les flèches du type « complotiste » seront remplacées par la dénonciation fallacieuse du « yaka » et de « l’utopisme ».
Car parmi les outils de la dominance, il y a le spray lexical balancé sur tout ce qui bouge ...
Humour caustique : je ne pense pas pouvoir copier un modèle monétaire sain à partir des discours de campagne des candidats à la présidence de ce dernier demi siècle ……..
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2)
A l’occasion d’un longue interview de début d’année, le président de la République justifie ses actes ( en particulier les bombardements français en Syrie ) en se fondant sur le fait de l’élection et sur les institutions de la cinquième république.
Sa réponse s’inscrit clairement dans le thème annoncé en haut de page.
Le politique s’appuie sur les institutions pour se protéger du peuple, et quant à lui, le peuple est interdit d’action politique par ces mêmes institutions.
J’ai déjà publié à ce sujet ;) et me contenterai donc de retranscrire les mots du personnage, ce que je n’avais pas fait à l’époque ; pour qui est au parfum, c’est triste à pleurer. Mais il y a hélas des esclaves ignorants qui ne percevront peut être pas la saveur de ce morceau d’anthologie ; j’en sais qui pourraient même me rentrer dans le lard, qui devraient lire La Boétie ...
« … Je ne parlerai pas d’un pouvoir solitaire, je parlerai d’une responsabilité, celle de chef des armées, qui est définie dans notre constitution ((( ndlr : bien noter le « notre » ))) ; c’’est pas moi qui l’ai décidé, c’est notre constitution, et donc cette constitution, elle a été votée par le peuple français, ça peut vous déplaire, mais c’est le cas ((( ndlr : En 1958, le peuple n’a pas rédigé, n’a fait que répondre à un choix binaire, entre une forme de sa soumission et une autre ! ))) et donc, cette constitution, elle prévoit qu’il y a un chef des armées qui ne décide pas seul, il y a un chef d’état major particulier, un ministre des armées, … de par l’élection présidentielle, dans le mandat qui est donné démocratiquement par le peuple au président de la République, il y a ce mandat de chef des armées ((( ndlr : le peuple n’a pas d’autre choix que celui de délivrer ce mandat à l’un des candidats )))
… La question que vous posez, c’est celle de notre constitution …
Le pouvoir du parlement, il est défini par notre constitution et donc notre constitution prévoit à l’’article 35 alinéa 2 cette information et un débat sera organisé lundi à 17 h … on ne va pas changer de constitution parce qu’elle ne vous plaît pas ; si elle ne vous plaît pas, vous pouvez proposer de la changer, vous présenter devant le peuple pour la changer ((( ndlr : sans financement et face aux médias mainstream …… ))) ; c’est ça la souveraineté du peuple ((( ndlr : tu l’as dit bouffi:) ))) ; ce n’est pas dire : moi elle ne me plaît pas, ou, elle est archaïque »
Je ne publie pas tout de la transcription, la suite est du même tonneau ...
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3)
Ici, je suis paresseuse et ne commenterai pas le discours de Madame Pénicaud, qui quand un parlementaire propose un référendum lui répond qu’on n’a pas besoin de consulter le peuple pour modifier la constitution … Manu pourra donc faire ça tout seul … Ben voyons … Un 2005 en 2018 fait peur aux démocrates de pacotille, c’est sûr ...
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2) & 3)
Les deux précédents exemples ont ceci en commun qu’ils sont connexes à l’idée de constitution. On y voit deux dominants qui s’appuient sur un texte quasi sacré pour justifier leurs actes ( actes que je prétend malveillants, et je ne suis pas seule ).
La constitution est ce texte sacré qui devrait protéger le peuple des abus de pouvoir.
Elle est en fait le texte faîtier qui protège les abus de pouvoir et leurs acteurs de la contestation légitime des masses.
Il s’agit d’une mise à l’envers du sacré, qui fait du prétendu souverain peuple un peuple obéissant, et de qui devrait n’être qu’un mandaté obéissant fait un maître abusif.
Cela tient au fait unique que la constitution est écrite par les gens de pouvoir.
Attendre d’eux qu’ils écrivent un texte qui nous protègerait d’eux est d’une grande naïveté.
Ayant écrit ou modifié ce texte, ils proposent au peuple de l’adouber, ou décident sans lui, mais jamais le peuple n’écrit.
Remercions au passage le promoteur essentiel de cette compréhension simplissime et pourtant vitale : Étienne Chouard. Engagement continu depuis 2005 ...
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4)
N’hésitez pas à déposer en commentaires :) quelques autres de ces outils de l’enfumage des peuples par le petit nombre.
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This shit must end.
13.
Au nom du PIB on vend des armes à des assassins.
La gouvernance par les nombres anéantit la conscience.
14.
Encore une brève :)
Les institutions en vigueur propulsent les plus minables aux plus hauts sommets. Que faut il alors dénoncer/remplacer ? Les minables ou les institutions ?
15.
C'est à mon avis une grosse erreur de consacrer tant d'énergie à parler du cas Hulot :
Ce qui est important, c'est que :
1) Nous ne sommes pas en démocratie
2) Nos maîtres, même s'ils pérorent et se montrent sur ce thème à l'international, se foutent de l'écologie : le profit des pollueurs et des empoisonneurs est leur écologie particulière, contre nature, contre Dame nature.
3) Il est vain de tenter à ce niveau l'intégration subversive chère à Jean Ziegler. Quiconque serait sincère pour tenter cela ne serait qu'utilisé, comme devanture.
Il est dit que le fin du fin serait d'aller au restau avec le diable et de lui faire payer l'addition ; personne n'a jamais réussi cet exploit !
Nous savions déjà tout cela.
L'affaire Hulot est donc une non affaire.
L'émancipation du peuple prétendu souverain ne s'opérera pas en discutant de l'échec d'un ministre. Elle nécessite la convergence de toutes nos ressources intellectuelles et physiques. Ne nous éparpillons pas.
16.
"Les gaulois sont réfractaires au changement"
nous dit le freluquet.
Je pense à Mozart ;)
Le joueur de flûte dit aux rats "suivez moi", sans leur dire où il les conduit.
Mais nous connaissons la musique, et n'étant pas des rats, nous ne suivrons pas une ordure.
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Dès qu'il sert à laisser entendre qu'une dégueulasserie serait un progrès, le mot "changement" est un élément du vocabulaire xyloglosse.
C'est malin : le mot changement est aimé du révolutionnaire, alors le contre-révolutionnaire en use, pour dire "en marche", mais sans spécifier "en marche arrière".
Les temps modernes sont marqués par ce nouveau type de champ de bataille, qui n'est plus armé, mais simplement lexical : vise à inverser le sens de certains mots clefs, afin que penser juste ne soit plus possible, et afin que le discours le plus malsain puisse paraître sain au dormeur inattentif.
Donc ne dormons pas.
Cette perversion nouvelle, qui s'attaque directement à l'essence des mots, est devenue terriblement efficace depuis que les moyens de diffusion de masse existent. Le travailleur fatigué, dont la télé distille en continu dans un coin du salon, ne se rend pas compte que des mensonges et des mots frelatés tombent directement dans la soupe du soir. Alors il les absorbe, et se laisse ainsi empoisonner.
Que ceux qui comprennent éteignent la télé, et apprennent à peser le sens des mots que des maîtres salissent.
Qu'on se le dise.
17.
Les gens sérieux, travailleurs et fiables, en un mot ceux qui sont quelqu'un, qui par leur travail ont acquis un costard, ou un tailleur Chanel, ceux-là devraient, pour se protéger de nous, se retirer dans une communauté autonome sur le Larzac. Ainsi pourraient ils vivre, jouissant pleinement de leur génie et de leur activité performante, enfin libérés du poids du social, et des boulets que sont les gens qui ne sont rien ;
ces derniers, abandonnés à eux-mêmes, se retrouveraient seuls et sans la bienveillante protection de leurs bienfaiteurs, se retrouveraient livrés à eux-mêmes avec sur les bras le terrible devoir d'avoir à gérer les usines, les cultures industrielles, la grande distribution, les voies de transport, l'énergie, la diplomatie, l'école, les médias, l'écosystème.
Quelle terrible leçon ce serait ...
CHICHE ?

Je veux dire par là que si nos maîtres ont besoin de nous, nous n'avons pas besoin d'eux. Leur importance est une fiction, un mythe, un artifice, un tour de passe-passe.
Un autre monde est possible.
18.
ECOLOGIE
Tant que "démocratie" sera un mensonge,
tant que le dogme néolibéral gouvernera,
tant que le capitalisme gouvernera,

jamais l'idée saine ne pourra l'emporter sur l'arithmétique comptable,
et donc, pour les gens conscients de l'urgence, quelle que soit l'intensité de leur engagement, exiger ne sera que quémander, et vain ;
nous venons en outre d'avoir la preuve, si besoin en était, que mettre un pied dans le temple des lois, ne produit qu'espoir illusoire ;
& dans le système en vigueur, des victoires occasionnelles ( il y en a eu, c'est vrai ) ne doivent en aucun cas faire croire à la possibilité d'un résultat heureux, solide, et définitivement protecteur et respectueux de la biosphère : pour un tel système, dont la folie est d'une puissance himalayenne, la conscience et ses "victoires" ne sont que poil à gratter.
Nul doute que pour nous sauver, nous, le monde, les bêtes et les fleurs, "on" nous proposera bientôt un gouvernement mondial. L'idée a déjà été émise, ne doutons pas que de laborieux scribes planchent dans l'ombre, pour définir sa forme ; ne soyons pas dupes : ce gouvernement mondial, s'il advient, sera une dictature, une dictature par la loi et par les traités, où régnera la nomination par cooptation, et le prétexte de sa mise en place ne sera jamais pris en compte. Il sera au monde vivant ce que l'UE est à l’Europe sociale : le résultat d'une publicité mensongère.
On peut retourner le problème dans tous les sens, manifester, pétitionner, haranguer, s'engager à fond pour la beauté du monde, pour sa survie, pour le bonheur, pour le partage, on peut exhumer puis exhiber les quelques progrès éphémères qu'il génère ou parfois concède, on voit bien que le principe oligarchique ne produit sur le long terme que le pire des mondes possibles.
Un autre monde est possible, où l'intelligence collective gouverne, se fortifie, s'améliore.
!!! La démocratie réelle est la priorité des priorités !!!
19.
Dans le système monétaire toléré/promu par ""nos"" ""élites"" :
Les sommes dues aux banques sont mécaniquement supérieures à celles qu'elles mettent en circulation.
Ainsi le genre humain est il systémiquement insolvable face à l'égrégore bancaire.
Il suffirait de très peu pour remédier à cette absurdité.
Mais sur le Mont Olympe, il y a des demi dieux qui sont réfractaires au changement, réfractaires au changement, réfractaires au changement, réfractaires au changement. ...
20.
Inédit
Le "protectionnisme généreux", c'est taxer à l'importation un produit issu d'un pays où la main d’œuvre est sous payée, puis distribuer directement le fruit de la taxe aux travailleurs qui ont participé physiquement à l'élaboration du susdit produit.
Ce n'est pas du nationalisme : c'est de l'internationalisme ... !
Mais l'autre internationalisme : l'internationalisme fraternel.