vendredi 27 février 2026

De quoi l'affaire Epstein est-elle le nom ?

Tant que la population confiera son destin à une minorité de dirigeants au lieu de prendre ses décisions collectivement et d'en assumer elle-même les conséquences, la minorité de dirigeants usera et abusera du pouvoir qu'elle détient.

Depuis le XVIIIème siècle (voire le XVIIème, avec la création de la Banque d'Angleterre en 1694), le pouvoir appartient aux banquiers (ou "banquiers-commerçants" comme dit Valérie Bugaut, ou encore aux "usuriers", comme on disait jadis pour ceux qui pratiquaient le prêt à intérêt) car ils ont confisqué la création monétaire.

Plusieurs dynasties bancaires (dont les plus connues sont les Rothschild et les Rockefeller) sont désormais au-dessus des aristocraties européennes, dégénérées après des générations et des générations d'oisiveté et de parasitisme social. 

A la lecture des biographies des personnes présentes dans le "Livre noir" (carnet d'adresses) de Jeffrey Epstein, on constate que les membres de la communauté juive (principalement du domaine de la finance) et les membres de l'aristocratie européenne (anglaise, allemande, française, italienne, etc.) sont de plus en plus imbriqués par des mariages.  

Dans les échanges de courriels de Jeffrey Epstein divulgués par le Département de la Justice, il est toutefois clair que le pouvoir réel actuel appartient à une caste de banquiers, sionistes, suprémacistes juifs, adeptes de sabbataïsme/frankisme. Ils pratiquent la "rédemption par le péché", le mal absolu (viol d'enfants, tortures, sacrifices rituels, anthropophagie ...), à défaut de pouvoir pratiquer le "bien absolu" selon les centaines de règles imposées par la Torah.

Cette divulgation est une leçon cuisante pour la population apathique. Xavier Poussard parle de "sous-titrage pour les cons et les mal-comprenants".

Si la population n'est pas active en politique (en priorité : voter ses propres lois et créer sa propre monnaie), ses enfants subiront les pires horreurs de la part des psychopathes qui sont au pouvoir. 

1 commentaire:

Je a dit…

Gershom Scholem, La Rédemption par le péché

“La psychologie de ce type d’hommes est le ferment idéal de la secte. Elle les incite à se réunir entre eux et à se distinguer de leur entourage. La secte est le lieu qui convient aux spirituels, elle représente pour eux le refuge qui les protège de l’ignorance et de l’incompréhension des masses, des ‘êtres de chair’, et entretient leur sentiment de supériorité. Ils se proclament pionniers d’un monde nouveau, ils ne s’estiment pas infidèles aux fondements d’une religion au sein de laquelle ils ont recherché l’illumination, mais ils l’apprécient à la lumière nouvelle de la réalité divine dans laquelle ils se sont fixés et dont ils sont nourris.” Sabbataï Zvi (1626-1676) naît à Smyrne dans l’Empire ottoman. En se proclamant messie en 1648, il suscita un mouvement majeur dans l’ensemble de la population juive. Le sabbatéisme s’inscrit dans une histoire ponctuée de catastrophes. L’expulsion des Juifs d’Espagne en 1492 suscite une interrogation profonde sur la destinée et l’avenir des Juifs. Celle-ci imprègne la mystique juive qui connaît au XVIe siècle un développement intense, dans l’essor des idées propagées par les kabbalistes Moïse Cordovero et Isaac Luria. Alors que les traditions apocalyptiques et mystiques relevaient avant tout d’une quête intérieure et personnelle, ces derniers y introduisent la dimension historique et politique d’un peuple en exil, en quête d’une rédemption collective. Selon Sabbataï Zvi, plus radical encore, c’est à l’homme lui-même de précipiter la rédemption. Celle-ci ne peut advenir qu’au prix d’une plongée dans le mal, pour en extraire les étincelles divines. Cette doctrine de la “rédemption par le péché” commande, pour retrouver l’Eden d’avant le péché originel, d’aller contre les lois du judaïsme en commettant des “actes étranges” : transgressions, blasphèmes, frasques sexuelles… Zvi rassemble une si large communauté qu’il est arrêté et emprisonné par les Ottomans en février 1666. La nouvelle se propage dans les communautés juives d’Europe. Inquiets d’une révolte, les Ottomans lui laissent le choix entre la mort et l’apostasie. Zvi accepte de se convertir à l’islam, dans un sacrilège ultime qui lui aliène ses fidèles, divisés dans l’interprétation de son geste. Gershom Scholem retrace l’épopée du sabbatéisme, ce mouvement mystique et politique qui aura ébranlé l’Europe et le Proche-Orient des XVIIe et XVIIIe siècles.

Traduit de l'hébreu par Catherine Helman