L'intitulé "Juste mon opinion" s'applique à la politique, la philosophie, la religion, l'esthétisme, l'humour ... Mais "ça m'intéresse" aurait tout à fait convenu comme titre pour ce blog étant donné les nombreux autres thèmes abordés et les articles encyclopédiques : sur l'histoire, les sciences, etc, sans oublier les sports.
La plupart des articles sont issus de recherches sur le net et de lectures personnelles. Sources indiquées en fin d'article.
Après Epicure - De l'éthique à la politique
Épicure vivait avec une communauté d'amis (ouverte aux hommes libres, aux femmes –y compris prostituées- et aux esclaves) dans le Jardin (son école philosophique créée en 306 avant Jésus-Christ) près d’Athènes, en Grèce.
Il enseignait les moyens de parvenir au plaisir par la suppression des douleurs et des angoisses. Santé du corps et sérénité de l’esprit. Sa méthode consistait à identifier les besoins naturels et nécessaires, et de tempérer ou rejeter les autres, sources de frustration et de violences.
Bien qu’Épicure recommande de « vivre caché » et de ne pas s’impliquer dans la vie politique, ses successeurs, les philosophes épicuriens de l'époque romaine, les philosophes du siècle des Lumières ou les penseurs contemporains se sont progressivement orientés vers un épicurisme politique : un bien-être étendu à la société.
Quelle pourrait être la société idéale, aujourd'hui ou demain, selon les préceptes du sage antique ?
Au sommaire de cette compilation : - Préambule. Nous sommes mus par les sentiments. - Qu'est-ce que la beauté ? Réponse de l'éthologie. Et des dizaines d'exemples illustrés regroupés en quatre catégories : - Belles - Belles et sportives - Belles de la BD - Beaux gosses. Au format "livre papier glacé" sur : Lulu.com
Juste mon opinion 2014
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2014 ; au format livre papier glacé.
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Juste mon opinion 2013
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2013 ; au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - 2012 - Second Semestre
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour le second semestre de l'année 2012 ; au format livre papier glacé.
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Juste mon opinion - 2012 - Premier semestre
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour le second semestre de l'année 2012 ; au format livre papier glacé.
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Juste mon opinion - Année 2011
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2011 au format livre papier glacé.
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Juste mon opinion - Année 2010
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2010 au format livre papier glacé.
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Juste mon opinion - Année 2009
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2009 au format livre papier glacé.
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Juste mon opinion - Année 2008
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2008 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
Juste mon opinion - Année 2007
Articles et commentaires du blog "Juste mon opinion" pour l'année 2007 au format livre papier glacé.
Source: Lulu.com
« Le système fédératif est l’opposé de la hiérarchie ou
centralisation administrative et gouvernementale par laquelle se
distinguent, ex aequo, les démocraties impériales, les monarchies
constitutionnelles et les républiques unitaires.
Sa loi fondamentale, caractéristique, est celle-ci : Dans la
fédération, les attributs de l’autorité centrale se spécialisent et se
restreignent, diminuent de nombre, d’immédiateté, et, si j’ose ainsi
dire, d’intensité, à mesure que la Confédération se développe par
l’accession de nouveaux Etats.
Dans les gouvernements centralisés, au contraire, les attributs du
pouvoir suprême se multiplient, s’étendent et s’immédiatisent, attirent
dans la compétence du prince les affaires des provinces, communes,
corporations et particuliers, en raison directe de la superficie
territoriale et du chiffre de la population. De là cet écrasement sous
lequel disparaît toute liberté, non seulement communale et provinciale,
mais même individuelle et nationale.
Une conséquence de ce fait c’est que, le système unitaire étant
l’inverse du système fédératif, une confédération entre grandes
monarchies, à plus forte raison entre démocraties impériales, est chose
impossible. Des Etats comme la France, l’Autriche, l’Angleterre, la
Russie, la Prusse, peuvent faire entre eux des traités d’alliance ou de
commerce ; il répugne qu’ils se fédéralisent, d’abord, parce que leur
principe y est contraire, qu’il les mettrait en opposition avec le pacte
fédéral ; qu’en conséquence il leur faudrait abandonner quelque chose
de leur souveraineté, et reconnaître au-dessus d’eux, au moins pour
certains cas, un arbitre. Leur nature est de commander, non de transiger
ni d’obéir. » (P. J. PROUDHON, Du principe fédératif, 1863, chapitre VII)
Le boxeur Wladimir Klitschko et le judoka Teddy Riner sont en marche vers la postérité comme deux des plus grands champions, si ce n'est le plus grand champion, de leur discipline respective. Le premier, le boxeur, est en fin de carrière (41 ans) tandis que le second, le judoka, est au sommet de son art (28 ans).
Anthony Joshua (à dr.) contre Wladimir Klitschko, à Londres le 29 avril 2017. — Nick Potts/AP/SIPA
La fougue plus forte que l’expérience : Anthony Joshua a battu l’Ukrainien Wladimir Klitschko par
KO technique samedi soir à Wembley, le jeune Britannique conservant sa
ceinture des lourds IBF et raflant le titre WBA vacant.
Devant 90.000 spectateurs, massés dans un Wembley en délire, le jeune boxeur (27 ans) a battu son aîné (41 ans) sur arrêt de l’arbitre après l’avoir envoyé deux fois au tapis dans le onzième round.
Mais,
avant ces deux uppercuts du droit victorieux, ce fut très dur pour le
Britannique ! Si le champion olympique 2012 a bien renversé le médaillé
d’or des JO-1996, il a dû puiser dans ses ressources après avoir été
envoyé au sol lors du sixième round. L’arbitre a dû compter jusqu’à huit
mais le Britannique s’est relevé de son premier séjour au sol chez les
professionnels. Le talentueux Joshua a désormais remporté ses 19 combats
par KO.
Klitschko s’incline ainsi sur KO pour la première fois depuis 2004
Car le combat a été d’une férocité rare entre les deux
boxeurs. Et, si l’Ukrainien, déjà battu par Tyson Fury en novembre 2015
et qui n’avait pas combattu depuis, a fait mieux que résister, l’issue
du duel a sans doute sonné la passation de pouvoir définitive. Trois
fois au tapis sur le ring de Wembley, Klitschko s’incline ainsi sur KO
pour la première fois depuis… 2004. Il porte son bilan à 64 victoires,
pour cinq défaites.
« Le meilleur a mérité de gagner et, ce soir, le meilleur
c’était Anthony », a réagi Klitschko à l’issue du combat. « C’était un
événement incroyable. Deux gentlemen ont combattu. Anthony était
meilleur que moi. C’est triste d’échouer ce soir. »
« Vous avez vu le cœur qu’a montré @klitschko dans ce
combat ? Il faut le respecter pour ça. Garde la tête haute mon frère », a
loué le triple champion du monde poids lourds Lennox Lewis, vite imité
par la légende Sugar Ray Leonard : « Un combat incroyable entre deux
grands boxeurs. Beaucoup de cœur de ces deux-là. Et beaucoup de réponses
de la part d'@anthonyfjoshua. »
Absent des compétitions depuis son sacre
olympique à Rio l’été dernier, Teddy Riner a soigné son retour au plus
haut niveau : il a décroché samedi 2 septembre à Budapest son neuvième titre mondial, après avoir battu au golden score le Brésilien David Moura.
Dans la matinée, Riner a infligé quatre ippons à ses adversaires,
dont le double médaillé olympique brésilien Rafael Silva. Le Français a
connu une grosse frayeur en demi-finale face au Géorgien Guram
Tuchichvili (22 ans), mais s’en est sorti en prolongation, comme en
finale.
En remportant sa finale, Riner prolonge son impressionnante série
d’invincibilité. Il a gagné ses 134 derniers combats : sa dernière
défaite remonte au 13 septembre 2010, en finale des Mondiaux toutes
catégories. Depuis, Riner a tout gagné, devenant double champion
olympique avant cette longue pause d’un an.
Après Rio, le Français avait d’abord décidé de se reposer
avant d’être gêné par des pépins physiques (douleurs au tibia et au
coude) qui ont retardé son retour sur les tatamis. Il est arrivé aux
Mondiaux en se sachant véritablement menacé : « Je le savais en arrivant ici, mes entraineurs m’avaient prévenu, a-t-il expliqué après son combat au micro de La Chaîne L’Equipe. J’avais regardé les compétitions, les mecs ont très envie. Ils ont envie d’y croire. »
Avec ce titre mondial, Riner offre sa troisième médaille à la France
dans ses mondiaux, après celles en or de Clarisse Agbegnenou (-63 kg) et
en bronze de Hélène Receveaux (-57 kg). Avant la compétition mixte par
équipes, dimanche, la France est deuxième nation de ce championnat du monde, derrière l’intouchable Japon et ses sept médailles d’or.
Plus tôt dans la journée, Émilie Andéol, championne olympique en titre (+78kg), n’était pas parvenue à décrocher une médaille, éliminée en quarts de finale.
En
savoir plus sur
http://www.lemonde.fr/judo/article/2017/09/02/teddy-riner-remporte-son-neuvieme-titre-de-champion-du-monde-dans-la-douleur_5180142_1556020.html#tP3lBRBCXmm5JRS2.99
Avant de rentrer dans le vif du sujet, je souhaite vous parler des mots.
Ils sont d’une telle banalité que nous avons tendance à oublier leurs pouvoirs sur nos vies.
Pourtant ce sont les mots qui nous permettent de communiquer. C’est
grâce à eux que nous pouvons parler, nous organiser, nous comprendre et
par la même occasion évoluer. Sans eux nous ne serions absolument rien.
Vous trouverez même cette vérité dans la Bible, plus précisément, dans le 1er verset de l’évangile selon Saint Jean : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu. »
On constate que le « verbe » est ici antérieur à Dieu. Donc sans Verbe, pas de Dieu…Voici qui en dit long.
Quand on commence à se poser des questions sur « les causes de notre
misère », la plupart d’entre nous constatent qu’un certain nombre de
valeurs ont été inversées.
Par exemple, le mot « démocratie » est utilisé tout les
jours pour qualifier notre système, mais le sens véridique du mot n’a
strictement rien à voir avec la réalité de notre situation.
L’inversion de valeur renforcée par des abus de langages, qui peuvent
être volontaire ou non, ont inscrit dans la tête d’un grand nombre
d’électeurs que notre système est démocratique. Dès lors, comment faire appel à une solution dont le terme a été usurpé par son problème ?
On voit ici naître un véritable casse-tête mental/philosophique qui ne
pourra qu’entraîner une perte de liberté, comme dirait Confucius.
L’une des pires d’ailleurs, puisqu’ici elle mène tout droit à la perte
du libre arbitre soit, la porte d’entrée vers l’aliénation la plus
totale.
Pour aller plus loin sur ce type de confusion, je vous conseille de vous renseigner sur les injonctions paradoxales…
Car ce qui est destructeur pour certains peut aussi se révéler très pratique pour d’autres.
Cependant, il n’est pas nécessaire d’inverser strictement le sens
d’un mot pour que des confusions se mettent en place et endigue notre
évolution.
C’est le cas du terme « Fascisme » duquel découle le mot « Fasciste »,
deux termes utilisés à tout bout de champ pour dire tout et n’importe
quoi.
Dans la psyché collective française, « Fasciste » est devenu une insulte.
Quand on entend en société, « Lui, c’est un fasciste !» c’est souvent pour qualifier le côté « raciste » ou « xénophobique » d’une personne et parfois, son côté autoritaire.
Ainsi notre épouvantail national, le FN, est depuis plusieurs années
qualifié de « parti fasciste », sous prétexte qu’il propage des idées
racistes et autoritaires.
Or, en étudiant le terme dans son sens véritable, on ne peut que
constater que le fascisme est autrement plus complet que la seule
définition ridiculement erronée que nous lui donnons en général.
C’est pourquoi j’ai décidé de créer ce dossier, afin de vous transmettre
le résultat de mes recherches ainsi que les preuves de l’existence
d’une des confusions grotesques et dangereuses de notre époque. Certains
découvriront que non seulement le terme a partiellement été inversé
mais qu’en plus, il pourrait être utilisé plus fréquemment et ceci avec
plus de justesse.
Le but de ce dossier est aussi d’étudier les rapports entre notre situation actuelle et le fascisme.
Dans le souci d’effectuer une analyse crédible et véridique, j’ai décidé d’utiliser comme source principale le livre de Benito Mussolini (coécrit avec Giovanni Gentile) « La doctrine du fascisme » car qui de mieux placé que le créateur de la doctrine peut nous en apprendre plus sur le sujet ?
Une doctrine avec une philosophie solide
Le fascisme est avant tout une doctrine et comme toutes doctrines,
elle repose sur des bases intellectuelles concrètes, avec des concepts
et des réflexions.
Mussolini, dans une lettre envoyée le 27 août 1921 à Michele Bianchi (Secrétaire du Parti national fasciste) résumait cette doctrine ainsi :
« Le fascisme peut prendre pour devise le binôme de Mazzini : Pensée et Action ».
Ceci peut facilement nous rappeler une certaine devise, « En marche » utilisée par notre cher président lors de sa « campagne ».
Il est d’ailleurs intéressant de constater que durant le régime de
Vichy, régime profondément fasciste quoi qu’en dise les défenseurs de
celui-ci, le slogan « La France en marche » avait été utilisé. Bizarrement ceci n’a posé aucun problème aux électeurs, souffrant d’amnésie intergénérationnelle.
Il n’y a que nos anciens qui ont réellement
vécu la naissance décomplexée du fascisme, une partie des générations
post-guerre ont souffert des effets du temps, de la manipulation et/ou
se sont confortées dans des croyances fallacieuses, oubliant par la même
le réel sens des fameux « progrès sociaux » obtenus après guerre.
Enfin, revenons à nos moutons. « Pensée et Action » sont deux mots permettant l’incorporation d’un grand nombre de concepts.
Ainsi le fascisme a voulu, en son temps, définir des axes de vie en se
basant sur des philosophies diverses. Pour résumer on peut dire qu’il
est :
Autoritaire, agressif et totalitaire
Universel
Oligarchique – Corporatiste
Contre le pacifisme, la vie commode, et perçoit la vie comme une lutte
Contre la démocratie dans le sens commun
Contre les doctrines libérales et l’individualité
Pour une constante évolution, conscient de la nécessité de s’adapter
Porteur de valeurs et considère l’État en mission
Place l’État au cœur de tout
Spiritualiste et religieux
Notez qu’il s’agit ici d’une liste non-exhaustive de point qui seront développés prochainement.
Précédemment j’ai parlé d’inversion partielle, et les plus observateurs d’entre vous auront sûrement remarqué de quoi je parle.
Nous imaginons souvent que le fascisme est raciste et autoritaire, or
après avoir étudié « la doctrine du fascisme » je peux vous affirmer qu’il n’y aucune forme de racismes, de xénophobies ou autre discriminations biologiques dans cette doctrine.
Par contre elle est réellement autoritaire, elle se considère comme la
doctrine la plus adaptée et aboutie car elle devrait sa légitimité à
l’histoire de l’humanité (oui, oui rien que ça – on retrouve d’ailleurs
le même argument chez les libéraux et leur « tout-marché »).
L’inversion de valeur se situe donc au niveau du « racisme », car il est l’extrême opposé du racisme, on pourrait même parler de pré-mondialisme. Pour simplifier la pensée fasciste on pourrait dire que la race n’a aucun sens, seul l’État en a.
Comprenez que pour cette philosophie qu’une personne soit Noire, Jaune,
Rouge, Bleue ou Blanche ceci ne pose absolument pas de problème tant
qu’il reconnaît l’unité du peuple par l’État et la position suprême de l’État sur son individualité.
Comme il serait dangereux d’avancer ce genre de choses sans preuves, je laisse Mussolini conclure et démontrer mes propos :
Parlant de la définition fasciste de la démocratie, celle du peuple
dont l’importance n’est pas la quantité mais la qualité, position qui
pour lui transcende l’histoire (système oligarchique) il conclut :
« Il ne s’agit [l’idée] ni de race, ni d’une région géographique
déterminée, mais d’un groupement qui se perpétue historiquement, d’une
multitude unifiée par une idée qui est une volonté d’existence et de
puissance : idée que nous appellerons aussi conscience de soit, ou
personnalité. » « La doctrine du fascisme »
Ailleurs il dira aussi :
« Race : c’est un sentiment et non une réalité ; 95% de sentiments » dans « Entretien avec Mussolini » p75 – Ludwig
Lors d’un discours donné à Naples le 24 octobre 1922 :
« Pour nous, la Nation est surtout esprit et non pas seulement territoire. »
Une dernière pour finir :
« Aujourd’hui, j’affirme que le fascisme considéré comme idée, doctrine, réalisation, est universel. »
« Universel » est un mot qu’on peut opposer à « borné » « délimité »
donc le fascisme est ouvert à tous. Quoi de plus parlant ? Qu’importe la
race et la religion, si la doctrine est respectée alors il n’y a aucun
problème…
La théorie du choix social est l'étude et l'analyse de la
manière dont la combinaison des préférences individuelles peut mener à
une décision collective (ou sociale).
La théorie du choix social remonte au travaux de Nicolas de Condorcet et à l'énoncé du paradoxe de Condorcet.
Le théorème d'impossibilité d'Arrow, formulé par Kenneth Arrow en 1951, constitue le fondement de la théorie moderne du choix social.
Le paradoxe de Condorcet dit qu'il est possible, lors d'un vote
où l'on demande aux votants de classer trois propositions (A, B et C)
par ordre de préférence, qu'une majorité de votants préfère A à B,
qu'une autre préfère B à C et qu'une autre préfère C à A. Les décisions
prises à une majorité populaire par ce mode de scrutin ne sont donc pas,
dans ce cas, cohérentes avec celles que prendrait un individu supposé
rationnel, car le choix entre A et C ne serait pas le même selon que B est présent ou non.
Le nom « paradoxe de Condorcet » vient de Nicolas de Condorcet (Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat), qui l'a énoncé en 1785 dans son ouvrage Essai sur l’application de l’analyse à la probabilité des décisions rendues à la pluralité des voix, le résumant à l’intransitivité possible de la majorité.
C'est le mode d'expression des préférences de chaque votant, sous la
forme de relations (de type A > B > C) qui mène à ce résultat
paradoxal. Quand l'information traitée est plus complète et renseigne
sur l'intensité des préférences (par exemple, A n'est que faiblement
préféré à B, mais B est très fortement préféré à C), des procédures
permettent de classer rationnellement des candidats sans paradoxe. De
telles procédures sont par exemple utilisées pour évaluer des réponses à
appel d'offres : on établit pour chaque critère d'évaluation non pas un classement mais une notation.
Le théorème d'impossibilité d'Arrow, également appelé « paradoxe d'Arrow », est une confirmation mathématique, dans certaines conditions précises, du paradoxe soulevé et décrit dès 1785 par Nicolas de Condorcet.
Selon ce paradoxe, il n'existe pas de processus de choix social
indiscutable, qui permette d'exprimer une hiérarchie des préférences
cohérente
pour une collectivité à partir de l'agrégation des préférences
individuelles exprimées par chacun des membres de cette même
collectivité. Pour Condorcet, il n'existe pas de système simple assurant cette cohérence. Arrow tente de démontrer, sous réserve d'acceptation de ses hypothèses, qu'il n'existe pas du tout
de système assurant la cohérence, hormis celui où le processus de choix
social coïncide avec celui d'un seul individu, parfois surnommé dictateur, indépendamment du reste de la population.
Alain Deneault explique ce qu'est le travail.
Au lieu d'être la rencontre entre une compétence du producteur et un besoin du consommateur, il consiste à enrichir les actionnaires des sociétés multinationales et non à répondre à des besoins réels des consommateurs.
On se retrouve dans une situation absurde où des ingénieurs doivent fabriquer des matériaux qui vont se briser (obsolescence programmée), où des designers vont concevoir un bain tourbillonnant dans un jet privé, où des pharmacologues doivent inventer des médicaments qui ne servent à rien pour des malades imaginaires qui ont les moyens de se les payer alors que d'autres personnes meurent juste à côté, où des sociologues font des recherches sur le public des casinos parce que le bailleur de fonds vient de cet horizon là, etc.
– Protéger tous les citoyens des abus de pouvoirs et corruptions éventuelles.
– Garantir la souveraineté des citoyens français.
– Établir les pouvoirs et contre-pouvoirs correspondants.
Plan
PRÉAMBULE Titre premier – De la citoyenneté
1.1 – Citoyen
1.2 – Citoyen civique
1.3 – Citoyen actif
1.4 – Formation à la citoyenneté Titre II – De la souveraineté
2.1 – Gouvernance
2.2 – Légitimité
2.3 – Exclusivité
2.4 – Référendum
2.5 – Mandataires Titre III – Le pouvoir de révision constitutionnelle
3.1 – Initiative
3.2 – Approbation Titre IV – Les commissions de contrôle
4.1 – Nombre
4.2 – Composition et renouvellement
4.3 – Règles d’organisation, fonctionnement et procédure
4.4 – Liste des commissions de contrôle Titre V – Le pouvoir de contrôle constitutionnel
5.1 – La commission de contrôle constitutionnel
5.2 – Saisine de la commission de contrôle constitutionnel Titre VI – Les droits fondamentaux
Préambule
6.1 – Égalité
6.2 – Liberté fondamentale
6.3 – Vie privée
6.4 – Participation à la souveraineté
6.5 – Sécurité physiologique
6.6 – Libertés
6.7 – Droits locaux
6.8 – Application
6.9 – Environnement Titre VII – Droits et devoirs du citoyen
7.1 – Droits du citoyen
7.2 – Devoirs du citoyen
7.3 – Devoirs du citoyen actif Titre VIII – Le pouvoir judiciaire
8.1 – Les fonctions du pouvoir judiciaire
8.2 – L’indépendance du pouvoir judiciaire
8.3 – L’impartialité des magistrats et du pouvoir judiciaire
8.4 – Accès à la justice
8.5 – Transparence de la justice
8.6 – Efficacité du système judiciaire
8.7 – Responsabilité pénale des membres du pouvoir législatif et exécutif
8.8 – Les peines Titre IX – Le pouvoir législatif
9.1 – De la loi
9.2 – Accès à la loi
9.3 – Les acteurs
9.4 – Initiative législative Titre X – Le pouvoir monétaire Titre XI – Le pouvoir médiatique
11.1 – Contrôle du pouvoir médiatique
11.2 – Rapport et séparation entre les médias et les puissances politiques et financières Titre XII – Le pouvoir éducatif
12.1 – De l’instruction scolaire
12.2 – De l’éducation populaire Titre XIII – Le pouvoir éthique et scientifique Titre XIV – Le pouvoir diplomatique Titre XV – Le pouvoir militaire
15.1 – Contrôle du pouvoir de sécurité intérieure Titre XVI – Le pouvoir de police Titre XVII – Le pouvoir cultuel
PRÉAMBULE
Nous, citoyens, affirmons notre autonomie et notre souveraineté par
la présente Constitution. Elle reste modifiable à tout moment par la
notre seule volonté du peuple. Elle sert à nous protéger des abus de
pouvoir, à les organiser en conséquence, à garantir notre égalité devant
le droit. Elle est construite dans l’unité. Elle a pour vocation de
susciter l’unité et la solidarité ; de garantir la liberté ; de
favoriser la paix, la dignité, le bien-être des citoyens et le respect
de l’environnement.
Titre premier – De la citoyenneté
1.1 –Citoyen
Pour tout Français, le statut de citoyen s’acquiert à la naissance.
1.2 –Citoyen civique
Le statut de citoyen civique s’acquiert à la majorité civique (entre 16 et 18 ans) et le statut de citoyen actif est basé sur le volontariat.
1.3 –Citoyen actif
Le
citoyen actif est un citoyen ayant plus de devoirs, du fait de son
implication dans des activités politiques et sociales. Il peut être
appelé à exercer un mandat au même titre qu’un citoyen non-actif, à la
différence que ce premier ne peut refuser le mandat. Le statut de
citoyen actif peut être temporairement interrompu sans que cela n’ait de
conséquence sur autre chose que les devoirs politiques de la personne.
1.4 –Formation à la citoyenneté
Une formation à la citoyenneté est proposée afin que chaque citoyen puisse participer aux activités civiques et politiques.
Titre II – De la souveraineté
2.1 –Gouvernance
La France est une confédération démocratique, son droit émane des citoyens.
2.2 –Légitimité
Seuls les
citoyens sont légitimes, pour définir des mandataires, pour choisir leur
mode de désignation et pour les contrôler (reddition des comptes et
révocabilité).
2.3 –Exclusivité
La
souveraineté de la confédération appartient aux citoyens exclusivement,
ils l’exercent entre autres par voie de référendum d’initiative
citoyenne à toutes les échelles administratives. L’initiative
référendaire n’est accessible qu’aux citoyens.
2.4 –Référendum
Tout citoyen
doit pouvoir initier un référendum. Les collectivités confédérales
doivent assurer la transparence des propositions de référendum à travers
divers organes constitués de plateformes et d’assemblées virtuelles ou
physiques ou autres formes à définir.
2.5 –Mandataires
Les mandataires doivent respecter les principes de la souveraineté de la confédération.
Titre III – Le pouvoir de révision constitutionnelle
3.1 – Initiative
L’initiative de la révision de la Constitution appartient aux citoyens au travers du RIC et de leurs mandataires.
3.2 – Approbation
La révision est définitive après avoir été approuvée par un référendum final.
Titre IV – Les commissions de contrôle
4.1 – Nombre
Les commission de contrôle sont au nombre de 13. 4.2 – Composition et renouvellement
Chaque commission de contrôle est composée de citoyens tirés au sort et
d’enseignants et comprennent entre trente et cent membres, dont le
mandat dure un an et demi et n’est pas renouvelable. Elles se
renouvellent par tiers tous les ans.
4.3 – Règles d’organisation, fonctionnement et procédure
Une loi organique détermine les règles d’organisation et de
fonctionnement des commissions de contrôle, la procédure qui est suivie
devant elles et notamment les délais ouverts pour la saisir de
contestations.
4.4 – Liste des commissions de contrôle 1 – CC.C – commission de contrôle constitutionnel (5.1) 2 – CC.DF – commission de contrôle des droits fondamentaux CLC.DF – commissions locales de contrôle des droits fondamentaux 3 – CC.DDC – commission de contrôle des droits et devoirs du citoyen 4 – CC.J – commission de contrôle judiciaire CLC.J – commissions locales de contrôle judiciaire 5 – CC.L – commission de contrôle de la législation/légifération 6 – CC.CM – commission de contrôle de la création monétaire 7 – CC.DP – commission de contrôle des dépenses publiques CLC.DP – commissions locales de contrôle des dépenses publiques 8 – CC.Mé – commission de contrôle des médias 9 – CC.E – commission de contrôle de l’éducation CLC.E – commissions locales de contrôle de l’éducation 10 – CC.ES – commission de contrôle éthique et scientifique 11 – CC.D – commission de contrôle de la diplomatie 12 – CC.M – commission de contrôle militaire 13 – CC.Cu – commission de contrôle des cultes
Titre V – Le pouvoir de contrôle constitutionnel
5.1 – La commission de contrôle constitutionnel
La commission
de contrôle constitutionnel est composée partiellement d’enseignants en
droit, et partiellement de tirés au sort. Elle comprend entre trente et
cent membres, dont le mandat dure un an et demi et n’est pas
renouvelable. La commission se renouvelle par tiers tous les ans.
Une loi organique détermine les règles d’organisation et de
fonctionnement de la commission de contrôle constitutionnel, la
procédure qui est suivie devant elle et notamment les délais ouverts
pour la saisir de contestations.
5.2 – Saisine de la commission de contrôle constitutionnel
5.2.1 – Auto-saisine
La commission de contrôle constitutionnel peut s’auto-saisir de toutes questions de sa compétence.
5.2.2 – Saisine
Tout citoyen peut saisir la commission de contrôle constitutionnel selon des modalités fixées par une loi organique.
5.2.3 – Promulgation
Toute loi, avant sa promulgation ou soumission à référendum doit être
soumise à la commission de contrôle constitutionnel qui se prononce sur
sa conformité à la Constitution. La validation se fait par un référendum
final. Elle doit statuer dans le délai d’un mois.
5.2.4 – Inconstitutionnalité
Une disposition déclarée inconstitutionnelle est abrogée. Les décisions
de la commission de contrôle constitutionnel ne sont susceptibles
d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics et à toutes les
autorités administratives et juridictionnelles.
Titre VI – Les droits fondamentaux
Préambule
La Constitution garantit les droits fondamentaux et leur application.
6.1 – Égalité
Tous sont égaux devant le droit et la loi.
6.2 – Liberté fondamentale
Chacun est en
droit de disposer de son corps et de sa personne. “en droit” est à
prendre ici aux sens de : face au droit ; en respect du droit ; sous les
règles du droit.
6.3 – Vie privée
Toute personne a droit au respect de sa vie privée dès lors qu’il respecte les droits fondamentaux d’autrui.
6.4 – Participation à la souveraineté
La
Constitution garantit aux citoyens français la libre participation à la
souveraineté ; l’exercice total des expressions pluralistes et des
délibérations.
6.5 – Sécurité physiologique
Tout
ressortissant français et habitant du territoire a droit à la sécurité
physiologique dans le respect de son intégrité physique (air, eau
potable, nourriture, santé physique et mentale, logement), à la liberté
sans nuire à quiconque et dans le respect de la planète et de ses
habitants.
6.6 – Libertés
Tout
ressortissant français et habitant du territoire a droit à la liberté
d’expression, d’opinion, de culte, d’association et de circulation,
ainsi qu’à l’instruction, l’éducation, les soins médicaux, la culture.
6.7 – Droits locaux
Les droits peuvent être complétés au niveau local sous les conditions des Articles précédents.
6.8 – Application
Le corps
collectif se dote de toutes les dispositions permettant dans les faits
la stricte application des articles précédents (Titre IV).
6.9 – Environnement
6.9.1 – Devoir de l’Homme
Tout
citoyen doit veiller à créer les conditions de mise en oeuvre d’une
société pérenne respectueuse de l’humain et de l’environnement, porteuse
de cohésion sociale, de respect mutuel et d’engagement civique.
6.9.2 – Veille et principe de précaution
Toute
personne peut à tout moment alerter au sujet de toute action ou
innovation susceptible de dégrader l’environnement pour vérifier et
mesurer les effets et impacts de son application sur la durée. Les
sujets de grande envergure pourront être mis en délibération, la
décision sera prise par référendum. Les modalités sont développées dans
le Titre X – Pouvoir Éthique.
Titre VII – Droits et devoirs du citoyen
7.1 – Droits du citoyen Les droits du citoyen ont été définis dans les titres précédents (Titres 1 à 4) :
– De la souveraineté
– Le pouvoir de révision constitutionnelle
– Le pouvoir de contrôle constitutionnel – Les droits fondamentaux
7.2 – Devoirs du citoyen – Respecter la Constitution et les lois.
– Suivre une formation continue à la pratique politique et à l’exercice de la souveraineté.
– Accomplir son service citoyen. Le service citoyen correspond aux
formations minimums nécessaires pour le bon fonctionnement général de
notre société. Ces formations sont basées sur la protection de la
population : problème intérieur et extérieur ; catastrophe naturelle ;
l’éducation aux gestes de premiers secours. L’âge de la formation est
déterminé par un ensemble de citoyens, d’experts de la santé et de
l’enfance. Tout citoyen peut faire une demande de formation. Les
formations sont accessibles à tout moment.Les modalités de ce service citoyen sont développées dans une loi organique.
7.3 – Devoirs du citoyen actif
Pour exercer son statut de citoyen actif, un citoyen doit :
– S’informer avec soin de l’évolution des institutions et des assemblées citoyennes.
– Avoir reçu une formation à leur mode de fonctionnement et à leur utilisation.
Un citoyen actif tiré au sort ne peut refuser d’assumer un mandat.
Veiller sur les institutions, leurs fonctionnements et leurs mandataires.
Titre VIII – Le pouvoir judiciaire
8.1 – Les fonctions du pouvoir judiciaire
8.1.1 – Commission de Contrôle Judiciaire (CCJ) Les commissions de contrôle judiciaire veillent au respect des
droits et libertés par les administrations de l’État, les collectivités
territoriales, les établissements publics, ainsi que par tout organisme
investi d’une mission de service public, ou à l’égard duquel la loi
organique lui attribue des compétences.
Elles peuvent être saisies, dans les conditions prévues par la loi
organique, par toute personne s’estimant lésée par le fonctionnement
d’un service ou organisme public.
La loi organique définit les attributions et les modalités
d’intervention des CCJ. Elles déterminent les conditions dans lesquelles
elles peuvent être assistées par un collège pour l’exercice de
certaines de ses attributions.
Les CCJ sont tirées au sort pour un mandat de 9 mois non renouvelable.
Elles se renouvellent par tiers tous les trois mois. Leurs fonctions
sont incompatibles avec celles de membre du Gouvernement et de membre du
Parlement. Les incompatibilités, le nombre de commissions et leurs
effectifs sont fixés par la loi organique.
Les membres des CCJ rendent compte de leur activité aux citoyens lors de la reddition des comptes.
8.1.2 – Magistrat Le mot magistrat renvoie à l’exercice du pouvoir judiciaire. La notion de magistrature, regroupe juges et procureurs. Les Magistrats (Juges, Citoyens jurés et Procureurs) délibèrent “à part égal”. Juge : Le
juge est un magistrat chargé de rendre la justice en appliquant les
lois. Il apporte son expertise et les jurisprudences aux citoyens jurés. Citoyens jurés : Les
citoyens jurés sont des citoyens tirés au sort qui participent, aux
côtés des magistrats professionnels, au jugement des crimes au sein du
tribunal criminel ou toute autre tribunal qui ferait appel à un juré. Procureur : Le
procureur est le représentant de l’intérêt public, chargé de la
poursuite en justice, ou le représentant d’un pouvoir exécutif auprès de
certains tribunaux. Il rappelle les textes de lois impliqués dans le
procès. Il explique la loi. Il est chargé de surveiller et contrôler le
bon déroulement de la justice.
8.1.3 – Avocats Un avocat est un juriste dont
la fonction est de défendre en justice les personnes physiques ou
morales, en plaidant pour faire valoir leurs droits et plus généralement
pour les représenter.
8.1.4 – Auxiliaires de justice
Les auxiliaires de justice, greffiers, traducteurs, officiers de police,
médiateurs judiciaires, huissiers de justice, notaires, mandataires
judiciaire à la protection des majeurs, sont des professionnels du droit
qui ne sont pas magistrats mais participent toutefois directement ou
indirectement à la mission de service public de la justice.
8.1.5 – Auxiliaires extérieurs :
Les auxiliaires extérieurs, experts judiciaires, médiateurs,
conciliateurs, mandataires ad’hoc, ne sont pas des professionnels du
droit, mais participent toutefois directement ou indirectement à la
mission de service public de la justice ou en amont.
8.2 – L’indépendance du pouvoir judiciaire La commission de contrôle constitutionnel, définie dans le titre IV, est garante de l’indépendance du pouvoir judiciaire.
Elle contrôle les magistrats et les auxiliaires, fixe les budgets et les moyens.
Les magistrats sont inamovibles, sauf décision de la commission de contrôle constitutionnel.
Les statuts des magistrats et des auxiliaires sont définis par une loi
organique, elle fixe la durée et le renouvellement des mandats.
8.3 – L’impartialité des magistrats et du pouvoir judiciaire
8.3.1 – Formation
La formation des magistrats est exclusivement publique.
Les Écoles Confédérales de la Magistrature sont réparties sur le
territoire. Leur statuts, leur nombre et leur répartition sont fixés par
une loi organique.
La formation des avocats est soit privée soit publique.
Des écoles confédérales de droit sont réparties sur le territoire. Leur
statuts, leur nombre et leur répartition sont fixés par une loi
organique.
8.3.2 – Financement Le financement et les frais de
fonctionnement des magistrats, des avocats et des auxiliaires de justice
sont exclusivement publics. Ils ne peuvent recevoir ni financements
privés ni avantages en nature. Leur comptabilité est rendue
publique et contrôlée par la Commission de Contrôle des Dépenses
Publiques en coordination avec la Commission de Contrôle Judiciaire. Les modalités de leur financement sont fixés par une loi organique. Seule la Commission de Contrôle Constitutionnel,définie au Titre IV,
est compétente pour statuer en matière d’infraction financière relevée
dans le cadre de l’exercice du pouvoir judiciaire. Elle peut être saisie
par la CCDP* et la CCJ en cas de constatation d’une irrégularité
financière.
8.3.3 – Conflits d’intérêts Les conflits d’intérêts sont
incompatibles avec l’exercice du pouvoir judiciaire. La répartition des
affaires et des mandats se fait sous contrôle des Commissions de
Contrôle Judiciaire Locales.
8.4 – Accès à la justice L’accès à la justice est un droit pour toutes personnes sur
le territoire. L’accès à la justice est gratuit et facilité; des
médiateurs sont chargés de chercher des solutions amiables ou
accompagner les plaignants en justice.
8.5 – Transparence de la justice La CCJ est garante de la transparence de la justice. Le greffier publie aubulletin officiel accessible pour tous les citoyens l’intégralité des registres du tribunal et des minutes du greffe. Les enregistrements des séances et
délibérations des tribunaux sont publiées, sauf huis clos et dossiers
portant atteinte à la sécurité nationale en attente de déclassification.
8.6 – Efficacité du système judiciaire La CCJ est garante de l’efficacité du système judiciaire.
Les procès ont lieu dès que les pièces sont réunies, tout délai doit être justifié auprès de la CCJ.
8.7 – Responsabilité pénale des membres du pouvoir législatif et exécutif
8.7.1 –Responsabilité pénale
Les membres du pouvoir législatif et exécutif sont pénalement
responsables des actes accomplis dans l’exercice de leurs fonctions. Ils
sont jugés par le tribunal administratif.
8.7.2 – Tribunal administratif Le tribunal administratif est lié par la détermination des peines telles qu’elles résultent de la loi. En matière pénale, le tribunal administratif est lié par le code criminel et le code environnemental.
8.7.3 – Haute trahison Si un membre du pouvoir législatif et ou exécutif est reconnu
coupable, un tribunal populaire est constitué pour statuer sur la
qualification du fait constitutif de haute trahison ainsi que la peine.
Les critères factuels constitutifs de la haute trahison sont fixés par
une loi organique.
8.8 – Les peines
8.8.1 – Détention arbitraire Nul ne peut être arbitrairement détenu.
8.8.2 – Liberté individuelle Le pouvoir judiciaire est gardien de la liberté individuelle ;
il assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la
loi.
8.8.3 – Culpabilité et dédommagement Un citoyen reconnu coupable recevra une peine proportionnelle à
son délit ou à son crime. Il devra systématiquement dédommager les
victimes et s’acquitter d’une amende proportionnelle à son patrimoine et
son capital.
Titre IX – Le pouvoir législatif
9.1 – De la loi Tout citoyen a droit de concourir
personnellement, ou par l’intermédiaire de ses mandataires, à la
formation de la loi. La loi est l’expression de la volonté générale,
elle est la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse.
Les propositions de loi sont soumises à référendum avant d’être
promulguées. Toute loi que les citoyens n’ont pas approuvée est nulle,
ce n’est pas une loi. La constitution fixe les règles
concernant la citoyenneté, la souveraineté, la révision
constitutionnelle, les commissions de contrôle, le contrôle
constitutionnel, les droits fondamentaux, les droits et devoirs du
citoyen, le pouvoir judiciaire, le pouvoir législatif, la monnaie, les
médias, l’éducation, l’éthique et la science, la diplomatie, le
militaire, la police, les cultes. Le bloc de légalité (les codes)
fixe les règles concernant l’administratif, le civil, la santé,
l’économie, l’environnement, les “crimes”.
Les dispositions du présent article sont précisées et complétées par une loi organique.
9.2 – Accès à la loi L’accès à la loi est un droit pour
toutes personnes sur le territoire. L’accès à la loi est gratuit et
facilité par des médiateurs. Toute loi est consultable sur internet et
en mairie en version informatique.
9.3 – Les acteurs
9.3.1 – Les citoyens Le citoyen est le législateur. Il initie, débat, rédige et vote lui-même ses lois.
9.3.2 – Le parlement
9.3.2.1 – Assemblée Confédérale
L’Assemblée se réunit en séances publiques. Elle est composée de 15
citoyens tirés au sort par département, désignés pour 1 an et demi. Elle
se renouvelle par tiers tous les six mois. Les assemblées sont
“présidées” par des coordinateurs issus de la CCL. Lors des votes, la
présence de chaque membre de l’assemblée est obligatoire. Un compte
rendu quotidien est rédigé et rendu public. L’assemblée confédérale peut
convoquer une assemblée Ad Hoc.
9.3.2.2 – Assemblée AD HOC L’Assemblée se réunit en séances publiques. Les mandats des
Assemblées AD HOC (Aad) sont impératifs, ils sont fixés dans un cahier
des charges exhaustif. Celui-ci comporte a minima : la composition de
l’assemblée, les raisons de leur convocation, la durée du mandat,
l’emploi du temps et l’objectif des mandatés. La convocation des
mandataires se fait par tirage au sort sur une liste de personnes
désignées par démocratie liquide pour leurs connaissances respectives.
Les assemblées sont “présidées” par des coordinateurs issus de la CCL.
La présence en séance des mandatés est obligatoire. Un compte rendu
quotidien est rédigé et rendu public.
9.3.3 – Les commission de contrôle(introduites au TITRE 4 et 5)
9.3.3.1 – La CCL : commission de contrôle législatif La CCL est garante du bon déroulement des référendums et de leurs
initiatives. Les débats contradictoires sont mis à la disposition de
tous sur les plates-formes.
L’inscription à l’ordre du jour se fait selon les priorités définies par les citoyens sur la plateforme confédérale.
La CCL est neutre dans les débats législatifs. Elle est compétente pour
toute l’organisation des débats et des délibérations législatives. Elle
est garante du pluralisme et de la contradiction.
9.3.3.2 – La CCC : commission de contrôle constitutionnel(décrite au TITRE 5) La CCC peut être saisie par la CCL, la CCDP, ou sur
convocation citoyenne. Son rôle est de sanctionner les éventuelles
infractions à la constitution dans le déroulement du processus
législatif et d’alerter sur les incompatibilités constitutionnelles des
textes présentés en assemblée. Elle effectue un examen de
constitutionnalité avant chaque référendum et promulgue les lois
validées par les citoyens.
9.3.3.3 – CCDP : commission de contrôle des dépenses publiques La CCDP est compétente pour évaluer les budgets et tenir les comptes des assemblées.
9.3.4 – Responsabilité des acteurs Les acteurs du pouvoir législatif n’ont pas d’immunité spécifique, ils répondent devant les tribunaux. Tout citoyen peut saisir les tribunaux en cas de manquement à un mandat législatif. (voir Judiciaire → TITRE 8)
9.4 – Initiative législative
L’initiative de la loi ou initiative
législative est le droit accordé par la Constitution aux citoyens et à
l’assemblée confédérale de proposer une loi. La souveraineté de la
confédération, définie au titre II, appartient aux citoyens
exclusivement [article 2.3].
9.4.1 – Les initiatives citoyennes
Tout citoyen peut soumettre à la CCL une proposition de loi rédigée. La CCL statue sur ces propositions en séance publique. La procédure est précisée par une loi organique.
Déclenchements :
Pétition référendaire
Un référendum peut être déclenché par pétition si celle-ci répond au
cahier des charges d’un projet de loi (9.5.2). Une pétition référendaire
qui recueille plus de 500 000 signatures apparaît dans la liste des
référendums semestriels en attente sur la plateforme virtuelle.
Un référendum extraordinaire peut être déclenché par pétition sans
passer par les débats parlementaires et sans attendre les référendums
semestriels si la pétition répond au cahier des charges d’une
proposition de loi (9.5.2).
Un référendum peut porter sur un article de constitution ou un traité si
une pétition recueille plus de 2 000 000 de signatures sur la
plateforme confédérale.
Référendums à diamètres croissants
Tout citoyen peut, par ses propres moyens, consulter ses concitoyens. Si
l’échantillon consulté (plus de 1000 personnes sur une même localité,
village, rue…) est favorable à l’initiative, la municipalité ou les
municipalités des citoyens consultés organisent un référendum municipal.
Si le référendum municipal est favorable à l’initiative, le département
dont dépend la municipalité organise un référendum départemental. Si le
référendum départemental est favorable à l’initiative, la confédération
organise un référendum confédéral. Tout résultat défavorable avant
d’atteindre l’échelle confédérale met fin à la progression de
l’initiative. La procédure est précisée par une loi organique.
9.4.2 – Demande de proposition
Tout citoyen peut demander au parlement de faire une proposition de loi
sur le sujet de son choix. La demande est faite dans les mêmes
conditions que les propositions de loi d’initiative citoyenne ou
directement devant la CCL municipale de son lieu de résidence. La CCL
municipale peut décider de rejeter son idée ou de la soumettre à la CCL
départementale. La CCL départementale peut à son tour décider de rejeter
l’idée ou de la soumettre à la CCL. La CCL peut décider de rejeter
l’idée ou de saisir l’AC pour que celui-ci rédige une proposition de loi
basée sur la demande initiale, en collaboration étroite avec le
déposant de la demande et en consultant la population.
Les conditions de présentation devant la CCL et les procédures de celle-ci sont précisées dans une loi organique.
Tout citoyen a la possibilité de soumettre au parlement des suggestions
lors des deux premiers mois de rédaction du texte de loi, celles-ci sont
faites dans les mêmes conditions que les demandes de proposition.
Modalité : rejet de la CCL… Comptes-rendus doivent être rendus publics et contenir les motifs du refus (Loi organique du 4.3)
9.4.3 – Doléances
Les doléances des habitants sont recueillies sur la plateforme
confédérale et des cahiers de doléances sont mis à disposition dans
chaque commune. Toute personne ayant émis une doléance inscrite sur la
plateforme confédérale est convoquée par l’assemblée confédérale locale
et devra présenter sa doléance devant celle-ci. Il en ressort
éventuellement une proposition de loi ou d’amendement d’une loi
existante qui est présentée à la CCL. Les conditions de recueil des
doléances et de leur inscription sur la plateforme confédérale sont
précisées dans une loi organique.
9.4.4 – Les initiatives des parlementaires
9.4.4.1 – Assemblée Confédérale (AC)
Les membres de l’AC ont la possibilité de soumettre à la CCL des
propositions de loi issues de leur propre initiative soutenue par les
citoyens sur une page spécifique de la plateforme confédérale.
La CCL peut limiter le nombre de propositions de l’AC.
Ces propositions doivent préalablement avoir reçu le soutien des
citoyens du département d’origine du/des membre(s) de l’AC, les
modalités de ce soutien sont propres à chaque département.
9.4.4.2 – Assemblée AD HOC (AAd)
L’AAd n’est pas à l’initiative des lois. Elle ne peut faire des
propositions de loi que si son cahier des charges le spécifie. [voir
9.3.2 – Le parlement]
9.5 – Délibérations
9.5.1 – Débat
9.5.1.1 – Débats préliminaires
Les débats préliminaires n’ont pas de durée déterminée. [voir 9.3.3.1 – La CCL]
La CCL est en charge de la rédaction des ordres du jour, fixés par les
citoyens (plateforme de classement des débats législatif par priorité).
Elle a pour vocation de suivre et animer les débats.
9.5.1.2 – Débat législatif
…
Titre X – Le pouvoir monétaire
10.1 –
Titre XI – Le pouvoir médiatique
11.1 – Contrôle du pouvoir médiatique
11.1.1 – La commission de
contrôle des médias a le pouvoir d’autoriser ou non l’acquisition des
parts de médias et de suspendre[(temporairement ou définitivement)] un
média.
11.1.2 – Tout média a le
devoir de diffuser publiquement son mode de financement et l’identité de
ses propriétaires. [les modalités de publication sont à préciser]
11.1.3 – L’organisme
démocratique de contrôle des médias enquête sur le contenu diffusé sur
les autres médias et met à disposition de tous les citoyens les
résultats de ses enquêtes.
11.2 – Rapport et séparation entre les médias et les puissances politiques et financières
11.2.1 – Les médias sont composés de deux corps :
11.2.2 – Les médias d’informations et de divertissements.
11.2.3 – Les médias
d’informations reçoivent une licence publique octroyée par l’état par le
biais d’un référendum (*) citoyen d’une assemblé tirée au sort.
11.2.4 – Les médias
d’informations reçoivent de l’état une subvention obtenable, rétribuable
et ajustable par le biais de [la même assemblée] dans le cadre de
l’allocation (annuelle) du budget de l’état.
11.2.5 – Un organisme
indépendant (**) vérifiera la véracité des informations diffusées par
les médias. Le tribunal citoyen médiatique géré par des citoyens tirés
au sort accordera un temps d’écoute à n’importe quel citoyen ou expert
(défense ou avocat du média). Cet organisme peut prendre des sanctions
comme demander réparation médiatique et retirer la licence d’information
publique a posteriori.
Titre XII – Le pouvoir éducatif
12.1 – De l’instruction scolaire
12.1.1 – Définition
12.1.2 – Accès12.2 – De l’éducation populaire
12.2.1 – Définition
L’éducation populaire n’est pas simplement la transmission de
connaissances, mais également le développement des capacités
intellectuelles, culturelles, artistiques et physiques de chacun afin de
continuer à apprendre par lui même tout au long de sa vie.
12.2.2 – Accès
L’éducation populaire est un droit.
Elle est gratuite, accessible à tous, à tout âge et localement.
12.2.3 – Application
Les principes d’éducation populaire définis précédent sont mis en œuvre sur l’ensemble du territoire.
Le corps collectif se dote de toutes les dispositions permettant dans les faits la stricte application des articles précédents.
Titre XIII – Le pouvoir éthique et scientifique
13.1 –
Titre XIV – Le pouvoir diplomatique
14.1 –
Titre XV – Le pouvoir militaire
15.1 – CONTRÔLE DU POUVOIR DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE 15.1.1 – Les représentants de
l’ordre doivent agir dans l’intérêt du peuple et ne peuvent pas recevoir
d’ordre allant à l’encontre des droits du peuple. 15.1.2 – Les représentants de l’ordre doivent être citoyens français. 15.1.3 – Des institutions doivent être mises en
place afin que tout citoyen connaisse la constitution et soit en mesure
de défendre sa patrie. 15.1.4 – Le peuple a le contrôle de l’exécution du pouvoir de sécurité. 15.1.5 – Les décisions de sécurité nationales doivent être soumises à une commission de citoyens tirés au sort. 15.1.6 – Toutes décisions prises par cette commission peuvent être soumises à un référendum d’initiative populaire. 15.1.7 – Les institutions doivent permettre à chaque personne d’être en mesure de se défendre individuellement ou collectivement. 15.1.8 – Chaque personne a le devoir de secours et de défense d’autrui. 15.1.9 – L’éducation doit donner les moyens pour se défendre et défendre autrui. 15.1.10 – Les modalités de l’état d’urgence doivent
être laissées à l’approbation des citoyens soit par défaut grâce au
référendum, soit exceptionnellement par une[assemblée (*)] de citoyens
tirés au sort. 15.1.11 – Le chef du conseil de guerre présente sa candidature et est élu par un groupe de citoyens tirés au sort. 15.1.12 – Les représentants des institutions en
charge de la sécurité intérieure et extérieure sont nommés par les
citoyens tirés au sort et se doivent de rendre des comptes, ils n’ont
qu’un rôle exécutif. 15.1.13 – Les objectifs des actions militaires
menées par le conseil militaire doivent être argumentés auprès d’un
comité citoyen et validés par celui-ci.
Chap. Ier. — Dualisme politique. Autorité et Liberté : opposition et connexité de ces deux notions. Chap. II. — Conception à priori de l’ordre politique régime d’autorité, régime de liberté. Chap. III. — Formes du gouvernement. Chap. IV. — Transaction entre les principes : origine des contradictions politiques. Chap. V. — Gouvernements de fait. Dissolution sociale. Chap. VI. — Position du problème politique : principe de solution. Chap. VII. — Dégagement de l’idée de fédération. Chap. VIII. — Constitution progressive. Chap. IX. — Retard des fédérations : causes de leur ajournement. Chap. X. — Idéalisme politique : tendances unitaires, garantie fédérale. Chap. XI. — Sanction économique. Fédération agricole-industrielle.
Deuxième partie. — Politique unitaire.
Chap. Ier. — Tradition jacobine. Gaule fédéraliste, France monarchique Chap. II. — La Démocratie depuis le 2 Décembre. Chap. III. — Monogramme démocratique. L’Unité Chap. IV. — Manœuvre unitaire. Chap. V. — Entrée en campagne : la Fédération escamotée Chap. VI. — Villafranca. — Politique contradictoire Chap. VII. — La Papauté et les sectes religieuses. Chap. VIII. — Danger d'une rivalité politique et commerciale entre la France et l'Italie dans le système de l'unité. Chap. IX. — Difficultés de la situation en 1859. Chap. X. — Plan de Garibaldi : l'unité italienne échoue par la faute des démocrates. Chap. XI. — Hypothèse d'une solution par le principe fédératif.
Troisième partie. — La Presse unitaire.
Chap. Ier. — De la dignité du journaliste. — Influence de l'Unitarisme sur la raison et la conscience des écrivains. Chap. II. — Le Siècle : hallucinations unitaires de M. Taxile Delort. Chap. III. — L'Opinion nationale : politique à bascule de M. Guéroult Chap. IV. — La Presse, la Patrie, le Pays, les Débats, l’Écho de la Presse, la Revue nationale. Chap. V. — Le Temps, l’Indépendant (de la Charente-Inférieure), le Journal des Deux-Sèvres. Servitude mentale de M. Nefftzer. Chap. VI. — Le Progrès (de Lyon). Paralogismes catholico-jacobiniques de M. Fréd. Morin. Chap. VII. — Questions morales et politiques : la raison d'État. Chap.VIII. — Du serment politique. Chap. IX. — L'esclavage et le prolétariat.