jeudi 31 août 2017

Point de vue d'Etienne Chouard sur la polémique Onfray, Mélenchon et Robespierre



Source : https://youtu.be/bKs3KbunHYI

Robespierre n'est pas le boucher qu'en ont fait  ses détracteurs. C'est un avocat, l'avocat des pauvres, un incorruptible (contrairement au duplice Danton).
Le gros travailleur Michel Onfray, qui pourtant se réfère toujours aux textes, a visiblement fait l'impasse sur Robespierre et ne rapporte que l'avis des commentateurs de Robespierre.

mercredi 30 août 2017

Citation d'Elisée Reclus (2)

« La question de savoir ce qui dans l’œuvre de l’homme sert à embellir ou bien contribue à dégrader la nature extérieure peut sembler futile à des esprits soi-disant positifs : elle n’en a pas moins une importance de premier ordre. Les développements de l’humanité se lient de la manière la plus intime avec la nature environnante. Une harmonie secrète s’établit entre la terre et les peuples qu’elle nourrit, et quand les sociétés imprudentes se permettent de porter la main sur ce qui fait la beauté de leur domaine, elles finissent toujours par s’en repentir. Là où le sol s’est enlaidi, là où toute poésie a disparu du paysage, les imaginations s’éteignent, les esprits s’appauvrissent, la routine et la servilité s’emparent des âmes et les disposent à la torpeur et à la mort. Parmi les causes qui dans l’histoire de l’humanité ont déjà fait disparaître tant de civilisations successives, il faudrait compter en première ligne la brutale violence avec laquelle la plupart des nations traitaient la terre nourricière. Ils abattaient les forêts, laissaient tarir les sources et déborder les fleuves, détérioraient les climats, entouraient les cités de zones marécageuses et pestilentielles ; puis, quand la nature, profanée par eux, leur était devenue hostile, ils la prenaient en haine, et, ne pouvant se retremper comme le sauvage dans la vie des forêts, ils se laissaient de plus en plus abrutir par le despotisme des prêtres et des rois. »  

Du Sentiment de la nature dans les sociétés modernes, La Revue des deux Mondes, no 63, 15 mai 1866.

Citation d'Elisée Reclus (1)

« Vous demandez à un homme de bonne volonté, qui n’est ni votant, ni candidat, de vous exposer quelles sont ses idées sur l’exercice du droit de suffrage. [...] Voter, c’est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c’est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir. Voter, c’est être dupe ; c’est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d’une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l’échenillage des arbres à l’extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l’immensité de la tâche. L’histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, le parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement. »  

Le Révolté, octobre 1885.

Confédéralisme plutôt que République homogène ?

Sauf erreur de ma part, l'idée d'Etienne Chouard c'est qu'un peuple doit écrire lui-même sa Constitution.

Mais à quel niveau placer le curseur d'un "peuple" ? Ne faudrait-il pas prendre en compte les particularismes locaux ?

Le philosophe du XVIIIème siècle Claude-Adrien Helvétius parlait des provinces. Les Helvètes ont choisi les Cantons suisses (de population équivalente à nos départements).

Sans être un expert de droit constitutionnel (loin de là), j'ai pu constater les différences de sujets abordés entre les Islandais, les Iroquois, les Kurdes ou encore les habitants du quartier de Christiania à Copenhague, dans leurs constitutions respectives.

J'ai donc le sentiment que plus on voudra appliquer une Constitution identique à un très grand groupe de personnes, plus on sera obligé de diluer les souhaits de chacun pour obtenir un consensus qui risque finalement d'être fade, peu enthousiasmant. Alors que, si chaque commune pouvait écrire sa Constitution, et qu'on ne réserve que quelques prérogatives à la "confédération des communes" (notamment la sécurité/la défense), alors, les citoyens s’approprieraient beaucoup plus volontiers le projet.

Autonomie ou indépendance

Si l'on revient à l'étymologie du mot "auto-nomie", on retrouve la thématique des Gentils Virus de la démocratie : écrire ses règles soi-même. Des citoyens qui écrivent leur Constitution. 
Mais pour autant, cette sortie de "l'enfance" politique n'est pas encore (à mon humble avis) l'atteinte de "l'âge adulte" en termes politiques. C'est seulement l'adolescence; c'est le moment des revendications contre l'autorité parentale. 
Pour être un adulte indépendant, il faut "gagner son pain", être autosuffisant financièrement. Je crois donc qu'il faut associer :

* cette recherche/construction de l'autonomie (par des ateliers constituants, par l'éducation populaire)

* à la recherche/construction de l'autosuffisance/indépendance en termes:
- alimentaire, 
- énergétique
- sans oublier monétaire (toute l'économie, tous les échanges reposant sur cette clé de voûte qu'est la monnaie).

500 ans avant Christophe Colomb, d'autres Européens "découvraient l'Amérique" (déjà peuplée par de nombreux peuples Amérindiens)


Les Amérindiens, eux, occupent le continent américain depuis la préhistoire.


LE TEMPS RÉVÈLE QUI DISAIT LA VÉRITÉ AUX FRANÇAIS LORS DU "GRAND DÉBAT" DE LA PRÉSIDENTIELLE DU 4 AVRIL 2017.

Au cours du « grand débat » organisé par BFMTV et CNews le mardi 4 avril 2017 avec les 11 candidats à l'élection présidentielle, j’avais eu l’occasion d’expliquer que la plupart des promesses électorales des autres candidats étaient impossibles à appliquer, du fait des traités européens et de l’impossibilité concrète de les modifier puisque cela requiert l’unanimité.

J’avais notamment évoqué l’affaire des « travailleurs détachés » en expliquant que la Pologne et la Roumanie, par exemple, en refuseraient toute remise en cause substantielle.
Les événements survenus au cours des 24 et 25 août viennent de confirmer à 100% l’analyse que je faisais devant les Français le 4 avril, seul contre tous et malgré les attaques méprisantes de la plupart des journalistes.

a) - la Roumanie a opposé une fin de non-recevoir à la demande de révision de la directive « travailleurs détachés » de Macron, et cela, alors même qu’il ne s’agissait en rien d’une remise en cause du principe des travailleurs détachés mais d’un léger durcissement de certaines de ses modalités (cf. notre dossier https://www.upr.fr/actualite/france/macron-piege-question-travailleurs-detaches-cette-question-revele-schizophrenie-dirigeants-europeistes-francais).

b)- le gouvernement de Varsovie a annoncé qu’il refuserait toute remise en cause de la directive, ce qui a provoqué une escalade verbale inconsidérée de la part de Macron et le déclenchement d’une lourde crise diplomatique avec la Pologne. De façon symptomatique, la première ministre polonaise, Beata Szydlo, a rappelé publiquement « à M. Macron que la Pologne est le membre de l'Union européenne au même titre que la France » et que « ce n'est ni le président de la France ni aucun autre dirigeant qui décidera personnellement de l'avenir de l'Europe, mais l'ensemble des membres de la communauté »

Tous ceux qui ont cru - ou qui croient encore - aux promesses de "changer l'Europe" formulées machinalement par nos dirigeants LR-LREM-PS et à nos pseudo-opposants FN-DLF-FI sont ainsi détrompés par les FAITS.

Ainsi donc, il n’aura fallu que quatre mois et 3 semaines après le « grand débat » du 4 avril pour que le Temps se charge de démasquer les politicards et révèle qui disait la vérité.

Le grand auteur tragique grec de l’Antiquité, Euripide, écrivit un jour ce vers, resté célèbre : « Le Temps révèle tout : c'est un bavard qui parle sans être interrogé. »
C'est une façon poétique de dire que, même s’ils l’emportent d'abord, les mensonges finissent par se dissiper avec le temps et la vérité finit toujours par s’imposer.

François ASSELINEAU

27 août 2017

Voir aussi l'article de Valeurs actuelles sur l'incident diplomatique provoqué par Emmanuel Macron en Polognehttps://www.valeursactuelles.com/monde/la-tournee-chaotique-de-macron-dans-les-pays-de-lest-vire-lincident-diplomatique-87926

lundi 28 août 2017

Les insurgés de la terre

Ils ont établi leur camp dans la canopée des séquoias de Californie du Nord ou de l'Oregon. En rupture avec l'American way of life, ils ont décidé de donner leur temps, et pour certains leur vie, à la protection de la nature. Leurs inspirateurs sont des poètes et des philosophes comme Henri David Thoreau (l'auteur de La désobéissance civile). Ils ont des airs angéliques, tiennent des propos fondés mais qui sonnent le plus souvent utopiques. Ailleurs, ces nouveaux guérilleros éperonnent les baleiniers japonais en Antarctique ou s'accrochent au-dessus des voies ferrées pour bloquer les trains de déchets nucléaires en Allemagne. Parfois, pour défendre ce à quoi ils croient, certains basculent dans l'illégalité, s'en prennent aux forestiers ou aux exploitants de bois, sabotent des laboratoires de vivisection ou brûlent des 4x4. Ils sont alors forcés à la cavale ou à la clandestinité.
Pour le FBI, ce sont des terroristes. L'agence fédérale les a officiellement désignés comme la seconde menace pour la sécurité intérieure des États-Unis après Al-Qaida. Elle fait peser sur ces militants verts une répression féroce et sans précédent. Le Animal and enterprise terrorism act, un volet spécial des Patriot acts américains adopté sous la pression des lobbies industriels, donne désormais la possibilité aux autorités de réprimer toute forme de protestation. Des avocats défenseurs des libertés publiques et des ONG comme Greenpeace dénoncent cette dérive liberticide, aux États-Unis comme en Europe.

 



Sourceshttps://archive.org/details/Les-insurges-de-la-terre et https://youtu.be/mbNXcM71ggo

Qu’il est beau, le ‘monde libre’ !


Par Bruno Guigue – Le 11 aout 2017 – Source In Cauda Venenum


Prodigue en bonnes paroles, l’Occident se veut l’incarnation des valeurs universelles. Ce parangon de la démocratie, ce champion des “droits de l’homme” convoque toujours ses vertus supposées à l’appui de ses prétentions hégémoniques. Comme si une bonne fée s’employait, magnanime, à faire coïncider sa morale et ses intérêts, il revêt ses ambitions matérielles des oripeaux de la justice et du droit. C’est ainsi que le “monde libre” pratique le bombardement de pays étrangers à des fins “démocratiques”, mais de préférence dans les contrées riches en hydrocarbures ou en ressources minières. Conjuguant la foi du charbonnier et la rapacité du capitaliste, il agit comme s’il pouvait convertir sa puissance matérielle en privilège moral.

 
Le reste du monde n’est pas dupe, mais finalement peu importe. “Le monde libre” a toujours raison car il est du côté du Bien, et il ne risque pas la contradiction aussi longtemps qu’il est le plus fort – c’est du moins ce qu’il croit dur comme fer. La barbarie congénitale qu’il attribue aux autres est l’envers de son monopole autoproclamé de la civilisation. Auréolé du sacro-saint “droit d’ingérence”, ce mariage réussi du sac de sable façon GI et du sac de riz façon Kouchner, l’Occident vassalisé par Washington s’imagine sans doute qu’il sauve le monde en le soumettant matin, midi et soir, à l’impitoyable razzia exigée par les vautours de la finance et les multinationales de l’armement.
Cette entreprise de domination, on le sait, ne date pas d’hier. Elle s’inscrit dans la longue durée historique chère à Fernand Braudel, celle de la constitution d’une “économie-monde”. Porté par sa longueur d’avance technologique, le monde occidental s’est lancé depuis la “Renaissance” à la conquête de l’orbe terrestre. Patiemment, il s’est approprié le monde des autres, il l’a façonné à son image, le contraignant à lui obéir ou à l’imiter, éliminant au passage tous ceux qu’il jugeait inassimilables. Sans que ce tour de passe-passe ne vienne troubler ses certitudes, l’Occident s’est pensé comme une métaphore du monde. Il n’en était qu’une partie, mais il voulait en devenir le tout, de la même façon que des pays représentant 10% de la population mondiale, aujourd’hui, se prennent pour ce qu’il est convenu d’appeler la “communauté internationale”.
La conquête coloniale illustra au cours des trois derniers siècles cette propension de l’Occident à étendre son emprise au-delà de ses frontières en prétendant y apporter les bienfaits de la “civilisation”. Ce projet de domination planétaire fut mis en échec par la révolte généralisée des peuples colonisés au XXe siècle, mais il connut une seconde chance avec son excroissance nord-américaine. L’“Amérique”, cet extrême-Occident découvert par un Christophe Colomb à la recherche de l’extrême-Orient, a hérité du Vieux Continent son ambition conquérante et sa rapacité commerciale. Convertissant leur absence de passé en promesse d’avenir, ces “États-Unis” surgis du néant dans l’atmosphère du puritanisme anglo-saxon ont magnifié cette ambition tout en l’unifiant à leur profit. Au prix du génocide des Amérindiens, “l’Amérique” est alors devenue la nouvelle métaphore du monde.
Il n’est pas sûr que ce dernier y ait gagné au change. Les empires coloniaux ont succombé à leur insupportable archaïsme, tandis que l’hégémonie américaine s’exerce, elle, par les multiples canaux de la modernité technologique, de Google aux drones de combat. Du coup, elle paraît à la fois plus ductile et plus tenace. Ce qui lui donne sa souplesse commande aussi sa rémanence. Du casque blanc de l’administrateur colonial européen à l’écran digital de la cybernétique militaire US, une révolution a eu lieu. Elle a substitué à une domination abrupte, liquidée au cours d’une sanglante décolonisation, une entreprise hégémonique multiforme. Héritiers des trois “M” du colonialisme classique, les ONG made in USA ont remplacé les “missionnaires” chrétiens, les “marchands” sont devenus des multinationales et les “militaires” sont désormais bardés de haute technologie.
Fort de la bonne conscience indécrottable des “born again” du Middle West, l’Empire américain projette aujourd’hui sur le monde son manichéisme dévastateur. Les yeux ouverts, il rêve d’un partage définitif entre les bons et les méchants, pilier inébranlable d’un ethnocentrisme sans complexe. Le droit est forcément de son côté, puisqu’il incarne les valeurs cardinales de la “démocratie libérale”, des “droits de l’homme” et de “l’économie de marché”. C’est à l’évidence une idéologie grossière, masque frauduleux des intérêts les plus sordides, mais il faut avouer qu’elle est efficace. Si elle ne l’était pas, il y aurait peu de monde pour croire que les USA ont gagné la Seconde Guerre mondiale, que le capitalisme est un bon système, que Cuba est un goulag tropical, qu’Assad est pire que Hitler et que la Corée du Nord menace le monde.
De cette intimité présumée avec le Bien, les thuriféraires de l’Empire nord-américain déduisent logiquement un droit préemptif à traquer le Mal sous toutes les latitudes. Aucun scrupule ne devant inhiber sa frénésie salvatrice, la civilisation au singulier dont il se croit l’incarnation s’attribue la prérogative expresse de réduire la barbarie par tous les moyens. C’est pourquoi l’impérialisme contemporain fonctionne comme une sorte de tribunal universel, qui distribue les récompenses et inflige les punitions à qui bon lui semble. Devant cette juridiction hautement “morale”, la CIA tient lieu de juge d’instruction, le Pentagone de bras séculier, et le président des États-Unis de juge suprême, sorte de deus ex machina d’une justice divine qui frappe de la foudre les suppôts de “l’Axe du Mal” et autres empêcheurs de tourner en rond dans l’arrière-cour de l’Empire du Bien.
Manifestement, cette tendance à se proclamer l’incarnation de la Morale se situe du côté des structures, car la succession conjoncturelle – et trépidante – des locataires de “White House” n’y change rien. À Washington, la croisade contre les barbares sert invariablement de cache-sexe à la cupidité sans limite du complexe militaro-industriel et à l’emprise séculaire de l’État profond. De Harry Truman à Donald Trump en passant par Barack Obama, de la Corée à la Syrie en passant par le Vietnam, l’Indonésie, l’Angola, le Mozambique, le Salvador, le Nicaragua, le Chili, l’Afrique du Sud, la Serbie, l’Afghanistan, le Soudan, la Somalie, l’Irak et la Libye, on administre la mort, directement ou par “proxies”, à tous ceux qui s’opposent au règne salvateur de la justice universelle.
Pour exécuter ses basses besognes, “l’Amérique” bienfaitrice a toujours su utiliser la main d’œuvre locale. Franco, Hitler et Mussolini (jusqu’en 1939), Tchang Kaï-Tchek, Somoza, Syngman Rhee, Ngo Dinh Diem, Salazar, Batista, Mobutu, Marcos, Trujillo, Pik Botha, Duvalier, Suharto, Papadopoulos, Castelo Branco, Videla, Pinochet, Stroessner, Reza Chah Pahlevi, Zia Ul Haqq, Ben Laden, Uribe, Salmane, Netanyahou, les nazis ukrainiens et les “terroristes modérés” du Moyen-Orient ont fourni un précieux concours. Leader incontesté du merveilleux “monde libre”, “l’Amérique” prétend incarner la civilisation au moment où elle vitrifie des populations entières à l’arme atomique, au napalm ou au missile de croisière, à défaut de leur infliger la mort lente par l’agent orange, l’uranium enrichi ou l’embargo sur les médicaments. Et elle ne manque pas de zélateurs jurant qu’elle rend des services irremplaçables à l’humanité, alors qu’à l’évidence la défaite de cet Empire criminel serait une excellente nouvelle.
 
Bruno Guigue

Lettre ouverte au Président de la République dite « française ». De Jacob Cohen [juillet 2014]


Vous serez peut-être surpris, Monsieur François Hollande, ou plutôt ferez semblant de l’être, par cette appellation entre guillemets. Car selon les textes fondateurs, vous êtes censé défendre les intérêts de la République et les principes de droit qui en assurent le fonctionnement.
Or tout indique, depuis votre entrée en fonction, une allégeance aveugle et inconditionnelle à un pays étranger qui viole depuis une soixantaine d’années les principes de droit international les plus fondamentaux.
Il faut dire que vous êtes l’héritier d’un parti politique dit « socialiste », qui a participé à une campagne militaire de type colonial en 1956 contre l’Egypte aux côtés d’Israël, et qui a fourni à ce dernier pays l’arme nucléaire qui pourrait se retourner un jour contre l’Europe.
Certes, il vous arrive de dire un peu de mal de la colonisation, de l’occupation, des annexions et autres exactions des sionistes. De même lorsque vous recevez le Harki en chef de l’Autorité palestinienne pour l’encourager à négocier sans fin avec les maîtres sionistes.
Mais ce sont juste des paroles en l’air, dites avec l’aval de votre suzerain sioniste, pour illusionner les naïfs. Sinon, dernier exemple en date, pourquoi les sanctions prises contre la Russie pour l’annexion de la Crimée, consécutive tout de même à un référendum réussi, ne sont pas envisagées pour l’annexion de Jérusalem et du Golan, effective depuis 45 ans ?
Votre complicité criminelle avec l’État sioniste se double d’une allégeance inconditionnelle envers ses représentants en France. Au point de transformer les Institutions de la République, comme la Justice et la Police, en auxiliaires du CRIF et autres agences judéo-sionistes. Le Conseil d’État est mis à contribution pour faire interdire les spectacles ou les manifestations qui pourraient déplaire aux Maîtres occultes de la France, vos Maîtres. Pour une insulte « antisémite », les moyens de la République sont mobilisés pour arrêter et condamner le coupable.
Je me permets de vous rappeler que j’ai été agressé par la ligue de défense juive le 12 mars 2012, agression filmée, revendiquée et publiée par la LDJ, et que votre « justice », enfin celle qui reçoit ses ordres du CRIF, vient de « classer l’affaire sans suite ».
Pour cela, M. Hollande, je vous accuse de FORFAITURE, et j’accuse votre « justice » d’être la « bonne à tout faire du CRIF ». J’espère que vous ne laisserez pas ces graves accusations sans suite. Les Français patriotes ne comprendraient pas que le Premier Magistrat ne défende pas son intégrité morale ni l’honneur et la dignité de notre principale Institution.
Monsieur le Président, vous avez poursuivi le travail de sape depuis le départ du Général de Gaulle en réduisant à néant l’indépendance de la France, et vous avez réduit notre pays au rôle de sous-traitant d’un des plus grands pays criminels des dernières décennies. Les massacres inhumains de centaines de civils gazaouis sans défense et sans recours perpétrés avec des moyens militaires sans précédent vous laissent de marbre. Il est vrai que vous avez entonné l’hymne national sioniste avec un premier ministre dont l’arrogance n’a d’égale que sa volonté d’écraser le Proche-Orient sous sa botte. On se rappellera de vous et de votre place dans l’Histoire comme le complices des crimes de guerre sionistes, ou pour reprendre une célèbre formule, comme le « Petit Télégraphiste de Netanyahou ».
Les conventions épistolaires m’obligeant de conclure avec des salutations, je vous adresse les miennes, AVEC MON PLUS PROFOND MÉPRIS.
Jacob Cohen, citoyen franco-marocain, écrivain antisioniste. Paris le 20 juillet 2014.