mercredi 28 janvier 2015

Affaire Charlie : la famille du policier « suicidé » n’aura pas accès au rapport d’autopsie

Exclusif. Panamza a contacté la mère d'Helric Fredou, commissaire de police chargé de rédiger un rapport sur l'entourage familial de Charlie Hebdo et retrouvé mort d'une balle dans la tête quelques heures après l'attentat.
Le 25.01.2015 à 20h49
J’ai demandé le rapport d’autopsie, on m'a dit : "Vous ne l’aurez pas".
Neuf jours plus tard, c'est au tour de sa mère d'apporter de nouvelles révélations.
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Contactée par l'auteur de ces lignes, elle se déclare d'abord "énormément choquée" que Bernard Cazeneuve ne lui ait adressé aucun message de condoléances. Pour cause : l'actuel ministre de l'Intérieur entretenait, selon elle, d'excellents rapports avec son fils décédé. De 2010 à 2012, les deux hommes étaient amenés à travailler ensemble sur Cherbourg, l'un en tant que député-maire de la ville, l'autre en sa qualité de commissaire principal"J'espère qu'un jour, je vais pouvoir le croiser pour lui dire à quel point j'ai été très déçue", ajoute-t-elle.
Même absence de réaction de la part de l'Élysée : Helric Fredou était pourtant chargé -entre autres localités- de la Corrèze et notamment de Tulle, fief historique de François Hollande.
Panamza reviendra prochainement sur l'intégralité de son témoignage, recueilli à travers un entretien téléphonique enregistré le samedi 24 janvier.
Sept points sont, d'ores et déjà, à souligner :
1* Selon la mère d'Helric Fredou, les policiers qui l'ont auditionnée lui ont expressément fait savoir qu'elle n'aurait pas accès au rapport d'autopsie. Le Code de procédure pénale prévoit pourtant qu'en cas d'autopsie judiciaire (pour suicide ou mort suspecte), tout membre de la famille peut en faire la demande auprès du Parquet. Inutile : tel est le message déjà envoyé à une mère endeuillée qui "veut savoir la vérité".
2* L'arme de service d'Helric Fredou n'était pas munie d'un silencieux. Sa mère a donc posé une question élémentaire à ses collègues : "Pourquoi n'avez-vous rien entendu alors qu'il était environ minuit?". Réponse laconique : "Son bureau était bien isolé".
3* D'après sa mère, Helric Fredou voulait passer un coup de fil important après avoir effectué deux choses : débriefer "trois enquêteurs" partis interroger la famille proche d'une victime de l'attentat de Charlie Hebdo (en l'occurrence, les parents de Jeannette Bougrab -compagne autoproclamée de Charb- comme l'avait recoupé et divulgué Panamza) et consulter ensuite "les réseaux sociaux". C'est à ce moment-là que Fredou aurait réalisé une déduction tellement importante qu'il "voulait continuer de travailler". Précision importante : le "commandant"  en poste ce soir-là (non identifié) aurait voulu se charger lui-même du débriefing des enquêteurs et de la rédaction du rapport mais Fredou aurait insisté en lui répliquant "C'est mon boulot". Le supérieur direct d'Helric Fredou est Gil Friedman, directeur du service régional de police judiciaire de Limoges.
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4* Selon la police, Helric Fredou aurait posé le canon de son revolver sur le front et la balle serait restée à l'intérieur du crâne.
5* Le médecin traitant d'Helric Fredou, avec lequel sa mère s'est entretenue jeudi 22 janvier, refuse de valider le portrait esquissé par les rares articles parus au sujet du policier, faisant état d'une prétendue "dépression" et d'un quelconque "burn-out".
6* La mère a voulu savoir à qui était adressé le dernier appel de son fils. Les policiers lui auraient rétorqué "On ne peut pas savoir" avant d'affirmer finalement qu'aucun coup de fil n'avait été passé.
7* "Quatre directeurs" de la police, venus expressément de Paris, ont rencontré la mère d'Helric Fredou pour lui adresser leurs condoléances et la convaincre qu'il s'agissait d'un "suicide".
Enfin, un élément d'information subsidiaire mérite ici d'être rapporté : hormis l'auteur de ces lignes, AUCUN journaliste n'a contacté -depuis le 8 janvier- la mère ou la soeur d'Helric Fredou pour éclaircir l'affaire.
HICHAM HAMZA  

 

Un Camerounais parle d'immigration. Ça décoiffe.

Gaston Kelman, écrivain d'origine camerounaise, parle d'immigration, d'esclavage et de colonisation de l'Afrique, dans une émission télévisée le 23 Septembre 2007.





 

Sourcehttp://youtu.be/mWb_dVxncRs

jeudi 15 janvier 2015

Des intellectuels de confession musulmane appellent à une «révolution» dans l'islam

Naser Khader, ancien membre du Parlement danois, d'origine syrienne. Pour Naser Khader, ancien membre du Parlement danois d'origine syrienne, «les islamistes radicaux sont les nazis de l'islam». Il estime que les musulmans sont à même de les combattre.

Ce dimanche, dans le New York Times, 23 intellectuels musulmans influents des États-Unis, du Canada et de Grande-Bretagne, soutenus par le Gatestone Institute, ont signé un appel vibrant à une «réforme de l'islam». «Que peuvent faire les musulmans pour se réapproprier leur “belle religion”», s'interrogent-ils, soulignant que les massacres, les décapitations et mutilations perpétrés par l'État islamique, les prises d'otages de jeunes filles innocentes orchestrées parBoko Haram ou la mise en esclavage de chrétiens en Irak sont autant de crimes menés au nom d'Allah. «Notre déni et notre silence relatif doivent cesser», écrivent ces personnalités.
«Nous devons nous engager dans la promotion de réformes quand nécessaire, y compris une réinterprétation honnête et critique des écritures et de la charia, utilisées par les islamistes pour justifier la violence et l'oppression.» «La théocratie est un échec prouvé», disent-ils encore. «Le chemin vers la justice et la réforme doit se faire à travers la liberté», ajoutent ces musulmans laïcs, dévoués à la cause de la démocratie. Un propos bien éloigné du discours généralement entendu dans le monde musulman, selon lequel l'islam n'a rien à voir avec les dérives terroristes de certains de ses membres.
Parmi les signataires, se trouve notamment Naser Khader, un ancien membre du Parlement danois, d'origine syrienne, qui y a créé une association «des démocrates musulmans» pendant la crise des caricatures de 2006. Aujourd'hui chercheur au Hudson Institute de Washington, Khader est bien placé pour mesurer la gravité du défi qui se pose à l'Occident et à l'ensemble du monde musulman. Il a été très actif après 2006 au Danemark pour défendre le point de vue des musulmans laïcs contre la domination médiatique des radicaux islamistes. «J'en avais marre de leur monopole sur ce que doit être l'islam, c'était toujours eux que les journalistes allaient interviewer dans les mosquées, mais nous, les musulmans laïcs, avons notre mot à dire.» Il connaissait très bien les journalistes deCharlie Hebdo pour avoir témoigné à leur procès et aussi reçu un prix de la laïcité de la Mairie de Paris, dans le jury duquel figuraient presque tous les journalistes de Charlie.

La démocratie doit venir avant la religion

«J'ai essayé de créer des ponts. Ce que j'ai toujours expliqué aux musulmans, c'est que les Danois n'aiment pas ceux qui haïssent la liberté. Mais si vous êtes pour la liberté, vous serez toujours bien accueilli. Le fossé n'est donc pas entre promusulmans et antimusulmans, mais entre démocrates et antidémocrates», affirme Khader. «La démocratie doit venir avant la religion comme principe organisateur de la société», ajoute cet homme qui reçoit régulièrement des menaces de mort.
Naser Khader sait que seulement 20 % des musulmans danois sont d'accord avec lui, selon un sondage réalisé il y a quelques années. Mais il insiste pour qu'«une bataille s'engage à l'intérieur de la maison islam» afin que prévalent ces idées. «Pour moi, les islamistes radicaux sont les nazis de l'islam. Les gens les mieux placés pour les combattre sont les musulmans, nous devons être en première ligne. Actuellement, mon camp est petit, de même que celui des extrémistes, et au milieu il y a 80 % de gens passifs et silencieux, qu'il faut convaincre de nous rejoindre pour mener cette révolution», analyse l'ancien député, soulignant que pas un religieux n'a signé son appel pour l'instant.
Naser Khader affirme qu'Obama et Hollande«n'aident pas» en répétant sans cesse que les terroristes n'ont rien à voir avec l'islam. «Je ne suis pas d'accord. C'est l'islam aussi. En refusant de le reconnaître, les Occidentaux ne nous rendent pas service, à nous les musulmans démocrates. Car comment se battre si on n'identifie pas clairement l'ennemi?» Naser Khader se dit en revanche favorablement impressionné par les récentes déclarations du président égyptien al-Sissi qui a appelé à une révolution dans l'islam. «Il faut qu'il aille plus loin, dit-il. Qu'il explique qu'on ne peut continuer de tolérer que les juifs soient traités de singes et les chrétiens de cochons dans les mosquées égyptiennes.» «Il est très important que le pouvoir politique donne l'exemple, car les grands centres théologiques comme l'université al-Azar ne bougeront que s'ils se sentent soutenus», conclut Khader.

mercredi 14 janvier 2015

Interdiction de dissimuler son visage sur la voie publique - Voile intégral : à La Réunion, la tolérance est terminée.

Lors de ses vœux à la presse ce mardi 13 janvier 2015, Dominique Sorain, le préfet de La Réunion, a annoncé avoir donné des instructions aux forces de l’ordre concernant l’interdiction du port du voile intégral. Ce rappel à la loi date du 10 novembre 2014. Elle n’a donc pas de lien avec les récents attentats à Paris. Jusqu’à présent l’interdiction port de la burqa et niqab faisait l’objet d’une application "douce" de la loi. Le représentant de l’État a indiqué que les policiers et gendarmes ne peuvent obliger les personnes contrôlées à se dévoiler sur la voie publique. En cas de refus, les vérifications d’identités se dérouleront au commissariat ou en gendarmerie.

Cette loi n°2010-1192 du 11 octobre 2010 sur l’interdiction de port du voile intégral dans la rue est entrée en vigueur le 11 avril 2011 indique dans son article 1er que "nul ne peut, dans l’espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage." Tout manquement à la législation est puni d’une amende de deuxième classe d’un montant maximum de 150 euros et/ou d’accomplir un stage de citoyenneté.

Sourcehttp://reunion.orange.fr/news/reunion/voile-integral-a-la-reunion-la-tolerance-est-terminee,2836859.html

Laxisme meurtrier ... et voulu ?

Les services de renseignement français écoutaient le clan Kouachi. Manuel Valls leur a ordonné de cesser les écoutes juste avant les attentats !

Cette information risque de faire l'effet d'une bombe. 

Source : le préfet Bernard Squarcini, ancien directeur de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur),lors d'une interview sur la radio Europe 1.

A lire également, l'article du Point http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/pourquoi-manuel-valls-a-t-il-bloque-des-ecoutes-sur-le-clan-kouachi-14-01-2015-1896339_53.php par

Depuis plusieurs semaines, l'affaire empoisonnait les relations entre le sommet de l'exécutif et les deux principaux services de renseignements français, la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure) et la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure). Bien avant les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher de la porte de Vincennes, les chefs de ces deux services - Patrick Calvar (DGSI) et Bernard Bajolet (DGSE) - avaient fait connaître leur mécontentement.
En cause, selon des sources concordantes : les interdictions de procéder à des interceptions de communications à l'intérieur et à l'extérieur du territoire français, édictées par une proche collaboratrice du Premier ministre Manuel Valls, chargée de les autoriser ou de les interdire, après avis consultatif de la CNCIS (Commission nationale consultative des interceptions de sécurité). Selon les cas qui nous ont été rapportés, ces interdictions préalables ont frappé des écoutes sur au moins une ambassade étrangère en France et sur des "cibles" de nationalité française se trouvant en territoire étranger.
 
 

403 ou BMW ?

Dimanche 11 janvier, l'ancien directeur de la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur), avant d'être transformée en DGSI, le préfet Bernard Squarcini, a lâché le morceau lors de son passage dans l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-i>Télé-Le Monde. Selon ses propos, confirmés au Point par d'autres sources, les services avaient bien écouté l'un des frères Kouachi, "mais ça ne donnait rien, et ensuite intervient le gros dispositif juridique qui existe en France : le président de la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) vous dit de vous arrêter parce que l'objectif que vous avez demandé dans cette écoute n'apparaît pas ou n'est pas actif".
Aux yeux de Squarcini, il s'agit bel et bien d'"une faille du dispositif dans son ensemble". "Le service de renseignements ne peut travailler qu'avec la boîte à outils qu'on lui fournit. Si vous devez réparer une 403, ça va, si vous devez réparer une BMW, il faut peut-être changer de boîte à outils."

"Ils sont stricts, limite obtus"

En clair, les services auraient demandé à ce que les écoutes qui leur avaient été accordées sur la "cible" Kouachi soient étendues à son entourage. Cette mesure aurait été refusée. Une source connaissant cette affaire explique : "Ils sont extrêmement stricts, limite obtus. Ils autorisent la cible stricto sensu en appliquant les textes à la lettre : pour eux, c'est l'individu qui peut être écouté, pas le clan. Alors qu'on est en guerre !" Pourtant, les exégètes avaient remarqué que, dans ses rapports d'activité, la CNCIS avait fait évoluer ses textes.
En évoquant ces dernières années des "cibles" et non plus des "lignes" téléphoniques, elle indiquait implicitement que, justement, une écoute pouvait concerner tous les téléphones d'une personne, ses ordinateurs, le tout pouvant être étendu à son entourage. Sauf que ça, c'était avant que le précédent président de la CNCIS Hervé Pelletier, désigné par Nicolas Sarkozy et "démissionnaire", ne soit remplacé en juin 2014 par Jean-Marie Delarue. Le décret signé du président de la République François Hollande nomme Jean-Marie Delarue pour six ans, jusqu'en juin 2020.

"Des gars madrés"

Fils d'Émile Pelletier, ancien ministre de l'Intérieur du général de Gaulle, Hervé Pelletier fut président de la chambre criminelle de la Cour de cassation. À la CNCIS, il fut un interlocuteur comme les apprécient les services de renseignements, n'aimant rien tant que les "gars madrés, qui connaissent la vie". Jean-Marie Delarue, conseiller d'État honoraire et ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté, est quant à lui un "vrai juriste, engagé dans un rapport de force avec le gouvernement".
Cet expert connaissant l'affaire estime que Jean-Marie Delarue "veut poser la question de la place de la CNCIS et transformer cette autorité administrative qui fournit des avis consultatifs au gouvernement en véritable organisme de contrôle des interceptions techniques". Combat de titans pour le contrôle des services...

Guerre souterraine

Dans la technostructure du renseignement français, on évoque une guerre souterraine, très secrète et qui aurait dû le rester, qui opposerait actuellement deux tendances lourdes : d'une part, celle des services qui souhaitent qu'au nom du "pragmatisme" on leur lâche un peu la bride en ces temps troublés ; d'autre part, celle de juristes représentés par le président de la commission des Lois de l'Assemblée et président de la délégation parlementaire au renseignement, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas, membre de la CNCIS, en phase avec Jean-Marie Delarue.
Les récriminations des premiers sont fortes à l'égard des seconds. À tel point que les services estiment qu'ils font l'objet de la part de la CNCIS de mesures de pure "rétorsion". Alors que la pratique du contrôle des écoutes consistait auparavant en un contrôle de conformité a posteriori, elle est passée progressivement à un contrôle a priori. Concrètement, la CNCIS remet son avis avant que l'interception ne soit mise en place. Et, à tout le moins jusqu'à l'attentat contre Charlie Hebdo, ses avis positifs ou négatifs ont toujours été suivis à la lettre par Matignon. Qui n'y a pourtant jamais été tenu...

Des écoutes jamais commencées

Ce point est d'ailleurs rappelé dans un communiqué très inhabituel diffusé le 12 janvier, lendemain de l'intervention de Bernard Squarcini, par la CNCIS. Signé par les trois membres de la commission, à savoir le sénateur UMP François-Noël Buffet, le député PS Jean-Jacques Urvoas et le président Delarue, ce texte, ciselé au millimètre, dément les accusations de Squarcini, mais de façon curieuse. Il souligne que les accusations porteraient sur le fait que des écoutes sur les auteurs des attentats "avaient cessé", alors même que les services jurent qu'elles n'ont jamais pu avoir lieu. "À aucun moment, la CNCIS n'a manifesté d'opposition dans ces affaires sur des demandes présentées", affirme-t-elle dans le communiqué.
Des sources bien informées ne citent d'ailleurs pas seulement des affaires de terrorisme, mais aussi d'autres, également récentes et tout aussi étonnantes. La CNCIS s'est repliée aux abris en précisant dans son texte qu'elle n'évoquera ces affaires qu'avec "des autorités publiques, quelles qu'elles soient, dès lors qu'elles sont habilitées au secret de la défense nationale". Ce qui exclut la presse ! Circulez, y a rien à voir !

Dieudonné en garde à vue sur le motif "d'apologie du terrorisme"

Trois millions de Français défilent pour la liberté d'expression et voici ce que le ministre de l'intérieur commande : Dieudonné en garde à vue sur le motif "d'apologie du terrorisme"  ...
Mais quel peut être le contenu du "tweet" incriminé pour avoir nécessité l'envoi de 10 policiers ? Rappelons qu'1 ou 2 seulement étaient affectés à la protection de tous les journalistes de Charlie Hebdo !


J'ai trouvé le contenu du tweet dans l'article du journal Le Monde http://www.lemonde.fr/.../apologie-du-terrorisme... : Dieudonné affirmait se sentir « Charlie Coulibaly ». 
Que va-t-il arriver aux 21000 personnes qui ont dit carrément "Je suis Kouachi" ? Sont-elles arrêtées ou seulement Dieudonné pour son tweet ambigu ?

lundi 12 janvier 2015

Deux options : "faire le ménage" ou "tarir la source"

Hier, dimanche 11 janvier 2015, j'ai regardé la "marche républicaine" en hommage aux 17 victimes des deux attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher de Vincennes.

En fin de soirée, un journaliste français a affirmé que les intentions des frères Kouachi étaient connues des services de renseignements américains mais que ceux-ci ne les avaient pas transmises aux Français. Cette non transmission serait due, selon lui, à la grande rivalité entre les services états-uniens ... Or, dans le même temps, la BBC, la presse américaine, allemande, norvégienne, etc. annonçait que les Français avaient été prévenus pas les États-Unis !

Cette nouvelle incohérence achève de me convaincre que cette histoire va au-delà de la barbarie d'un trio d'illuminés. Cela pue la manipulation publique et la récupération politicienne.

Que va-t-il advenir après ? Je vois deux options possibles :

1- Les pouvoirs publics français remettent en cause leur politique intérieure : d'une part, adoptent des lois pour punir sévèrement tout acte en faveur de l'islamisme (y compris en mettant sur écoute les prisons où sont recrutés les futurs terroristes par des imams déviants), et, d'autre part, renforcent les processus d'éducation et d'intégration des populations issues d'Algérie et d'Afrique noire, et limitent désormais cette immigration à ceux qui peuvent, par leur compétences et leur travail, apporter un plus économique à la France.

2- Les pouvoirs publics ne se remettent pas en cause et considèrent que la responsabilité est extérieure. Des forces armées françaises, faisant fi de l'ingérence et du droit des états souverains, se lancent à l'attaque des pays supposés être des viviers de terroristes (et accessoirement des producteurs de pétrole); à l'image de ce que les États-Unis d'Amérique ont fait suite à l'attentat spectaculaire ("hollywoodien") contre le World Trade Center : attaquer l'Irak de Saddam Hussein alors que les attentats étaient attribués à Al Qaïda dirigé par le saoudien réfugié au Pakistan Osama Ben Laden.

En conclusion : faire le ménage en France ou tarir la source à l'étranger.

samedi 10 janvier 2015

Qui a commandité l’attentat contre Charlie Hebdo ? par Thierry Meyssan

 
Dans ce reportage, France 24 a coupé la vidéo pour que l’on ne voit pas les assaillants exécuter un policier au sol.

Le 7 janvier 2015, un commando a fait irruption, à Paris, dans les locaux de Charlie Hebdo et a assassiné 12 personnes. 4 autres victimes sont toujours dans un état grave.
Sur les vidéos, on entend les assaillants crier « Allah Akbar ! », puis qu’ils ont « vengé Mahomet ». Un témoin, la dessinatrice Coco, a affirmé qu’ils se réclamaient d’al-Qaïda. Il n’en a fallu pas plus pour que de nombreux Français dénoncent un attentat islamiste.

Or, cette hypothèse est illogique.

La mission de ce commando n’a pas de lien avec l’idéologie jihadiste

En effet, des membres ou des sympathisants des Frères musulmans, d’al-Qaïda ou de Daesh ne se seraient pas contentés de tuer des dessinateurs athées, ils auraient d’abord détruit les archives du journal sous leurs yeux, sur le modèle de ce qu’ils ont fait dans la totalité de leurs actions au Maghreb et au Levant. Pour des jihadistes, le premier devoir c’est de détruire les objets qui, selon eux, offensent Dieu, puis de punir les « ennemis de Dieu ».
De même, ils ne se seraient pas immédiatement repliés, fuyant la police, sans avoir achevé leur mission. Ils auraient au contraire terminé leur mission, dussent-ils mourir sur place.
Par ailleurs, les vidéos et certains témoignages montrent que les assaillants sont des professionnels. Ils avaient l’habitude de manier leurs armes et n’ont tiré qu’à bon escient. Ils n’étaient pas vêtus à la mode des jihadistes, mais comme des commandos militaires.
La manière dont ils ont exécuté au sol un policier blessé, qui ne représentait aucun danger pour eux, atteste que leur mission n’était pas de « venger Mahomet » de l’humour gras de Charlie Hebdo.

La vidéo censurée par les TV françaises

Cette opération vise à créer le début d’une guerre civile

Le fait que les assaillants parlent bien le français, et qu’ils soient probablement Français, ne permet pas de conclure que cet attentat est un épisode franco-français. Au contraire, le fait qu’ils soient professionnels contraint à les distinguer de possibles commanditaires. Et rien ne prouve que ces derniers soient des Français.
C’est un réflexe normal, mais intellectuellement erroné, de considérer lorsque l’on vient d’être attaqué que l’on connaît ses agresseurs. C’est le plus logique lorsqu’il s’agit de criminalité normale, mais c’est faux lorsqu’il s’agit de politique internationale.
Les commanditaires de cet attentat savaient qu’il provoquerait une fracture entre les Français musulmans et les Français non-musulmans. Charlie Hebdo s’était spécialisé dans des provocations anti-musulmanes et la plupart des musulmans de France en ont été directement ou indirectement victimes. Si les musulmans de France condamneront sans aucun doute cet attentat, il leur sera difficile d’éprouver autant de peine pour les victimes que les lecteurs du journal. Cette situation sera perçue par certains comme une complicité avec les meurtriers.
C’est pourquoi, plutôt que de considérer cet attentat extrêmement meurtrier comme une vengeance islamiste contre le journal qui publia les caricatures de Mahomet et multiplia les "unes" anti-musulmanes, il serait plus logique d’envisager qu’il soit le premier épisode d’un processus visant à créer une situation de guerre civile.

La stratégie du « choc des civilisation » a été conçue à Tel-Aviv et à Washington

L’idéologie et la stratégie des Frères musulmans, d’Al-Qaïda et de Daesh ne préconise pas de créer de guerre civile en « Occident », mais au contraire de la créer en « Orient » et de séparer hermétiquement les deux mondes. Jamais Saïd Qotb, ni aucun de ses successeurs, n’ont appelé à provoquer d’affrontement entre les musulmans et les non-musulmans chez ces derniers.
Au contraire, la stratégie du « choc des civilisations » a été formulée par Bernard Lewis pour le Conseil de sécurité nationale états-unien, puis vulgarisée par Samuel Huntington non plus comme une stratégie de conquête, mais comme une situation prévisible [1]. Elle visait à persuader les populations membres de l’Otan d’un affrontement inévitable qui prit préventivement la forme de la « guerre au terrorisme ».
Ce n’est pas au Caire, à Riyad ou à Kaboul que l’on prône le « choc des civilisations », mais à Washington et à Tel-Aviv.
Les commanditaires de l’attentat contre Charlie Hebdo n’ont pas cherché à satisfaire des jihadistes ou des talibans, mais des néo-conservateurs ou des faucons libéraux.

N’oublions pas les précédents historiques

Nous devons nous souvenir qu’au cours des dernières années, nous avons vu les services spéciaux états-uniens ou de l’Otan
- tester en France les effets dévastateurs de certaines drogues sur des populations civiles [2] ;
- soutenir l’OAS pour tenter d’assassiner le président Charles De Gaulle [3] ;
- procéder à des attentats sous faux drapeau, contre des civils, dans plusieurs États membres de l’Otan [4].
Nous devons nous souvenir que, depuis le démembrement de la Yougoslavie, l’état-major états-unien a expérimenté et mis en pratique dans de très nombreux pays sa stratégie des « combats de chiens ». Elle consiste à tuer des membres de la communauté majoritaire, puis des membres des minorités en renvoyant les responsabilités dos-à-dos jusqu’à ce que chacun soit convaincu d’être en danger de mort. C’est de cette manière que Washington a provoqué la guerre civile aussi bien en Yougoslavie que dernièrement en Ukraine [5].
Les Français seraient bien avisés de se souvenir également que ce ne sont pas eux qui ont pris l’initiative de la lutte contre les jihadistes revenant de Syrie et d’Irak. À ce jour d’ailleurs, aucun d’entre eux n’a commis le moindre attentat en France, le cas de Mehdi Nemmouche n’étant pas celui d’un terroriste solitaire, mais d’un agent chargé d’exécuter à Bruxelles deux agents du Mossad [6] [7]. C’est Washington qui a convoqué, le 6 février 2014, les ministres de l’Intérieur de l’Allemagne, des États-Unis, de la France (M. Valls s’est fait représenter), de l’Italie, de la Pologne et du Royaume-Uni pour faire du retour des jihadistes européens une question de Sécurité nationale [8]. Ce n’est qu’après cette réunion que la presse française a abordé ce sujet, puis que les autorités ont commencé à réagir.


John Kerry s’est exprimé pour la première fois en français pour adresser un message aux Français. Il dénonce une attaque contre la liberté d’expression (alors que son pays n’a cessé depuis 1995 de bombarder et de détruire les télévisions qui lui faisaient ombrage en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak et en Libye) et célèbre la lutte contre l’obscurantisme.

Nous ignorons qui a commandité cette opération professionnelle contre Charlie Hebdo, mais nous ne devrions pas nous emballer. Nous devrions considérer toutes les hypothèses et admettre, qu’à ce stade, son but le plus probable est de nous diviser ; et ses commanditaires les plus probables sont à Washington.

Source (notamment pour visionner les vidéos insérées à l'article)http://www.voltairenet.org/article186408.html

Barbarie ... et interrogations.

Les faits : Au moins 12 personnes (dont les caricaturistes Cabu et Wolinski) sont assassinées le 7 janvier 2015 au siège du journal satirique Charlie Hebdo par deux hommes cagoulés et armés. Ce journal avait publié en 2011 des caricatures de Mahomet et était depuis l'objet de menaces. Les agresseurs ont d'ailleurs crié "Allah est grand !" et "Mahomet est vengé !" lors de l'assaut meurtrier.

Assassiner quelqu'un parce qu'il ne partage pas votre opinion ou votre sens de l'humour est bien évidemment BARBARE. Mais quelques détails laissent planer le doute : cf. l'article  "Tuerie de Charlie Hebdo : comment la police a pu identifier les suspects grâce à un oubli de taille" . En s'emballant, ne risque-t-on pas d'accuser les mauvaises personnes ? C'est ce que pense Thierry Meyssan.

Pourrait-il y avoir une horreur derrière l'horreur ?

Première anomalie : l'un des terroristes, pourtant visiblement très bien entraînés, "oublie" sa carte d'identité dans la voiture abandonnée. Un humoriste ne manque pas d'épingler l'incohérence.

Après une poursuite symbolique, les deux terroristes présumés sont abattus, sans pouvoir être interrogés par les services de justice. Un troisième meurtrier sévit de façon synchronisée et assassine pour sa part quatre Français de confession juive. Lui aussi est abattu.

Deuxième anomalie : le directeur adjoint de la police judiciaire de Limoges qui travaillait sur une mission de la police judiciaire dans le cadre de l'affaire Charlie Hebdo se suicide au lendemain de l'attentat sans qu'aucun lien ne soit établi entre les deux faits.

Troisième anomalie : après la mort des trois terroristes présumés, une confession est révélée par BFMTV.

 
Sourcehttp://youtu.be/87q7WmvpcYA

Plusieurs bizarreries confirment mes interrogations : Chérif Kouachi donne le nom de celui qui l'a financé (1'35'') ! Aussi troublant que perdre sa carte d'identité ... tout en agissant cagoulé. Incohérent, non ? Les journalistes (je cite; 3'05'') ne veulent pas gêner le travail des policiers, mais ils appellent les preneurs d'otages au téléphone pendant la prise d'otage, faisant fi de l’écoute et du filtrage des lignes téléphoniques des appels entrants et sortants ! L'autre terroriste, Amedi Coulibaly, appelle BFMTV parce qu'il cherche à entrer en contact avec la police (3'35'') ! Ben moi, je fais le 17 et je ne tombe pas sur BFMTV ! C'est quoi cette énormité ? La cible de Coulibaly était des juifs. Il a pris des otages à Hyper Cacher et a tué 4 personnes. Dans sa folie meurtrière et raciste, pourquoi n'a-t-il pas tué tout le monde ou même posé simplement une bombe ? ...

De quoi déclencher les sarcasmes de Quenel + (site internet fondé par Dieudonné) : "Exclu : BFM TV a interviewé Chérif Kouachi et Amedi Coulibaly"

mercredi 31 décembre 2014

Joyeuses fêtes et heureuse année 2015 !

Tandis que 2014 s'efface, 2015 reste à écrire. Prenez les bonnes résolutions pour ce premier jour du reste de votre vie !