Ils font partie du quotidien (ou presque) de millions d'entre nous. Mais outre le fait d'être néfastes pour la santé lorsqu'ils sont consommés déraisonnablement, la cigarette, le Nutella et le rhum ont un impact environnemental élevé.
Fumer contribue aussi à tuer la planète
Chaque 31 mai depuis 1987, les fumeurs sont censés faire une pause. Cette date correspond en effet à la Journée mondiale sans tabac. Louable, l'initiative émane de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), selon laquelle le tabagisme n'est rien de moins que la deuxième cause de décès dans le monde. Ses méfaits sur l'Homme sont globalement connus, mais le quidam n'a certainement pas conscience des ravages de la production et de la consommation de tabac sur la planète.
Rappelons tout d'abord que la fumée dégagée par une cigarette allumée contient à la fois du méthane (CH4) et du dioxyde de carbone (CO2), deux gaz qui contribuent activement au changement climatique. La production, elle, se traduit par une déforestation soutenue puisqu'environ 600 millions d'arbres sont abattus chaque année pour satisfaire la demande mondiale (!). En plus de générer des quantités astronomiques de déchets chimiques, papiers et plastiques ainsi qu'une utilisation abondante d'herbicides, insecticides et autres pesticides... Autre chiffre ahurissant : 4,5 milliards de mégots investiraient chaque année les océans du globe.
L'abus de rhum est dangereux pour l'environnement
Originaire d'Asie, mais grande fierté des Antillais et des Cubains, le rhum est fabriqué depuis plusieurs siècles. Au fil du temps, sa production a grimpé en flèche, mais l'empreinte écologique de celle-ci est également colossale. Passons sur les importations, qui ont beaucoup crû elles aussi et supposent d'importantes émissions de gaz à effet de serre.
Attardons-nous plutôt sur l'érosion des sols ainsi que sur le recours massif aux pesticides et aux engrais, au Brésil et en Inde sans doute plus ailleurs. Il est par ailleurs apparu que, localement, le brûlage de champs de canne est allé de pair avec une hausse notable de la pollution atmosphérique. Le WWF a de son côté insisté sur la perte de biodiversité et la destruction des habitats naturels qu'engendre l'exploitation de la canne à sucre, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) ayant quant à elle souligné que le processus de distillation est indissociable de l'emploi de substances à la teneur toxique telles que le plomb et le zinc.
Déjà longue, cette liste n'est cependant pas exhaustive...
L'abus de Nutella aussi...
Le goût du Nutella est globalement très apprécié – l'adjectif est faible -, mais le produit phare du groupe Ferrero est lui aussi une véritable catastrophe environnementale. Si l'entreprise italienne a fini par se tourner vers l'huile de palme durable (une authentique supercherie à leurs yeux), il en fallait plus pour calmer les écologistes, lesquels n'ignorent pas que la célèbre pâte à tartiner en contient entre 20 et 30 %. Un pourcentage bien trop élevé quand on sait les dommages que la production de cette huile bon marché provoque sur l'écosystème, en particulier en Indonésie.
Ferrero a beau viser une baisse de 17 % de ses rejets carbone et une diminution de 19 % de sa consommation énergétique à l'horizon 2013 (par rapport aux niveaux de 2007), recourant pour ce faire à la production d'électricité via les centrales de cogénération et l'énergie solaire, elle devra sans doute aller plus loin pour être considérée comme un bon élève. Réduire la part de l'huile de palme – fût-elle désormais durable - dans la recette du Nutella serait en tout cas un autre pas significatif en direction de la planète.
Et si en plus Ferrero réussissait à préserver sa saveur...
Guillaume DUHAMEL
http://www.atlantico.fr/rdvpolitique/petites-habitudes-portent-prejudice-homme-planete-zegreenweb-377923.html=
dimanche 16 septembre 2012
Le mariage homosexuel et après ?
En tant qu'enseignant et père de famille, je ne suis pas pour qu'on fasse de nouvelles expériences avec l'éducation des enfants. Je vois trop souffrir ceux qui traversent le divorce de leurs parents ou ceux qui vivent sans repères solides dans des familles monoparentales, souvent en milieu défavorisé où l'allocation familiale est devenue une des sources de revenus les plus attractives.
La structure familiale traditionnelle, un père et une mère aimants, me semble la plus appropriée au bien-être d'un enfant.
Mais les avis divergent, les débats sont parfois houleux et, au fil des lectures, mon opinion fluctue.
Voici deux articles qui me tiraillent :
Les couples homos vont nous apprendre deux trois trucs
• Mariage et adoption homosexuels, c'est parti ! Avant de nous précipiter tous à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Time To Sign Off vous propose quelques éléments de perspectiveutiles.
• Les couples homos résistent mieux au temps. C'est du moins ce que semblent prouver les statistiques d'union civile offrant un peu de recul. Ainsi, aux États-Unis, seul 1% des couples homos (mariés ou « enregistrés civilement ») se séparent tous les ans vs 2% chez les couples hétéros. Ce rapport est cohérent avec les statistiques observées en Angleterre où 5,5% des mariés (hétéros) ont divorcé au bout de 4 ans vs 2,5% dans le cas de « civil partners » (couples homosexuels majoritairement).
• Les enfants y sont mieux traités. En tous les cas, ils semblent, dans certaines circonstances, y être moins mal traités: l'étude américaine la plus complète sur le sujet ne relève aucun cas de mauvais traitement d'enfants chez les couples lesbiens, alors que dans la population générale 26% des enfants américains déclarent avoir été battus et 8,3% avoir été soumis à des abus sexuels.
• Plus solides, meilleurs parents, les homos seraient aussi plus aidants. Selon une étude de la Caisse nationale d’allocations familiales : les couples homosexuels (avec enfants) se partagent les tâches domestiques et éducatives de façon plus égalitaire que leurs homologues hétéros.
Selon une étude de l'université de l'Indiana effectuée sur 24.700 gays, 82% d'entre eux rapportaient avoir eu un orgasme lors de leur dernier rapport sexuel. Qui dit mieux ?
L'archevêque de Lyon a déclaré que le mariage des personnes de même sexe ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste.
Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a mis en garde vendredi contre le mariage homosexuel qui ouvrirait selon lui la voie à la polygamie et à l'inceste, suscitant émotion et incompréhension à gauche. "C'est une rupture de société", a estimé le cardinal à propos du projet de loi devant être présenté le 24 octobre en conseil des ministres, dans une interview diffusée vendredi soir par la radio RCF et la chaîne TLM, et réalisée après une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
"Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a-t-il ajouté. "Un mariage, c'est un mot qui veut dire rempart, pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c'est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe dans les meilleures possibilités", s'est expliqué celui qui s'était distingué cet été en déclarant au Figaro que le Parlement n'était "pas Dieu le Père".
Barbarin réclame un grand débat
Manuel Valls, interrogé sur les propos du Primat des Gaules, a estimé qu'il était de "son droit", "peut-être de son devoir", de donner son opinion, jugeant "normale" la confrontation d'idées sur ce sujet. Il a cependant rappelé la détermination du gouvernement à présenter cette loi. "L'opinion est mûre et favorable à cela, nous parlons là de mariage civil, il s'agit là d'une évolution majeure pour la société, c'est un engagement du président de la République. Personne ne doit se sentir atteint dans sa conviction", a-t-il dit.
"Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme à une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement", a insisté le cardinal Barbarin. "C'est un choix du gouvernement avec lequel nous ne sommes pas d'accord", a-t-il encore dit, assurant en avoir parlé avec Manuel Valls et appelant les autorités à organiser un vaste débat sur le sujet, sur le modèle des consultations sur les lois de bioéthique.
"Égarement" ou "propos caricaturés"
La porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a expliqué avoir appelé Mgr Barbarin. "Il semble" que ses propos "aient été pour une large part caricaturés", a-t-elle dit, jugeant ces derniers "vraiment surprenants" de la part d'un "homme de dialogue". "Vouloir ouvrir le mariage aujourd'hui, c'est une question d'égalité des droits, ça n'est pas une volonté de déstructurer la famille", a affirmé Mme Vallaud-Belkacem.
Le Parti radical de gauche (PRG) a qualifié d'"égarements" les propos de l'homme d'Église et jugé que l'Église devait "admettre définitivement que la laïcisation du droit est une évolution irréversible de notre société". Pour Nicolas Gougain, porte-parole de l'association Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), l'un des trois plus grands collectifs regroupant les homosexuels en France, cette déclaration est "choquante mais on est habitué". "Mgr Barbarin s'obstine à ignorer que nous sommes dans un État laïque et pratique toute une série d'amalgames nauséabonds", a dit M. Gougain, qui considère qu'"il n'est pas de bon ton que les autorités religieuses s'immiscent dans un débat politique".
http://www.lepoint.fr/societe/le-cardinal-barbarin-choque-avec-ses-propos-sur-le-mariage-gay-15-09-2012-1506521_23.php
La structure familiale traditionnelle, un père et une mère aimants, me semble la plus appropriée au bien-être d'un enfant.
Mais les avis divergent, les débats sont parfois houleux et, au fil des lectures, mon opinion fluctue.
Voici deux articles qui me tiraillent :
Les couples homos vont nous apprendre deux trois trucs
• Mariage et adoption homosexuels, c'est parti ! Avant de nous précipiter tous à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Time To Sign Off vous propose quelques éléments de perspectiveutiles.
• Les couples homos résistent mieux au temps. C'est du moins ce que semblent prouver les statistiques d'union civile offrant un peu de recul. Ainsi, aux États-Unis, seul 1% des couples homos (mariés ou « enregistrés civilement ») se séparent tous les ans vs 2% chez les couples hétéros. Ce rapport est cohérent avec les statistiques observées en Angleterre où 5,5% des mariés (hétéros) ont divorcé au bout de 4 ans vs 2,5% dans le cas de « civil partners » (couples homosexuels majoritairement).
• Les enfants y sont mieux traités. En tous les cas, ils semblent, dans certaines circonstances, y être moins mal traités: l'étude américaine la plus complète sur le sujet ne relève aucun cas de mauvais traitement d'enfants chez les couples lesbiens, alors que dans la population générale 26% des enfants américains déclarent avoir été battus et 8,3% avoir été soumis à des abus sexuels.
• Plus solides, meilleurs parents, les homos seraient aussi plus aidants. Selon une étude de la Caisse nationale d’allocations familiales : les couples homosexuels (avec enfants) se partagent les tâches domestiques et éducatives de façon plus égalitaire que leurs homologues hétéros.
Selon une étude de l'université de l'Indiana effectuée sur 24.700 gays, 82% d'entre eux rapportaient avoir eu un orgasme lors de leur dernier rapport sexuel. Qui dit mieux ?
L'archevêque de Lyon a déclaré que le mariage des personnes de même sexe ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste.
Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a mis en garde vendredi contre le mariage homosexuel qui ouvrirait selon lui la voie à la polygamie et à l'inceste, suscitant émotion et incompréhension à gauche. "C'est une rupture de société", a estimé le cardinal à propos du projet de loi devant être présenté le 24 octobre en conseil des ministres, dans une interview diffusée vendredi soir par la radio RCF et la chaîne TLM, et réalisée après une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
"Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a-t-il ajouté. "Un mariage, c'est un mot qui veut dire rempart, pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c'est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe dans les meilleures possibilités", s'est expliqué celui qui s'était distingué cet été en déclarant au Figaro que le Parlement n'était "pas Dieu le Père".
Barbarin réclame un grand débat
Manuel Valls, interrogé sur les propos du Primat des Gaules, a estimé qu'il était de "son droit", "peut-être de son devoir", de donner son opinion, jugeant "normale" la confrontation d'idées sur ce sujet. Il a cependant rappelé la détermination du gouvernement à présenter cette loi. "L'opinion est mûre et favorable à cela, nous parlons là de mariage civil, il s'agit là d'une évolution majeure pour la société, c'est un engagement du président de la République. Personne ne doit se sentir atteint dans sa conviction", a-t-il dit.
"Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme à une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement", a insisté le cardinal Barbarin. "C'est un choix du gouvernement avec lequel nous ne sommes pas d'accord", a-t-il encore dit, assurant en avoir parlé avec Manuel Valls et appelant les autorités à organiser un vaste débat sur le sujet, sur le modèle des consultations sur les lois de bioéthique.
"Égarement" ou "propos caricaturés"
La porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a expliqué avoir appelé Mgr Barbarin. "Il semble" que ses propos "aient été pour une large part caricaturés", a-t-elle dit, jugeant ces derniers "vraiment surprenants" de la part d'un "homme de dialogue". "Vouloir ouvrir le mariage aujourd'hui, c'est une question d'égalité des droits, ça n'est pas une volonté de déstructurer la famille", a affirmé Mme Vallaud-Belkacem.
Le Parti radical de gauche (PRG) a qualifié d'"égarements" les propos de l'homme d'Église et jugé que l'Église devait "admettre définitivement que la laïcisation du droit est une évolution irréversible de notre société". Pour Nicolas Gougain, porte-parole de l'association Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), l'un des trois plus grands collectifs regroupant les homosexuels en France, cette déclaration est "choquante mais on est habitué". "Mgr Barbarin s'obstine à ignorer que nous sommes dans un État laïque et pratique toute une série d'amalgames nauséabonds", a dit M. Gougain, qui considère qu'"il n'est pas de bon ton que les autorités religieuses s'immiscent dans un débat politique".
http://www.lepoint.fr/societe/le-cardinal-barbarin-choque-avec-ses-propos-sur-le-mariage-gay-15-09-2012-1506521_23.php
samedi 15 septembre 2012
France : Califat ou Anarchie ?
(article du 2 avril 2012 sur le blog Tea For Two par "Aldo Sterone", blogger algérien résidant en Angleterre)
Ces 25 dernières années, le monde a assisté à de
profondes transformations montrant que rien ne peut être considéré
comme acquis. L’URSS a disparue. Le fascisme et l’hystérie sécuritaire
avancent à grands pas aux USA. La Yougoslavie est éclatée en plusieurs
petits pays. L’Allemagne a été réunie… etc. Les cycles de l’Histoire
s’accélèrent faisant disparaître des nations et créant d’autres. Quel
pays sera encore là dans 25 ans et sous quelle forme ?
La France en tant que pays souverain a cessé d’exister en 2007 quand son Parlement a ratifié le Traité de Lisbonne. Dès cet instant, les instances nationales élues perdaient tout pouvoir. Les décisions importantes étaient irrévocablement confiées à des fonctionnaires étrangers siégeant à Bruxelles.
Possédant l’arme atomique, la France pensait avoir réglé pour toujours la question de sa propre existence. L’arme atomique a été créée à une époque de tensions entre des superpuissances et elle est une réponse sur mesure à des considérations géostratégiques qui n’existent plus. La force de frappe du Rubis ou du Triomphant est totalement inutile si le pays est vendu par sa propre élite politique et abandonné par sa population.
Terminus
Pour les Français le train de l’Histoire est arrivé à son terminus. C’est fini. Il faut ramasser ses bagages et se préparer à descendre. Quand la Seine Saint-Denis a commencé à pourrir, les Français de souche ont quitté la Seine Saint-Denis transformée depuis en coupe-gorge. De la même manière, ils quittent Lille, Marseille, Roubaix, les quartiers nord de Paris… Dès qu’ils sentent qu’ils ne sont plus à la portée d’un jet de pierres ou un coup de couteau, ils s’établissent et reprennent leur petite vie de contribuable consommateur sans se poser de questions.
Avec plus de 750 zones officiellement « sensibles » où la gueule du Blanc n’est pas la bienvenue, il y a encore beaucoup de Français qui ne savent pas pour qui voter. Cette population a perdu l’instinct de conservation et est donc appelée à céder la place. Ce qu’elle fait bien volontiers. Progressivement, viendra pour elle le jour où changer de ville ne résoudra pas le problème. Il faudra alors s’écraser ou bien quitter le pays.
Califat
Avec un peu de chance, la France se transformera en califat islamique. Cette option qui fait peur a beaucoup n’est hélas pas certaine à ce stade. Avec le Califat, il y aura au moins un semblant d’ordre. Les Français mangeant déjà hallal, ça sera très facile pour eux de se convertir à l’Islam de France et marcher la tête baissée pour ne pas provoquer. L’ensemble sera géré par le Qatar. Pourquoi pas ? Vous-êtes raciste ? Il suffira de passer les mollahs Qatari par la Préfecture pour recevoir un passeport et ils seront plus Français que vous.
Le Califat Français est la bonne option, mais il y a la mauvaise. C’est l’anarchie. En Afrique du Sud, il y a des bâtiments qui étaient aussi luxueux que le Ritz de Paris. Durant leurs heures de gloire, ils voyaient passer présidents, stars du showbiz et têtes couronnées. Aujourd’hui, ils sont peuplés de squatters qui ont remplacé les vitres par des cartons et font leurs besoins dans des sacs qu’ils balancent par les fenêtres. Ca sera peut -être le sort des immeubles haussmanniens, de Versailles ou du musée du Louvre.
Génocide au ralenti
Dans l’océan, quand un animal est blessé, les rapaces viennent de partout. Chacun veut son petit morceau. La France est aujourd’hui cet animal mourant. Jusqu’au fond de l’Afrique, le dernier des Somaliens accourt pour prendre son petit morceau.
Par leurs impôts, les Français financent les logements, la nourriture et les soins de ceux qui sont en train de les remplacer. Quand il n’y aura plus assez de travailleurs pour payer les parasites, ça sera le chaos et la violence. Pour son immigration, la France a particulièrement choisi des populations incapables de gagner ou de produire ne serait-ce que leur pain quotidien. Le peu d’Africains intégrés socialement et professionnellement et qui payent leurs loyers sont une erreur de script. Des erreurs du système en quelque sorte.
Peu à peu, le Français de souche se fait remplacer et il est heureux. Il regarde béatement sa Nation partir dans le tout à l’égout mais il est content de n’avoir jamais voté pour le Front National. Pour lui, autant disparaître que de voter pour le seul parti qui veut lui remonter son pantalon.
Une question de mérite ?
Les Français ne souhaitent qu’une seule chose : disparaître. Ils ont trop honte d’exister. Ils se sentent tellement coupables qu’ils traversent ce monde en s’excusant. Leurs ancêtres ont, pour diverses raisons, tué des gens. Si je remonte assez en arrière, les miens ont aussi tué des gens. Ca m’empêche de dormir la nuit ? Ca me donne envie de faire envahir mon pays par des crevards ? Probablement pas.
Aucun peuple ne mérite le génocide y compris les peuples qui le veulent de toutes leurs forces. Ceux-ci, nous sommes obligés de les défendre contre eux-mêmes. Un peu comme ces suicidaires qui se mettent sur le bord d’une fenêtre pendant que les pompiers prennent des risques pour les empêcher de tomber.
Source : http://www.operationteafortwo.com/2012/04/02/france-califat-ou-anarchie/
La France en tant que pays souverain a cessé d’exister en 2007 quand son Parlement a ratifié le Traité de Lisbonne. Dès cet instant, les instances nationales élues perdaient tout pouvoir. Les décisions importantes étaient irrévocablement confiées à des fonctionnaires étrangers siégeant à Bruxelles.
Possédant l’arme atomique, la France pensait avoir réglé pour toujours la question de sa propre existence. L’arme atomique a été créée à une époque de tensions entre des superpuissances et elle est une réponse sur mesure à des considérations géostratégiques qui n’existent plus. La force de frappe du Rubis ou du Triomphant est totalement inutile si le pays est vendu par sa propre élite politique et abandonné par sa population.
Terminus
Pour les Français le train de l’Histoire est arrivé à son terminus. C’est fini. Il faut ramasser ses bagages et se préparer à descendre. Quand la Seine Saint-Denis a commencé à pourrir, les Français de souche ont quitté la Seine Saint-Denis transformée depuis en coupe-gorge. De la même manière, ils quittent Lille, Marseille, Roubaix, les quartiers nord de Paris… Dès qu’ils sentent qu’ils ne sont plus à la portée d’un jet de pierres ou un coup de couteau, ils s’établissent et reprennent leur petite vie de contribuable consommateur sans se poser de questions.
Avec plus de 750 zones officiellement « sensibles » où la gueule du Blanc n’est pas la bienvenue, il y a encore beaucoup de Français qui ne savent pas pour qui voter. Cette population a perdu l’instinct de conservation et est donc appelée à céder la place. Ce qu’elle fait bien volontiers. Progressivement, viendra pour elle le jour où changer de ville ne résoudra pas le problème. Il faudra alors s’écraser ou bien quitter le pays.
Califat
Avec un peu de chance, la France se transformera en califat islamique. Cette option qui fait peur a beaucoup n’est hélas pas certaine à ce stade. Avec le Califat, il y aura au moins un semblant d’ordre. Les Français mangeant déjà hallal, ça sera très facile pour eux de se convertir à l’Islam de France et marcher la tête baissée pour ne pas provoquer. L’ensemble sera géré par le Qatar. Pourquoi pas ? Vous-êtes raciste ? Il suffira de passer les mollahs Qatari par la Préfecture pour recevoir un passeport et ils seront plus Français que vous.
Le Califat Français est la bonne option, mais il y a la mauvaise. C’est l’anarchie. En Afrique du Sud, il y a des bâtiments qui étaient aussi luxueux que le Ritz de Paris. Durant leurs heures de gloire, ils voyaient passer présidents, stars du showbiz et têtes couronnées. Aujourd’hui, ils sont peuplés de squatters qui ont remplacé les vitres par des cartons et font leurs besoins dans des sacs qu’ils balancent par les fenêtres. Ca sera peut -être le sort des immeubles haussmanniens, de Versailles ou du musée du Louvre.
Génocide au ralenti
Dans l’océan, quand un animal est blessé, les rapaces viennent de partout. Chacun veut son petit morceau. La France est aujourd’hui cet animal mourant. Jusqu’au fond de l’Afrique, le dernier des Somaliens accourt pour prendre son petit morceau.
Par leurs impôts, les Français financent les logements, la nourriture et les soins de ceux qui sont en train de les remplacer. Quand il n’y aura plus assez de travailleurs pour payer les parasites, ça sera le chaos et la violence. Pour son immigration, la France a particulièrement choisi des populations incapables de gagner ou de produire ne serait-ce que leur pain quotidien. Le peu d’Africains intégrés socialement et professionnellement et qui payent leurs loyers sont une erreur de script. Des erreurs du système en quelque sorte.
Peu à peu, le Français de souche se fait remplacer et il est heureux. Il regarde béatement sa Nation partir dans le tout à l’égout mais il est content de n’avoir jamais voté pour le Front National. Pour lui, autant disparaître que de voter pour le seul parti qui veut lui remonter son pantalon.
Une question de mérite ?
Les Français ne souhaitent qu’une seule chose : disparaître. Ils ont trop honte d’exister. Ils se sentent tellement coupables qu’ils traversent ce monde en s’excusant. Leurs ancêtres ont, pour diverses raisons, tué des gens. Si je remonte assez en arrière, les miens ont aussi tué des gens. Ca m’empêche de dormir la nuit ? Ca me donne envie de faire envahir mon pays par des crevards ? Probablement pas.
Aucun peuple ne mérite le génocide y compris les peuples qui le veulent de toutes leurs forces. Ceux-ci, nous sommes obligés de les défendre contre eux-mêmes. Un peu comme ces suicidaires qui se mettent sur le bord d’une fenêtre pendant que les pompiers prennent des risques pour les empêcher de tomber.
Source : http://www.operationteafortwo.com/2012/04/02/france-califat-ou-anarchie/
Libellés :
évolution de la société,
politique,
politique internationale
vendredi 14 septembre 2012
Creusement du déficit de la sécu : quand la défense bornée des droits acquis mène au déclassement social des plus défavorisés
La Cour des comptes estime le déficit de la sécurité sociale à 14,7 milliards
d'euros contre 13,8 milliards prévus dans le budget présenté en 2011. Face à
l'accroissement des charges que la crise va faire supporter à l’État-providence,
il est primordial de rendre plus souples bien des articulations de cette immense
machine, afin qu'elle puisse encaisser le choc.
Après cinq années de crise économique, chacun a bien compris que l’État-providence est le générateur des amortisseurs sociaux que sont toute une série d'allocations, dont le RSA. Au moment où la conjoncture manifeste encore davantage de faiblesse, plusieurs questions assez pointues concernent l’État-providence.
Premier élément : l'approfondissement de la crise.
Que nous le voulions ou pas, il faut savoir lucidité garder. Or, le chiffre officiel de 0,8% de croissance du PIB français en 2013 au sein d'une Europe en récession est une provocation à l'histoire économique voire à l'entendement. Jamais notre pays n'est parvenu à être un îlot de prospérité lorsque l'Allemagne et les autres grandes démocraties limitrophes étaient en récession ou quasi-stagnation.
Le 13 Septembre, le réputé Institut Ifw a baissé sa prévision de croissance pour 2013 de 1,7 à 1,1%. D'autres organismes d'outre-Rhin s'apprêtent à énoncer des chiffres encore plus rudes.
Cet approfondissement de la crise risque d'entraîner une augmentation du chômage de 350.000 personnes en France sur la période septembre 2012 – septembre 2013.
Autrement dit, les dispositifs paritaires d'indemnisation du sous-emploi ne tiendront qu'avec la garantie financière de l’État, tant il est clair que les comptes de l'Unedic vont être gravement dégradés.
Ce premier appel à l’État-providence par le biais comptable d'un engagement hors-bilan (d'une caution, ou autre) ne sera malheureusement pas un solde de tout compte. En effet, les chômeurs en fin de droits et les milliers de nos concitoyens qui vont devoir passer sous le système du RSA vont avoir un impact sur les finances publiques (État et département ) ce qui va créer des tensions à divers niveaux de la sphère publique.
Mais la sphère sociale ne sera pas de reste. Le choc économique décrit supra va entraîner un déclassement social et les ressources de l’État-providence ne pourront pas tout résoudre et résorber. Autrement dit, le jeune couple qui travaillait sereinement chez PSA Aulnay - avec un crédit immobilier - sait déjà que sa situation va frôler la précarité et certainement signifier un chômage frictionnel significatif, autrement dit de longues semaines avant de retrouver un emploi.
Une chose est acquise : il n'y aura pas de paix civique si l’État n'intervient pas.
Corollaire : si l’État intervient – en tant qu'amortisseur social – il faudra raisonner en milliards additionnels.
En ces matières, la conjoncture est un animal dangereux : dégradée, elle attaque de front les budgets publics, les rend caducs et modifient leurs montants.
Ainsi, le rapport annuel de la Cour des comptes a pointé du doigt le déficit du régime général de la Sécurité sociale ( 14,7 mds au lieu des 13,8 escomptés ) et noté explicitement que " la trajectoire de réduction des déficits marque le pas ".
L’État-providence, calé sur son socle d'interventionnisme, a bien évidemment des coûts accrus par les conséquences de la crise.
Face à cet approfondissement de la crise (2013 et probablement 2014), l’État pourra-t-il être inoxydable alors qu'il lutte par ailleurs contre les déficits publics ?
Deuxième élément : l'exemple anglo-saxon.
Tant le Premier ministre James Callaghan que le Président des États-Unis Jimmy Carter ont toujours été des gens affables. A leur onctuosité et à leur savoir-vivre, il a hélas manqué du savoir-faire en économie politique. C'est en effet au milieu des années 1970 que ces deux dirigeants ont ouvert à l'excès les vannes de l’État-providence et que les budgets publics sociaux ont explosé pour répondre aux conséquences du premier choc pétrolier de 1973.
Rappelons, par incidente, que c'est à cette époque que le ministre Jacques Chirac fait voter la loi qui indemnise à 90% le chômage, qui fut bien évidemment un repoussoir à la recherche d'un emploi pour des milliers de personnes.
L’État-providence n'a pu tenir le choc et son inox a plié sous le poids du fardeau fiscal et financier. En termes politiques, il y a eu un coup de barre à droite sans nuance : ce furent les années Reagan et Thatcher, dont certains points furent positifs alors que d'autres approches ont induit une société duale, une vie d'inégalités.
Pour notre part, nous estimons que le Président Hollande et son Premier ministre humaniste vont tout faire pour offrir un édredon à ceux que la crise fait plier. Mais, à terme, compte-tenu de l'impécuniosité de l'Etat, cela signifiera des prélèvements d'ampleur qui seront le terreau d'un coup de barre politique quand la Nation voudra voir clair dans la fameuse notion d'Etat providence.
En matière de remise en cause de l’État-providence, voire des flux migratoires, il manque une structuration du discours et une incarnation du style de celle de Pierre Poujade ou de Gérard Nicoud.
Fatigué par des années de crise, notre Nation aura d'autant plus l'ouïe fine que les arguments développés seront dépourvus de nuance. Tel est le risque d'un Etat –providence financé par l'impôt et les cotisations : modèle de type beveridgien (ndlr : où la protection généralisée est fondée sur la solidarité, indépendamment de toute activité professionnelle) par opposition au modèle dit de Bismarck fondé sur les assurances sociales.
Beveridgien, notre système sera de moins en moins toléré si la crise alourdit sèchement ses ponctions sur les revenus.
Troisième élément : la fonte et l'inox
L'inox a des qualités de ductilité et nous serions moins préoccupés par l'avenir de l’État-providence si celui-ci savait s'adapter aux situations.
Les inerties administratives, les segmentations d'attributions, les cumuls parfois non plafonnés sont des faits : ils plombent l’État-providence et rendent sa transformation aussi complexe que le transport d'un lingot de fonte de Gandrange par un enfant de 3 ans.
En France, on lit un rapport d'Inspecteur des Finances tandis que l'on parcourt cursivement un rapport d'Inspecteur des Affaires Sociales. Combien d'IGAS ont vu, entendu et retranscrit ? Combien n'ont produit ce que nos amis anglo-saxons nomment "un dust-catching report" ? En clair, un rapport empilé en haut de l'armoire...
Selon le génial Constantin Castoriadis, le monde doit être interprété comme "stratifié", ce qui signifie qu'il n'existe pas un unique mode d'être commun à l'ensemble des "étants" mais plusieurs, imbriqués les uns avec les autres. Là où sa pensée est ici utile, c'est qu'il affirme que le monde (le réel) est irréductible à un ordre causal intégralement et définitivement déterminé.
Autrement dit, il développe une ontologie qui se dresse face aux théories strictement déterministes et pense qu'il existe un monde, un être non-univoque.
Castoriadis était un penseur et il n'a jamais véritablement réfléchi sur l’État-providence à titre principal.
En revanche, sa vision consistant à lutter contre les points déterministes et à prôner une approche des questions par le "non-univoque" serait fort utile à l’État-providence qui n'est guère piloté et trop souvent un guichet financier plus ou moins bien tenu.
La Cour des comptes arrive après les faits qu'elle recense et contrôle.
Si l'on veut que l'inox de l’État-providence ne rouille pas et soit le plus souple possible (collé au terrain), il faut que les Parlementaires utilisent l'article 24 de la Constitution relatif à l'évaluation des politiques publiques.
En clair ? Au lieu de passer un temps conséquent dans des missions de contrôle qui ont des débouchés limités, il faut que les honorables Parlementaires rencontrent des IGAS, si possible honoraires et qui ne craignent plus pour leurs carrières.
Là se trouve une clef. La Constitution le permet. Rien ne l'empêche. Alors ?
Face à la lourdeur que la crise va imposer à l’État-providence, il est requis - véritablement - de rendre plus souples bien des articulations de cette immense machine.
En guise de conclusion, il faut savoir garder en mémoire - au milieu de cette bourrasque économique - la finesse de rédaction de l'article 21 de la Déclaration des Droits de l'Homme reprise dans la Constitution de 1793 ( ou de l'An I ) : "Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler ".
Le principe étant posé, jusqu'où le corps social actif peut-il donner acceptation à cet état de faits à tendance financièrement de plus en plus lourde ?
Jean-Yves Archer
Jean-Yves Archer est spécialiste en conseil de haut de bilan. Il dirige le Cabinet Archer et est gérant de Archer 58 Research, une société de recherches économiques fondée en mai 2012.
Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'E.N.A, promotion de 1985, et est titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
http://www.atlantico.fr/decryptage/creusement-deficit-secu-quand-defense-bornee-droits-acquis-mene-au-declassement-social-plus-devaforises-jean-yves-archer-481923.html=
Après cinq années de crise économique, chacun a bien compris que l’État-providence est le générateur des amortisseurs sociaux que sont toute une série d'allocations, dont le RSA. Au moment où la conjoncture manifeste encore davantage de faiblesse, plusieurs questions assez pointues concernent l’État-providence.
Premier élément : l'approfondissement de la crise.
Que nous le voulions ou pas, il faut savoir lucidité garder. Or, le chiffre officiel de 0,8% de croissance du PIB français en 2013 au sein d'une Europe en récession est une provocation à l'histoire économique voire à l'entendement. Jamais notre pays n'est parvenu à être un îlot de prospérité lorsque l'Allemagne et les autres grandes démocraties limitrophes étaient en récession ou quasi-stagnation.
Le 13 Septembre, le réputé Institut Ifw a baissé sa prévision de croissance pour 2013 de 1,7 à 1,1%. D'autres organismes d'outre-Rhin s'apprêtent à énoncer des chiffres encore plus rudes.
Cet approfondissement de la crise risque d'entraîner une augmentation du chômage de 350.000 personnes en France sur la période septembre 2012 – septembre 2013.
Autrement dit, les dispositifs paritaires d'indemnisation du sous-emploi ne tiendront qu'avec la garantie financière de l’État, tant il est clair que les comptes de l'Unedic vont être gravement dégradés.
Ce premier appel à l’État-providence par le biais comptable d'un engagement hors-bilan (d'une caution, ou autre) ne sera malheureusement pas un solde de tout compte. En effet, les chômeurs en fin de droits et les milliers de nos concitoyens qui vont devoir passer sous le système du RSA vont avoir un impact sur les finances publiques (État et département ) ce qui va créer des tensions à divers niveaux de la sphère publique.
Mais la sphère sociale ne sera pas de reste. Le choc économique décrit supra va entraîner un déclassement social et les ressources de l’État-providence ne pourront pas tout résoudre et résorber. Autrement dit, le jeune couple qui travaillait sereinement chez PSA Aulnay - avec un crédit immobilier - sait déjà que sa situation va frôler la précarité et certainement signifier un chômage frictionnel significatif, autrement dit de longues semaines avant de retrouver un emploi.
Une chose est acquise : il n'y aura pas de paix civique si l’État n'intervient pas.
Corollaire : si l’État intervient – en tant qu'amortisseur social – il faudra raisonner en milliards additionnels.
En ces matières, la conjoncture est un animal dangereux : dégradée, elle attaque de front les budgets publics, les rend caducs et modifient leurs montants.
Ainsi, le rapport annuel de la Cour des comptes a pointé du doigt le déficit du régime général de la Sécurité sociale ( 14,7 mds au lieu des 13,8 escomptés ) et noté explicitement que " la trajectoire de réduction des déficits marque le pas ".
L’État-providence, calé sur son socle d'interventionnisme, a bien évidemment des coûts accrus par les conséquences de la crise.
Face à cet approfondissement de la crise (2013 et probablement 2014), l’État pourra-t-il être inoxydable alors qu'il lutte par ailleurs contre les déficits publics ?
Deuxième élément : l'exemple anglo-saxon.
Tant le Premier ministre James Callaghan que le Président des États-Unis Jimmy Carter ont toujours été des gens affables. A leur onctuosité et à leur savoir-vivre, il a hélas manqué du savoir-faire en économie politique. C'est en effet au milieu des années 1970 que ces deux dirigeants ont ouvert à l'excès les vannes de l’État-providence et que les budgets publics sociaux ont explosé pour répondre aux conséquences du premier choc pétrolier de 1973.
Rappelons, par incidente, que c'est à cette époque que le ministre Jacques Chirac fait voter la loi qui indemnise à 90% le chômage, qui fut bien évidemment un repoussoir à la recherche d'un emploi pour des milliers de personnes.
L’État-providence n'a pu tenir le choc et son inox a plié sous le poids du fardeau fiscal et financier. En termes politiques, il y a eu un coup de barre à droite sans nuance : ce furent les années Reagan et Thatcher, dont certains points furent positifs alors que d'autres approches ont induit une société duale, une vie d'inégalités.
Pour notre part, nous estimons que le Président Hollande et son Premier ministre humaniste vont tout faire pour offrir un édredon à ceux que la crise fait plier. Mais, à terme, compte-tenu de l'impécuniosité de l'Etat, cela signifiera des prélèvements d'ampleur qui seront le terreau d'un coup de barre politique quand la Nation voudra voir clair dans la fameuse notion d'Etat providence.
En matière de remise en cause de l’État-providence, voire des flux migratoires, il manque une structuration du discours et une incarnation du style de celle de Pierre Poujade ou de Gérard Nicoud.
Fatigué par des années de crise, notre Nation aura d'autant plus l'ouïe fine que les arguments développés seront dépourvus de nuance. Tel est le risque d'un Etat –providence financé par l'impôt et les cotisations : modèle de type beveridgien (ndlr : où la protection généralisée est fondée sur la solidarité, indépendamment de toute activité professionnelle) par opposition au modèle dit de Bismarck fondé sur les assurances sociales.
Beveridgien, notre système sera de moins en moins toléré si la crise alourdit sèchement ses ponctions sur les revenus.
Troisième élément : la fonte et l'inox
L'inox a des qualités de ductilité et nous serions moins préoccupés par l'avenir de l’État-providence si celui-ci savait s'adapter aux situations.
Les inerties administratives, les segmentations d'attributions, les cumuls parfois non plafonnés sont des faits : ils plombent l’État-providence et rendent sa transformation aussi complexe que le transport d'un lingot de fonte de Gandrange par un enfant de 3 ans.
En France, on lit un rapport d'Inspecteur des Finances tandis que l'on parcourt cursivement un rapport d'Inspecteur des Affaires Sociales. Combien d'IGAS ont vu, entendu et retranscrit ? Combien n'ont produit ce que nos amis anglo-saxons nomment "un dust-catching report" ? En clair, un rapport empilé en haut de l'armoire...
Selon le génial Constantin Castoriadis, le monde doit être interprété comme "stratifié", ce qui signifie qu'il n'existe pas un unique mode d'être commun à l'ensemble des "étants" mais plusieurs, imbriqués les uns avec les autres. Là où sa pensée est ici utile, c'est qu'il affirme que le monde (le réel) est irréductible à un ordre causal intégralement et définitivement déterminé.
Autrement dit, il développe une ontologie qui se dresse face aux théories strictement déterministes et pense qu'il existe un monde, un être non-univoque.
Castoriadis était un penseur et il n'a jamais véritablement réfléchi sur l’État-providence à titre principal.
En revanche, sa vision consistant à lutter contre les points déterministes et à prôner une approche des questions par le "non-univoque" serait fort utile à l’État-providence qui n'est guère piloté et trop souvent un guichet financier plus ou moins bien tenu.
La Cour des comptes arrive après les faits qu'elle recense et contrôle.
Si l'on veut que l'inox de l’État-providence ne rouille pas et soit le plus souple possible (collé au terrain), il faut que les Parlementaires utilisent l'article 24 de la Constitution relatif à l'évaluation des politiques publiques.
En clair ? Au lieu de passer un temps conséquent dans des missions de contrôle qui ont des débouchés limités, il faut que les honorables Parlementaires rencontrent des IGAS, si possible honoraires et qui ne craignent plus pour leurs carrières.
Là se trouve une clef. La Constitution le permet. Rien ne l'empêche. Alors ?
Face à la lourdeur que la crise va imposer à l’État-providence, il est requis - véritablement - de rendre plus souples bien des articulations de cette immense machine.
En guise de conclusion, il faut savoir garder en mémoire - au milieu de cette bourrasque économique - la finesse de rédaction de l'article 21 de la Déclaration des Droits de l'Homme reprise dans la Constitution de 1793 ( ou de l'An I ) : "Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler ".
Le principe étant posé, jusqu'où le corps social actif peut-il donner acceptation à cet état de faits à tendance financièrement de plus en plus lourde ?
Jean-Yves Archer
Jean-Yves Archer est spécialiste en conseil de haut de bilan. Il dirige le Cabinet Archer et est gérant de Archer 58 Research, une société de recherches économiques fondée en mai 2012.
Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'E.N.A, promotion de 1985, et est titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
http://www.atlantico.fr/decryptage/creusement-deficit-secu-quand-defense-bornee-droits-acquis-mene-au-declassement-social-plus-devaforises-jean-yves-archer-481923.html=
Premier pas dans la lutte contre l'obsolescence programmée en France ?
Benoît Hamon, l'obsolescence programmée et l'ampoule de Livermore
par Antoine Duvauchelle, ZDNet France. Publié le jeudi 13 septembre 2012
Environnement - Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, veut lutter contre l'obsolescence programmée. Mais comment s'opposer aux géants de la hi-tech sur leurs politiques industrielles ?
Dans une interview donnée au magazine 60 millions de consommateurs, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation, Benoît Hamon, affirme vouloir lutter contre "l'obsolescence programmée."
"L'obsolescence des appareils est quasiment pensée au départ par les opérateurs pour favoriser le renouvellement. Or, acheter un appareil qui est destiné à être totalement démodé un an plus tard pose d'autant plus question lorsque le constructeur a lui-même a organisé son obsolescence."
Mauvais pour la planète, et mauvais pour le portefeuille du consommateur. Et c'est justement le rôle de Benoît Hamon de défendre ce dernier.
Avant tout : consulter
Pour le ministre, il convient d'y regarder de plus près. Benoît Hamon affirme qu'il compte interroger le Conseil national de la consommation (CNC) à ce sujet.
Pour l'heure, on est donc encore assez loin de l'artillerie lourde. Mais donner un peu de grain à moudre aux associations écologistes, qui critiquent depuis longtemps l'obsolescence programmée, le jour de sortie de l'iPhone 5, ce n'est jamais mauvais pour l'image.
D'autant que le lancement de l'iPhone 5, justement, a relancé le débat : l'association Les Amis de la Terre en a profité pour dénoncer les conséquences environnementales de "la course à l'innovation que se livrent les géants du secteur hi-tech."
Mais pour l'heure, il n'y a pas le début d'une piste de réflexion dans l'interview accordée par Benoît Hamon. Le CNC, organisme paritaire consultatif auprès du ministre de la Consommation, a pour but de donner des avis.
"Et ça dure, et ça dure, et ça dure..."
Quel que soit l'avis rendu au final, il faudra du courage à Benoît Hamon pour prétendre dicter aux multinationales du hi-tech leurs politiques industrielles.
On peut à ce propos rappeler un célèbre cas d'obsolescence programmée, rappelé par Wikipédia : l'ampoule à incandescence, dont la durée de vie moyenne ne dépassait pas 1000 heures – contre 10 000 heures pour une lampe à basse consommation.
Or il est de notoriété publique que des brevets portant sur des durées de vie atteignant 100 000 heures avaient été déposés dès l'ampoule à incandescence. Il n'y a qu'à aller du côté de Livermore, en Californie : une ampoule y brille depuis 1901 sans interruption.
Par contre, les webcams qui la filment en permanence ne tiennent pas le coup. Leur durée de vie moyenne est d'environ trois ans….
http://www.zdnet.fr/actualites/beno-t-hamon-l-obsolescence-programmee-et-l-ampoule-de-livermore-39782477.htm#xtor=RSS-1=
par Antoine Duvauchelle, ZDNet France. Publié le jeudi 13 septembre 2012
Environnement - Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, veut lutter contre l'obsolescence programmée. Mais comment s'opposer aux géants de la hi-tech sur leurs politiques industrielles ?
Dans une interview donnée au magazine 60 millions de consommateurs, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation, Benoît Hamon, affirme vouloir lutter contre "l'obsolescence programmée."
"L'obsolescence des appareils est quasiment pensée au départ par les opérateurs pour favoriser le renouvellement. Or, acheter un appareil qui est destiné à être totalement démodé un an plus tard pose d'autant plus question lorsque le constructeur a lui-même a organisé son obsolescence."
Mauvais pour la planète, et mauvais pour le portefeuille du consommateur. Et c'est justement le rôle de Benoît Hamon de défendre ce dernier.
Avant tout : consulter
Pour le ministre, il convient d'y regarder de plus près. Benoît Hamon affirme qu'il compte interroger le Conseil national de la consommation (CNC) à ce sujet.
Pour l'heure, on est donc encore assez loin de l'artillerie lourde. Mais donner un peu de grain à moudre aux associations écologistes, qui critiquent depuis longtemps l'obsolescence programmée, le jour de sortie de l'iPhone 5, ce n'est jamais mauvais pour l'image.
D'autant que le lancement de l'iPhone 5, justement, a relancé le débat : l'association Les Amis de la Terre en a profité pour dénoncer les conséquences environnementales de "la course à l'innovation que se livrent les géants du secteur hi-tech."
Mais pour l'heure, il n'y a pas le début d'une piste de réflexion dans l'interview accordée par Benoît Hamon. Le CNC, organisme paritaire consultatif auprès du ministre de la Consommation, a pour but de donner des avis.
"Et ça dure, et ça dure, et ça dure..."
Quel que soit l'avis rendu au final, il faudra du courage à Benoît Hamon pour prétendre dicter aux multinationales du hi-tech leurs politiques industrielles.
On peut à ce propos rappeler un célèbre cas d'obsolescence programmée, rappelé par Wikipédia : l'ampoule à incandescence, dont la durée de vie moyenne ne dépassait pas 1000 heures – contre 10 000 heures pour une lampe à basse consommation.
Or il est de notoriété publique que des brevets portant sur des durées de vie atteignant 100 000 heures avaient été déposés dès l'ampoule à incandescence. Il n'y a qu'à aller du côté de Livermore, en Californie : une ampoule y brille depuis 1901 sans interruption.
Par contre, les webcams qui la filment en permanence ne tiennent pas le coup. Leur durée de vie moyenne est d'environ trois ans….
http://www.zdnet.fr/actualites/beno-t-hamon-l-obsolescence-programmee-et-l-ampoule-de-livermore-39782477.htm#xtor=RSS-1=
Libellés :
écologie,
économie,
environnement,
évolution de la société,
industrie
jeudi 13 septembre 2012
Bordeaux: un prof agressé par un élève
Les faits d'après la presse (Le Figaro)
Un professeur a été agressé par un de ses élèves, hier après-midi au lycée Trégey à Bordeaux-Bastide, rapporte le quotidien Sud-Ouest.
Selon le proviseur du lycée professionnel, Dominique Margueritat, le différend s'est présenté pendant un cours au cours duquel le débat a porté sur le "modèle politique du pays d'origine de l'élève, le Maroc". "L'élève voulait approfondir cette question, le professeur, jeune et expérimenté, a refusé et il lui a demandé d'arrêter en lui disant que s'il continuait, il appellerait son père. Ce qui a mis l'élève en colère, ce n'est pas une question de laïcité ou d'islam", a assuré le proviseur. Selon une source proche de l'enquête en revanche, élève et enseignant auraient divergé sur "certaines personnalités du monde arabe".
Le ton est très vite monté et l'élève s'en est pris, dans un premier temps, au mobilier de la classe. Les autres élèves ont alors été évacués et le lycéen a été convoqué chez le conseiller principal d'éducation. Très énervé, il s'en est aussitôt pris au mobilier en apprenant que ses parents avaient été avertis de l'incident. En sortant du bureau, il a croisé le professeur, l'a roué de coups et lui a distribué des gifles avant de s'en prendre à une surveillante qui tentait de s'interposer, selon la police.
L'étudiant de ce lycée de 700 élèves doit faire l'objet d'une comparution dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour violences sur personne chargée d'une mission de service public et dégradations.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/13/97001-20120913FILWWW00484-bordeaux-un-prof-agresse-par-un-eleve.php
Mon opinion, "juste mon opinion" !
Ce fait divers est grave à plus d'un titre.
1) D'abord, c'est un adolescent qui frappe un adulte. C'est donc un échec de l'éducation parentale car il n'y a plus de respect de l'aîné. Je n'ai pas assez d'éléments pour juger des conditions dans lesquelles cet adolescent a été élevé mais cela fait tout de même écho à une impression générale : celle d'une société où la structure familiale traditionnelle/nucléaire est de plus en plus mal en point.
2) Ensuite, c'est un élève qui frappe un enseignant. C'est terrible car l'instruction est précieuse. Elle nous est enviée par tant de pays pauvres dans le monde. Elle permet d'accéder à des métiers moins pénibles physiquement. Elle permet aussi de ne pas se faire manipuler. Bref, frapper un enseignant c'est comme scier la branche sur laquelle on est assis.
3) Enfin, dans ce cas précis, il s'agit de la négation d'une vérité laïque, de l'histoire débarrassée des croyances de telle ou telle religion. Frapper un professeur d'histoire, c'est refuser la vérité objective. C'est l'affrontement entre la connaissance et l'obscurantisme sectaire. J'ai l'impression d'assister aux premiers symptômes de la fin d'une grande civilisation (comme la civilisation gréco-romaine) et aux prémices de siècles de régression comme au Moyen-Âge. Si avec des faits tels que celui-ci on ne réagit pas vigoureusement, c'est qu'on a accepté la déchéance. Personnellement, je ne l'accepte pas.
Un professeur a été agressé par un de ses élèves, hier après-midi au lycée Trégey à Bordeaux-Bastide, rapporte le quotidien Sud-Ouest.
Selon le proviseur du lycée professionnel, Dominique Margueritat, le différend s'est présenté pendant un cours au cours duquel le débat a porté sur le "modèle politique du pays d'origine de l'élève, le Maroc". "L'élève voulait approfondir cette question, le professeur, jeune et expérimenté, a refusé et il lui a demandé d'arrêter en lui disant que s'il continuait, il appellerait son père. Ce qui a mis l'élève en colère, ce n'est pas une question de laïcité ou d'islam", a assuré le proviseur. Selon une source proche de l'enquête en revanche, élève et enseignant auraient divergé sur "certaines personnalités du monde arabe".
Le ton est très vite monté et l'élève s'en est pris, dans un premier temps, au mobilier de la classe. Les autres élèves ont alors été évacués et le lycéen a été convoqué chez le conseiller principal d'éducation. Très énervé, il s'en est aussitôt pris au mobilier en apprenant que ses parents avaient été avertis de l'incident. En sortant du bureau, il a croisé le professeur, l'a roué de coups et lui a distribué des gifles avant de s'en prendre à une surveillante qui tentait de s'interposer, selon la police.
L'étudiant de ce lycée de 700 élèves doit faire l'objet d'une comparution dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour violences sur personne chargée d'une mission de service public et dégradations.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/09/13/97001-20120913FILWWW00484-bordeaux-un-prof-agresse-par-un-eleve.php
Mon opinion, "juste mon opinion" !
Ce fait divers est grave à plus d'un titre.
1) D'abord, c'est un adolescent qui frappe un adulte. C'est donc un échec de l'éducation parentale car il n'y a plus de respect de l'aîné. Je n'ai pas assez d'éléments pour juger des conditions dans lesquelles cet adolescent a été élevé mais cela fait tout de même écho à une impression générale : celle d'une société où la structure familiale traditionnelle/nucléaire est de plus en plus mal en point.
2) Ensuite, c'est un élève qui frappe un enseignant. C'est terrible car l'instruction est précieuse. Elle nous est enviée par tant de pays pauvres dans le monde. Elle permet d'accéder à des métiers moins pénibles physiquement. Elle permet aussi de ne pas se faire manipuler. Bref, frapper un enseignant c'est comme scier la branche sur laquelle on est assis.
3) Enfin, dans ce cas précis, il s'agit de la négation d'une vérité laïque, de l'histoire débarrassée des croyances de telle ou telle religion. Frapper un professeur d'histoire, c'est refuser la vérité objective. C'est l'affrontement entre la connaissance et l'obscurantisme sectaire. J'ai l'impression d'assister aux premiers symptômes de la fin d'une grande civilisation (comme la civilisation gréco-romaine) et aux prémices de siècles de régression comme au Moyen-Âge. Si avec des faits tels que celui-ci on ne réagit pas vigoureusement, c'est qu'on a accepté la déchéance. Personnellement, je ne l'accepte pas.
Libellés :
évolution de la société,
histoire,
politique,
religion
mardi 11 septembre 2012
Comment se composent les 36 milliards d'effort budgétaire annoncés par Hollande ?
Interrogé sur TF1, dimanche 9 septembre, le président de la République a
expliqué comment seraient réparties les efforts nécessaires à la réduction du
déficit à 3 % du PIB qu'il souhaite pour 2013. Partagé entre hausses d'impôt et
mesures d'économies, le "tour de vis" budgétaire de 36 milliards prend en
considération une croissance de 0,8 % en 2013.
Lire à ce sujet : Hollande assume un plan de rigueur historique
LE CHOIX D'AUGMENTER LES IMPÔTS DE MANIÈRE PLUS FORTE
Parmi les hausses d'impôts, celles votées dans le plan de finances rectificatif doivent déjà rapporter 6 milliards. Le reste se décompose en trois tiers. Un tiers de hausses d'impôts à destination des entreprises, un tiers de hausses à destination des particuliers et un tiers de réductions des dépenses publiques.
A titre de comparaison, l'audit de la Cour des comptes, commandé par le premier ministre et paru en juillet 2012, préconisait de serrer le budget de 33 milliards d'euros, répartis à parts égales entre les hausses d'impôts et les économies. L'audit se basait sur une prévision de croissance de 1 % pour 2013. François Hollande et le gouvernement ont fait le choix d'augmenter les impôts de manière plus forte et de moins réduire les dépenses publiques.
Alexandre Léchenet
Lire à ce sujet : Hollande assume un plan de rigueur historique
LE CHOIX D'AUGMENTER LES IMPÔTS DE MANIÈRE PLUS FORTE
Parmi les hausses d'impôts, celles votées dans le plan de finances rectificatif doivent déjà rapporter 6 milliards. Le reste se décompose en trois tiers. Un tiers de hausses d'impôts à destination des entreprises, un tiers de hausses à destination des particuliers et un tiers de réductions des dépenses publiques.
A titre de comparaison, l'audit de la Cour des comptes, commandé par le premier ministre et paru en juillet 2012, préconisait de serrer le budget de 33 milliards d'euros, répartis à parts égales entre les hausses d'impôts et les économies. L'audit se basait sur une prévision de croissance de 1 % pour 2013. François Hollande et le gouvernement ont fait le choix d'augmenter les impôts de manière plus forte et de moins réduire les dépenses publiques.
Alexandre Léchenet
lundi 10 septembre 2012
Nicolas Dupont-Aignan veut dialoguer avec le Front national
Lors du discours de clôture de son université de rentrée, samedi 8 septembre à
Dourdan (Essonne), Nicolas Dupont-Aignan a tendu la main au Front National et a
appelé au rassemblement de "tous les patriotes pour un programme de salut
public". Un positionnement qui interroge certains militants mais en réjouit
d'autres, venus de la droite.
Le président de Debout La République était attendu sur le sujet du Front National. Vendredi, il avait déjà laissé entendre qu'il était "ouvert au dialogue" avec le parti frontiste dans le cadre de l'émission Les 4 vérités, sur France 2. En clôture de son université de rentrée, l'ancien candidat à la présidentielle a pu préciser sa pensée. Devant 400 auditeurs, il a appelé les "patriotes de tous bords" à le rejoindre, afin de "ne plus plier devant la dictature du politiquement correct" et se battre contre "la gauche et la droite européistes" qui affaiblissent la France.
FAIRE "COMME FRANÇOIS MITTERRAND AVEC LES COMMUNISTES"
Il précise cependant que c'est le "contexte historique exceptionnel" qui le pousse au dialogue avec le FN et fustige "le bipartisme destructeur de notre pays". François Hollande, qu'il appelle "le président Oui-Oui" ("Oui à Angela Merkel", "Oui aux banques") en prend aussi pour son grade. Dans un échange avec des journalistes après son discours, M. Dupont-Aignan explique vouloir placer le Front National et sa dirigeante devant ses responsabilités historiques : "Si le Front National continue ainsi, il devient l'alibi du système. Ce parti a atteint un plafond de verre. Il ne suffit pas de faire 20 % pour rassembler".
L'ambition de NDA est de faire "comme François Mitterrand avec les communistes", une "sorte d'appel à l'union sacrée". Un discours qui demeure en partie incantatoire, tant le président de Debout la République reste flou sur les modalités concrètes du dialogue avec le FN. Marine Le Pen devrait, selon lui "couper le cordon avec l'obsession identitaire" et mettre fin aux "dérapages extrémistes d'une frange xénophobe" de son parti. Il refuse en outre d'expliquer quels sont les points programmatiques concernés quand il parle de "ligne jaune à ne pas franchir".
"LES CADRES AVAIENT DES APPRÉHENSIONS"
Malgré ses 1,79 % à la présidentielle et le fait que son parti ne compte que deux députés, l'élu de l'Essonne se veut optimiste : "Je suis le seul capable de rassembler les patriotes de gauche comme de droite, j'ai toujours eu un discours irréprochable". Ni le Front de gauche ni le Front national ne seraient en mesure de l'imiter, ils sont jugés trop sectaires. Cependant, l'évolution stratégique de Nicolas Dupont-Aignan est aussi une prise de risque politique. Dans le parti, certains confient que la première journée de l'université de rentrée a connu des débats animés.
"Les cadres du parti, pour beaucoup issus du MRC de Jean-Pierre Chevènement, avaient des appréhensions. Les militants, eux, viennent plutôt de la droite, ils étaient davantage acquis à la cause", confie le délégué général du parti, Laurent Fouco.
"C'EST UN CHOIX QUI PEUT EMBARRASSER CERTAINES PERSONNES"
Laure, une militante venue du Nord Est, est en accord avec la volonté de dialogue de son président : "C'est un choix qui peut embarrasser certaines personnes. Cependant, en tant qu'eurosceptiques, il faut qu'on travaille entre nous". Son collègue Olivier va plus loin. "Avant, notre positionnement était flou, nous n'étions ni à droite ni à gauche. Maintenant, cela va nous placer entre l'UMP et le FN. Je trouve que c'est une bonne chose que Nicolas Dupont-Aignan veuille dialoguer avec le FN". Optimistes, ils veulent croire à une augmentation prochaine des adhésions. "François Hollande a baissé son pantalon sur la règle d'or, ça va faire bouger plein de monde". Le parti revendique officiellement 12 500 adhérents.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/08/nicolas-dupont-aignan-veut-dialoguer-avec-le-front-national-une-bonne-chose_1757622_823448.html#xtor=RSS-3208=
Le président de Debout La République était attendu sur le sujet du Front National. Vendredi, il avait déjà laissé entendre qu'il était "ouvert au dialogue" avec le parti frontiste dans le cadre de l'émission Les 4 vérités, sur France 2. En clôture de son université de rentrée, l'ancien candidat à la présidentielle a pu préciser sa pensée. Devant 400 auditeurs, il a appelé les "patriotes de tous bords" à le rejoindre, afin de "ne plus plier devant la dictature du politiquement correct" et se battre contre "la gauche et la droite européistes" qui affaiblissent la France.
FAIRE "COMME FRANÇOIS MITTERRAND AVEC LES COMMUNISTES"
Il précise cependant que c'est le "contexte historique exceptionnel" qui le pousse au dialogue avec le FN et fustige "le bipartisme destructeur de notre pays". François Hollande, qu'il appelle "le président Oui-Oui" ("Oui à Angela Merkel", "Oui aux banques") en prend aussi pour son grade. Dans un échange avec des journalistes après son discours, M. Dupont-Aignan explique vouloir placer le Front National et sa dirigeante devant ses responsabilités historiques : "Si le Front National continue ainsi, il devient l'alibi du système. Ce parti a atteint un plafond de verre. Il ne suffit pas de faire 20 % pour rassembler".
L'ambition de NDA est de faire "comme François Mitterrand avec les communistes", une "sorte d'appel à l'union sacrée". Un discours qui demeure en partie incantatoire, tant le président de Debout la République reste flou sur les modalités concrètes du dialogue avec le FN. Marine Le Pen devrait, selon lui "couper le cordon avec l'obsession identitaire" et mettre fin aux "dérapages extrémistes d'une frange xénophobe" de son parti. Il refuse en outre d'expliquer quels sont les points programmatiques concernés quand il parle de "ligne jaune à ne pas franchir".
"LES CADRES AVAIENT DES APPRÉHENSIONS"
Malgré ses 1,79 % à la présidentielle et le fait que son parti ne compte que deux députés, l'élu de l'Essonne se veut optimiste : "Je suis le seul capable de rassembler les patriotes de gauche comme de droite, j'ai toujours eu un discours irréprochable". Ni le Front de gauche ni le Front national ne seraient en mesure de l'imiter, ils sont jugés trop sectaires. Cependant, l'évolution stratégique de Nicolas Dupont-Aignan est aussi une prise de risque politique. Dans le parti, certains confient que la première journée de l'université de rentrée a connu des débats animés.
"Les cadres du parti, pour beaucoup issus du MRC de Jean-Pierre Chevènement, avaient des appréhensions. Les militants, eux, viennent plutôt de la droite, ils étaient davantage acquis à la cause", confie le délégué général du parti, Laurent Fouco.
"C'EST UN CHOIX QUI PEUT EMBARRASSER CERTAINES PERSONNES"
Laure, une militante venue du Nord Est, est en accord avec la volonté de dialogue de son président : "C'est un choix qui peut embarrasser certaines personnes. Cependant, en tant qu'eurosceptiques, il faut qu'on travaille entre nous". Son collègue Olivier va plus loin. "Avant, notre positionnement était flou, nous n'étions ni à droite ni à gauche. Maintenant, cela va nous placer entre l'UMP et le FN. Je trouve que c'est une bonne chose que Nicolas Dupont-Aignan veuille dialoguer avec le FN". Optimistes, ils veulent croire à une augmentation prochaine des adhésions. "François Hollande a baissé son pantalon sur la règle d'or, ça va faire bouger plein de monde". Le parti revendique officiellement 12 500 adhérents.
http://www.lemonde.fr/politique/article/2012/09/08/nicolas-dupont-aignan-veut-dialoguer-avec-le-front-national-une-bonne-chose_1757622_823448.html#xtor=RSS-3208=
Première image panoramique HD faite sur le sol de Mars en 360°
La Nasa
a publié en juillet 2012 ce tout premier panorama HD réalisé sur la planète
Mars. Nous avons décidé d'en faire une version interactive pour faire comme si
vous étiez debout sur la planète rouge. Cette image historique a été faite en
combinant 817 photos prises par la caméra panoramique (Pancam) de la sonde
Opportunity.
Nous présentons ici une visite virtuelle interactive sous 360 degrés. Cliquez ici
ou sur l'image.
Cliquez sur icone aux 4 flêches pour plein écran puis sur la touche Esc pour sortir
Source : https://www.youtube.com/watch?time_continue=120&v=QI69jN_P3IA
Autres images : https://www.parismatch.com/Actu/Sciences/NASA-les-plus-belles-photos-de-Mars-en-HD-1185980
Nous présentons ici une visite virtuelle interactive sous 360 degrés. Cliquez ici
Cliquez sur icone aux 4 flêches pour plein écran puis sur la touche Esc pour sortir
Source : https://www.youtube.com/watch?time_continue=120&v=QI69jN_P3IA
Autres images : https://www.parismatch.com/Actu/Sciences/NASA-les-plus-belles-photos-de-Mars-en-HD-1185980
Un vol habité en direction d’un autre système planétaire dans moins de 100 ans ?
C’est très sérieusement qu’un projet de vaisseau spatial géant, soutenu par de
grandes personnalités, est en cours d’étude pour envoyer des humains en
direction d’autres systèmes planétaires.
Mené par Mae Jemison, première femme noire astronaute, le projet a pris pour nom « 100 Year Starship ». Ce nom a été choisi car l’objectif est de lancer ce vaisseau dans moins de 100 ans. A préciser également que le président d’honneur de cette organisation est Bill Clinton.
Ce projet, digne de science-fiction, est soutenu par la DARPA à hauteur d’un demi million de dollars, par Icarus Interstellar et par la Fondation Américaine pour le Développement des Entreprises.
Actuellement, les technologies manquantes pour créer cet immense vaisseau sont répertoriées. De prime abord, c’est évidemment la propulsion qui devra être développée afin que le voyage puisse durer moins longtemps qu’une vie humaine.
D’après l’article en source, le vaisseau utilisé devrait faire une masse de 50 000 tonnes. J’ai fait mon petit calcul en me basant sur une comparaison avec des bateaux au format Panamax. La masse du vaisseau cargo de transport de l’Alliance dans Star Wars avec ses 244 mètres de long devrait avoir une masse sensiblement égale.
[via Maxisciences]
http://www.gizmodo.fr/2012/09/09/un-vol-habite-en-direction-dun-autre-systeme-planetaire-dans-moins-de-100-ans.html=
Mené par Mae Jemison, première femme noire astronaute, le projet a pris pour nom « 100 Year Starship ». Ce nom a été choisi car l’objectif est de lancer ce vaisseau dans moins de 100 ans. A préciser également que le président d’honneur de cette organisation est Bill Clinton.
Ce projet, digne de science-fiction, est soutenu par la DARPA à hauteur d’un demi million de dollars, par Icarus Interstellar et par la Fondation Américaine pour le Développement des Entreprises.
Actuellement, les technologies manquantes pour créer cet immense vaisseau sont répertoriées. De prime abord, c’est évidemment la propulsion qui devra être développée afin que le voyage puisse durer moins longtemps qu’une vie humaine.
D’après l’article en source, le vaisseau utilisé devrait faire une masse de 50 000 tonnes. J’ai fait mon petit calcul en me basant sur une comparaison avec des bateaux au format Panamax. La masse du vaisseau cargo de transport de l’Alliance dans Star Wars avec ses 244 mètres de long devrait avoir une masse sensiblement égale.
[via Maxisciences]
http://www.gizmodo.fr/2012/09/09/un-vol-habite-en-direction-dun-autre-systeme-planetaire-dans-moins-de-100-ans.html=
Inscription à :
Articles (Atom)














