A près de 70%, les électeurs suisses ont refusé par référendum une sixième semaine de congés. Abusés par la propagande patronale, ces naïfs craignaient d’y perdre en compétitivité…
Aïe ! Ce sont les frontaliers français qui vont être de mauvais poil en arrivant au boulot ce matin : leurs collègues de travail helvètes ont en effet refusé, hier et à près de 70%, de s’octroyer une sixième semaine de congés payés…
C’est qu’ils sont comme ça, les Helvètes, sympas mais un peu bourrins. Contre toute raison, ils sont convaincus que c’est en continuant de travailler beaucoup (42 heures hebdomadaires en moyenne pour une durée légale de 45 heures) qu’ils préserveront leur niveau de vie élevé et leur quasi plein emploi.
N’importe quoi !
Le problème, c’est qu’ils ne sont pas assez perméables au consensus gaulois sur la façon d’aborder les grandes mutations du moment. Et bien trop sensibles à la propagande du patronat et des gnomes de Zurich. « Regardez les Français : depuis qu’ils sont passés aux 35 heures, leur chômage a explosé et leurs usines se délocalisent à la vitesse d’un cheval chinois au galop », assure benoîtement le MEDEF local.
Hum, c’est sûr, si l’on commence à introduire un argument aussi spécieux dans le débat, on ne va pas aller très loin. Oui la France compte proportionnellement trois fois plus de chômeurs que la Suisse, rémunère ses salariés jusqu’à deux fois moins, n’exporte plus grand chose quand le petit voisin inonde la planète de sa mécanique de précision et de ses molécules pharmaceutiques, mais il faut vraiment être d’assez mauvaise foi pour en conclure que c’est elle qui se plante.
Chacun sait bien, de fait, que si la France est dans les trente-sixième dessous, c’est justement parce qu’elle n’a pas encore suffisamment réduit la durée légale du travail et que c’est en passant aux 32 heures qu’elle redressera enfin la barre. Tout comme chacun sait bien que l’emploi est une sorte de gros fromage circulaire dont le volume est fixé par décret, sur la base d’une loi naturelle, et qu’il suffit de le découper en tranches toujours plus fines pour rassasier tout le monde.
Ah, s’ils faisaient du camembert, les bouffeurs de Gruyère, ils l’auraient compris depuis longtemps… Les frontaliers suisses travaillant en France pourraient d’ailleurs le leur expliquer, mais on me dit que c’est assez rare comme espèce. C’est dingue ce qu’ils sont à côté de la plaque, ces gens-là.
Hugues Serraf
Hugues Serraf est journaliste, écrivain et blogueur.
Aujourd'hui, éditorialiste à Atlantico, il est l'auteur de Petites exceptions françaises (Albin Michel, 2008) et de L'anti-manuel du cycliste urbain (Berg International, 2010).
lundi 12 mars 2012
jeudi 8 mars 2012
Les meilleures propositions (selon moi) des candidats aux élections présidentielles 2012 sur le thème "Education et Recherche"
Après "Economie et Emploi", c'est l'item "Education et Recherche" qui constitue la priorité d'un programme pour l'élection présidentielle. L'Education car elle déterminera la valeur de notre jeunesse sur le marché de l'emploi futur, et la Recherche car elle déterminera la valeur de nos entreprises face à la concurrence mondiale dans le futur.
Voici les 18 propositions qui m'ont le plus interpelé. Je les présente une fois de plus anonymement afin que chacun puisse juger ce qui est dit plutôt que celui/celle qui le dit. Les noms des auteur(e)s ne seront révélés qu'à la fin de l'article.
Ecole, collège, lycée
Élèves défavorisés et ZEP
proposition 01
Le système d’affectation des enseignants sera modifié afin qu’aucun enseignant ayant moins de cinq années d’exercice ne soit nommé contre son gré dans les zones sensibles.
Les enseignants en zones sensibles bénéficieront d’un allègement des charges horaires devant les élèves pour passer plus de temps en formation continue.
proposition 02
Nous souhaitons atteindre l’objectif de 20 000 places en internat d’excellence qui permettent aux élèves défavorisés de bénéficier de meilleures conditions d’études dès lorsqu’ils ont de bons résultats scolaires et qu’ils sont volontaires et motivés.
Nous poursuivrons également le développement des places en Épide (établissement public d’insertion de la défense), en continuant à les cibler sur les jeunes en difficulté scolaire, sans qualification professionnelle ni emploi, en risque de marginalisation et volontaires, pour les réinsérer durablement.
Nous voulons ouvrir au moins deux « classes préparatoires aux études supérieures » par académie. Ces classes sélectionnent après le bac les meilleurs élèves boursiers pour une année de transition vers les classes préparatoires aux grandes écoles. Elles permettent à des élèves qui auraient un bon potentiel mais des lacunes à combler d'accéder à des filières très sélectives, sans baisser les exigences de la méritocratie républicaine.
Orientation
proposition 03
Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès des pédopsychiatres.
Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. S’il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit.
proposition 04
La génération ERASMUS sera étendue, en favorisant la mobilité internationale des jeunes, lors de la formation autant que de l'orientation. L’objectif de 30% d'une classe d'âge ayant passé au moins six mois à l'étranger sera fixé
Violence à l'école
proposition 05
L’insécurité à l’école doit être traitée de la même manière que l’insécurité en général : tolérance zéro. Les établissements les plus dangereux seront équipés de portiques de détection des métaux, même temporairement.
Alourdissement des peines pour les personnes coupables d’avoir agressé physiquement ou verbalement un enseignant.
Formation professionnelle
proposition 06
Suppression progressive sur le quinquennat du collège unique qui a été un terrible échec.
Les filières techniques et manuelles seront revalorisées.
L’apprentissage à 14 ans sera rétabli.
Maintien du baccalauréat, qui doit retrouver son caractère sélectif : refus de tout contrôle continu : seul l’examen national permet l’égalité.
L’abaissement à 14 ans de l’âge plancher pour pouvoir bénéficier d’un contrat d’apprentissage sera décidé.
L’apprentissage sera valorisé dans le cadre de la réforme de l’enseignement professionnel que nous engagerons. L’objectif sera de passer à la fin du quinquennat à environ 700 000 apprentis contre 500 000 aujourd’hui (en Allemagne, on compte 1,5 millions d’apprentis). La suppression du collège unique et la valorisation des filières professionnelles participeront de cet effort.
proposition 07
Nous souhaitons que les métiers du tourisme et de l’hôtellerie-restauration soient davantage valorisés auprès des jeunes.
Si le capital humain est notre première richesse, alors on ne peut pas le considérer comme une variable d’ajustement ! On doit mettre la formation professionnelle au cœur de nos décisions d’investissement. Garantir l’employabilité des travailleurs français, c’est la meilleure assurance contre le chômage.
Nous voulons porter à un million le nombre des apprentis sur cinq ans. Nous donnerons à ceux qui le souhaitent la possibilité d’entrer dans l’apprentissage dès 14 ans, mais également de revenir dans l’enseignement général. À cet effet, nous développerons les classes « métiers-études » dans le cadre du collège pour tous.
Nous voulons attribuer à chacun un compte individuel de formation dont le capital de départ sera inversement proportionnel à la formation initiale, afin qu’un salarié puisse bénéficier d’une formation tout au long de la vie, surtout lorsqu’il a une formation initiale courte ou lorsqu’il est porteur d’un handicap.
Méthodes d'enseignement
proposition 08
La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés.
La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats.
Il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.
Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et leur lisibilité.
Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires pour un grand nombre d’élèves.
Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et déshumanisée, mais les ressources du e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte.
Handicap et discrimination positive
proposition 09
Rétablissement du principe d’égalité et de méritocratie : bannissement des pratiques de discrimination positive dans tous les secteurs de la société (école, université, entreprise, administration).
Veiller à l’application de loi handicap de 2005 dans l’entreprise (conformité des postes de travail, développement du « e Learning »).
Aide aux élèves
proposition 10
Je proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire.
Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants.
Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi.
Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance de tuteurs, les enseignants de l’établissement s’ils le souhaitent, des enseignants à la retraite, des étudiants qui recevront une bourse pour se familiariser ainsi avec l’enseignement et servir de « grands frères », de tuteurs et d’appui aux élèves plus jeunes.
Réformes de l'éducation nationale
proposition 11
Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.
Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences.
Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.
Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré.
Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser des soutiens individualisés ou en petit groupe.
Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.
proposition 12
Il est tout simplement inadmissible qu’un pays comme la France laisse de côté 30 % de ses enfants en acceptant qu’ils ne maîtrisent pas les fondamentaux et qu’ils démarrent dans la vie avec un si gros handicap. Aussi, j’augmenterai le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire de 10 à 16 h (comme en 1969) et je dédoublerai au maximum les classes de CP pour faciliter l’apprentissage de la lecture et limiter toute prise de retard.
Les coupes arbitraires d’effectifs et la dévalorisation de la condition enseignante ont créé un profond malaise dans un corps enseignant pourtant dévoué. Je propose donc de mettre fin à la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour permettre de recruter plus d’enseignants là où il y en a besoin (notamment du CP au CE2 pour assurer un meilleur apprentissage des fondamentaux) et mieux récompenser l’enseigne- ment dans les zones difficiles.
proposition 13
La politique du « 1 sur 2 » (non remplacement d’un enseignant partant à la retraite sur deux) cessera : l’intégralité des départ à la retraite sera remplacée. Il n’y aura cependant pas de créations de postes supplémentaires, dans un souci de responsabilité budgétaire.
Les efforts de réduction d’effectifs seront concentrés sur l’administration centrale du ministère de l’Education nationale.
Augmentation en conséquence du nombre d’heures consacrées à ces matières, qui a sans cesse baissé depuis les années 1970. En 1976, un élève qui sortait du collège avait reçu 2800 heures d’enseignement du français depuis son entrée en CP. En 2004, c’était 2000 heures, soit 800 de moins, l’équivalent de deux ans et demi de cours.
L’école primaire doit donc être réformée en profondeur. Il faut en particulier revoir le statut de l’école, créer un nouveau type d’établissement public sur le modèle des collèges et lycées.
Un statut du directeur d’école devra lui donner les moyens d’accomplir complètement ses missions. Une revalorisation de la rémunération et une amélioration du régime de décharge sont indispensables pour pallier les problèmes actuels de recrutement, qui sont préoccupants.
Enseignement supérieur et recherche
Orientation des étudiants
proposition 14
Organiser une campagne systématique d’information indiquant aux étudiants les chances réelles de débouchés dans les disciplines qu’ils vont choisir.
Recherche dans les entreprises
proposition 15
Les professeurs du secondaire et d’université doivent eux-mêmes se voir offrir les moyens de passer un an dans une entreprise tous les sept à dix ans. La priorité absolue est de leur faire connaître les PME-PMI innovantes et créatrices d’emploi.
proposition 16
Une concertation élargie à tout le monde de la recherche, via l’organisation d’états-généraux en début de quinquennat, permettra de déterminer les grands domaines prioritaires de recherche sur lesquels les investissements les plus massifs devront être portés. La Planification Stratégique de la Réindustralisation fixera dans le cadre de ces états-généraux ses priorités, afin que les filières industrielles puissent déterminer et cofinancer les travaux de recherche qu’elles jugent les plus utiles.
Le budget de la recherche publique non finalisée sera progressivement augmenté lorsque la situation des finances publiques se rétablira, et les évaluations quinquennales des laboratoires seront rendues très rigoureuses pour définir le montant du renouvellement des aides.
La coopération entre la recherche privée et la recherche publique sera encouragée via le développement d’une logique de coopération transversale (en « clusters ») au détriment des logiques en tuyaux d’orgue. Les pôles de compétitivité existants feront l’objet d’une évaluation rigoureuse pour déterminer les progrès réalisés en ce sens et les blocages persistants. Les bonnes pratiques seront diffusées sous l’impulsion de l’Etat stratège.
Recherche publique
proposition 17
Encourager la structuration de la recherche en réseaux pour développer des synergies, tout en donnant à chaque laboratoire de recherche reconnu par l’Etat les moyens de travailler efficacement.
L’objectif fixé est de porter l’effort de recherche national à 3% du PIB en 2017. Les contraintes budgétaires ne permettront qu’un accroissement limité et progressif des sommes consacrées à la recherche publique. C’est donc avant tout par une incitation forte du secteur privé à accroître ses objectifs que cet objectif pourra être atteint.
Afin d’améliorer le fonctionnement des grands centres nationaux de recherche, au premier rang desquels le CNRS, un audit sera réalisé en début de quinquennat par les services de l’Etat et des représentants du secteur privé afin de lutter contre les lourdeurs administratives et de mettre en place des modes de fonctionnement plus simples et dynamiques, adaptés à la compétition internationale.
proposition 18
Nous voulons mieux valoriser la recherche publique en favorisant les liens entre les universités et les entreprises et en intéressant les chercheurs publics aux retombées financières de leurs découvertes.
Qui sont les candidat(e)s auteur(e)s des propositions ci-dessus ? Essayez de deviner ...
Réponses ! :
Elèves défavorisés et ZEP
proposition 01 : Eva Joly
proposition 02 : Nicolas Sarkozy
Orientation
proposition 03 : François Bayrou
proposition 04 : Eva Joly
Violence à l'école
proposition 05 : Marine Le Pen
Formation professionnelle
proposition 06 : Marine Le Pen
proposition 07 : Nicolas Sarkozy
Méthodes d'enseignement
proposition 08 : François Bayrou
Handicap et discrimination positive
proposition 09 : Marine Le Pen
Aide aux élèves
proposition 10 : François Bayrou
Réformes de l'éducation nationale
proposition 11 : François Bayrou
proposition 12 : Nicolas Dupont-Aignan
proposition 13 : Marine Le Pen
Orientation des étudiants
proposition 14 : Jacques Cheminade
Recherche dans les entreprises
proposition 15 : Jacques Cheminade
proposition 16 : Marine Le Pen
Recherche publique
proposition 17 : Marine Le Pen
proposition 18 : Nicolas Sarkozy
Voici les 18 propositions qui m'ont le plus interpelé. Je les présente une fois de plus anonymement afin que chacun puisse juger ce qui est dit plutôt que celui/celle qui le dit. Les noms des auteur(e)s ne seront révélés qu'à la fin de l'article.
Ecole, collège, lycée
Élèves défavorisés et ZEP
proposition 01
Le système d’affectation des enseignants sera modifié afin qu’aucun enseignant ayant moins de cinq années d’exercice ne soit nommé contre son gré dans les zones sensibles.
Les enseignants en zones sensibles bénéficieront d’un allègement des charges horaires devant les élèves pour passer plus de temps en formation continue.
proposition 02
Nous souhaitons atteindre l’objectif de 20 000 places en internat d’excellence qui permettent aux élèves défavorisés de bénéficier de meilleures conditions d’études dès lorsqu’ils ont de bons résultats scolaires et qu’ils sont volontaires et motivés.
Nous poursuivrons également le développement des places en Épide (établissement public d’insertion de la défense), en continuant à les cibler sur les jeunes en difficulté scolaire, sans qualification professionnelle ni emploi, en risque de marginalisation et volontaires, pour les réinsérer durablement.
Nous voulons ouvrir au moins deux « classes préparatoires aux études supérieures » par académie. Ces classes sélectionnent après le bac les meilleurs élèves boursiers pour une année de transition vers les classes préparatoires aux grandes écoles. Elles permettent à des élèves qui auraient un bon potentiel mais des lacunes à combler d'accéder à des filières très sélectives, sans baisser les exigences de la méritocratie républicaine.
Orientation
proposition 03
Les principales difficultés des élèves très jeunes sont psychoaffectives. Elles ne sont pas, la plupart du temps, d’ordre pédagogique ou de l’ordre des « capacités » comme on dit. Les repérer tôt, par une formation et un réseau adapté, c’est donner une chance de les résoudre, soit au sein de l’école, soit plus souvent encore auprès des pédopsychiatres.
Aucun élève ne doit entrer au collège sans qu’il soit garanti qu’il maîtrise la lecture et l’écriture. S’il est en défaut, une pédagogie adaptée doit lui permettre de reconstruire son rapport à l’écrit.
proposition 04
La génération ERASMUS sera étendue, en favorisant la mobilité internationale des jeunes, lors de la formation autant que de l'orientation. L’objectif de 30% d'une classe d'âge ayant passé au moins six mois à l'étranger sera fixé
Violence à l'école
proposition 05
L’insécurité à l’école doit être traitée de la même manière que l’insécurité en général : tolérance zéro. Les établissements les plus dangereux seront équipés de portiques de détection des métaux, même temporairement.
Alourdissement des peines pour les personnes coupables d’avoir agressé physiquement ou verbalement un enseignant.
Formation professionnelle
proposition 06
Suppression progressive sur le quinquennat du collège unique qui a été un terrible échec.
Les filières techniques et manuelles seront revalorisées.
L’apprentissage à 14 ans sera rétabli.
Maintien du baccalauréat, qui doit retrouver son caractère sélectif : refus de tout contrôle continu : seul l’examen national permet l’égalité.
L’abaissement à 14 ans de l’âge plancher pour pouvoir bénéficier d’un contrat d’apprentissage sera décidé.
L’apprentissage sera valorisé dans le cadre de la réforme de l’enseignement professionnel que nous engagerons. L’objectif sera de passer à la fin du quinquennat à environ 700 000 apprentis contre 500 000 aujourd’hui (en Allemagne, on compte 1,5 millions d’apprentis). La suppression du collège unique et la valorisation des filières professionnelles participeront de cet effort.
proposition 07
Nous souhaitons que les métiers du tourisme et de l’hôtellerie-restauration soient davantage valorisés auprès des jeunes.
Si le capital humain est notre première richesse, alors on ne peut pas le considérer comme une variable d’ajustement ! On doit mettre la formation professionnelle au cœur de nos décisions d’investissement. Garantir l’employabilité des travailleurs français, c’est la meilleure assurance contre le chômage.
Nous voulons porter à un million le nombre des apprentis sur cinq ans. Nous donnerons à ceux qui le souhaitent la possibilité d’entrer dans l’apprentissage dès 14 ans, mais également de revenir dans l’enseignement général. À cet effet, nous développerons les classes « métiers-études » dans le cadre du collège pour tous.
Nous voulons attribuer à chacun un compte individuel de formation dont le capital de départ sera inversement proportionnel à la formation initiale, afin qu’un salarié puisse bénéficier d’une formation tout au long de la vie, surtout lorsqu’il a une formation initiale courte ou lorsqu’il est porteur d’un handicap.
Méthodes d'enseignement
proposition 08
La reconstruction d’une année de formation, en alternance avec l’exercice dans la classe, est impérative et étroitement liée au contrat de progrès de l’éducation nationale. Il s’agit du moyen de familiariser les enseignants recrutés et débutants avec l’expérience de leurs collègues plus expérimentés et assurés.
La question des méthodes pédagogiques doit être tranchée non pas par l’idéologie, mais par l’évaluation des résultats.
Il faut penser le nombre d’élèves par classe en fonction de la réalité de la classe. À classe difficile, petit nombre d’élèves, à classe équilibrée et de bon niveau, plus grand nombre d’élèves.
Dans chaque discipline, le « apprendre à apprendre » et le retour assidu aux bases doivent servir de socle. Les programmes doivent être écrits avec les enseignants en imposant la faisabilité sans précipitation, et la simplicité. Je propose qu’un débat parlementaire permette d’exposer à la nation le principe des programmes et leur lisibilité.
Les rythmes scolaires doivent être reconstruits. Il n’est pas normal que l’école française soit celle qui concentre le plus d’heures sur le moins de jours de classe. Les horaires des élèves, devoirs compris, ne doivent pas dépasser une charge horaire d’une trentaine d’heures par semaine, ce qui veut dire un allègement des horaires pour un grand nombre d’élèves.
Réflexion générale sur l’éducation numérique. Très importante pour l’avenir. Il n’y a pas d’éducation entièrement dématérialisée, et déshumanisée, mais les ressources du e-learning sont pour l’avenir un immense enrichissement des possibilités de formation et de découverte.
Handicap et discrimination positive
proposition 09
Rétablissement du principe d’égalité et de méritocratie : bannissement des pratiques de discrimination positive dans tous les secteurs de la société (école, université, entreprise, administration).
Veiller à l’application de loi handicap de 2005 dans l’entreprise (conformité des postes de travail, développement du « e Learning »).
Aide aux élèves
proposition 10
Je proposerai que tant que cela est nécessaire 50 % du temps scolaire à l’école primaire soit consacré à la maîtrise de l’écrit, comme on dit actif et passif, et à la langue française, en sa beauté à découvrir, à ce qu’elle peut exprimer de nuances, de richesses, en son vocabulaire.
Le premier lieu de l’éducation, c’est la famille. Favoriser la mise en place « d’écoles de parents » associatives pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants.
Informer les élèves sur ce qu’ils ne maîtrisent pas : les codes de comportement, d’habillement, de langage, les chemins de la confiance en soi.
Les devoirs doivent être faits dans le cadre de l’établissement, sous la surveillance de tuteurs, les enseignants de l’établissement s’ils le souhaitent, des enseignants à la retraite, des étudiants qui recevront une bourse pour se familiariser ainsi avec l’enseignement et servir de « grands frères », de tuteurs et d’appui aux élèves plus jeunes.
Réformes de l'éducation nationale
proposition 11
Il faut restaurer la confiance de la nation dans ses enseignants. Je ne suis pas pour qu’on remette en cause le décret des années 50 qui définit le statut des enseignants. La définition du temps de travail est légitime. Il peut être réaménagé sur la base du volontariat, on peut faciliter si on le souhaite une présence plus longue dans l’établissement, par exemple en construisant des bureaux, mais les procès doivent cesser.
Arrêter avec les surcharges administratives, la multiplication de réunions, l’avalanche des livrets de compétences.
Au lieu d’être dans la « réformite », il faut un plan de progrès continu, inscrit dans le long terme. Pour vraiment changer les choses, il faut cesser d’aller en fausses « réformes » en fausses « réformes », qui ne changent rien sur le fond, mais déstabilisent perpétuellement l’éducation nationale et le moral, la confiance professionnelle des enseignants et des parents. C’est de la fausse monnaie.
Les concours de recrutement nationaux sont la voie la plus républicaine et la plus légitime pour sélectionner les enseignants du second degré.
Donner aux chefs d’établissement des possibilités nouvelles : recrutement direct des remplaçants, gestion d’un volume d’heures pour organiser des soutiens individualisés ou en petit groupe.
Contre la double pénurie de scientifiques et de littéraires, réfléchir à l’organisation des baccalauréats, notamment la réflexion sur un baccalauréat d’excellence générale, à la fois littéraire et scientifique.
proposition 12
Il est tout simplement inadmissible qu’un pays comme la France laisse de côté 30 % de ses enfants en acceptant qu’ils ne maîtrisent pas les fondamentaux et qu’ils démarrent dans la vie avec un si gros handicap. Aussi, j’augmenterai le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire de 10 à 16 h (comme en 1969) et je dédoublerai au maximum les classes de CP pour faciliter l’apprentissage de la lecture et limiter toute prise de retard.
Les coupes arbitraires d’effectifs et la dévalorisation de la condition enseignante ont créé un profond malaise dans un corps enseignant pourtant dévoué. Je propose donc de mettre fin à la règle du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux pour permettre de recruter plus d’enseignants là où il y en a besoin (notamment du CP au CE2 pour assurer un meilleur apprentissage des fondamentaux) et mieux récompenser l’enseigne- ment dans les zones difficiles.
proposition 13
La politique du « 1 sur 2 » (non remplacement d’un enseignant partant à la retraite sur deux) cessera : l’intégralité des départ à la retraite sera remplacée. Il n’y aura cependant pas de créations de postes supplémentaires, dans un souci de responsabilité budgétaire.
Les efforts de réduction d’effectifs seront concentrés sur l’administration centrale du ministère de l’Education nationale.
Augmentation en conséquence du nombre d’heures consacrées à ces matières, qui a sans cesse baissé depuis les années 1970. En 1976, un élève qui sortait du collège avait reçu 2800 heures d’enseignement du français depuis son entrée en CP. En 2004, c’était 2000 heures, soit 800 de moins, l’équivalent de deux ans et demi de cours.
L’école primaire doit donc être réformée en profondeur. Il faut en particulier revoir le statut de l’école, créer un nouveau type d’établissement public sur le modèle des collèges et lycées.
Un statut du directeur d’école devra lui donner les moyens d’accomplir complètement ses missions. Une revalorisation de la rémunération et une amélioration du régime de décharge sont indispensables pour pallier les problèmes actuels de recrutement, qui sont préoccupants.
Enseignement supérieur et recherche
Orientation des étudiants
proposition 14
Organiser une campagne systématique d’information indiquant aux étudiants les chances réelles de débouchés dans les disciplines qu’ils vont choisir.
Recherche dans les entreprises
proposition 15
Les professeurs du secondaire et d’université doivent eux-mêmes se voir offrir les moyens de passer un an dans une entreprise tous les sept à dix ans. La priorité absolue est de leur faire connaître les PME-PMI innovantes et créatrices d’emploi.
proposition 16
Une concertation élargie à tout le monde de la recherche, via l’organisation d’états-généraux en début de quinquennat, permettra de déterminer les grands domaines prioritaires de recherche sur lesquels les investissements les plus massifs devront être portés. La Planification Stratégique de la Réindustralisation fixera dans le cadre de ces états-généraux ses priorités, afin que les filières industrielles puissent déterminer et cofinancer les travaux de recherche qu’elles jugent les plus utiles.
Le budget de la recherche publique non finalisée sera progressivement augmenté lorsque la situation des finances publiques se rétablira, et les évaluations quinquennales des laboratoires seront rendues très rigoureuses pour définir le montant du renouvellement des aides.
La coopération entre la recherche privée et la recherche publique sera encouragée via le développement d’une logique de coopération transversale (en « clusters ») au détriment des logiques en tuyaux d’orgue. Les pôles de compétitivité existants feront l’objet d’une évaluation rigoureuse pour déterminer les progrès réalisés en ce sens et les blocages persistants. Les bonnes pratiques seront diffusées sous l’impulsion de l’Etat stratège.
Recherche publique
proposition 17
Encourager la structuration de la recherche en réseaux pour développer des synergies, tout en donnant à chaque laboratoire de recherche reconnu par l’Etat les moyens de travailler efficacement.
L’objectif fixé est de porter l’effort de recherche national à 3% du PIB en 2017. Les contraintes budgétaires ne permettront qu’un accroissement limité et progressif des sommes consacrées à la recherche publique. C’est donc avant tout par une incitation forte du secteur privé à accroître ses objectifs que cet objectif pourra être atteint.
Afin d’améliorer le fonctionnement des grands centres nationaux de recherche, au premier rang desquels le CNRS, un audit sera réalisé en début de quinquennat par les services de l’Etat et des représentants du secteur privé afin de lutter contre les lourdeurs administratives et de mettre en place des modes de fonctionnement plus simples et dynamiques, adaptés à la compétition internationale.
proposition 18
Nous voulons mieux valoriser la recherche publique en favorisant les liens entre les universités et les entreprises et en intéressant les chercheurs publics aux retombées financières de leurs découvertes.
Qui sont les candidat(e)s auteur(e)s des propositions ci-dessus ? Essayez de deviner ...
Réponses ! :
Elèves défavorisés et ZEP
proposition 01 : Eva Joly
proposition 02 : Nicolas Sarkozy
Orientation
proposition 03 : François Bayrou
proposition 04 : Eva Joly
Violence à l'école
proposition 05 : Marine Le Pen
Formation professionnelle
proposition 06 : Marine Le Pen
proposition 07 : Nicolas Sarkozy
Méthodes d'enseignement
proposition 08 : François Bayrou
Handicap et discrimination positive
proposition 09 : Marine Le Pen
Aide aux élèves
proposition 10 : François Bayrou
Réformes de l'éducation nationale
proposition 11 : François Bayrou
proposition 12 : Nicolas Dupont-Aignan
proposition 13 : Marine Le Pen
Orientation des étudiants
proposition 14 : Jacques Cheminade
Recherche dans les entreprises
proposition 15 : Jacques Cheminade
proposition 16 : Marine Le Pen
Recherche publique
proposition 17 : Marine Le Pen
proposition 18 : Nicolas Sarkozy
samedi 3 mars 2012
Les meilleures propositions (selon moi) des candidats aux élections présidentielles 2012 sur le thème "Economie et Emploi"
Après avoir lu l'intégralité des programmes d'une dizaine de candidats à l'élection présidentielle 2012, je livre ci-dessous les 26 propositions sur le thème "Economie et Emploi" qui m'ont le plus interpelé. "L'Economie et l'Emploi", c'est fondamental ! C'est ce grâce à quoi on pourra financer tous les autres projets.
Chômage
proposition 01
La lutte contre le chômage se fera selon deux grands axes : la réindustrialisation de notre pays, et le soutien aux PME, qui sont les premiers créateurs d’emplois en France. Le renforcement du dynamisme du marché du travail contribuera également à la lutte contre le chômage.
Le fonctionnement de Pôle Emploi sera revu et fera l’objet d’un audit en collaboration avec les représentants des demandeurs d’emploi
Le non respect par un demandeur d’emploi des obligations imposées par Pôle Emploi (obligation de recherche, d’acceptation d’un emploi dans les conditions qui seront définies) sera plus sérieusement vérifié.
Une loi contraindra Pôle Emploi à proposer, toujours à compétences égales, les emplois disponibles aux demandeurs d’emploi français. Les administrations respecteront également ce principe, et la liste des emplois dits « de souveraineté » sera élargie, notamment dans les secteurs régaliens où les professions seront réservées aux personnes ayant la nationalité française.
proposition 02
Nous développerons les contrats d’insertion, afin d’inciter les bénéficiaires du RSA à reprendre une activité. Un contrat à temps très partiel pour rendre un service à la collectivité est un premier pas pour sortir la personne en difficulté de la spirale de l’isolement, pour l’aider à retourner vers l’activité. C’est aussi une manifestation concrète d’un équilibre entre droits et devoirs. La solidarité nationale ne peut pas s’appliquer pour celui qui refuse de travailler alors qu’il en a la capacité et peut gagner davantage. Nous diminuerons donc le RSA socle pour les personnes qui refuseraient un contrat d'insertion, alors qu'elles peuvent travailler.
Salaires et rémunérations
proposition 03
Nous proposons de financer une diminution des charges des cotisations sociales salariales par l’institution d’une Contribution Sociale aux Importations égale à 3 % du montant des biens importés.
Une réserve légale de titres sera instaurée. Elle sera un moyen de reconnaître au personnel une part de propriété dans l’entreprise, sans droit de vote, mais permettant le versement de dividendes.
proposition 04
J’instaurerai un salaire maximum pour les entreprises dans lesquelles l’Etat a une participation afin qu’il ne soit pas possible de gagner plus de 36 fois le SMIC quel que soit sont niveau dans la hiérarchie de l’entreprise.
Je créerai également à côté du CDD et du CDI un contrat de participation, qui intéressera directement le salarié aux bénéfices de l’entreprise, en contrepartie d’un investissement plus important dans les décisions de la vie de la sociéte
Il est vital de réconcilier les entrepreneurs avec les salariés, qui partagent en réalité les mêmes intérêts : c’est pourquoi il faut créer un système où tout le monde tirera profit du progrès économique. Ainsi, j’irai plus loin dans la participation en introduisant un tiers de représentants des salariés dans les Conseils d’Administration, en fixant un objectif de 15 % d’actionnariat salarié et en créant un statut spécifique pour les entreprises qui veulent aller plus loin tout en encourageant l’économie mutualiste.
Relations avec les syndicats
proposition 05
Promouvoir une démocratie sociale digne de ce nom. Comme en Allemagne, les représentantEs des salariés doivent être associés aux décisions stratégiques, avec 50% des sièges dans les conseils d'administration.
Grandes Entreprises
proposition 06
Les grandes entreprises, qui recourent le plus massivement à des emprunts intragroupes, ne pourront plus échapper à l’IS par ce biais là. Un système plus contraignant sera instauré pour les emprunts réalisés dans le cadre d’opérations purement financières en cas d’abus (succession anormale de LBO sur une même cible sur une courte période). De même, les groupes ne pourront plus localiser artificiellement leur bénéfice à l’étranger en adaptant librement leurs prix de transfert : ces derniers seront plus contrôlés.
Les 50 plus fortes capitalisations boursière, fleurons des entreprises françaises, devront affecter 15% de leur résultat net en réserve spéciale de réindustrialisation.
proposition 07
Une distinction sera faite entre les bénéfices réinvestis et ceux distribués aux actionnaires.
J’engagerai avec les grandes entreprises françaises un mouvement de relocalisation de leurs usines dans le cadre d’un contrat spécifique.
J’instaurerai, pour les entreprises qui se délocalisent, un remboursement des aides publiques reçues.
Consommation et pouvoir d’achat
proposition 08
Une tarification progressive de l'électricité, du gaz et de l'eau pour garantir à toutes et tous l'accès élémentaire à ces biens, favoriser les économies tout en décourageant le gaspillage.
Une stratégie nationale contre le gaspillage : extension du système de bonus-malus aux produits électroménagers, allongement de la garantie des produits, soutien au secteur de la réparation, etc.
La lutte contre le surendettement, avec l'interdiction de la publicité pour les crédits à la consommation, le plafonnement des taux pratiqués, et la possibilité pour une personne de se déclarer en faillite.
Renforcer le rôle des usagerEs au sein des institutions et des entreprises qui jouent un rôle directeur en matière de transports, énergie ou santé (SNCF, CEA, EDF, agences sanitaires...)
PME
proposition 09
Mise en place politique de l’équivalent français du « small business act » accordant aux PME/PMI françaises une priorité d’accès aux marchés publics locaux et nationaux.
Les TPE profiteront notamment : de la Grande Réforme de Simplification (simplification des normes, dématérialisation, carte d’identité numérique, simplification du bulletin de salaire) qui s’appliquera à toutes les entreprises,des mesures prises en faveur du financement des entreprises, de la loi Achetons français qui favorisera toutes les productions françaises, y compris au niveau très local (fournitures des collectivités en prestations de service et biens de consommation courante).
Le crédit impôt recherche visera en priorité les PME/PMI innovantes et cessera de constituer une subvention non-justifiée aux très grands groupes qui délocalisent. Il sera conditionné au maintien intégral des centres de recherche et de développement en France.
Sera créée au sein du ministère de l’Economie, de l’Entreprise et du Travail une cellule délais de paiement chargée de collecter les réclamations des PME/PMI dont les clients ne respectent pas les termes de la loi de modernisation de l’économie de 2008.
Le Crédit impôt recherche (CIR) profite aux groupes du CAC 40. Il s’agira de redistribuer le CIR vers les PME.
proposition 10
Un “Pacte pour les PME” réorientera le soutien à l’innovation vers les PME, modulera le soutien public pour favoriser les entreprises qui contribuent à la transition écologique, et leur donnera un accès priori-taire aux marchés publics via l’élaboration d’un “Small Business Act” à la française.
L’État prendra un engagement national pour l’économie sociale et solidaire (ESS). L’ESS sera dotée d’une loi-cadre et de Fonds régionaux éthiques. Le droit sera réformé pour obliger les actionnaires qui ferment un site à le mettre en vente pour favoriser la reprise de l’activité, avec priorité pour les salariés.
proposition 11
Les petites entreprises sont celles qui créent de l’emploi en France, elles ne délocalisent pas comme les grands groupes. Je souhaite donc diminuer de moitié l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français, exonérer de cotisations sociales pendant cinq ans le recrutement d’un chômeur de longue durée, simplifier les contraintes administratives et leur réserver par la loi une part plus importante des marchés publics.
Commerce international
proposition 12
La relocalisation sur le territoire national des forces de production des entreprises, dans le cadre de la politique de réindustrialisation de la France, permettra une production au plus près des systèmes de distribution et des consommateurs. Associée à une valorisation forte du « achetons français », elle engendrera une baisse considérable des émissions de gaz à effet de serre, via une drastique réduction des circuits de transport au niveau international.
Les protections raisonnées aux frontières nationales, via notamment des droits de douane ou des contingentements, seront déterminées non seulement selon le niveau de protection sociale des pays exportateurs, mais aussi selon la qualité écologique et de sécurité de leur production.
proposition 13
La France soutiendra l’instauration d’une préférence sociale et environnementale aux frontières de l'Europe : les produits entrants sur le marché commun devront respecter les normes environnementales et les normes sociales internationales de l’Organisation Internationale du Travail.
proposition 14
Le libre-échange déloyal provoque une course sans fin au moins-disant social, salarial, fiscal et environnemental. En effet, la France ne peut pas conserver ses acquis sociaux et environnementaux et être en concurrence avec des esclaves en Asie ! C’est pourquoi nous rétablirons des règles commerciales équitables en mettant en place des droits de douane et des quotas, comme le font la grande majorité des pays asiatiques ou d’Amérique Latine, afin de relocaliser l’activité en France. Le produit de ces taxes pourra être en partie affecté au financement de notre protection sociale.
Notre déficit commercial bat des records. Je propose de mettre en place un étiquetage précis des produits vendus en France de manière à connaître la part du « fabriqué en France ». Surtout, j’obligerai les administrations à acheter français à qualité équivalente. Je rétablirai un système d’actions préférentielles pour protéger nos entreprises stratégiques des OPA. Et enfin j’exigerai que les produits importés soient soumis aux mêmes normes que les produits français.
Economie verte
proposition 15
L’écologie est trop souvent conçue et mise en œuvre de manière punitive. C’est pourquoi je propose de la mettre au service de l’emploi : création de pôles de compétitivité dédiés à l’environnement, formations universitaires et mise sur pied d’un grand service public du recyclage et des filières de substitution aux hydrocarbures (énergie, plastique).
proposition 16
La France respectera ses engagements internationaux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Je doublerai le plafond du livret développement durable, en le portant de 6 000 à 12 000 euros.
Je lancerai un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d’une isolation thermique de qualité. Seront ainsi créés des dizaines de milliers d’emplois. Les économies de chauffage qui en découleront redonneront du pouvoir d’achat aux ménages.
Banques et régulation financière
proposition 17
Séparation par la loi des banques de dépôt et des banques d’affaires.
En cas d’extrême nécessité et de risque pour les dépôts des particuliers, nationalisation, même partielle et temporaire, des banques de dépôts en difficulté.
Action déterminée de la France au niveau international pour une interdiction des produits dérivés spéculatifs et une taxe mondiale sur les transactions financières.
Le monopole des marchés financiers et des banques en ce qui concerne le financement de nos emprunts sera supprimé et la possibilité pour la Banque de France de détenir des titres de la dette publique sera rétablie.
Il conviendra d’adopter des mesures de contrôle des mouvements de spéculation des capitaux. Les banques de dépôt feront l’objet d’une nationalisation partielle aussi longtemps que nécessaire pour assainir les pratiques bancaires et sécuriser l’épargne des Français.
Nous procéderons à l’annulation des conventions fiscales avec tous les paradis fiscaux.
Les règles de transparence sur les frais de sortie et sur les tarifs des banques, des assurances, des opérateurs mobiles seront renforcées.
Fixation par la loi d’un plafond applicable au montant des frais bancaires facturés aux clients des banques (ménages et entreprises).
Les taux des crédits à la consommation et des crédits immobiliers contractés par des particuliers, feront l’objet d’un encadrement législatif et réglementaire avec notamment une révision de la procédure de fixation du taux d’usure pour empêcher les organismes de crédit de prêter à taux exorbitants.
proposition 18
Seules les banques qui n’opèrent plus dans les paradis fiscaux garderont leur licence bancaire. Cette licence, octroyée par l’Etat, donne le droit de vendre des services bancaires.
Pour en finir avec le secret bancaire et l’évasion fiscale, toutes les institutions financières qui opèrent en France et qui ouvrent un compte à une Française ou un Français, n’importe où dans le monde, devront en informer l’administration fiscale. Une disposition semblable a été votée aux Etats Unis, qui s’appliquera dès 2013 aux citoyennes et citoyens américains.
La France pèsera de tout son poids pour l’instauration d’une vraie taxe sur les transactions financières au sein de l’Union Européenne, en commençant par la zone euro.
Les banques disposent d’une garantie de l’Etat pour les dépôts des épargnants allant jusqu’à 100 000 euros par personne. La garantie publique sera réservée aux banques n’exerçant pas d’activités spéculatives sur les marchés financiers, de sorte que les contribuables ne soient plus les assureurs des activités financières à haut risque.
proposition 19
La crise financière a révélé la monstruosité d’un système bancaire qui privatise ses profits mais collectivise ses pertes, tout en jouant l’argent des épargnants au casino sur des marchés anarchiques. Pour éviter les excès du passé, je mettrai en œuvre la séparation des activités de banques d’affaires et de banques de dépôt, je ferai établir des normes bancaires strictes en interdisant le « hors bilan » et les activités les plus spéculatives.
Aujourd’hui, l’économie réelle est soumise aux humeurs irrationnelles et exubérantes des marchés et à leurs intérêts privés. Il faudra par conséquent introduire un contrôle de mouvement des capitaux aux frontières afin de limiter la spéculation et pour en finir avec les « parasites fiscaux ». Une Taxe Tobin d’au moins 0,1% sur toutes les transactions financières sera instaurée dans le cadre de ce contrôle des capitaux.
Création et financement des entreprises
proposition 20
Création d’un livret d’épargne industrie
Un soutien au financement par la création d’une ou plusieurs banques d’économie mixte décentralisées de soutien aux PME. Il est des besoins de financement, notamment en fonds propres, qui ne sont pas pris en compte aujourd’hui. Mais il est capital que cette structure soit décentralisée, qu’elle associe les collectivités locales à son action et qu’elle ne soit pas sous le seul contrôle de l’État. De tels établissements bancaires peuvent être soit organisés sur une base géographique, soit spécialisés sectoriellement (par exemple pour l’économie numérique). Ces banques pourront faire appel à des actionnaires nouveaux (type assurance-vie)
Un statut pour les Business-angels à l’image des fonds de private equity : dans le monde des entreprises innovantes, il existe une disparité très grande entre les avantages consentis aux fonds de private equity, dont les intérêts d’acquisition sont fiscalement déductibles et les Business angels, qui soutiennent des créations de start-up, ne reçoivent aucun avantage fiscal équivalent. Il faut donc leur permettre pendant les premières années de leur investissement de déduire les pertes éventuelles de ces entreprises en développement de leur propre revenu imposable, au moins partiellement.
Finances et déficit public
proposition 21
La niche dite « niche Copé », devra être supprimée, alors qu’elle coûte 3,5 milliards d’euros par an au budget de l’Etat.
On procèdera par ailleurs à une suppression progressive sur le quinquennat des taxes et impôts dont le rendement fiscal est inférieur à 50 millions d’euros par an, sauf lorsque la seule étroitesse de la taxation justifie le faible rendement.
L’allocation privilégiée de l’épargne des Français à la dette publique sera encouragée par des mesures fiscales et réglementaires et la Banque de France prendra des mesures similaires en direction des banques et des assurances.
La maîtrise dans la durée de l’endettement public sera inscrite dans une loi cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro afin qu’aucune mesure budgétaire ne soit gagée par la croissance.
Un plan d’action volontariste sera mis en œuvre pour identifier et réduire drastiquement les dépenses inutiles et néfastes pour le pays : fraude sociale et fiscale, niches fiscales inefficaces, coûts de la décentralisation, poids de l’immigration incontrôlée sur les budgets sociaux.
Fiscalité des particuliers
proposition 22
Augmentation modérée de la TVA affectée au budget de la nation. Un point en 2012, un point (si la croissance n’est pas au rendez-vous) au 1er janvier 2014. Total au terme des trois années, par la TVA ou par le retour de la croissance : 20 milliards.
Mesures d’équité et de simplification pour l’impôt sur la fortune (Contribution de solidarité sur le patrimoine CSP) Pour tout patrimoine au-dessus de 1 million d’euro, compte tenu des abattements actuels inchangés, un revenu théorique de 1 % est intégré dans la base de l’Impôt sur le Revenu. Ainsi la progressivité est assurée et la solidarité aussi. Ajoutés à une revue des avantages fiscaux infondés, à la croissance espérée, même modeste, ces mesures approcheront les 10 milliards.
Cette contribution pendant les trois années est équilibrée. Elle touche pour plus de 50 % les plus aisés de nos concitoyens.
Mesures d’équité pour l’impôt sur le revenu : deux tranches supplémentaires, la tranche marginale actuelle à 41 % portée à 45 % ; et une tranche de solidarité pour les revenus supérieurs à 250 000 € par part portée à 50 %.
proposition 23
Outre l’intégration de la taxe d’habitation à l’IRPP, plusieurs mesures permettront de simplifier le système fiscal français.
Une réforme fiscale de grande ampleur sera mise en œuvre dans les premiers mois du quinquennat et restaurera l’égalité des Français devant l’impôt et une répartition juste des efforts nécessaires au redressement entre petites et grandes entreprises.
La tranche supérieure de l’impôt sur le revenu sera portée de 46%. Ainsi, les classes moyennes paieront moins l’impôt sur le revenu, mais les foyers très aisés le paieront davantage.
La fiscalité des dividendes sera revue pour que les revenus du capital ne soient plus favorisés par rapport aux revenus du travail.
La taxe d’habitation, opaque, sera intégrée à l’impôt sur le revenu, plus juste, sous la forme d’une taxe additionnelle qui sera aussi progressive que l’impôt sur les revenus.
Un impôt progressif unique sur le patrimoine, fruit de la fusion entre la taxe foncière et l’ISF, sur des bases rénovées assurant la justice fiscale.
Les condamnations pour la fraude fiscale à grande échelle seront considérablement renforcées et appliquées.
Les produits de première nécessité doivent continuer à bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %. D’autre part, sera institué un taux de TVA majoré pour les produits de luxe (berlines, joaillerie et cosmétique de luxe entre autres exemples).
Investissements publics
proposition 24
Pour remettre la finance au service de l’économie réelle, un pôle d’investissement public sera constitué autour de la Caisse des Dépôts et Consignations et d’OSEO. Il financera les projets de transition écologique, en particulier ceux des petites entreprises et de l’économie sociale et solidaire, grâce au déploiement d’un livret Vert.
Instauration de la bioconditionnalité des aides publiques : aucune subvention ne pourra être versée pour des projets contraires aux objectifs environnementaux.
Politique monétaire
proposition 25
Depuis 1973, la France a renoncé au pouvoir de financer à 0 % par la Banque de France les grands investissements d’avenir de l’Etat, ce qui a été sanctuarisé ensuite par les traités européens. Le pouvoir de création monétaire a alors été offert aux banques privées, qui pourtant ne gèrent pas mieux l’inflation que les Etats ! Je propose donc de reprendre le plein contrôle de notre politique monétaire afin de ne plus dépendre des marchés financiers. La maîtrise de la création monétaire nous permettra de gérer avec rigueur et sérieux notre dette publique, aujourd’hui plombée par les intérêts d’emprunts que l’on doit aux banques privées.
proposition 26
Passer ensemble d’un système monétariste destructeur à un système de crédit public productif, dans lequel les États émettent du crédit-monnaie pour l’équipement de l’homme et de la nature. Ce système de crédit productif public partagé doit être fondé sur des taux de change fixes entre monnaies, même s’il faut prévoir qu’ils pourront être ajustables d’un commun accord en cas de circonstances exceptionnelles. La fixité est ce qui permettra d’éviter les spéculations monétaires à court terme détournant les flux financiers des investissements à moyen et long terme.
Sortir du système de l’euro et de l’Europe qui s’est fait depuis le Traité de Maastricht, condition pour pouvoir passer à un système de crédit productif public et retrouver notre indépendance nationale par rapport à un ordre européen actuel qui se reconnaît lui-même comme non démocratique.
Proposer à nos partenaires européens et tout particulièrement à l’Allemagne, de négocier une sortie du système actuel pour fonder en commun un système de crédit public par association de nos banques nationales, en vue de financer de grands projets d’équipement et de développement mutuels à l’échelle de l’Europe et de l’Eurasie.
Abandon des critères de Maastricht et du Pacte de stabilité, combinaison de politiques monétaires et budgétaires restrictives et relais d’un système international destructeur.
A un euro-franc, que je proposerai d’appeler euro-franc polytechnique, correspondraient d’autres euros nationaux. La cohabitation de ces différents euros nationaux serait assurée par des appréciations ou des dépréciations qui permettraient un fonctionnement du système compte tenu des réalités économiques, et non comme aujourd’hui des rapports de force financiers.
Qui sont les candidat(e)s auteur(e)s des propositions ci-dessus ? Essayez de deviner ...
Réponses ! :
Chômage
proposition 01 : Marine Le Pen
proposition 02 : Nicolas Sarkozy
Salaires et rémunérations
proposition 03 : Marine Le Pen
proposition 04 : Nicolas Dupont-Aignan
Relations avec les syndicats
proposition 05 : Eva Joly
Grandes Entreprises
proposition 06 : Marine Le Pen
proposition 07 : François Hollande
Consommation et pouvoir d’achat
proposition 08 : Eva Joly
PME
proposition 09 : Marine Le Pen
proposition 10 : Eva Joly
proposition 11 : Nicolas Dupont-Aignan
Commerce international
proposition 12 : Marine Le Pen
proposition 13 : Eva Joly
proposition 14 : Nicolas Dupont-Aignan
Economie verte
proposition 15 : Nicolas Dupont-Aignan
proposition 16 : François Hollande
Banques et régulation financière
proposition 17 : Marine Le Pen
proposition 18 : Eva Joly
proposition 19 : Nicolas Dupont-Aignan
Création et financement des entreprises
proposition 20 : François Bayrou
Finances et déficit public
proposition 21 : Marine Le Pen
Fiscalité des particuliers
proposition 22 : François Bayrou
proposition 23 : Marine Le Pen
Investissements publics
proposition 24 : Eva Joly
Politique monétaire
proposition 25 : Nicolas Dupont-Aignan
proposition 26 : Jacques Cheminade
Chômage
proposition 01
La lutte contre le chômage se fera selon deux grands axes : la réindustrialisation de notre pays, et le soutien aux PME, qui sont les premiers créateurs d’emplois en France. Le renforcement du dynamisme du marché du travail contribuera également à la lutte contre le chômage.
Le fonctionnement de Pôle Emploi sera revu et fera l’objet d’un audit en collaboration avec les représentants des demandeurs d’emploi
Le non respect par un demandeur d’emploi des obligations imposées par Pôle Emploi (obligation de recherche, d’acceptation d’un emploi dans les conditions qui seront définies) sera plus sérieusement vérifié.
Une loi contraindra Pôle Emploi à proposer, toujours à compétences égales, les emplois disponibles aux demandeurs d’emploi français. Les administrations respecteront également ce principe, et la liste des emplois dits « de souveraineté » sera élargie, notamment dans les secteurs régaliens où les professions seront réservées aux personnes ayant la nationalité française.
proposition 02
Nous développerons les contrats d’insertion, afin d’inciter les bénéficiaires du RSA à reprendre une activité. Un contrat à temps très partiel pour rendre un service à la collectivité est un premier pas pour sortir la personne en difficulté de la spirale de l’isolement, pour l’aider à retourner vers l’activité. C’est aussi une manifestation concrète d’un équilibre entre droits et devoirs. La solidarité nationale ne peut pas s’appliquer pour celui qui refuse de travailler alors qu’il en a la capacité et peut gagner davantage. Nous diminuerons donc le RSA socle pour les personnes qui refuseraient un contrat d'insertion, alors qu'elles peuvent travailler.
Salaires et rémunérations
proposition 03
Nous proposons de financer une diminution des charges des cotisations sociales salariales par l’institution d’une Contribution Sociale aux Importations égale à 3 % du montant des biens importés.
Une réserve légale de titres sera instaurée. Elle sera un moyen de reconnaître au personnel une part de propriété dans l’entreprise, sans droit de vote, mais permettant le versement de dividendes.
proposition 04
J’instaurerai un salaire maximum pour les entreprises dans lesquelles l’Etat a une participation afin qu’il ne soit pas possible de gagner plus de 36 fois le SMIC quel que soit sont niveau dans la hiérarchie de l’entreprise.
Je créerai également à côté du CDD et du CDI un contrat de participation, qui intéressera directement le salarié aux bénéfices de l’entreprise, en contrepartie d’un investissement plus important dans les décisions de la vie de la sociéte
Il est vital de réconcilier les entrepreneurs avec les salariés, qui partagent en réalité les mêmes intérêts : c’est pourquoi il faut créer un système où tout le monde tirera profit du progrès économique. Ainsi, j’irai plus loin dans la participation en introduisant un tiers de représentants des salariés dans les Conseils d’Administration, en fixant un objectif de 15 % d’actionnariat salarié et en créant un statut spécifique pour les entreprises qui veulent aller plus loin tout en encourageant l’économie mutualiste.
Relations avec les syndicats
proposition 05
Promouvoir une démocratie sociale digne de ce nom. Comme en Allemagne, les représentantEs des salariés doivent être associés aux décisions stratégiques, avec 50% des sièges dans les conseils d'administration.
Grandes Entreprises
proposition 06
Les grandes entreprises, qui recourent le plus massivement à des emprunts intragroupes, ne pourront plus échapper à l’IS par ce biais là. Un système plus contraignant sera instauré pour les emprunts réalisés dans le cadre d’opérations purement financières en cas d’abus (succession anormale de LBO sur une même cible sur une courte période). De même, les groupes ne pourront plus localiser artificiellement leur bénéfice à l’étranger en adaptant librement leurs prix de transfert : ces derniers seront plus contrôlés.
Les 50 plus fortes capitalisations boursière, fleurons des entreprises françaises, devront affecter 15% de leur résultat net en réserve spéciale de réindustrialisation.
proposition 07
Une distinction sera faite entre les bénéfices réinvestis et ceux distribués aux actionnaires.
J’engagerai avec les grandes entreprises françaises un mouvement de relocalisation de leurs usines dans le cadre d’un contrat spécifique.
J’instaurerai, pour les entreprises qui se délocalisent, un remboursement des aides publiques reçues.
Consommation et pouvoir d’achat
proposition 08
Une tarification progressive de l'électricité, du gaz et de l'eau pour garantir à toutes et tous l'accès élémentaire à ces biens, favoriser les économies tout en décourageant le gaspillage.
Une stratégie nationale contre le gaspillage : extension du système de bonus-malus aux produits électroménagers, allongement de la garantie des produits, soutien au secteur de la réparation, etc.
La lutte contre le surendettement, avec l'interdiction de la publicité pour les crédits à la consommation, le plafonnement des taux pratiqués, et la possibilité pour une personne de se déclarer en faillite.
Renforcer le rôle des usagerEs au sein des institutions et des entreprises qui jouent un rôle directeur en matière de transports, énergie ou santé (SNCF, CEA, EDF, agences sanitaires...)
PME
proposition 09
Mise en place politique de l’équivalent français du « small business act » accordant aux PME/PMI françaises une priorité d’accès aux marchés publics locaux et nationaux.
Les TPE profiteront notamment : de la Grande Réforme de Simplification (simplification des normes, dématérialisation, carte d’identité numérique, simplification du bulletin de salaire) qui s’appliquera à toutes les entreprises,des mesures prises en faveur du financement des entreprises, de la loi Achetons français qui favorisera toutes les productions françaises, y compris au niveau très local (fournitures des collectivités en prestations de service et biens de consommation courante).
Le crédit impôt recherche visera en priorité les PME/PMI innovantes et cessera de constituer une subvention non-justifiée aux très grands groupes qui délocalisent. Il sera conditionné au maintien intégral des centres de recherche et de développement en France.
Sera créée au sein du ministère de l’Economie, de l’Entreprise et du Travail une cellule délais de paiement chargée de collecter les réclamations des PME/PMI dont les clients ne respectent pas les termes de la loi de modernisation de l’économie de 2008.
Le Crédit impôt recherche (CIR) profite aux groupes du CAC 40. Il s’agira de redistribuer le CIR vers les PME.
proposition 10
Un “Pacte pour les PME” réorientera le soutien à l’innovation vers les PME, modulera le soutien public pour favoriser les entreprises qui contribuent à la transition écologique, et leur donnera un accès priori-taire aux marchés publics via l’élaboration d’un “Small Business Act” à la française.
L’État prendra un engagement national pour l’économie sociale et solidaire (ESS). L’ESS sera dotée d’une loi-cadre et de Fonds régionaux éthiques. Le droit sera réformé pour obliger les actionnaires qui ferment un site à le mettre en vente pour favoriser la reprise de l’activité, avec priorité pour les salariés.
proposition 11
Les petites entreprises sont celles qui créent de l’emploi en France, elles ne délocalisent pas comme les grands groupes. Je souhaite donc diminuer de moitié l’impôt sur les sociétés pour les bénéfices réinvestis sur le sol français, exonérer de cotisations sociales pendant cinq ans le recrutement d’un chômeur de longue durée, simplifier les contraintes administratives et leur réserver par la loi une part plus importante des marchés publics.
Commerce international
proposition 12
La relocalisation sur le territoire national des forces de production des entreprises, dans le cadre de la politique de réindustrialisation de la France, permettra une production au plus près des systèmes de distribution et des consommateurs. Associée à une valorisation forte du « achetons français », elle engendrera une baisse considérable des émissions de gaz à effet de serre, via une drastique réduction des circuits de transport au niveau international.
Les protections raisonnées aux frontières nationales, via notamment des droits de douane ou des contingentements, seront déterminées non seulement selon le niveau de protection sociale des pays exportateurs, mais aussi selon la qualité écologique et de sécurité de leur production.
proposition 13
La France soutiendra l’instauration d’une préférence sociale et environnementale aux frontières de l'Europe : les produits entrants sur le marché commun devront respecter les normes environnementales et les normes sociales internationales de l’Organisation Internationale du Travail.
proposition 14
Le libre-échange déloyal provoque une course sans fin au moins-disant social, salarial, fiscal et environnemental. En effet, la France ne peut pas conserver ses acquis sociaux et environnementaux et être en concurrence avec des esclaves en Asie ! C’est pourquoi nous rétablirons des règles commerciales équitables en mettant en place des droits de douane et des quotas, comme le font la grande majorité des pays asiatiques ou d’Amérique Latine, afin de relocaliser l’activité en France. Le produit de ces taxes pourra être en partie affecté au financement de notre protection sociale.
Notre déficit commercial bat des records. Je propose de mettre en place un étiquetage précis des produits vendus en France de manière à connaître la part du « fabriqué en France ». Surtout, j’obligerai les administrations à acheter français à qualité équivalente. Je rétablirai un système d’actions préférentielles pour protéger nos entreprises stratégiques des OPA. Et enfin j’exigerai que les produits importés soient soumis aux mêmes normes que les produits français.
Economie verte
proposition 15
L’écologie est trop souvent conçue et mise en œuvre de manière punitive. C’est pourquoi je propose de la mettre au service de l’emploi : création de pôles de compétitivité dédiés à l’environnement, formations universitaires et mise sur pied d’un grand service public du recyclage et des filières de substitution aux hydrocarbures (énergie, plastique).
proposition 16
La France respectera ses engagements internationaux pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Je doublerai le plafond du livret développement durable, en le portant de 6 000 à 12 000 euros.
Je lancerai un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d’une isolation thermique de qualité. Seront ainsi créés des dizaines de milliers d’emplois. Les économies de chauffage qui en découleront redonneront du pouvoir d’achat aux ménages.
Banques et régulation financière
proposition 17
Séparation par la loi des banques de dépôt et des banques d’affaires.
En cas d’extrême nécessité et de risque pour les dépôts des particuliers, nationalisation, même partielle et temporaire, des banques de dépôts en difficulté.
Action déterminée de la France au niveau international pour une interdiction des produits dérivés spéculatifs et une taxe mondiale sur les transactions financières.
Le monopole des marchés financiers et des banques en ce qui concerne le financement de nos emprunts sera supprimé et la possibilité pour la Banque de France de détenir des titres de la dette publique sera rétablie.
Il conviendra d’adopter des mesures de contrôle des mouvements de spéculation des capitaux. Les banques de dépôt feront l’objet d’une nationalisation partielle aussi longtemps que nécessaire pour assainir les pratiques bancaires et sécuriser l’épargne des Français.
Nous procéderons à l’annulation des conventions fiscales avec tous les paradis fiscaux.
Les règles de transparence sur les frais de sortie et sur les tarifs des banques, des assurances, des opérateurs mobiles seront renforcées.
Fixation par la loi d’un plafond applicable au montant des frais bancaires facturés aux clients des banques (ménages et entreprises).
Les taux des crédits à la consommation et des crédits immobiliers contractés par des particuliers, feront l’objet d’un encadrement législatif et réglementaire avec notamment une révision de la procédure de fixation du taux d’usure pour empêcher les organismes de crédit de prêter à taux exorbitants.
proposition 18
Seules les banques qui n’opèrent plus dans les paradis fiscaux garderont leur licence bancaire. Cette licence, octroyée par l’Etat, donne le droit de vendre des services bancaires.
Pour en finir avec le secret bancaire et l’évasion fiscale, toutes les institutions financières qui opèrent en France et qui ouvrent un compte à une Française ou un Français, n’importe où dans le monde, devront en informer l’administration fiscale. Une disposition semblable a été votée aux Etats Unis, qui s’appliquera dès 2013 aux citoyennes et citoyens américains.
La France pèsera de tout son poids pour l’instauration d’une vraie taxe sur les transactions financières au sein de l’Union Européenne, en commençant par la zone euro.
Les banques disposent d’une garantie de l’Etat pour les dépôts des épargnants allant jusqu’à 100 000 euros par personne. La garantie publique sera réservée aux banques n’exerçant pas d’activités spéculatives sur les marchés financiers, de sorte que les contribuables ne soient plus les assureurs des activités financières à haut risque.
proposition 19
La crise financière a révélé la monstruosité d’un système bancaire qui privatise ses profits mais collectivise ses pertes, tout en jouant l’argent des épargnants au casino sur des marchés anarchiques. Pour éviter les excès du passé, je mettrai en œuvre la séparation des activités de banques d’affaires et de banques de dépôt, je ferai établir des normes bancaires strictes en interdisant le « hors bilan » et les activités les plus spéculatives.
Aujourd’hui, l’économie réelle est soumise aux humeurs irrationnelles et exubérantes des marchés et à leurs intérêts privés. Il faudra par conséquent introduire un contrôle de mouvement des capitaux aux frontières afin de limiter la spéculation et pour en finir avec les « parasites fiscaux ». Une Taxe Tobin d’au moins 0,1% sur toutes les transactions financières sera instaurée dans le cadre de ce contrôle des capitaux.
Création et financement des entreprises
proposition 20
Création d’un livret d’épargne industrie
Un soutien au financement par la création d’une ou plusieurs banques d’économie mixte décentralisées de soutien aux PME. Il est des besoins de financement, notamment en fonds propres, qui ne sont pas pris en compte aujourd’hui. Mais il est capital que cette structure soit décentralisée, qu’elle associe les collectivités locales à son action et qu’elle ne soit pas sous le seul contrôle de l’État. De tels établissements bancaires peuvent être soit organisés sur une base géographique, soit spécialisés sectoriellement (par exemple pour l’économie numérique). Ces banques pourront faire appel à des actionnaires nouveaux (type assurance-vie)
Un statut pour les Business-angels à l’image des fonds de private equity : dans le monde des entreprises innovantes, il existe une disparité très grande entre les avantages consentis aux fonds de private equity, dont les intérêts d’acquisition sont fiscalement déductibles et les Business angels, qui soutiennent des créations de start-up, ne reçoivent aucun avantage fiscal équivalent. Il faut donc leur permettre pendant les premières années de leur investissement de déduire les pertes éventuelles de ces entreprises en développement de leur propre revenu imposable, au moins partiellement.
Finances et déficit public
proposition 21
La niche dite « niche Copé », devra être supprimée, alors qu’elle coûte 3,5 milliards d’euros par an au budget de l’Etat.
On procèdera par ailleurs à une suppression progressive sur le quinquennat des taxes et impôts dont le rendement fiscal est inférieur à 50 millions d’euros par an, sauf lorsque la seule étroitesse de la taxation justifie le faible rendement.
L’allocation privilégiée de l’épargne des Français à la dette publique sera encouragée par des mesures fiscales et réglementaires et la Banque de France prendra des mesures similaires en direction des banques et des assurances.
La maîtrise dans la durée de l’endettement public sera inscrite dans une loi cadre qui instaurera à terme l’obligation d’un déficit structurel égal à zéro afin qu’aucune mesure budgétaire ne soit gagée par la croissance.
Un plan d’action volontariste sera mis en œuvre pour identifier et réduire drastiquement les dépenses inutiles et néfastes pour le pays : fraude sociale et fiscale, niches fiscales inefficaces, coûts de la décentralisation, poids de l’immigration incontrôlée sur les budgets sociaux.
Fiscalité des particuliers
proposition 22
Augmentation modérée de la TVA affectée au budget de la nation. Un point en 2012, un point (si la croissance n’est pas au rendez-vous) au 1er janvier 2014. Total au terme des trois années, par la TVA ou par le retour de la croissance : 20 milliards.
Mesures d’équité et de simplification pour l’impôt sur la fortune (Contribution de solidarité sur le patrimoine CSP) Pour tout patrimoine au-dessus de 1 million d’euro, compte tenu des abattements actuels inchangés, un revenu théorique de 1 % est intégré dans la base de l’Impôt sur le Revenu. Ainsi la progressivité est assurée et la solidarité aussi. Ajoutés à une revue des avantages fiscaux infondés, à la croissance espérée, même modeste, ces mesures approcheront les 10 milliards.
Cette contribution pendant les trois années est équilibrée. Elle touche pour plus de 50 % les plus aisés de nos concitoyens.
Mesures d’équité pour l’impôt sur le revenu : deux tranches supplémentaires, la tranche marginale actuelle à 41 % portée à 45 % ; et une tranche de solidarité pour les revenus supérieurs à 250 000 € par part portée à 50 %.
proposition 23
Outre l’intégration de la taxe d’habitation à l’IRPP, plusieurs mesures permettront de simplifier le système fiscal français.
Une réforme fiscale de grande ampleur sera mise en œuvre dans les premiers mois du quinquennat et restaurera l’égalité des Français devant l’impôt et une répartition juste des efforts nécessaires au redressement entre petites et grandes entreprises.
La tranche supérieure de l’impôt sur le revenu sera portée de 46%. Ainsi, les classes moyennes paieront moins l’impôt sur le revenu, mais les foyers très aisés le paieront davantage.
La fiscalité des dividendes sera revue pour que les revenus du capital ne soient plus favorisés par rapport aux revenus du travail.
La taxe d’habitation, opaque, sera intégrée à l’impôt sur le revenu, plus juste, sous la forme d’une taxe additionnelle qui sera aussi progressive que l’impôt sur les revenus.
Un impôt progressif unique sur le patrimoine, fruit de la fusion entre la taxe foncière et l’ISF, sur des bases rénovées assurant la justice fiscale.
Les condamnations pour la fraude fiscale à grande échelle seront considérablement renforcées et appliquées.
Les produits de première nécessité doivent continuer à bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5 %. D’autre part, sera institué un taux de TVA majoré pour les produits de luxe (berlines, joaillerie et cosmétique de luxe entre autres exemples).
Investissements publics
proposition 24
Pour remettre la finance au service de l’économie réelle, un pôle d’investissement public sera constitué autour de la Caisse des Dépôts et Consignations et d’OSEO. Il financera les projets de transition écologique, en particulier ceux des petites entreprises et de l’économie sociale et solidaire, grâce au déploiement d’un livret Vert.
Instauration de la bioconditionnalité des aides publiques : aucune subvention ne pourra être versée pour des projets contraires aux objectifs environnementaux.
Politique monétaire
proposition 25
Depuis 1973, la France a renoncé au pouvoir de financer à 0 % par la Banque de France les grands investissements d’avenir de l’Etat, ce qui a été sanctuarisé ensuite par les traités européens. Le pouvoir de création monétaire a alors été offert aux banques privées, qui pourtant ne gèrent pas mieux l’inflation que les Etats ! Je propose donc de reprendre le plein contrôle de notre politique monétaire afin de ne plus dépendre des marchés financiers. La maîtrise de la création monétaire nous permettra de gérer avec rigueur et sérieux notre dette publique, aujourd’hui plombée par les intérêts d’emprunts que l’on doit aux banques privées.
proposition 26
Passer ensemble d’un système monétariste destructeur à un système de crédit public productif, dans lequel les États émettent du crédit-monnaie pour l’équipement de l’homme et de la nature. Ce système de crédit productif public partagé doit être fondé sur des taux de change fixes entre monnaies, même s’il faut prévoir qu’ils pourront être ajustables d’un commun accord en cas de circonstances exceptionnelles. La fixité est ce qui permettra d’éviter les spéculations monétaires à court terme détournant les flux financiers des investissements à moyen et long terme.
Sortir du système de l’euro et de l’Europe qui s’est fait depuis le Traité de Maastricht, condition pour pouvoir passer à un système de crédit productif public et retrouver notre indépendance nationale par rapport à un ordre européen actuel qui se reconnaît lui-même comme non démocratique.
Proposer à nos partenaires européens et tout particulièrement à l’Allemagne, de négocier une sortie du système actuel pour fonder en commun un système de crédit public par association de nos banques nationales, en vue de financer de grands projets d’équipement et de développement mutuels à l’échelle de l’Europe et de l’Eurasie.
Abandon des critères de Maastricht et du Pacte de stabilité, combinaison de politiques monétaires et budgétaires restrictives et relais d’un système international destructeur.
A un euro-franc, que je proposerai d’appeler euro-franc polytechnique, correspondraient d’autres euros nationaux. La cohabitation de ces différents euros nationaux serait assurée par des appréciations ou des dépréciations qui permettraient un fonctionnement du système compte tenu des réalités économiques, et non comme aujourd’hui des rapports de force financiers.
Qui sont les candidat(e)s auteur(e)s des propositions ci-dessus ? Essayez de deviner ...
Réponses ! :
Chômage
proposition 01 : Marine Le Pen
proposition 02 : Nicolas Sarkozy
Salaires et rémunérations
proposition 03 : Marine Le Pen
proposition 04 : Nicolas Dupont-Aignan
Relations avec les syndicats
proposition 05 : Eva Joly
Grandes Entreprises
proposition 06 : Marine Le Pen
proposition 07 : François Hollande
Consommation et pouvoir d’achat
proposition 08 : Eva Joly
PME
proposition 09 : Marine Le Pen
proposition 10 : Eva Joly
proposition 11 : Nicolas Dupont-Aignan
Commerce international
proposition 12 : Marine Le Pen
proposition 13 : Eva Joly
proposition 14 : Nicolas Dupont-Aignan
Economie verte
proposition 15 : Nicolas Dupont-Aignan
proposition 16 : François Hollande
Banques et régulation financière
proposition 17 : Marine Le Pen
proposition 18 : Eva Joly
proposition 19 : Nicolas Dupont-Aignan
Création et financement des entreprises
proposition 20 : François Bayrou
Finances et déficit public
proposition 21 : Marine Le Pen
Fiscalité des particuliers
proposition 22 : François Bayrou
proposition 23 : Marine Le Pen
Investissements publics
proposition 24 : Eva Joly
Politique monétaire
proposition 25 : Nicolas Dupont-Aignan
proposition 26 : Jacques Cheminade
Libellés :
élection présidentielle 2012,
politique,
programme des candidats
30 milliards d'euros : c'est ce que rapportent, par an, les impôts payés par les 0,1% de Français les plus riches
A propos de la fameuse tranche d’impôt à 75% pour les revenus annuels au dessus de 1 million d’euros, selon un sondage TNS Sofres/mediaprism pour iTélé publié aujourd’hui, 61% des Français se disent favorables à la proposition de François Hollande
A propos de ce qu’un exode des contribuables français les plus fortunés représenterait comme manque à gagner fiscal, la Fondation d’analyse des Politiques Publiques iFrap, rappelle aujourd’hui que les 0,1% les plus riches (65000 Français sur une population de 65 millions) paient 30 milliards d’euros d'impôts par an et les 0,01% (6500 Français) en paient 11 milliards.
Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/euros-riches-pacte-discipline-budgetaire-tranche-impot-exode-contribuables-timetosignoff-301478.html
A propos de ce qu’un exode des contribuables français les plus fortunés représenterait comme manque à gagner fiscal, la Fondation d’analyse des Politiques Publiques iFrap, rappelle aujourd’hui que les 0,1% les plus riches (65000 Français sur une population de 65 millions) paient 30 milliards d’euros d'impôts par an et les 0,01% (6500 Français) en paient 11 milliards.
Source : http://www.atlantico.fr/decryptage/euros-riches-pacte-discipline-budgetaire-tranche-impot-exode-contribuables-timetosignoff-301478.html
mardi 28 février 2012
Election présidentielle 2012 : qui a le meilleur programme ?
Au delà du choix partisan, pour ne pas céder à la tentation de voter "pour celui qui le dit" mais plutôt "pour ce qu'il dit", j'ai choisi d'éplucher les programmes des candidats grâce à l'outil mis à disposition par L'express : http://www.lexpress.fr/actualite/politique/presidentielle-qui-a-le-meilleur-programme_1083371.html
Ne me sentant cependant pas compétent pour apprécier les propositions dans tous les domaines et ne plaçant pas tous les domaines sur le même plan hiérarchique, je vais me limiter à :
1- Economie et Emploi : c'est le plus important car c'est là qu'on trouve le financement de tout le reste
2- Education et Recherche : parce qu'une fois les financements trouvés, c'est là qu'il faut investir, pour la formation de notre jeunesse et pour donner à nos entreprises des atouts en termes d'innovations pour le futur.
3- En troisième choix, je regarderai dans le détail ce que les différents candidats proposent en terme d'Environnement (une partie de l'item Environnement et Agriculture) et de Famille (une partie de l'item Société, Immigration et Famille).
Les propositions seront classées en :
- celles auxquelles je m'oppose complètement et/ou qui me semblent mauvaises
Exemple : "Nous refusons le dogme de la réduction de la dépense publique. Abrogation de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) de 2001 pour mettre en place des règles alternatives n’impliquant pas la réduction des dépenses publiques." (Jean-Luc Mélenchon)
- celles qui provoquent chez moi un sentiment mitigé (oui et non) ou qui amènent le questionnement "Comment ?" c'est-à-dire : "Qui paie ?"
Exemples : Objectif : 1 million d'emplois d'ici 2020." (Eva Joly)Ou encore : "Un revenu citoyen de 850 euros pour les personnes sans ressources et dégressif pour les personnes aux revenus inférieurs à 1500 euros, pour garantir la dignité de chaque citoyen." (Dominique de Villepin)
- celles qui me semblent bonnes mais pas essentielles
- et enfin les meilleures, importantes et bien formulées (tant au niveau l'idée que de la mise en application).
Ce sont ces dernières propositions (mes préférées) que je listerai dans mes prochains articles, classées par thème. On s'apercevra que toutes les sensibilités politiques ou presque en ont fourni dans leur programme (d'où la difficulté de choisir un candidat plutôt qu'un autre). Mais pour préserver le "suspens", afin que chacun puisse juger ces propositions sur leur valeur intrinsèque et non pas d'après l'auteur(e), je ne donnerai l'identité de celui ou celle qui l'a formulé qu'à la fin de l'article.
Ne me sentant cependant pas compétent pour apprécier les propositions dans tous les domaines et ne plaçant pas tous les domaines sur le même plan hiérarchique, je vais me limiter à :
1- Economie et Emploi : c'est le plus important car c'est là qu'on trouve le financement de tout le reste
2- Education et Recherche : parce qu'une fois les financements trouvés, c'est là qu'il faut investir, pour la formation de notre jeunesse et pour donner à nos entreprises des atouts en termes d'innovations pour le futur.
3- En troisième choix, je regarderai dans le détail ce que les différents candidats proposent en terme d'Environnement (une partie de l'item Environnement et Agriculture) et de Famille (une partie de l'item Société, Immigration et Famille).
Les propositions seront classées en :
- celles auxquelles je m'oppose complètement et/ou qui me semblent mauvaises
Exemple : "Nous refusons le dogme de la réduction de la dépense publique. Abrogation de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF) de 2001 pour mettre en place des règles alternatives n’impliquant pas la réduction des dépenses publiques." (Jean-Luc Mélenchon)
- celles qui provoquent chez moi un sentiment mitigé (oui et non) ou qui amènent le questionnement "Comment ?" c'est-à-dire : "Qui paie ?"
Exemples : Objectif : 1 million d'emplois d'ici 2020." (Eva Joly)Ou encore : "Un revenu citoyen de 850 euros pour les personnes sans ressources et dégressif pour les personnes aux revenus inférieurs à 1500 euros, pour garantir la dignité de chaque citoyen." (Dominique de Villepin)
- celles qui me semblent bonnes mais pas essentielles
- et enfin les meilleures, importantes et bien formulées (tant au niveau l'idée que de la mise en application).
Ce sont ces dernières propositions (mes préférées) que je listerai dans mes prochains articles, classées par thème. On s'apercevra que toutes les sensibilités politiques ou presque en ont fourni dans leur programme (d'où la difficulté de choisir un candidat plutôt qu'un autre). Mais pour préserver le "suspens", afin que chacun puisse juger ces propositions sur leur valeur intrinsèque et non pas d'après l'auteur(e), je ne donnerai l'identité de celui ou celle qui l'a formulé qu'à la fin de l'article.
lundi 27 février 2012
Qui est l'auteur duprogramme économique du Front National tant décrié par les journalistes spécialisés ?
Jean-Richard Sulzer, né le 22 août 1947 à Besançon, est un économiste et un homme politique français.
Marié et père de deux enfants, Jean-Richard Sulzer est professeur à l'Université Paris-Dauphine, agrégé des Facultés de gestion et diplômé de l'École des hautes études commerciales (HEC). Fondateur et ancien directeur du centre de recherche en gestion de l'Université Paris-XIII, il fut expert financier auprès des tribunaux et éditorialiste à France-Soir, ainsi que membre du Conseil des Impôts et membre de section du Conseil Économique et Social.
Élu Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais en 2010, Jean-Richard Sulzer est membre au Bureau Politique du Front National et fait partie de l'équipe de campagne de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2012.
Marié et père de deux enfants, Jean-Richard Sulzer est professeur à l'Université Paris-Dauphine, agrégé des Facultés de gestion et diplômé de l'École des hautes études commerciales (HEC). Fondateur et ancien directeur du centre de recherche en gestion de l'Université Paris-XIII, il fut expert financier auprès des tribunaux et éditorialiste à France-Soir, ainsi que membre du Conseil des Impôts et membre de section du Conseil Économique et Social.
Élu Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais en 2010, Jean-Richard Sulzer est membre au Bureau Politique du Front National et fait partie de l'équipe de campagne de Marine Le Pen aux élections présidentielles de 2012.
Ouvrages
- Finance à long terme : théories, calculs et exercices corrigés, Économica, 2006.
- Immunisation et duration d'un portefeuille obligataire, Faculté de sciences économiques et de gestion, 1986.
- Comment construire le tableau de bord, les objectifs et les méthodes d'élaboration, Dunod, 1985.
dimanche 26 février 2012
La Réunion va-t-elle sombrer dans la guerre civile ?
Publié le 25 février 2012
La Réunion va-t-elle sombrer dans la guerre civile ?
Après trois jours d’émeute, la flambée de violences s'étend sur l'île de La Réunion. Claude Guéant a dénoncé ce vendredi des « violences inacceptables ». Neuf membres des forces de l’ordre ont été blessés.
Atlantico : Comment et pourquoi la Réunion est tombée dans la violence cette semaine ?
Eric Beeharry : Des politiques et journalistes ont prétendu qu'il s'agissait d'une manipulation du PCR (Parti Communiste Réunionnais) pour faire oublier sa crise interne et détourner le regard du public vers ces émeutes téléguidées. Car plusieurs ténors de ce parti se rebellent actuellement contre leur direction plus qu'archaïque. Il se trouve que le premier soir d'émeutes coïncide avec le jour de l'annonce de la candidature de la députée sortante Huguette Bello contre son parti.
De surcroît, des habitants du quartier du Chaudron à Saint-Denis (où ont démarré les émeutes) ont témoigné que les casseurs ne venaient pas du quartier et étaient même prêts à en découdre avec eux pour défendre leur lieu de vie.
Atlantico : Qui sont les émeutiers ?
Eric Beeharry : On peut légitimement supposer que ces émeutiers sont soit des militants de ce parti, soit des jeunes chômeurs achetés (la misère est grande à la Réunion), soit de sincères engagés mais manipulés.
Ceci dit, ces informations ont été passées sous silence dans la presse locale (peu libre). Ces violences orchestrées du premier soir sont donc réellement passées pour des revendications sociales aux yeux de la population. Ce qui a entraîné les jours suivants des imitations d'émeutes dans d'autres villes que Saint-Denis et qui là n'étaient pas dirigées politiquement, comme à Saint-Benoît et à Saint-Pierre.
Atlantico : C'est la "vie chère" qui est en cause ?
Eric Beeharry : Il y a 3 raisons majeures à la vie chère à la Réunion :
D'abord il y a l'octroi de mer qui s'applique à tous les biens arrivant sur la Réunion. Ce qui est aberrant, puisqu'il s'agit clairement d'un droit de douane en pleine Union Européenne. D'autant plus dément que cette taxe censée protéger les productions locales frappe également les biens non produits à la Réunion. La vraie raison d'être de l'octroi de mer est ailleurs. Il finance les collectivités locales. C'est pourquoi les élus locaux rechignent à le supprimer, mais ainsi jouent contre le peuple qui subit cette taxation de la consommation. Il suffirait donc d'éliminer cet octroi de mer pour alléger le coût de la vie. D'ailleurs les collectivités de métropole ne vivent pas d'octroi de mer... et de plus la Cour des Comptes dénonce régulièrement la mauvaise gestion des finances publiques par les politiques réunionnais.
Ensuite, il y a un manque cruel de concurrence à la Réunion. C'est-à-dire que dans des secteurs clé comme le transport aérien, l'importation et la grande distribution, il y a si peu d'acteurs, d'entreprises, qu'ils ont toute liberté pour gonfler leurs marges et imposer des prix exorbitants aux consommateurs. Il suffirait donc de lancer des appels d'offres (internationaux même), pour libéraliser ces secteurs et ainsi provoquer la bataille des prix et donc leur baisse. Ce qui par ricochet nous apporterait plus de touristes par la baisse du prix du billet d'avion et donc une nouvelle source de croissance économique avec un potentiel de 20 000 emplois supplémentaires (chômage actuel: 120 000).
Enfin, la classe politique ne propose aucun projet économique pour la Réunion. Si bien que le chômage stagne à 30% et la population sous le seuil de pauvreté s'élève à près des deux tiers de la population. Une crise sociale terrible, mais qui arrange les politiques. Car les électeurs étant dans la misère, ça leur permet de les acheter par des bons des CCAS, des contrats de travail précaires dans les collectivités et autres SEM et même de l'argent liquide lors des campagnes électorales (sans parler des fraudes massives). Ce qui empêche le débat d'idées et donc l'apparition des solutions pour le pouvoir d'achat et le plein emploi. Il n'y a donc aucune démocratie à la Réunion.
Atlantico : Quel bilan tirer de la table ronde qui a eu lieu ce vendredi ? Comment pensez-vous que va évoluer la situation ?
Eric Beeharry : La table ronde en préfecture a donné lieu à une baisse de 8 centimes sur le litre d'essence et une légère baisse (montants non précisés encore) sur les produits alimentaires de première nécessité.
Mais il y a 3 ans, ce même genre de mesures avaient été décidées. 3 ans après, la crise et les émeutes sont de retour. On voit donc bien que ces avancées apparentes n'en sont pas. Ces baisses artificielles seront vite compensées par de nouvelles hausses, puisqu'on ne s'est pas attaqué au fond du problème: l'octroi de mer, les monopoles et l'absence de projet économique pour la Réunion.
Les premières réactions ont donc naturellement été négatives et il est fort à parier que les émeutes vont continuer encore ces jours prochains. La France vient d'envoyer des centaines de militaires. La suite des événements promet donc d'être difficile et de plus en plus violente.
Avec le mouvement citoyen Ensemble, nous allons réfléchir à comment calmer les esprits tout en faisant avancer nos idées pour le pouvoir d'achat et le plein emploi. Bien que la presse locale ne nous aide pas beaucoup, préférant relayer les extrémistes et boycotter les démocrates. Ces solutions ont pourtant marché partout dans le monde, dans les démocraties modernes, mais bizarrement passent pour extraordinaires et révolutionnaires dans cette île coupée du monde libre. Ce bout de France où les principes de base d'économie et de démocratie sont ignorés, moqués, voire lynchés. Nous appelons à l'aide les démocrates de France.
Eric Beeharry
Eric Beeharry est le leader du mouvement citoyen Ensemble pour la Réunion.
Il a vocation à rassembler toutes les bonnes volontés, afin de renouveler la gouvernance économique et politique de l'île pour un meilleur avenir de sa population. Eric a travaillé plusieurs années à Paris et la Défense dans les services financiers et le commerce international pour Coca Cola, Canal+, Expedia et Vinci entre autres
La Réunion va-t-elle sombrer dans la guerre civile ?
Après trois jours d’émeute, la flambée de violences s'étend sur l'île de La Réunion. Claude Guéant a dénoncé ce vendredi des « violences inacceptables ». Neuf membres des forces de l’ordre ont été blessés.
Atlantico : Comment et pourquoi la Réunion est tombée dans la violence cette semaine ?
Eric Beeharry : Des politiques et journalistes ont prétendu qu'il s'agissait d'une manipulation du PCR (Parti Communiste Réunionnais) pour faire oublier sa crise interne et détourner le regard du public vers ces émeutes téléguidées. Car plusieurs ténors de ce parti se rebellent actuellement contre leur direction plus qu'archaïque. Il se trouve que le premier soir d'émeutes coïncide avec le jour de l'annonce de la candidature de la députée sortante Huguette Bello contre son parti.
De surcroît, des habitants du quartier du Chaudron à Saint-Denis (où ont démarré les émeutes) ont témoigné que les casseurs ne venaient pas du quartier et étaient même prêts à en découdre avec eux pour défendre leur lieu de vie.
Atlantico : Qui sont les émeutiers ?
Eric Beeharry : On peut légitimement supposer que ces émeutiers sont soit des militants de ce parti, soit des jeunes chômeurs achetés (la misère est grande à la Réunion), soit de sincères engagés mais manipulés.
Ceci dit, ces informations ont été passées sous silence dans la presse locale (peu libre). Ces violences orchestrées du premier soir sont donc réellement passées pour des revendications sociales aux yeux de la population. Ce qui a entraîné les jours suivants des imitations d'émeutes dans d'autres villes que Saint-Denis et qui là n'étaient pas dirigées politiquement, comme à Saint-Benoît et à Saint-Pierre.
Atlantico : C'est la "vie chère" qui est en cause ?
Eric Beeharry : Il y a 3 raisons majeures à la vie chère à la Réunion :
D'abord il y a l'octroi de mer qui s'applique à tous les biens arrivant sur la Réunion. Ce qui est aberrant, puisqu'il s'agit clairement d'un droit de douane en pleine Union Européenne. D'autant plus dément que cette taxe censée protéger les productions locales frappe également les biens non produits à la Réunion. La vraie raison d'être de l'octroi de mer est ailleurs. Il finance les collectivités locales. C'est pourquoi les élus locaux rechignent à le supprimer, mais ainsi jouent contre le peuple qui subit cette taxation de la consommation. Il suffirait donc d'éliminer cet octroi de mer pour alléger le coût de la vie. D'ailleurs les collectivités de métropole ne vivent pas d'octroi de mer... et de plus la Cour des Comptes dénonce régulièrement la mauvaise gestion des finances publiques par les politiques réunionnais.
Ensuite, il y a un manque cruel de concurrence à la Réunion. C'est-à-dire que dans des secteurs clé comme le transport aérien, l'importation et la grande distribution, il y a si peu d'acteurs, d'entreprises, qu'ils ont toute liberté pour gonfler leurs marges et imposer des prix exorbitants aux consommateurs. Il suffirait donc de lancer des appels d'offres (internationaux même), pour libéraliser ces secteurs et ainsi provoquer la bataille des prix et donc leur baisse. Ce qui par ricochet nous apporterait plus de touristes par la baisse du prix du billet d'avion et donc une nouvelle source de croissance économique avec un potentiel de 20 000 emplois supplémentaires (chômage actuel: 120 000).
Enfin, la classe politique ne propose aucun projet économique pour la Réunion. Si bien que le chômage stagne à 30% et la population sous le seuil de pauvreté s'élève à près des deux tiers de la population. Une crise sociale terrible, mais qui arrange les politiques. Car les électeurs étant dans la misère, ça leur permet de les acheter par des bons des CCAS, des contrats de travail précaires dans les collectivités et autres SEM et même de l'argent liquide lors des campagnes électorales (sans parler des fraudes massives). Ce qui empêche le débat d'idées et donc l'apparition des solutions pour le pouvoir d'achat et le plein emploi. Il n'y a donc aucune démocratie à la Réunion.
Atlantico : Quel bilan tirer de la table ronde qui a eu lieu ce vendredi ? Comment pensez-vous que va évoluer la situation ?
Eric Beeharry : La table ronde en préfecture a donné lieu à une baisse de 8 centimes sur le litre d'essence et une légère baisse (montants non précisés encore) sur les produits alimentaires de première nécessité.
Mais il y a 3 ans, ce même genre de mesures avaient été décidées. 3 ans après, la crise et les émeutes sont de retour. On voit donc bien que ces avancées apparentes n'en sont pas. Ces baisses artificielles seront vite compensées par de nouvelles hausses, puisqu'on ne s'est pas attaqué au fond du problème: l'octroi de mer, les monopoles et l'absence de projet économique pour la Réunion.
Les premières réactions ont donc naturellement été négatives et il est fort à parier que les émeutes vont continuer encore ces jours prochains. La France vient d'envoyer des centaines de militaires. La suite des événements promet donc d'être difficile et de plus en plus violente.
Avec le mouvement citoyen Ensemble, nous allons réfléchir à comment calmer les esprits tout en faisant avancer nos idées pour le pouvoir d'achat et le plein emploi. Bien que la presse locale ne nous aide pas beaucoup, préférant relayer les extrémistes et boycotter les démocrates. Ces solutions ont pourtant marché partout dans le monde, dans les démocraties modernes, mais bizarrement passent pour extraordinaires et révolutionnaires dans cette île coupée du monde libre. Ce bout de France où les principes de base d'économie et de démocratie sont ignorés, moqués, voire lynchés. Nous appelons à l'aide les démocrates de France.
Eric Beeharry
Eric Beeharry est le leader du mouvement citoyen Ensemble pour la Réunion.
Il a vocation à rassembler toutes les bonnes volontés, afin de renouveler la gouvernance économique et politique de l'île pour un meilleur avenir de sa population. Eric a travaillé plusieurs années à Paris et la Défense dans les services financiers et le commerce international pour Coca Cola, Canal+, Expedia et Vinci entre autres
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