lundi 9 juillet 2007

Rama Yade

Rama Yade est un nouveau visage dans la politique française, pour de multiples raisons : c'est une femme, elle est noire, elle est jeune et elle est belle ! Voilà qui nous change beaucoup, n'est-ce pas ?
Le 19 juin 2007, elle a été nommée secrétaire d'État auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des affaires étrangères et des droits de l'Homme, dans le gouvernement "François Fillon II".

mercredi 20 juin 2007

A quand la proportionnelle !?

Dans l'entre-deux-tours, François Bayrou a dénoncé «l'incroyable injustice» d'une loi électorale qui accentue la représentation du parti majoritaire et marginalise les petites formations. «On ne peut être représenté que si on accepte d'entrer dans la logique de l'un des deux camps», a-t-il accusé, jeudi soir sur Europe 1. Bientôt «s'imposera comme une urgence» la nécessité de «changer les institutions de manière que tout le monde puisse retrouver un Parlement de plein exercice, indépendant par rapport au gouvernement et au pouvoir exécutif».

lundi 11 juin 2007

L'exemple vient d'en haut

Pour chaque député non réélu les Français devront payer 417.120 Euros = 60 mois x 6 952 euros d'indemnités !

La confiance règne sur l'issue du prochain scrutin et les coquins et les copains s'organisent : Jean-Louis Debré, avant de partir au Conseil Constitutionnel, a fait voter une loi adoptée à l'unanimité et dans le silence complet afin qu'un député non réélu touche pendant 60 mois (au lieu de 6 mois) son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour, selon info sur site Assemblée nationale, en net mensuel 5178 euros, brute 6 952 euros.

Le total de 60 mois d'inactivité en brut mensuel coûtent 417 180 euros par député non réélu !

Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l'ordonnance n°58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée "par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle.

Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie", ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade.

S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée : "L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de
résidence).
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :
- Indemnité de base : 5 400, 32 euros
- Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros
- Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390, 58 ?
Soit brut mensuel 6 952, 91 euros

Retenues obligatoires.
Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues :
- Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153, 08 euros
- Contribution exceptionnelle de solidarité : 55, 62 Euros
- Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 euros
- Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 euros Soit net mensuel 5 177, 66 euros

Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 4 ans et demi, n'est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d'un nouvel emploi, d'une visite mensuelle auprès d'un conseiller ANPE, ou d'une activité justifiant cette "aide sociale", bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

Voilà un "bel" exemple pour la République. Au moment même où l'on parle de faire des économies, de réduire les gaspillages, les élites ne montrent vraiment pas le bon chemin !

mercredi 6 juin 2007

L'argus parlemantaire

Qu’est-ce que l’Argus Parlementaire ?
Tout au long de l’année parlementaire, il est proposé régulièrement à l’ensemble des députés, sans aucun a priori ou parti pris politique, de soutenir, concrètement, en signant, une proposition de loi ou un amendement qui pourrait améliorer les conditions des contribuables en France. Ainsi, les positions de chaque élu sont comptabilisées, appréciées, et conduisent à la publication d’un Argus Parlementaire.Cette année nous avons voulu étoffer cet argus en y ajoutant la présence des députés aux Rendez-Vous Parlementaire, réunions de travail organisées par Contribuables Associés à l’Assemblée nationale autour de députés, d’experts et de représentants de la société civile pour aborder des problèmes de fond liés à la dépense publique.En quelques clics, les électeurs-contribuables auront une idée précise de la détermination du député à défendre leurs intérêts.
La note finale tient compte de l’engagement (1 point), du député sur une proposition de loi ou un amendement, ainsi qu’à sa présence (1 point), voire sa représentation (½ point) aux Rendez-Vous Parlementaire.

Juste mon opinion
Excellent site que "L'argus Parlementaire". On y découvre pourquoi le cumul des mandats devrait (selon moi) être interdit. Comment faire correctement son travail (et même être simplement présent) quand on a plusieurs emplois (fonctions) à la fois, dans des villes différentes (maire, député, ministre ...) ? Quand on regarde la "côte" de nombreux députés pour 2002-2007, on réalise le scandale !

http://www.argus-parlementaire.net/

lundi 28 mai 2007

Gilbert Gérard, candidat aux élections législatives

Gilbert Gérard est candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription de l'île de la Réunion (qui en compte cinq), bien que le comité exécutif national lui ait refusé l’investiture du mouvement démocrate (UDF-MD) au profit de son homologue Jeanne Lohyer, jugée "plus jeune".
Son cheval de bataille est la continuité territoriale, mais pour tous les autres problèmes de la Réunion, il a son lot de solutions :
"L’île souffre du manque de logements ? Il étendra le périmètre de défiscalisation à la construction de logements sociaux. La corruption ronge le milieu politique ? Il s’engage à muscler la législation relative à l’inéligibilité de tout élu condamné. Trop de jeunes quittent le cursus scolaire pour grossir les rangs des chômeurs ? Grâce à la continuité territoriale, Gilbert Gérard veut faciliter les déplacements vers la métropole et l’étranger afin de favoriser l’accès à de nouveaux débouchés. Les procédures juridiques mettent des années avant d’aboutir ? Il promet de plaider pour le recrutement de magistrats afin d’accélérer le travail. Les petites retraites ne sont pas suffisamment valorisées ? Il s’engage à les augmenter jusqu’à 90 % du Smic dans les cinq années à venir. Les handicapés sont les oubliés de la société ? Il mettra tout en œuvre pour appliquer à la lettre les lois en leur faveur."

Alain Bénard, candidat aux élections législatives

Alain Bénard, maire de Saint-Paul (île de la Réunion) est candidat aux élections législatives dans la 2ème circonscription.
Il est reconnu à la Réunion pour avoir innové dans la façon de faire de la politique en instaurant une démarche de démocratie participative à la Mairie de Saint-Paul.

Rythme de travail des enseignants

D'après une étude de la MGEN (Mutuelle Générale de l'Education Nationale), "instaurer un autre rythme de travail plus équilibré permettrait de diminuer la violence [dans les établissements scolaires] : actuellement, on constate que tout le travail scolaire se trouve concentré sur moins de 32 semaines, que la semaine d'un lycéen est supérieure à 40 heures, celle d'un collégien à 35 heures et celle d'un chef d'établissement à plus de 50 heures. Une des solutions consisterait à étaler le travail sur l'année, car tant pour les élèves que pour les professeurs, le stress et les comportements agressifs sont liés à un aménagement du temps scolaire équilibré ou non".

En école primaire, on pourrait par exemple ne pas travailler le samedi matin (de 8h à 11h), et la trentaine de demi-journées à rattraper viendraient en réduction des grandes vacances; qui de toute façon coupent l'année scolaire et influent négativement sur la pérennité des connaissances acquises.

Bayrou en rêvait, Sarkozy l'a fait.

François Bayrou a toujours déclaré vouloir constituer un gouvernement d'unité nationale allant du centre-droite au centre-gauche, en passant par son propre parti, l'UDF, rebaptisé MoDem (Mouvement Démocrate).

Cette équipe au-delà des forts clivages politiciens, Nicolas Sarkozy a lui aussi décidé de la bâtir. Ainsi, dans un gouvernement pourtant à effectif réduit, il a nommé (par l'intermédiaire de son premier ministre François Fillon) :
- un centriste : Hervé Morin (UDF et l'un des lieutenants de François Bayrou) comme Ministre de la Défense,
- deux socialistes : Eric Besson (désormais secrétaire d'Etat à la prospective) et Bernard Kouchner (Ministre des Affaires étrangères et européennes)
- et un membre de la société civile : Martin Hirsch (ancien dirgeant d'Emmaüs France et, dans la vie privée, compagnon de Dominique Voyet, dirigeante des Verts) nommé Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté.

De plus, en respect des engagements pris avec Nicolas Hulot concernant la protection de l'environnement, le poste de "numéro deux" du gouvernement a été attribué à un homme de grande expérience politique : Alain Juppé désormais Ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables.

samedi 19 mai 2007

Commentaires sur la composition du gouvernement par l'opposition, la majorité et les acteurs sociaux ...

La gauche dénonce une fausse ouverture, les syndicats s'interrogent

Article du LEMONDE.FR 18.05.07 13h18 • Mis à jour le 18.05.07 17h12

A gauche, M. Ayrault dénonce une équipe "dans la continuité des années Chirac"
A droite, M. Accoyer salue "un gouvernement d'action, d'ouverture et de réforme"
Les syndicats et associations s'interrogent sur la répartition des ministères économiques et sociaux.
Au Parti socialiste, Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, a estimé que le gouvernement de François Fillon "s'inscrit dans la continuité des années Chirac" et n'est qu'"une simple rotation". "C'est un gouvernement de campagne électorale qui vise à obtenir les pleins pouvoirs pour mettre en œuvre la politique de continuité en pire, annoncée par Nicolas Sarkozy", a-t-il expliqué dans un communiqué. Avant d'inviter les Français à "donner la représentation la plus forte à la gauche" lors des élections législatives des 10 et 17 juin, pour assurer "un contrepoids".Lors d'un point-presse au siège du parti, Benoît Hamon, député européen, a estimé que Bernard Kouchner "a rejoint un gouvernement qu'il comparait il y a quelques semaines à celui de Silvio Berlusconi. (...) Il n'est plus membre du Parti socialiste. Je n'ai qu'un mot, c'est lamentable. Ceux qui se sont prêtés [à cela] ont fait le choix d'affaiblir le camp auquel (...) ils devaient tout". "Nous, nous sommes dans l'opposition, en tous cas jusqu'aux législatives où, j'espère, nous aurons une majorité de gauche", a-t- il ajouté.Claude Bartolone, député PS, a estimé sur LCI qu'"on continue dans l'Etat-spectacle", filant la métaphore avec le Festival de Cannes. "Depuis quarante-huit heures on a eu la bande-annonce du film de Sarkozy : la jeunesse, l'amour, l'émotion. Aujourd'hui, les acteurs, quelques nouveaux pour masquer le retour de l'Etat RPR, les traîtres qui sont toujours nécessaires dans un film à suspense. Mais les Français ne se laisseront pas avoir, ils savent très bien qu'après la bande-annonce, il y a la réalité", a-t-il affirmé.

Selon le Parti communiste, "l'ouverture annoncée avec fracas" se révèle "un simple rideau de fumée destiné à faire oublier l'essentiel, une équipe gouvernementale à l'image de la droite dure et décomplexée incarnée par le nouveau président de la République". Le PCF pronostique dans ce communiqué la mise en place d'une "politique extrêmement régressive, avec comme feuille de route le programme ultra-libéral du candidat de l'UMP".

Olivier Besancenot, ex-candidat de la LCR à la présidentielle, a jugé que "l'ordre moral et sécuritaire est au pouvoir", avec "des hommes déterminés à appliquer le programme de rupture du président de la République : remise en cause du droit de grève et du code du travail, nouvelles privatisations, expulsions de familles sans-papiers".

Noël Mamère, député Vert de la Gironde, a estimé sur France Info qu'il y a "parmi les ministres les plus importants, tous ceux qui ont déjà participé aux gouvernements de Villepin et de Raffarin" et que "comme par hasard", "les ministres dit d'ouverture sont nommés à la défense et aux affaires étrangères, domaine réservé du président". "Il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles et j'espère qu'ils vont se réveiller à l'occasion des législatives, a-t-il ajouté. C'est un gouvernement-vitrine, avant les législatives."

Bernard Accoyer, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale,"salue la nomination d'un gouvernement d'action, d'ouverture et de réforme (...). Composé de ministres d'expérience et de nouveaux talents, ce gouvernement a tous les atouts pour répondre aux attentes des Français. Les missions confiées aux nouveaux ministres indiquent clairement que la priorité sera donnée à la réforme et à la modernisation de l'Etat pour plus d'efficacité au service des Francais", estime-t-il dans un communiqué.

Patrick Ollier (UMP), président de l'Assemblée nationale, a qualifié la nouvelle équipe par les termes "ouverture, parité, efficacité", et salué ses "personnalités jeunes, compétentes et déterminées". "Je souhaite que ces signes forts, actes de respect des engagements pris, conduisent les Français à être cohérents aux élections législatives", ajoute-t-il.Le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez (UMP), a salué dans un communiqué "la pertinence" du redécoupage des ministères économiques, estimant que "lier le développement économique et l'emploi, c'est avoir une vision dynamique de l'emploi qui dépend de la bonne santé et de la compétitivité des entreprises. La baisse du chômage est liée à leurs bonnes performances". Il se félicite aussi de la création d'un ministère des comptes publics, estimant que "la stratégie de redressement de nos finances publiques et de désendettement passe par une meilleure coordination, tant en dépenses qu'en recettes, des finances de l'Etat, de la Sécurité sociale et des collectivités locales".

Jean-Christophe Lagarde (UDF) a salué sur i-télé l'ouverture, et dit croire que "c'est une équipe différente, un élément de modernisation politique". Il a estimé que "les débuts de Nicolas Sarkozy comme président de la République tranchent avec le candidat".

Jean-Marie Le Pen a fustigé un gouvernement composé des "adjoints de campagne" de Nicolas Sarkozy, dont "ils seront non des ministres, mais des exécutants". "Ce gouvernement, composé selon la technique de la macédoine de légumes, n'est pas souverain, il n'est que l'exécutif d'un conseil régional européen", a estimé le président du Front national dans un communiqué. "Les Français qui ont cru aux accents patriotiques de Nicolas Sarkozy vont commencer à déchanter", a-t-il ajouté, regrettant que les ministères des affaires étrangères et de la défense soient confiés à des "européistes", dont Bernard Kouchner,"soixante-huitard emblématique, icône de la pensée unique [qui] symbolise à lui seul ce que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne". "Quant au ministre d'Etat (Alain Juppé), c'est un homme qui a été récemment condamné à un an d'inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis. Telle est l'exigence de morale et d'ordre de Nicolas Sarkozy", a-t-il ajouté.

La CGT s'est défendue de tout "procès d'intention" mais a dénoncé "la forte concentration des pouvoirs autour du président de la République et de son cabinet", qui consacre "une présidentialisation de fait sans contre-pouvoirs nouveaux". Elle affirme également que "l'organisation 'resserrée' du gouvernement annonce une réorganisation administrative des services de l'Etat qui n'a fait pour le moment l'objet d'aucune concertation". Jean-Christophe Le Duigou, un des secrétaires confédéraux, a ajouté que la centrale s'interroge sur "la création d'un ministère des comptes publics [qui] va prendre le dessus sur les autres ministères, avec d'un côté l'emploi [et] l'économie nationale et de l'autre le travail et les affaires sociales".

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, s'est dit "satisfait qu'il y ait un ministère du travail de plein exercice dans un gouvernement resserré, avec à sa tête un homme de dialogue", Xavier Bertrand. Selon lui, "mettre ensemble l'économie et l'emploi" dans un ministère dirigé par Jean-Louis Borloo "n'est pas forcément négatif, car si on fait les politiques d'emploi à part, ce sont toujours des politiques d'aide, d'exonération, etc." Il a espéré que le ministère des comptes publics sera "au service de la politique économique et de l'emploi" et n'imposera pas une "vision comptable à l'ensemble du gouvernement". Le numéro un de FO a enfin martelé qu'il fallait éviter toute "confusion entre le budget de la Sécurité sociale, qui est alimenté par les cotisations sociales, et le budget de l'Etat, qui est alimenté par les impôts".

La CFTC s'est étonnée "que le dossier de l'emploi apparaisse surtout 'économique' et déconnecté de celui des relations sociales", échoyant à Jean-Louis Borloo, chargé de l'économie, des finances et de l'emploi, alors que Xavier Bertrand devient ministre du travail, des relations sociales et de la solidarité. La confédération chrétienne se félicite cependant que MM. Borloo et Bertrand aient "une bonne connaissance des dossiers et de la pratique des relations sociales". Et escompte "un dialogue social maximum".

L'Union professionnelle artisanale (UPA) "salue le choix qui a été fait de rationaliser l'organisation gouvernementale. La réduction du nombre de ministères traduit une volonté d'efficacité et répond à la nécessité de faire des économies budgétaires". Dans un communiqué, elle "invite d'ores et déjà le premier ministre et l'ensemble du gouvernement à prendre appui sur les 900 000 entreprises artisanales françaises pour développer des politiques favorables à la croissance et à la création d'emplois".

La CFE-CGC "souligne la volonté d'associer étroitement économie et emploi, la bonne marche de l'une favorisant l'autre en quantité et en qualité", tout en rappelant "sa volonté de voir les Français travailler tous et travailler mieux. Des conditions de travail équilibrées et saines sont un facteur de motivation et de compétitivité des entreprises".

Nicolas Hulot s'est dit "à ce stade, content que quelqu'un qui ait l'expérience, l'envergure d'Alain Juppé, prenne le poste" de ministre d'Etat chargé de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable, conformément à ce que prônait son Pacte écologique. L'animateur de télévision s'est félicité qu'un ancien premier ministre soit chargé du développement durable, "numéro deux dans un gouvernement de droite, qui n'était pas très spontané sur ces sujets". Il estime néanmoins que la tâche va être "très difficile, parce qu'il y a des logiques qui risquent d'apparaître contradictoires". Sa fondation a été conviée, avec les autres ONG environnementalistes, à rencontrer lundi le président de la République et M. Juppé, notamment afin de "définir les grands objectifs" du "Grenelle de l'environnement" annoncé.

La composition du gouvernement

Voici la liste des membres du gouvernement finalement retenus par le Premier Ministre François Fillon. Ce gouvernement compte quinze ministres, quatre secrétaires d’Etat et un haut commissaire :
Alain Juppé : ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables
Jean-Louis Borloo : ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi
Michèle Alliot-Marie : ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités territoriales
Bernard Kouchner : ministre des Affaires étrangères et européennes
Brice Hortefeux : ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement
Rachida Dati : garde des Sceaux, ministre de la Justice
Xavier Bertrand : ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité
Xavier Darcos : ministre de l’Education nationale
Valérie Pécresse : ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Hervé Morin : ministre de la Défense
Roselyne Bachelot-Narquin : ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports
Christine Boutin : ministre du Logement et de la Ville
Christine Lagarde : ministre de l’Agriculture et de la Pêche
Christine Albanel : ministre de la Culture et de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement
Eric Woerth : ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique
Roger Karoutchi : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement
Eric Besson : secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques
Dominique Bussereau : secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, du Développement et de l’Aménagement durables, chargé des Transports
Jean-Pierre Jouyet : secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes, chargé des Affaires européennes
Martin Hirsch : haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté