vendredi 14 février 2014
Zemmour et Domenach sur l'affaire Dieudonné
Source : http://youtu.be/O1zpfT3T1J4
Les débats "Ça se dispute" entre Eric Zemmour et Nicolas Domenach ont souvent été intéressants. Deux personnalités, la première résolument de droite et la seconde incarnant la gauche "bobo", avec une argumentation contradictoire et donc enrichissante; ce qui est presque une exception dans le paysage audiovisuel français monotone avec sa "bien-pensance estampillée Parti Socialiste".
Le débat commence par le commentaire de la une du Nouvel Observateur, "La haine", hebdomadaire qui traite Dieudonné (bien sûr) mais aussi Eric Zemmour et Jean-François Copé (ces deux derniers étant juifs) d'antisémites ! Simplement stupide. Le journal de Renaud Dély ne mérite bien entendu pas d'être acheté.
Zemmour enchaîne. "Ce qui me motive, c'est l'amour de la France. Pourquoi je suis ulcéré par l'évolution depuis une trentaine d'années, autour de l'immigration, de la laïcité et l'islam, etc, c'est parce que là, il y a une haine de la France qui s'anime, il y a une destruction de la France"."Ils [le Nouvel Observateur] ont été à l'origine du communautarisme, c'est eux qui ont créé cette France "black-blanc-beur.".
Sur le sujet annoncé "l'affaire Dieudonné", Eric Zemmour prouve d'emblée qu'il a dépassé le traitement répétitif du sujet : "C'est [Manuel] Valls qui a inventé l'affaire Dieudonné ! Valls a fait un coup médiatique, politique, idéologique en polarisant sur Dieudonné. Il a voulu montrer qu'il était très à gauche, qu'il luttait contre l'antisémitisme. Il y a dans la procédure de Valls un partenariat pas très républicain, communautariste, avec le CRIF qui m'a, moi, beaucoup choqué. Il y a aussi un amateurisme juridique inouï. On a vu quand même deux anciens ministres, un de l'Intérieur, [Pierre] Joxe, et un de la Culture et de l’Éducation Nationale, agrégé de droit, Jack Lang, dire que c'était juridiquement indéfendable les interdictions a priori. [...] Le Conseil d’État a été sommé d'annuler une jurisprudence libérale depuis 1933, l'arrêt Benjamin. Je pense que là, ce n'est pas glorieux pour le Conseil d’État."
Ensuite, Eric Zemmour analyse : "Qu'est ce que le mouvement Dieudonné ?
Premièrement, il est interdit d'interdire.
Deuxièmement, c'est le produit de l'époque : il faut provoquer, il faut choquer le bourgeois. Et aujourd'hui, qu'est-ce qui a été sacralisé depuis trente ans quitte à en faire une quasi-religion républicaine ? C'est la Shoah. Qu'est-ce qu'on doit désacraliser pour devenir le super choqueur de bourgeois que sont devenus nos éminences soixante-huitardes [Zemmour désignant Domenach de la main], c'est justement la Shoah. C'est le sommet de la provocation.
Troisièmement : pourquoi il part en guerre contre les Juifs au départ ? Je l'ai écouté chez Ardisson. Il veut faire une film sur le Code Noir, sur l'esclavage, à la manière [du film] Shoah et les producteurs lui rient au nez. Il se dit : mais c'est scandaleux ! Claude Lanzmann peut faire neuf heures sur la Shoah, il est aidé par tout le monde, il est encensé, et moi, sur l'esclavage des Noirs, on m'envoie paître. On est en plein dans la concurrence victimaire. Et qu'est ce que fait Christiane Taubira quand elle érige une loi en 2001 sur la Traite négrière ? Deux choses : elle imite la loi Gayssot qui criminalise tous ceux qui disent que l'extermination des Juifs n'est pas un génocide [tel que défini dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg]; elle fait la même chose pour la Traite des Noirs, mais, deuxième erreur stratégique, elle polarise tout sur la Traite négrière occidentale en mettant sous le tapis les Traites arabes qui sont encore plus importantes et plus longues et l'esclavage inter-africain. Dieudonné arrive et dit : c'est les Juifs, les Rothschild qui nous mettaient en esclavage; ils se monopolisent la souffrance et nous aussi on souffre."
Face à Eric Zemmour, Nicolas Domenach fait pâle figure avec de la mauvaise foi manifeste.
Il dénonce la "fantasmagorie des Juifs détenant les médias" supposément portée par Dieudonné. Franchement, c'est une fantasmagorie ? Dieudonné caricature un colon israélien et il se retrouve évincé de toutes les télévisions, avec l'acharnement que l'on sait ensuite. Monsieur Domenach, vous avez perdu une bonne occasion de vous taire. Comme quand il dit : "Dans ses spectacles, il y a une obsession du complot juif". Pourtant, l'un des spectateurs interrogés le dit tout simplement : "Il faut prendre le spectacle au deuxième degré.C'est de l'humour.".
Et encore une bêtise de Domenach : "Je pensais qu'il fallait le cogner juridiquement mais ça n'a pas été fait". Ah bon ?! Mais Dieudonné est accablé par les procès, les contrôles fiscaux, etc. A part avec des balles, je ne vois pas comment on peut lui faire plus mal !
Et de continuer avec des slogans dignes de vendeurs de tapis : "OdieuxDonné, un nom noir dans tous les sens du terme".
Zemmour lui répond : "Tu ne peux pas t'en sortir comme ça, c'est trop facile."
A 22mn de la vidéo, la journaliste Léa Salamé demande : "Il vous fait rire Dieudonné ?". Et là, les deux compères sont pathétiques : " Je le connais mal ... Je n'ai vu que ses derniers sketchs ...". Quoi !? Voilà plus de vingt minutes qu'ils déblatèrent sur quelqu'un et qu'ils ne savent pas en détail ce que ses sketchs (qu'ils assimilent pourtant à de l'incitation à la haine antisémite") contiennent ! Cela voudrait dire qu'ils le jugent sur des extraits choisis, digérés, vomis par quelqu'un d'autre. Intellectuellement, c'est indigne !
jeudi 13 février 2014
Dieudonné: « Je n’ai aucune haine particulière envers les Juifs.»
Omniprésent sur la scène médiatique française depuis quelques semaines, Dieudonné cartonne sur les planches. Les 3, 4 et 5 février, Dieudonné a fait le plein à Nyon. A raison de deux spectacles par soir, il a attiré plus de 2700 fans au théâtre de Marens. L’artiste qui décline toute interview aux médias traditionnels, privilégiant une communication directe avec ses fans via internet, a accepté de discuter durant une vingtaine de minutes avec un journaliste suisse. Cette entrevue a eu lieu le mardi 4 février dans une loge du théâtre de Marens, quelques minutes avant que Dieudonné ne monte sur scène.
Depuis plusieurs semaines, vous occupez le devant l’actualité en France, comment le vivez-vous?
C’est une épreuve à vivre. Je n’ai d’ailleurs, je crois, pas assez de recul pour pouvoir en parler de manière objective. Ce qui se passe est pour le moins surprenant… Cela fait 26 ans que je fais ce métier. Cela m’est certes arrivé d’occuper parfois la Une de la presse. Mais pas autant et de manière aussi concentrée que ces derniers mois! J’ai d’abord regardé cela en spectateur. J’observais avec amusement et étonnement ce qui me paraît être un acharnement. Avec aussi toujours la sensation que tout était disproportionné.
Ensuite, cela a encore pris une autre dimension. Davantage que moi, ce sont les gens de mon entourage qui ont commencé à s’inquiéter: «Dieudo, je crois qu’ils sont sérieux!». On a vu le président de la République (François Hollande) et des ministres monter au créneau pour dire qu’il y avait là un combat indispensable. A les entendre, la survie de la démocratie en France était en jeu, celle de la République, presque celle de l’Univers…
C’était assez fou, cela donnait la sensation que le fait de museler un comique, de s’en prendre à lui, allait régler le problème de la France dans une période de crise. Alors que mon truc à moi, c’est juste de faire rire les autres. L’humour, c’est 99% de mon boulot.
Vous parlez d’acharnement?
J’irais même jusqu’à parler de lynchage, notamment un lynchage médiatique. En s’en prenant à moi, l’idée semble être de vouloir montrer aux autres, à la population, quelles sont les contours, les limites de la liberté d’expression. Alors que celle-ci n’est, selon moi, pas clairement définie par la loi. On peut aussi s’interroger sur les limites de l’outrance, du sarcasme…
Avec les décisions du Conseil d’Etat, la plus haute instance administrative du pays, d’interdire mon spectacle «Le Mur» a priori, je suis, comme je le raconte sur scène, «rentré dans l’Histoire par le conduit des chiottes». Et il y a désormais en France une «jurisprudence Dieudonné» qui s’est construite autour du respect de la dignité humaine. Mes avocats vont d’ailleurs faire recours contre cette décision. L’affaire est en référé au Conseil d’Etat. Une action à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) est aussi envisagée.
Quelles conséquences voyez-vous pour les humoristes en France?
A partir du moment où l’on m’interdit, à moi, de présenter un spectacle en prétextant que celui-ci contient des éléments qui ne respectent pas la dignité humaine, c’est la porte ouverte à l’interdiction de tous les spectacles humoristiques aujourd’hui. Des humoristes en France m’en veulent d’ailleurs et ont dit que je les avais, en quelque sorte, «pris en otages». Ce qui est faux. S’ils ont été pris en otages, ce n’est pas par moi mais par le Conseil d’Etat! Désormais, on ne peut plus objectivement exercer la profession d’humoriste en France. Encore une fois, c’est aux tribunaux d’apprécier si, oui ou non, dans telle ou telle phrase déclarée sur une scène, il y a une incitation à la haine.
Avez-vous le sentiment d’avoir dépassé les bornes, d’avoir en quelque sorte abusé de la liberté
d’expression ?
Le rôle d’un humoriste est d’essayer de mettre le doigt sur les différents tabous. Et moi, je pense avoir mis le doigt sur ce qui pourrait être sacré dans cette société laïque et athée. Le sacré ce serait une sorte de devoir de mémoire des populations face à des moments particuliers de l’Histoire. Et c’est un véritable débat. Quels sont aujourd’hui les frontières sacrées, interdites à l’humoriste ? Je pense en avoir définie une ou deux… Une particulièrement. On voudrait vendre à la majorité des citoyens français une sacralité. Une sorte de soumission à une souffrance unique, une compétition victimaire organisée, structurée.
En parlant ainsi, vous avez conscience qu’on va dire que vous êtes antisémite?
Moi, je n’ai jamais eu et le plus sincèrement du monde la volonté de heurter ou de choquer des personnes de confession juive qui ont souffert lors de la Shoah. J’insiste: je suis un humoriste, je suis là pour faire rire. Je fais rire de l’hypertrophie dans la communication, de cette compétition victimaire organisée par les sionistes autour d’un drame humain.
Il y a une sorte d’hypocrisie aujourd’hui. Je demande à n’importe qui dans un débat, d’aborder différentes souffrances humaines: le génocide des Indiens d’Amériques, celui des Tutsis et des Hutus… et vous allez voir qu’il y a, à un moment donné, une sorte de précaution particulière lorsqu’on aborde la question de l’Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi ? C’est une question qu’objectivement, je peux me poser.
Comprenez-vous les réactions contre vous d’associations juives ?
En Suisse, par exemple, quand la CICAD (Coordination intercommunautaire contre l’antisémitisme et la diffamation) vient devant un théâtre manifester son mécontentement. Eh bien, je me dis: «Très bien: parlons ensemble!» Mais ses responsables ne veulent pas parler avec moi. Cela donne l’impression que ce sont eux qui ont besoin de fabriquer de l’antisémitisme au travers de l’antisionisme.
Vous êtes antisioniste?
Je suis très critique avec l’Etat d’Israël qui pour moi est le dernier régime d’apartheid et qui est vraiment le symbole de tout ce qui me révulse sur le plan politique. Mais attention, je le dis encore, ça n’a rien à voir avec la communauté juive dans son ensemble. Si les associations juives, comme la CICAD, voulaient que ces choses s’arrêtent, on se mettrait face-à-face et elles verraient, sur le fond, que je n’ai absolument aucun problème, aucun souci avec des personnes de confession juive.
Je l’ai déjà exprimé vingt fois, je ne me définis absolument pas comme antisémite. Je trouve que l’antisémitisme est une bêtise. Mais, je ne suis pas Juif non plus. Je n’ai aucune haine particulière envers les Juifs. Mais, je n’ai aucune attirance par rapport à cette religion que je n’aime pas, qui ne correspond pas à ce que je recherche spirituellement.
Vos détracteurs vous reprochent pourtant d’avoir aussi tenus des propos antisémites contre le journaliste Patrick Cohen?
L’extrait de l’émission «Complément d’enquête » de France 2 sur lequel se base cette histoire est frauduleux. En fait, dans cette «affaire Cohen», tout est faux. L’objet du «délit» est un vol revendiqué d’images lors d’un de mes spectacles. Et la production de l’émission a fait dire à ces images ce qu’elle souhaitait. Il faut savoir que Patrick Cohen m’a provoqué en mars 2013 en disant lors d’une émission («C’est à vous», sur France 5) que j’ai «un cerveau malade». Je lui ai répondu sur scène, dans un cadre humoristique, je le souligne encore, en précisant bien que c’est «un cerveau malade » qui lui parlait et de là, on a extrait tout un tas de choses.
A vous entendre, il y aurait donc eu une mauvaise interprétation de propos humoristiques tenus dans un sketch sur une scène…
Il faut savoir qu’il y a le temps judiciaire et le temps médiatique. Mes avocats estiment que je n’aurais pas dû laisser dire un certain nombre de choses à mon sujet. Je peux accepter de ne pas avoir fait les choses de la meilleure manière mais il faut accepter qu’il y a un contexte et «une entreprise médiatique» qui ne me permet pas d’exprimer le moindre changement de cap, de faire des rectifications. C’est-à-dire qu’à partir du moment où cette entreprise a décidé que vous deviez illustrer tel ou tel esprit, chacune des phrases que vous allez prononcer va être coupé, monté pour entrer dans un certain cadre. C’est ce qui s’est passé dans «l’affaire Patrick Cohen».
Vous pensez être victime d’une forme de complot?
Disons que les infos en France, c’est un peu comme dans une fiction. Tout cela n’est fait que pour servir un projet, un programme. Il vous faut un gentil, il vous faut des méchants. Moi, on m’a donné le rôle du méchant, du méchant noir nazi. Pourquoi pas ? Tout est possible… Il faut créer de la surprise, il faut que le spectateur soit tenu en haleine….
Le noir nazi, c’est un concept nouveau en France et on se dit que Dieudonné sera très bon là-dedans. J’ai beau essayé d’expliquer… C’est inutile dans le scénario qui est livré! Il faut aussi que le méchant reste méchant, il faut lui associer que des méchants tous autour de lui. On me lie systématiquement à Jean-Marie Le Pen, Alain Soral, Robert Faurisson… Mais, ce sont des gens qui ne sont pas si méchants que cela, si vous prenez la peine de les côtoyer, de leur donner le micro. Ils ont des côtés qui peuvent paraître extrêmement hostiles sur certains sujets si vous n’êtes pas d’accord avec eux. Mais pour les juger, il faudrait aussi leur permettre de parler. Ce qu’on ne laisse pas faire.
Et en ce qui concerne la quenelle? Est-ce un «salut nazi inversé»?
Là aussi, on est en procès pour rétablir la vérité sur la signification d’un geste qui se veut humoristique. Son interprétation nazie vient d’Alain Jakubowicz, le président de la LICRA en France, qui en septembre 2013 a envoyé une lettre au ministre de la défense Le Drian et de l’Intérieur Valls pour prévenir que ce geste est «un salut nazi inversé» et qu’il signifie «la sodomisation des victimes de la Shoah». On a déposé une plainte en justice pour diffamation.
Il faut en effet comprendre la quenelle comme un geste d’émancipation. Imaginez un esclave dans un champ de cannes qui regarde les autres et qui fait cela. C’est comme cela que je vois les choses. Un autre bel exemple vient de Suisse et il en est question dans mon spectacle. Romain, un Genevois atteint d’un cancer en phase terminale à 17 ans. Il fait une quenelle devant un scanner, alors qu’il est sur le point de mourir… Avec ce geste, il se libère du cadre médical. Pour moi, c’était vraiment du panache. Romain a apporté à la quenelle une dimension héroïque. Face à la mort et face à la peur, eh bien: quenelle! A mes yeux, la meilleure définition que l’on peut en donner à la quenelle, c’est celle qu’en a donnée Romain.
Mais pourquoi faire une quenelle devant une synagogue ou comme Alain Soral au mémorial de la Shoah à Berlin. Comprenez-vous que cela puisse choquer ?
Je n’ai jamais vu une quenelle qui soit de l’incitation à la haine mais c’est possible que certains soient habités par cette volonté. En ce moment, c’est à eux de s’en expliquer. Pas à moi. Et en ce qui me concerne, je n’ai jamais fait ce signe devant un endroit «estampillé» religion juive.
Je pense que quand Alain Soral fait ce geste, là où il le fait, il n’y a absolument pas de dimension antisémite. Je le comprends comme un geste subversif, une critique d’une compétition victimaire. Et puis, si cela fait réagir lorsque des personnes le font devant une synagogue, pourquoi n’est-ce pas le cas quand elles le font devant une mosquée ou une église?
Parmi vos fans, on vous reproche d’avoir des gens d’extrême droite, d’être une inspiration pour des nazillons…
Les nazillons, les gens d’extrême droite tous ceux avec qui je me suis heurté toute ma jeunesse, eh bien, je suis très content de pouvoir juste parler avec eux. Je ne pouvais même pas imaginer un jour pouvoir les rencontrer. C’est le cas de Le Pen qui n’est pas du tout un nazillon comme certains le disent. C’est même l’inverse, c’est un résistant français. Je me suis aperçu que le débat, c’est la chose la plus importante qui peut exister. En fin de compte, les seules personnes avec qui je ne peux pas parler en France, ce sont les envoyés d’Israël. Ils me montrent du doigt comme un adversaire, un ennemi.
Au final, vous êtes quoi? Un humoriste, un humoriste controversé, un polémiste, un leader politique?
Dire que je ne suis pas un humoriste est juste malhonnête…Je n’ai jamais fait rire autant de personnes qu’aujourd’hui, je remplis des salles et je suis peut-être l’humoriste le plus populaire de France. Ce qui me caractérise, c’est peut-être que je suis un humoriste d’origine esclave et je sens que beaucoup de gens s’attachent à mon travail parce qu’ils se sentent, eux-mêmes et ce n’est pas une question de couleur de peau, aussi esclaves. Esclaves d’un système qui le dépasse, qui les usent… Et puis Aimé Césaire m’avait prévenu: en faisant rire avec la souffrance nègre, j’allais déranger. C’est réussi…
Source : http://senego.net/2014/02/12/dieudonne-nai-aucune-haine-particuliere-envers-juifs-nai-aucune-attirance-rapport-cette-religion-naime_147256.html?refresh=senegocache
Libellés :
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Asu Zoa : Dieudonné au sommet de son art
Christophe Oberlin
Le Mur est mort, vive le Mur !
Son nouveau spectacle Asu Zoa, est en
subtilité. Avec une culpabilité feinte, Dieudonné nous livre par petites
touches son message : même s’il nous affirme que son spectacle « entre strictement dans le cadre de la liberté d’expression », on comprend bien vite que la verve de « l’ex humoriste » selon la formule de France Inter, reste intacte.
Et c’est autour d’un sobre mur en ruine
que Dieudonné évolue pendant une heure trente. Les thèmes sont divers.
S’il y a bien les piques en direction de la classe politique, notamment
la bien-pensante gauche auto-proclamée, Dieudonné aborde des sujets
aussi variés que le millénarisme, ou l’adoption pour tous.
Le dialogue entre un fabricant de bébés
installé en Afrique et un couple d’acheteur laissera des traces au même
titre que les dessins de Claire Bretécher dans les années quatre-vingt.
Le petit chef d’entreprise qui règne sur quatre étages de production
d’enfants a une large gamme de produits, depuis le préadolescent des
deux sexes jusqu’au fœtus de trois mois, voire six semaines ! « Il y a donc une clientèle pour ça, questionne le couple acheteur ? » Il faut alors voir l’œil gourmand de Dieudonné : « Oui, les Japonais » ! Que les Japonais se rassurent : c’est du deuxième degré, puisqu’il semble que ce type d’humour ait été oublié.
Et puis il y a une découverte. On sait que Dieudonné a « un organe », une voix grave qu’il utilise à merveille quand il prend l’accent de son grand père camerounais pour lequel il garde une tendresse non feinte. Mais on ne connaissait pas le Dieudonné chanteur de jazz. Une magnifique voix grave, avec ce rien de raucité genre crooner italien. Une mélopée d’une lenteur extrême s’élève et nous envoûte, Dieudonné ferme les yeux, son corps se recroqueville, il est possédé par son chant même. Le thème est simple, comme les mots : la douceur d’un fruit glacé dans la chaleur tropicale : « frais, frais, frais ananas… ». Le public retient son souffle. Un moment de grâce.
Et puis il y a la critique acerbe de la
télé-réalité dans ce qu’elle a de plus violent : montrer à la télévision
un enfant atteint d’un cancer en phase terminale. Alors, bien entendu,
il y a un prétexte, une fausse bonne idée : une association demande à un
enfant qui se sait condamné « la personnalité qu’il
souhaiterait rencontrer, même s’il s’agit du pape, d’un champion sportif
ou du président des Etats unis. Nous ferons tout pour exaucer ce vœu
ultime ». L’alibi humaniste du voyeurisme le plus sordide. Mais
voilà contre toute attente que l’enfant demande à voir Dieudonné !
Stupeur :« on n’a pas ça au catalogue » ! Mais
l’enfant est venu, Romain est monté sur scène, il a dansé pour le public
devant Dieudonné. Ils se sont placés tous les deux des deux côtés du
mur, si proches et bientôt si loin l’un de l’autre : le mur est devenu
le miroir de Cocteau. On passe du rire aux larmes. Il l’a fait, du grand
Dieudonné. Chapeau l’artiste !
La liberté d’expression de Dieudonné,
c’est notre liberté de penser, d’aimer, de rassembler. Il y a des
collèges et lycées Georges Brassens ou Michel Colucci. Il y aura un
jour des lycées Dieudonné Mbala Mbala.
Christophe Oberlin est Chirurgien des
hôpitaux et professeur de médecine à la faculté Denis Diderot à Paris.
Il est l’auteur notamment de :
Survivre à Gaza, en collaboration avec Jacques-Marie Bourget, la biographie de Mohamed Rantissi, (Encre d’Orient 2009)
Gaza au Carrefour de l’Histoire, traduction française du livre de Gerald Butt sur l’histoire de Gaza (Encre d’Orient 2011)
Chroniques de Gaza (Demi-Lune 2011)
La Vallée des Fleurs – Marj El Zouhour (Erick Bonnier 2013)
Survivre à Gaza, en collaboration avec Jacques-Marie Bourget, la biographie de Mohamed Rantissi, (Encre d’Orient 2009)
Gaza au Carrefour de l’Histoire, traduction française du livre de Gerald Butt sur l’histoire de Gaza (Encre d’Orient 2011)
Chroniques de Gaza (Demi-Lune 2011)
La Vallée des Fleurs – Marj El Zouhour (Erick Bonnier 2013)
Source : http://www.silviacattori.net/article5404.html
Voir également la vidéo "La France qui dérape n'est pas celel qu'on nous montre", du même auteur Christophe Oberlin à l'adresse : http://www.youtube.com/watch?v=kazsfNjtHTA
Voir également la vidéo "La France qui dérape n'est pas celel qu'on nous montre", du même auteur Christophe Oberlin à l'adresse : http://www.youtube.com/watch?v=kazsfNjtHTA
mercredi 12 février 2014
Vidéo choc !
Source : http://youtu.be/mLqWP9iGnuE puis https://www.youtube.com/watch?v=Qb4z6uUgYFA
Une vidéo choc où l'on voit et entend tour à tour : Manuel Valls (ministre de l'intérieur français), Laurent Louis (député belge), quatre rabbins antisionistes reçus au théâtre de la Main d'Or, Jacob Cohen (écrivain, auteur de "Printemps des Sayanims"), Olivier Besancenot (de la Ligue Communiste Révolutionnaire) face à Roger Cukierman (président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France de 2001 à 2007), Jacques Vergès interrogé par un journaliste québécois, Plantu (dessinateur du journal Le Monde), Marine Le Pen (du Front National), Shulamit Aloni (ex-ministre de l'éducation d'Israël) qui avoue publiquement la combine du chantage à l’antisémitisme contre tous les opposants politiques à Israël, Dieudonné M'bala M'bala (humoriste), Norman Finkelstein (politologue américain juif) ... qui m'a particulièrement ému, des images d'archives d'Arte, François Hollande (président de la République Française), Jean Bricmont (professeur d'université belge).
Laurent Louis conclut en citant Voltaire : "Pour savoir qui vous dirige vraiment, il suffit de regarder ceux que vous ne pouvez pas critiquer."
dimanche 9 février 2014
samedi 8 février 2014
Causeur ? Non ...
(*) De vrais noms de famille, pas des pseudonymes comme tant de personnes en utilisent dans le show-business.
Mais à la lecture de l'article, j'ai très vite déchanté.
Extraits ...
E.Levy et G.Mihaely : "Avouons-le, le 16 janvier [2014], en partant interviewer Dieudonné dans son quartier général, un bâtiment sans charme situé dans un village d’Eure-et-Loir, nous éprouvions l’agréable frisson de la transgression, tout en nourrissant vaguement le fol espoir de le ramener à la raison et à la maison communes."
Dès la deuxième ligne, un commentaire péjoratif : "bâtiment sans charme". Une façon de dire : "Et en plus, il a un goût de chiottes" ? Je n'ai pas considéré que "village d'Eure-et-Loir" était une précision péjorative mais, sait-on jamais avec certains bobos parisiens nombrilistes ...
A la cinquième ligne, les auteurs de l'article évoquent "la raison et la maison commune". Desquelles parlent-ils ? Celles du peuple français (66 millions de personnes) ? Celles de la communauté juive française (500 ou 600 mille personnes) ? Celles du lobby juif des média français (quelques centaines ou milliers de personnes) ?
E.Levy et G.Mihaely : "Du reste, il semblait plutôt embarrassé."
Très subjectif ça ! Comme le disait Coluche, "quand les journalistes n'ont rien à dire, il feraient mieux de fermer leur gueule !".
E.Levy et G.Mihaely : "Dieudonné n’est certainement pas un imbécile, mais un antisémite qui ignore ce qu’est un juif et un antisioniste qui n’a pas une traître idée de ce qu’est le sionisme."
Madame Levy et monsieur Mihaely se relisent-ils ? Comment une personne qu'eux même désignent comme "n'étant pas un imbécile" (dire qu'il est "intelligent" leur écorcherait sans doute la langue) pourrait-elle ignorer ce qu'est un Juif ou le sionisme alors que ça fait dix ans qu'on l'attaque sur le sujet ?! Dieudonné M'bala M'bala a même dirigé une liste antisioniste aux élections législatives de 2009. On peut supposer qu'il s'est quand même "un peu" renseigné sur le sujet.
E.Levy et G.Mihaely : "Dans ces conditions, on peut se demander l’intérêt de publier ce texte. Tout d’abord, il était normal de donner la parole au principal protagoniste de la polémique dont tous les médias ont abondamment parlé. Par ailleurs, il s’agit, nous semble-t-il, d’un document d’intérêt général car il s’exprime sans qu’il puisse y avoir la moindre ambiguïté sur la nature, humoristique ou pas, de ses propos."
Hum, il me semble que les auteurs ont oublié un des intérêts potentiels : gagner de l'argent en vendant leur journal Causeur ou des encarts publicitaires sur le site internet du même nom. Ah oui ! Peut-être ...
E.Levy et G.Mihaely : "À défaut d’avoir été les agents de sa conversion (à l’humanisme, pas au judaïsme) nous espérons contribuer à éclairer ses admirateurs."
Mais quelle prétention ! Les auteurs (en tant que représentants auto-proclamés de leur communauté religieuse) croient-ils avoir le monopole de l'humanisme ?!
E.Levy et G.Mihaely : "Le Conseil d’État a ordonné, en référé, l’interdiction de votre spectacle « Le Mur » car, selon lui, il constitue une menace de « trouble à l’ordre public ». Comprenez-vous cette décision ?"
Cette simple question sur la capacité de compréhension est insultante !
De plus, si le Conseil d'Etat (un juge unique, et pas d'avocat pour défendre l'accusé) a pris cette décision, c'est pour obéir à Manuel Valls. C'est tout ! D'ailleurs, l'incohérence de cette décision est apportée par Dieudonné qui répond : "Je vous rappelle que, peu avant cette décision, le tribunal administratif de Nantes m’avait donné raison.".
La suite de l'entretien (je devrais dire : du débat) revient sur les incohérences des décisions de justice (ou, disons-le plus diplomatiquement : des différences d'interprétation de la loi) :
E.Levy et G.Mihaely : "Certainement, mais la loi est la même pour tous."
Dieudonné : "En tout cas, ce n’est pas la même tout le temps ! Alors que j’ai joué ce spectacle des centaines de fois depuis juin, la polémique a commencé après le discours de Manuel Valls à l’université d’été du Parti socialiste. Pourquoi s’est-il focalisé sur ma petite personne ? Y trouvait-il un intérêt politique, à quelques mois des élections ? Je vous rappelle que, contrairement à Valls, je suis inéligible et je ne fais pas de politique !"
Ensuite, comme cela a été répété inlassablement à la télévision, les deux journalistes reviennent sur une injure proférée par Dieudonné à l'encontre de Patrick Cohen (un membre de la même communauté religieuse et de la même corporation/profession qu'eux).
E.Levy et G.Mihaely : "Donc, ne faites pas le naïf : vous savez bien que votre petite phrase contre Patrick Cohen a saisi d’effroi des millions de Français, dont nous. Et vous savez pourquoi."
Dieudonné : " Ce que je sais, c’est que le scandale est parti d’images volées et diffusées hors contexte par BFMTV et « Complément d’enquête ». Lorsque je dis sur scène, à propos de Patrick Cohen : « Quand je l’entends parler, je me dis : effectivement, les chambre à gaz… dommage… », je ne fais que répondre à ses insultes puisqu’il m’a traité de « cerveau malade » !
C'est quand même exaspérant de reprocher sans cesse à quelqu'un (Dieudonné M'bala M'bala) d'avoir répondu par une insulte à une autre insulte sans préciser celui qui a commencé (Patrick Cohen) !
Quand bien même ce serait une insulte raciste, elle ne fait que répondre à une autre insulte raciste ou supposée comme telle par l'agressé (Dieudonné).
C'est d'ailleurs ce que Dieudonné explique à ses détracteurs (pardon, intervieweurs) qui au passage, s'essaient au métier d'humoriste, osant même donner une leçon à l'intéressé.
E.Levy et G.Mihaely : "Mais justement, vous auriez pu vous moquer de lui de mille façons, en vous demandant s’il est « neurologue l’après-midi », comme vous le faites dans le nouveau spectacle. Mais c’est immédiatement à sa qualité supposée de juif que vous vous en êtes pris…
Dieudonné : "Mais traiter un Noir de « cerveau malade », c’est aussi un stéréotype raciste non ?"
E.Levy et G.Mihaely : "Non…"
Avec ce simple mot "Non ...", on bascule de la situation d'un(e) interview (avec des journalistes neutres qui questionnent, et un invité/hôte qui répond) à une situation de débat entre des personnes qui n'ont pas la même opinion. Elisabeth Lévy est d'ailleurs une sioniste déclarée, et elle est même allée en observatrice à la manifestation contre l’interdiction du spectacle de Dieudonné, devant le Théâtre de la Main-d’or, comme on peut le lire sur le site Rue89.
Qui plus est, je trouve leur façon de répondre très condescendante. C'est du style "Nous savons et toi tu es un ignorant".
C'est d'ailleurs sur ce mot "Non ..." que j'ai arrêté ma lecture de l'article et que je me suis désinscrit de la lettre d'information du site Causeur.fr, comme je l'avais fait auparavant de Canal +.
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vendredi 7 février 2014
Amira (9 ans) chante merveilleusement l'opéra.
Après son prodigieux tour de chant
https://youtu.be/ZWpLfncliwU, voir https://www.youtube.com/watch?v=_NfnSgYqM4M si ça ne fonctionne pas,
la jeune Amira confirme
http://www.youtube.com/watch?v=ApuFK7uzQfM et remporte finalement le concours
http://www.youtube.com/watch?v=U_GGahM7zvw
https://youtu.be/ZWpLfncliwU, voir https://www.youtube.com/watch?v=_NfnSgYqM4M si ça ne fonctionne pas,
la jeune Amira confirme
http://www.youtube.com/watch?v=ApuFK7uzQfM et remporte finalement le concours
http://www.youtube.com/watch?v=U_GGahM7zvw
jeudi 6 février 2014
La plage trouée des îles Marieta
La plage cachée des îles Marieta est située dans une sorte de cratère à ciel ouvert et baignée de soleil, cette plage est artificielle et a été créé par l’explosion d’une bombe qui aurait atterri malencontreusement à cet endroit lors des essais militaires du siècle passé. Affectueusement surnommée "la plage cachée" ou encore "la plage de l’amour" (Playa del Amor), ce banc de sable uniquement accessible à marée basse attire des touristes du monde entier.
samedi 1 février 2014
Chantal Goya au Jeu de la Vérité. A qui a profité le "crime" ?
J'étais un adolescent lorsque cette émission a été diffusée, en 1985. Je ne l'ai pas vue, personnellement, mais j'en ai beaucoup entendu parler après. Ce qui a attisé ma curiosité ...
Récemment, j'ai voulu visionner la vidéo pour me faire une opinion par moi-même mais celle-ci est introuvable sur internet.
Cependant, voici comment en parle une personne qui l'a enregistrée et qui a participé à une discussion sur ce thème dans le forum du site Hardware.fr. Il fournit une analyse intéressante et signe sous le pseudonyme "BonnyBarko".
" Je viens de lire, plusieurs années après, ce message consacré à l'émission "Le Jeu de la Vérité" s'étant déroulée le 13 décembre 1985, émission à laquelle Chantal Goya a participé.
Ma première réaction a été le rire. Pourquoi ? Simplement car les personnes intervenantes qui disent se souvenir de l'émission se souviennent très mal. Bon OK, plus de 20 ans se sont passés et il est naturel que les souvenirs soient moins précis mais tout de même.
Ayant l'émission [enregistrée] en DVD, je peux vous assurer que la plupart des choses dites ici concernant ces 90 minutes de télévision sont inexactes, notamment les thèmes des questions posées ou bien les réponses formulées par la chanteuse, qui ne sont pas associées aux bonnes questions.
Ce qui est sûr concernant cette émission, c'est que la carrière de Chantal Goya a pris un sérieux coup avec ce "prime time" mais la descente aux enfers n'a pas été aussi terrible qu'on le dit. Chantal Goya a continué de vendre des disques et de remplir les salles de spectacles en France jusqu'en 1989 tout en sortant un album par an entre 1986 et 1990.
Elle a ensuite choisi de partir à l'étranger entre 1991 et 1993 avant de revenir, soutenue par le "Club Dorothée". Elle ne s'est donc jamais arrêté de travailler, n'en déplaise à ses détracteurs. La principale différence étant qu'elle n'avait plus un aussi gros soutient médiatique que par le passé.
Concernant l'émission en elle-même, il faut notamment savoir deux ou trois choses, Elles ont, je crois, déjà été dites mais il est bon de les répéter.
- Chantal Goya a été approchée à maintes reprises pour passer au "Jeu de la Vérité". Elle avait d'ailleurs refusé plusieurs fois mais a fini par céder à la pression exercée par la production de l'émission (on se demande pourquoi ils tenaient à tout prix à l'avoir) mais aussi par sa maison de disques. En effet, entre 1984 et 1986, Chantal Goya est en pleine tournée avec son spectacle "Le Mystérieux Voyage de Marie-Rose". Ce spectacle est le plus coûteux de sa carrière et la maison de disques estime que cette émission sera une bonne promotion pour un spectacle et une tournée dans laquelle autant d'argent a été placé.
- Comme l'émission s'est déroulée avant Noël, Chantal Goya avait passé un deal avec la production afin que la formule de l'émission soit légèrement différente. Ce soir-là, elle devait être "Marie-Rose", la fée qu'elle incarne dans tous ses spectacles, et répondre aux questions des enfants exclusivement.
- Étant en tournée à Lyon le soir de l'émission, Chantal Goya avait demandé à ce que l'émission ait lieu en direct du Palais des Sports de la ville. La production de l'émission n'avait pas le budget pour un tel projet. C'est la production de Chantal Goya qui s'est chargé d'assurer les frais de l'émission. En outre, tout un standard téléphonique avait été installé par l'équipe de la chanteuse mais les téléphones n'ont jamais sonnés, les appels ayant, au dernier moment, été filtrés par une autre régie.
- Simple petit détail mais Chantal Goya avait également prévu d'être habillée en femme et non en fée le soir de l'émission. Or, Patrick Sabatier a interdit à l'habilleuse de la chanteuse de lui passer une robe plus appropriée. Il est vrai qu'on a moins de remords lorsqu'on dégomme une célébrité devant son public lorsque celle-ci porte une tenue absolument pas adaptée aux circonstances.
- Durant l'émission, la chanteuse ne s'est absolument pas montrée odieuse. Son seul tort est d'avoir, à plusieurs reprises, coupé la parole de ses interlocuteurs. On sent son énervement dès le début de l'émission (sûrement dû au fait que le contrat qu'elle avait passé concernant les questions des gamins n'avait pas été respecté). Cette façon de faire est, il est vrai, très énervante. En coupant ainsi la parole, elle ne fait qu'énerver les gens qui s'adressent à elle et s'énerve également. Il s'agit d'un vrai dialogue de sourds mais à aucun moment elle ne se montre grossière ou insultante.
- Enfin, Patrick Sabatier n'intervient à aucun moment pour la tirer d'affaire. Alors d'accord, il n'était pas là pour ça mais pourtant, si mes souvenirs sont exacts, il a quand même volé au secours de Sophie Morceau lors de son "Jeu de la Vérité". S'il le fait pour un invité, il le fait pour tous, ou pas du tout. Or, dans le cas de Chantal Goya, c'est l'inverse qui se produit. Non seulement il ne l'aide pas mais en plus il en remet une couche. Et, comme par hasard, toutes les questions choisies sont insultantes. Il est vrai que tout le monde ne peut pas aimer Chantal Goya mais c'est une coïncidence assez énorme de constater que seules des attaques et des remarques négatives sont faites pendant l'émission.
- Concernant l'institutrice, il est vrai qu'elle est incapable de dire de quelle classe elle s'occupe. Chose assez drôle pour une femme qui prétend que sa question concerne son métier. Cette femme (sûrement payée par la production), n'a jamais été retrouvée.
- Les ennuis de Chantal Goya avec le fisc (puisqu'ils sont cités dans ces pages), n'ont rien d'un oubli. Il se trouve que Chantal Goya & Jean-Jacques Debout sont, depuis le début, producteurs de leurs spectacles. Les spectacles sont toujours plus ambitieux à chaque fois ce qui implique que le coût l'est aussi. Or, la principale source de revenu du couple est la vente des disques de la chanteuse. L'émission, même si elle n'a pas provoqué un arrêt aussi brutal qu'on veut bien le dire, a des conséquences néfastes de ce côté là. Du coup, le système d'impôt rétroactif choisi par le couple (et qui, jusqu'à présent, était profitable) se retourne contre eux. En aucun cas il n'y a eu magouille ou autre détournement. Il se trouve simplement que le fisc réclame au couple une somme qu'il n'a plus.
- Enfin, elle n'est pas venue "pleurer à la télévision" dès le lendemain de l'émission. Elle a participé au J.T. d'Yves Mourousi en mars 1986 pour s'expliquer. Coluche s'est aussi exprimé en disant "Ils ont tué le Père Noël, c'est dégueulasse, on ne touche pas au Père Noël", démontrant bien que l'émission était truquée. Jacques Martin également, même s'il ne l'a pas dit aussi franchement, laisse entendre que l'émission a été truquée pour abattre Chantal Goya.
Autre détail : il a été dit plus haut qu'au moment de l'émission, Chantal Goya commençait à décliner. Grossière erreur ! En 1984 est sorti l'un des albums de la chanteuse qui s'est le plus vendu.
Qu'on l'aime ou non, il ne faut pas oublier que Chantal Goya, c'est près de 40 millions de disques vendus. Elle est aussi recordwoman du nombre d'entrées au Palais des Congrès, elle a animé une émission sur la 2ème chaîne en 1988. Une chose désolante dans tout ça : aujourd'hui, lors de ses rares passages télé, on la questionne encore et encore sur une émission de télé qui a plus de 20 ans. Les animateurs de télé poubelle comme Ardisson et Cie sont incapables de préciser qu'elle a vendu 40 millions de disques. On préfère souligner le mauvais plutôt que le bon. "
Signé : BonnyBarko
Source :
http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/TV-Radio/chantal-verite-censuree-sujet_80605_3.htm
Lire aussi une description qui confirme la présentation ci-dessus : http://www.eighties.fr/television/68-jeu-de-la-verite-patrick-sabatier-chantal-goya
A la question "à qui profite le crime ?", on répondra simplement : à Dorothée (alias Frédérique Hoschedé) et ses producteurs Jean-Luc Azoulay et Claude Berda , les cofondateurs de la société AB Production.
Lire aussi une description qui confirme la présentation ci-dessus : http://www.eighties.fr/television/68-jeu-de-la-verite-patrick-sabatier-chantal-goya
A la question "à qui profite le crime ?", on répondra simplement : à Dorothée (alias Frédérique Hoschedé) et ses producteurs Jean-Luc Azoulay et Claude Berda , les cofondateurs de la société AB Production.
Claude Berda
et Jean-Luc Azoulay
Dorothée
Le Jeu de la Vérité ... si je mens ! ;-)
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