YVES JAEGLÉ | Publié le 18.09.2012, 07h08
« Si être islamophobe, c’est
d’avoir peur, alors je suis islamophobe, comme beaucoup de Français. » Véronique
Genest a rallumé une polémique pas neuve pour elle, hier soir, dans « Vous êtes
en direct », la quotidienne de Jean-Marc Morandini sur NRJ 12. L’actrice était
invitée pour évoquer la suite de « Julie Lescaut », dont elle reprend les
tournages sur TF1.
Mais l’animateur voulait aussi la faire reparler d’un
de ses tweets qui avait déjà créé des remous, le 31 août : « L’islam est
dangereux pour la démocratie et en fait la démonstration tous les jours.
»
Assaillie de commentaires
Hier soir, amenée à préciser sa
pensée, la rousse infatigable de TF1 a persisté et signé. Des propos
immédiatement commentés sur Twitter. « Manuel Valls devrait bientôt la muter de
la PJ à l’immigration », moquait Franz-Olivier Giesbert au sujet de celle qui
incarne Julie Lescaut depuis vingt ans. Assaillie de commentaires consternés,
Véronique Genest twittait plus vite que son ombre, d’abord pour déminer : « Pour
apaiser la chose si vous le désirez, je reformule. L’intégrisme bien sûr.
»
En fin de soirée, elle est revenue sur l’incident avec nous par
téléphone : « Moi, je me fiche de la couleur des gens. Je suis une fille du
monde. Je ne comprends pas l’agressivité que je déclenche. Bien sûr que je ne
parle que des extrémistes. Mais je vois les infos, les appels à rétablir la
charia, les foules en liesse dans la rue, parfois, quand il y a des attentats.
Alors oui, l’islam me fait peur. J’aimerais être rassurée. Quand je me dis
islamophobe, c’est comme j’aurais été christianophobe au temps de l’inquisition,
contre l’Eglise, si vous voulez. »
On lui précise que selon le Petit
Robert, « islamophobie » signifie « une forme particulière de racisme dirigée
contre l’islam et les musulmans ». Elle s’offusque : « Non, je n’ai pas dit : Je
vous déteste. Ça n’a rien à voir avec la haine. Mais les Français ont peur,
parce que ça fait peur, tout ce qu’on voit à la télévision, dans certains pays
». L’actrice assume : « Je ne vois pas pourquoi ce serait tabou. Je voulais
juste ouvrir un débat. » Elle avoue aussi sa « phobie » de l’islam, une religion
qu’elle ne « connaît pas ».
Phobie? Toujours selon le dictionnaire, il
s’agit d’une « crainte excessive, maladive et irraisonnée ».
Le Parisien
http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/islam-veronique-genest-derape-et-s-explique-18-09-2012-2169789.php
mercredi 19 septembre 2012
Ecole primaire : les projets du ministre Vincent Peillon
Le ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon, a estimé ce dimanche sur
BFMTV que l'année scolaire, qu'il juge trop courte, devrait être allongée. «Il
faut que nous remontions vers 180 jours» pour l'école primaire, a-t-il déclaré,
alors que les écoliers français ont actuellement 144 jours de classe par
an.
Le chantier de la réforme des rythmes scolaires est au coeur de la concertation pour la refondation de l'école lancée par M.
Peillon, en vue d'une loi à l'automne, suivant l'idée que les élèves ont des journées trop longues et une année scolaire trop courte, peu propice aux apprentissages.
Interrogé sur le possible rallongement de la semaine à quatre jours et demi, il a indiqué: «A priori, il serait bon qu'à la rentrée 2013 on ait réglé ce problème».
Un expert français de la violence scolaire sollicité
Le ministre de l'Éducation nationale a également annoncé qu'il allait créer «dans les semaines qui viennent» un observatoire de la violence scolaire à l'intérieur de l'Éducation nationale, à même d'apporter des réponses préventives.
Un observatoire de ce type existe actuellement en France mais ne dépend pas du ministère, a-t-il rappelé. Cette annonce intervient alors que quatre agressions de membres du personnel de l'Éducation nationale ont eu lieu cette semaine. Il s'agit de «mieux connaître les réalités» mais aussi de «mettre en place un dispositif de prévention», a-t-il précisé.
«Nous avons en France la chance d'avoir un savant, le professeur Eric Debarbieux, qui est réputé dans le monde entier», a-t-il fait valoir. M. Debarbieux est président de l'Observatoire international de la violence à l'école et professeur à l'Université Paris-Est Créteil. «Je l'ai joint cette semaine en lui disant: «nous devons amener des réponses structurelles (...) au coeur de l'Éducation nationale». Je suis heureux qu'il ait accepté cela», a indiqué le ministre, sans plus de précisions.
Une évaluation "plus encourageante"
Autre chantier abordé par Vincent Peillon, celui de la notation des élèves. Il a dit vouloir mettre en place «une politique de l'évaluation qui soit plus positive» et «encourageante». «Dans notre pays, on a tendance à pratiquer une notation un peu brutale, qui ne donne pas beaucoup confiance à l'enfant», a-t-il déploré.
«Il faut noter plus intelligemment. Il faut essayer d'avoir une politique de l'évaluation qui soit plus positive, qui soit encourageante», a-t-il déclaré. Un 8 sur 20 peut être ressenti par un enfant «comme une sanction», a-t-il fait valoir.
LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/societe/education-un-observatoire-de-la-violence-scolaire-sera-cree-16-09-2012-2167214.php=
Le chantier de la réforme des rythmes scolaires est au coeur de la concertation pour la refondation de l'école lancée par M.
Peillon, en vue d'une loi à l'automne, suivant l'idée que les élèves ont des journées trop longues et une année scolaire trop courte, peu propice aux apprentissages.
Interrogé sur le possible rallongement de la semaine à quatre jours et demi, il a indiqué: «A priori, il serait bon qu'à la rentrée 2013 on ait réglé ce problème».
Un expert français de la violence scolaire sollicité
Le ministre de l'Éducation nationale a également annoncé qu'il allait créer «dans les semaines qui viennent» un observatoire de la violence scolaire à l'intérieur de l'Éducation nationale, à même d'apporter des réponses préventives.
Un observatoire de ce type existe actuellement en France mais ne dépend pas du ministère, a-t-il rappelé. Cette annonce intervient alors que quatre agressions de membres du personnel de l'Éducation nationale ont eu lieu cette semaine. Il s'agit de «mieux connaître les réalités» mais aussi de «mettre en place un dispositif de prévention», a-t-il précisé.
«Nous avons en France la chance d'avoir un savant, le professeur Eric Debarbieux, qui est réputé dans le monde entier», a-t-il fait valoir. M. Debarbieux est président de l'Observatoire international de la violence à l'école et professeur à l'Université Paris-Est Créteil. «Je l'ai joint cette semaine en lui disant: «nous devons amener des réponses structurelles (...) au coeur de l'Éducation nationale». Je suis heureux qu'il ait accepté cela», a indiqué le ministre, sans plus de précisions.
Une évaluation "plus encourageante"
Autre chantier abordé par Vincent Peillon, celui de la notation des élèves. Il a dit vouloir mettre en place «une politique de l'évaluation qui soit plus positive» et «encourageante». «Dans notre pays, on a tendance à pratiquer une notation un peu brutale, qui ne donne pas beaucoup confiance à l'enfant», a-t-il déploré.
«Il faut noter plus intelligemment. Il faut essayer d'avoir une politique de l'évaluation qui soit plus positive, qui soit encourageante», a-t-il déclaré. Un 8 sur 20 peut être ressenti par un enfant «comme une sanction», a-t-il fait valoir.
LeParisien.fr
http://www.leparisien.fr/societe/education-un-observatoire-de-la-violence-scolaire-sera-cree-16-09-2012-2167214.php=
lundi 17 septembre 2012
Humour politique !
Le
programme du PS enfin disponible
نور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و Hollande François نور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت سايه
> > > > > > > پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و Sécurité sociale چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت ساي پيدا
> > > > > > > نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه allocations familales دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت سايه پيدا نيس
> > > > > > > نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه پيدا ن يست ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم
> > > > > > > خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيستنور اگر رفت سايه پيدا نيستAssédic نقش ديوار و چش م خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و
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> > > > > > ; > دگر نمي دان نور اگر رفت سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه droit du sol پيدا نيست نقش naturalisation ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر
> > > > > > > رفت سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و RMI et RSA چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر CMU نمي دان نور اگر رفت سايه پيدا نيست
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> > > > > > > دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ررفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگرنور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش prime à l'emploi سايه دگر نمي داننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش
> > > > > > > ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي داننور اگر رفت سايه. ر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايهدگر نمي دان نور اگر رفت سايه پيدا نيست APL allocation pour le logement ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقشديوار و چشم خيره ما نقش
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> > > > > > > پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نوراگر رفت سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيستنور اگر رفت سايه پيدانيست نقش ديوار و چش م خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ررفت
> > > > > > > سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان liberté de culte نور اگررفت سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره مانقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت mosquées سايه پيدا نيست نقش
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> > > > > > > سايه پيدا نيست ننور اگر رفت سايه پيدا نيست نقش ديوارو چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ر رفت سايه پيدانيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه پيدانيست ننور اگر
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> > > > > > > ديوار و bulletin de vote چشم خيره ما نقش urne سايه دگر نمي دان نور اگر رفت سايه. ررفت سايه پيدا نيست نقش ديوار و چشم خيره ما نقش François Hollande سايه دگر نمي دان نور اگر Merci !!!
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dimanche 16 septembre 2012
Cette détestation de l'homme occidental devenue centrale dans la société française
Publié le 4 juin 2012
Cette semaine : un antisioniste au Front de Gauche, les lois mémorielles de Christiane Taubira toujours controversées et l’étrange attitude de Roméo Langlois à l'égard des Farc…
Si l’on veut se faire une idée concrète de ce à quoi pourrait correspondre le risque zéro, en théorie inexistant dans la pratique, il suffit de songer à l’impossibilité de voir SOS-Racisme ou le MRAP réclamer des comptes à Libération pour son article de jeudi dernier s’indignant du trop de blancs au sein du gouvernement français.
On a suffisamment glosé, et à juste titre, sur l’indigence glauque du propos pour que l’auteur de Réflexions sur la question Blanche n’en rajoute une couche quant à l’évidence de ce racisme de plus en plus visible par tous, à la notable exception des associations auto-désignées pour l’éradiquer.
Je m’autoriserai néanmoins deux observations en profondeur :
Cette question Blanche, ou pour la dire autrement : cette détestation pathologique de l’être occidental n’a rien de périphérique : elle est omniprésente, obsessionnelle et centrale. Sans la comprendre, impossible d’appréhender le monde qui est, les questions sociétales, à commencer par celle de l’immigration, comme les problèmes internationaux et leur traduction médiatique.
Ceux qui, comme le journal précité, sont obsédés par elle sont bien entendu ceux qui applaudiront le plus à la proposition de François Hollande de bannir le mot «race» de notre Constitution.
Pour eux, et on me permettra de me citer, «suggérer la possible existence d’une race blanche, et vous allez entendre toute la gamme des bruits martyrocrates qui vont du toussotement gêné au hurlement vengeur en passant par le ricanement goguenard. A une nuance près, capitale : Le blanc existe toujours, et peut, très correctement être évoqué, mais en creux. Lorsqu’il s’agit d’évoquer ou de revenir sur ses turpitudes (…) Là où il a le mauvais rôle : Le Monde du 14 septembre : «Les Noirs ont six fois plus de risques de subir un contrôle que les Blancs.» Dans cette occurrence négative, il peut continuer à proliférer verbalement. »
Vivement l’abrogation de la Constitution, que l’on puisse enfin s’aimer entre gentils antiracistes.
Un antisioniste au Front de Gauche ?
Dans un ordre d’idées assez voisin, on commence, et c’est heureux, à également beaucoup gloser sur la présence de René Balme, investi par le Front de Gauche dans le Rhône en dépit de ses obsessions antisionistes «confinant à l’antisémitisme » (dixit le Nouvel Obs et rue 89).
Parmi les articles posés sur son site et qui lui sont reprochés, on trouve ceux de l’imposteur Israël Shamir, faux juif mais vrai antisémite. Le PCF, un tantinet gêné regarde ailleurs, quant à Martine Billard, sévère sur les textes, elle plaidouille sans grande conviction la liberté d’expression.
Soyons juste envers René Balme : l’Humanité et Politis ont déjà publié Israël Shamir sans que nul n’estime devoir s’en émouvoir.
A l’époque, mes protestations avaient été accueillies comme autant de borborygmes. Il aura fallu l’article aussi honnête qu’étonnant de Rue 89, pour qu’on s’aperçoive que M. Mélenchon et ses amis devraient enfin commencer à balayer devant leur porte les immondices qu’ils cherchent frénétiquement ailleurs.
Le nouveau gouvernement au pays de Oui-Oui
Lorsque j’écrivais il y a peu que l’apaisement chanté sur tous les tons par le nouveau gouvernement semblait correspondre à la traduction de l' «apeasement» de M. Chamberlain, je ne croyais pas si bien dire.
Le Monde du 2 juin écrit que Manuel Valls va devoir adapter son laïcisme exigeant à « la volonté d’apaisement du nouveau pouvoir ». En clair composer avec les radicaux islamiques.
En revanche, pas d’apaisement à l’ordre du jour du ministère de l’Intérieur à l’égard des organisations professionnelles de police en matière de contrôles inopinés. Celui qui aura obtenu un récépissé pourra vaquer tranquillement à ses occupations éventuellement illicites.
Idem pour notre ministre de la Justice, acclamée sans surprise par les professionnels de la justice des mineurs.
Lors de leur congrès, la Garde des sceaux a commencé par leur dire que l’appellation «tribunal pour mineurs» était vilaine, qu’elle lui préférait celle de «tribunal pour enfants». C’est bien là tout le problème : le participant, de 17 ans à une tournante, à un casse ou à une agression à main armée, est-il encore un enfant ?
Le monde de Oui-Oui est un monde apaisé.
Un article de Libération du lundi 28 mai («Quand Massy s’enfièvre pour une rumeur») en donne une vivante illustration : « Massy a vécu, la semaine dernière, au rythme d’une folle rumeur qui a débouché sur deux soirées d’échauffourées avec les forces de l’ordre. Colportée de bouche-à-oreille ou via les réseaux sociaux, elle prétendait que deux jeunes à moto avaient été percutés par une voiture de police». Suivent les commentaires apaisants : «Une quarantaine d’ados excités ont brisé les vitres des voitures, mais ça a duré à peine une heure et demi chaque fois», tempère Jonseba, 37 ans, «lorsque l’on sait que le quartier comporte 17 000 personnes, on peut vraiment se dire qu’il s’agit d’une infime minorité» poursuit Brahim, responsable associatif apaisé. Effectivement.
Dans la nuit de samedi à dimanche, la vitrine d’une agence d’assurances a été endommagée par des jets de pierres. Un gymnase a par ailleurs été entièrement détruit la même nuit par un incendie. En réalité, poursuit Libération «les premiers éléments ont révélé les multiples infractions commises par Mohamed H, 24 ans : il roulait à très vive allure sur une 757cm cubes volée, sans casque, sans permis, avec 1,08 g d’alcool dans le sang et sous l’emprise du cannabis. Grièvement blessé, le jeune homme, connu des services de police, est décédé dans l’ambulance qui le transportait à l’hôpital de Longjumeau». «On ne peut pas parler d’embrasement, mais plutôt de soubresauts», estime Vincent Delahaye, sénateur maire apaisant de Massy.
On n’ose imaginer ce qui serait passé si, même sans responsabilité, une voiture de police avait été réellement impliquée dans l’accident. Mais voilà que je deviens un brin clivant.
L'esclavage et l’Occident chrétien
Toujours dans Libération (vendredi 25 mai) retour sur l’esclavagisme ancien et les réparations que certaines organisations voudraient exiger des anciens pays esclavagistes, à la manière des réparations allemandes.
J’écrivais déjà dans ces mêmes colonnes que le souvenir des lois mémorielles de Mme Taubira excluait délibérément les traites barbaresques pour ne pas désespérer les banlieues. Et dans l’article dont s’agit, il s’agit bien encore de ne réclamer des comptes qu’à l’Occident chrétien.
Las, s’il ne s’agissait encore que du passé. Un article du Monde du même jour nous apprend qu’«en Mauritanie, les autorités campent dans le déni de l’esclavage» et Christophe Chatelot de décrire, pour une fois, les souffrances des noirs-Mauritaniens dominés économiquement et politiquement par les Maures. Défense d’évoquer «des livres anciens mais encore étudiés et qui soutiennent la pratique, toujours en cours, de l’esclavage, malgré le déni des autorités et de l’élite mauritanienne.». Risque zéro, encore, que nos organisations antiracistes veuillent bien se saisir de la question noire en terre islamique. En Libye, au Soudan, au Mali.
Risque zéro, encore, qu’on demande sinon des réparations, au moins des explications aux émirats esclavagistes.
Si l’on veut un indice explicatif, le Journal Du Dimanche de cette semaine révèle que les Français les moins prévenus contre Al Jazeera sont les sympathisants de l’extrême gauche. Pourtant, à première vue, ceux-ci devraient être les plus braqués contre l’émirat qatari, sa fortune insolente, et sa désinvolture en matière de Droits de l’Homme. Et si l’on revenait, pour comprendre, vers la question Blanche, ou si l’on préfère la détestation de l’Occident, ou si l’on préfère encore la xénophilie ?
Inacceptable...
Inacceptable. Le mot revient en boucle pour qualifier, à gauche, l’attitude de la droite. Les propos à l’égard de Mme Taubira : inacceptables, selon dame Sultan, responsable du syndicat de magistrats spécialisés en matière de mineurs.
Inacceptables, ceux d’Eric Zemmour, à l’égard de la même ministre, selon Harlem Désir.
Même expression utilisée par un démocrate américain (le Monde du 25 mai) pour qualifier l’attitude du conseiller de Mitt Romney n’hésitant pas à traiter, tenez-vous bien, son adversaire de «super dépensier» !
Si jamais notre homme venait à apprendre qu’en France, on traite le président de nazi et que l’on compare ses meeting au congrès de Nuremberg, il risque de rencontrer un problème de vocabulaire.
Syndrome de Stockholm ou de La Havane ?
Retour sur le retour de Roméo Langlois à Paris après son étrange détention par les FARC. Sa maman célèbre sur tous les tons la qualité de la nourriture que le FARC a l’habitude de servir à ses otages. Clara Rajoz et leurs amis, pendant leur si longue captivité n’ont pas semblé partager ce point de vue gastronomique. Jeudi France Inter interroge un journaliste du Monde Diplomatique, qui en bon fils spirituel d’Ignacio Ramonet grand adorateur de Fidel devant l’éternel, se dit «ému» par ce «journalisme honnête» qui traite avec équité la guérilla colombienne. Et tant pis pour les victimes de l’un des mouvements terroristes les plus cruels d’Amérique latine.
Que penser de ce journaliste - otage, qui accepte de jouer les petits télégraphistes en remettant un message de ses anciens ravisseurs au gouvernement français ?
Syndrome de Stockholm ou de La Havane ? Si j’osais, je trouverais ça inacceptable.
Gilles William Goldnadel
Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il fut le défenseur des accusés dans les affaires Sentier I et Sentier II, ainsi que dans l'Angolagate. Il est l'auteur de "Réflexions sur la question blanche" et de "Le vieil homme m'indigne ! : Les postures et impostures de Stéphane Hessel" parus chez Jean-Claude Gawsewitch.
http://www.atlantico.fr/decryptage/centralite-detestation-etre-occidental-societe-francaise-gilles-william-goldnadel-379989.html
Cette semaine : un antisioniste au Front de Gauche, les lois mémorielles de Christiane Taubira toujours controversées et l’étrange attitude de Roméo Langlois à l'égard des Farc…
Si l’on veut se faire une idée concrète de ce à quoi pourrait correspondre le risque zéro, en théorie inexistant dans la pratique, il suffit de songer à l’impossibilité de voir SOS-Racisme ou le MRAP réclamer des comptes à Libération pour son article de jeudi dernier s’indignant du trop de blancs au sein du gouvernement français.
On a suffisamment glosé, et à juste titre, sur l’indigence glauque du propos pour que l’auteur de Réflexions sur la question Blanche n’en rajoute une couche quant à l’évidence de ce racisme de plus en plus visible par tous, à la notable exception des associations auto-désignées pour l’éradiquer.
Je m’autoriserai néanmoins deux observations en profondeur :
Cette question Blanche, ou pour la dire autrement : cette détestation pathologique de l’être occidental n’a rien de périphérique : elle est omniprésente, obsessionnelle et centrale. Sans la comprendre, impossible d’appréhender le monde qui est, les questions sociétales, à commencer par celle de l’immigration, comme les problèmes internationaux et leur traduction médiatique.
Ceux qui, comme le journal précité, sont obsédés par elle sont bien entendu ceux qui applaudiront le plus à la proposition de François Hollande de bannir le mot «race» de notre Constitution.
Pour eux, et on me permettra de me citer, «suggérer la possible existence d’une race blanche, et vous allez entendre toute la gamme des bruits martyrocrates qui vont du toussotement gêné au hurlement vengeur en passant par le ricanement goguenard. A une nuance près, capitale : Le blanc existe toujours, et peut, très correctement être évoqué, mais en creux. Lorsqu’il s’agit d’évoquer ou de revenir sur ses turpitudes (…) Là où il a le mauvais rôle : Le Monde du 14 septembre : «Les Noirs ont six fois plus de risques de subir un contrôle que les Blancs.» Dans cette occurrence négative, il peut continuer à proliférer verbalement. »
Vivement l’abrogation de la Constitution, que l’on puisse enfin s’aimer entre gentils antiracistes.
Un antisioniste au Front de Gauche ?
Dans un ordre d’idées assez voisin, on commence, et c’est heureux, à également beaucoup gloser sur la présence de René Balme, investi par le Front de Gauche dans le Rhône en dépit de ses obsessions antisionistes «confinant à l’antisémitisme » (dixit le Nouvel Obs et rue 89).
Parmi les articles posés sur son site et qui lui sont reprochés, on trouve ceux de l’imposteur Israël Shamir, faux juif mais vrai antisémite. Le PCF, un tantinet gêné regarde ailleurs, quant à Martine Billard, sévère sur les textes, elle plaidouille sans grande conviction la liberté d’expression.
Soyons juste envers René Balme : l’Humanité et Politis ont déjà publié Israël Shamir sans que nul n’estime devoir s’en émouvoir.
A l’époque, mes protestations avaient été accueillies comme autant de borborygmes. Il aura fallu l’article aussi honnête qu’étonnant de Rue 89, pour qu’on s’aperçoive que M. Mélenchon et ses amis devraient enfin commencer à balayer devant leur porte les immondices qu’ils cherchent frénétiquement ailleurs.
Le nouveau gouvernement au pays de Oui-Oui
Lorsque j’écrivais il y a peu que l’apaisement chanté sur tous les tons par le nouveau gouvernement semblait correspondre à la traduction de l' «apeasement» de M. Chamberlain, je ne croyais pas si bien dire.
Le Monde du 2 juin écrit que Manuel Valls va devoir adapter son laïcisme exigeant à « la volonté d’apaisement du nouveau pouvoir ». En clair composer avec les radicaux islamiques.
En revanche, pas d’apaisement à l’ordre du jour du ministère de l’Intérieur à l’égard des organisations professionnelles de police en matière de contrôles inopinés. Celui qui aura obtenu un récépissé pourra vaquer tranquillement à ses occupations éventuellement illicites.
Idem pour notre ministre de la Justice, acclamée sans surprise par les professionnels de la justice des mineurs.
Lors de leur congrès, la Garde des sceaux a commencé par leur dire que l’appellation «tribunal pour mineurs» était vilaine, qu’elle lui préférait celle de «tribunal pour enfants». C’est bien là tout le problème : le participant, de 17 ans à une tournante, à un casse ou à une agression à main armée, est-il encore un enfant ?
Le monde de Oui-Oui est un monde apaisé.
Un article de Libération du lundi 28 mai («Quand Massy s’enfièvre pour une rumeur») en donne une vivante illustration : « Massy a vécu, la semaine dernière, au rythme d’une folle rumeur qui a débouché sur deux soirées d’échauffourées avec les forces de l’ordre. Colportée de bouche-à-oreille ou via les réseaux sociaux, elle prétendait que deux jeunes à moto avaient été percutés par une voiture de police». Suivent les commentaires apaisants : «Une quarantaine d’ados excités ont brisé les vitres des voitures, mais ça a duré à peine une heure et demi chaque fois», tempère Jonseba, 37 ans, «lorsque l’on sait que le quartier comporte 17 000 personnes, on peut vraiment se dire qu’il s’agit d’une infime minorité» poursuit Brahim, responsable associatif apaisé. Effectivement.
Dans la nuit de samedi à dimanche, la vitrine d’une agence d’assurances a été endommagée par des jets de pierres. Un gymnase a par ailleurs été entièrement détruit la même nuit par un incendie. En réalité, poursuit Libération «les premiers éléments ont révélé les multiples infractions commises par Mohamed H, 24 ans : il roulait à très vive allure sur une 757cm cubes volée, sans casque, sans permis, avec 1,08 g d’alcool dans le sang et sous l’emprise du cannabis. Grièvement blessé, le jeune homme, connu des services de police, est décédé dans l’ambulance qui le transportait à l’hôpital de Longjumeau». «On ne peut pas parler d’embrasement, mais plutôt de soubresauts», estime Vincent Delahaye, sénateur maire apaisant de Massy.
On n’ose imaginer ce qui serait passé si, même sans responsabilité, une voiture de police avait été réellement impliquée dans l’accident. Mais voilà que je deviens un brin clivant.
L'esclavage et l’Occident chrétien
Toujours dans Libération (vendredi 25 mai) retour sur l’esclavagisme ancien et les réparations que certaines organisations voudraient exiger des anciens pays esclavagistes, à la manière des réparations allemandes.
J’écrivais déjà dans ces mêmes colonnes que le souvenir des lois mémorielles de Mme Taubira excluait délibérément les traites barbaresques pour ne pas désespérer les banlieues. Et dans l’article dont s’agit, il s’agit bien encore de ne réclamer des comptes qu’à l’Occident chrétien.
Las, s’il ne s’agissait encore que du passé. Un article du Monde du même jour nous apprend qu’«en Mauritanie, les autorités campent dans le déni de l’esclavage» et Christophe Chatelot de décrire, pour une fois, les souffrances des noirs-Mauritaniens dominés économiquement et politiquement par les Maures. Défense d’évoquer «des livres anciens mais encore étudiés et qui soutiennent la pratique, toujours en cours, de l’esclavage, malgré le déni des autorités et de l’élite mauritanienne.». Risque zéro, encore, que nos organisations antiracistes veuillent bien se saisir de la question noire en terre islamique. En Libye, au Soudan, au Mali.
Risque zéro, encore, qu’on demande sinon des réparations, au moins des explications aux émirats esclavagistes.
Si l’on veut un indice explicatif, le Journal Du Dimanche de cette semaine révèle que les Français les moins prévenus contre Al Jazeera sont les sympathisants de l’extrême gauche. Pourtant, à première vue, ceux-ci devraient être les plus braqués contre l’émirat qatari, sa fortune insolente, et sa désinvolture en matière de Droits de l’Homme. Et si l’on revenait, pour comprendre, vers la question Blanche, ou si l’on préfère la détestation de l’Occident, ou si l’on préfère encore la xénophilie ?
Inacceptable...
Inacceptable. Le mot revient en boucle pour qualifier, à gauche, l’attitude de la droite. Les propos à l’égard de Mme Taubira : inacceptables, selon dame Sultan, responsable du syndicat de magistrats spécialisés en matière de mineurs.
Inacceptables, ceux d’Eric Zemmour, à l’égard de la même ministre, selon Harlem Désir.
Même expression utilisée par un démocrate américain (le Monde du 25 mai) pour qualifier l’attitude du conseiller de Mitt Romney n’hésitant pas à traiter, tenez-vous bien, son adversaire de «super dépensier» !
Si jamais notre homme venait à apprendre qu’en France, on traite le président de nazi et que l’on compare ses meeting au congrès de Nuremberg, il risque de rencontrer un problème de vocabulaire.
Syndrome de Stockholm ou de La Havane ?
Retour sur le retour de Roméo Langlois à Paris après son étrange détention par les FARC. Sa maman célèbre sur tous les tons la qualité de la nourriture que le FARC a l’habitude de servir à ses otages. Clara Rajoz et leurs amis, pendant leur si longue captivité n’ont pas semblé partager ce point de vue gastronomique. Jeudi France Inter interroge un journaliste du Monde Diplomatique, qui en bon fils spirituel d’Ignacio Ramonet grand adorateur de Fidel devant l’éternel, se dit «ému» par ce «journalisme honnête» qui traite avec équité la guérilla colombienne. Et tant pis pour les victimes de l’un des mouvements terroristes les plus cruels d’Amérique latine.
Que penser de ce journaliste - otage, qui accepte de jouer les petits télégraphistes en remettant un message de ses anciens ravisseurs au gouvernement français ?
Syndrome de Stockholm ou de La Havane ? Si j’osais, je trouverais ça inacceptable.
Gilles William Goldnadel
Gilles William Goldnadel est un avocat pénaliste aux prises de position contestataires, président fondateur d'Avocats sans frontières. Il fut le défenseur des accusés dans les affaires Sentier I et Sentier II, ainsi que dans l'Angolagate. Il est l'auteur de "Réflexions sur la question blanche" et de "Le vieil homme m'indigne ! : Les postures et impostures de Stéphane Hessel" parus chez Jean-Claude Gawsewitch.
http://www.atlantico.fr/decryptage/centralite-detestation-etre-occidental-societe-francaise-gilles-william-goldnadel-379989.html
Ces petites habitudes qui portent préjudice à l'homme et à la planète
Ils font partie du quotidien (ou presque) de millions d'entre nous. Mais outre le fait d'être néfastes pour la santé lorsqu'ils sont consommés déraisonnablement, la cigarette, le Nutella et le rhum ont un impact environnemental élevé.
Fumer contribue aussi à tuer la planète
Chaque 31 mai depuis 1987, les fumeurs sont censés faire une pause. Cette date correspond en effet à la Journée mondiale sans tabac. Louable, l'initiative émane de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), selon laquelle le tabagisme n'est rien de moins que la deuxième cause de décès dans le monde. Ses méfaits sur l'Homme sont globalement connus, mais le quidam n'a certainement pas conscience des ravages de la production et de la consommation de tabac sur la planète.
Rappelons tout d'abord que la fumée dégagée par une cigarette allumée contient à la fois du méthane (CH4) et du dioxyde de carbone (CO2), deux gaz qui contribuent activement au changement climatique. La production, elle, se traduit par une déforestation soutenue puisqu'environ 600 millions d'arbres sont abattus chaque année pour satisfaire la demande mondiale (!). En plus de générer des quantités astronomiques de déchets chimiques, papiers et plastiques ainsi qu'une utilisation abondante d'herbicides, insecticides et autres pesticides... Autre chiffre ahurissant : 4,5 milliards de mégots investiraient chaque année les océans du globe.
L'abus de rhum est dangereux pour l'environnement
Originaire d'Asie, mais grande fierté des Antillais et des Cubains, le rhum est fabriqué depuis plusieurs siècles. Au fil du temps, sa production a grimpé en flèche, mais l'empreinte écologique de celle-ci est également colossale. Passons sur les importations, qui ont beaucoup crû elles aussi et supposent d'importantes émissions de gaz à effet de serre.
Attardons-nous plutôt sur l'érosion des sols ainsi que sur le recours massif aux pesticides et aux engrais, au Brésil et en Inde sans doute plus ailleurs. Il est par ailleurs apparu que, localement, le brûlage de champs de canne est allé de pair avec une hausse notable de la pollution atmosphérique. Le WWF a de son côté insisté sur la perte de biodiversité et la destruction des habitats naturels qu'engendre l'exploitation de la canne à sucre, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) ayant quant à elle souligné que le processus de distillation est indissociable de l'emploi de substances à la teneur toxique telles que le plomb et le zinc.
Déjà longue, cette liste n'est cependant pas exhaustive...
L'abus de Nutella aussi...
Le goût du Nutella est globalement très apprécié – l'adjectif est faible -, mais le produit phare du groupe Ferrero est lui aussi une véritable catastrophe environnementale. Si l'entreprise italienne a fini par se tourner vers l'huile de palme durable (une authentique supercherie à leurs yeux), il en fallait plus pour calmer les écologistes, lesquels n'ignorent pas que la célèbre pâte à tartiner en contient entre 20 et 30 %. Un pourcentage bien trop élevé quand on sait les dommages que la production de cette huile bon marché provoque sur l'écosystème, en particulier en Indonésie.
Ferrero a beau viser une baisse de 17 % de ses rejets carbone et une diminution de 19 % de sa consommation énergétique à l'horizon 2013 (par rapport aux niveaux de 2007), recourant pour ce faire à la production d'électricité via les centrales de cogénération et l'énergie solaire, elle devra sans doute aller plus loin pour être considérée comme un bon élève. Réduire la part de l'huile de palme – fût-elle désormais durable - dans la recette du Nutella serait en tout cas un autre pas significatif en direction de la planète.
Et si en plus Ferrero réussissait à préserver sa saveur...
Guillaume DUHAMEL
http://www.atlantico.fr/rdvpolitique/petites-habitudes-portent-prejudice-homme-planete-zegreenweb-377923.html=
Fumer contribue aussi à tuer la planète
Chaque 31 mai depuis 1987, les fumeurs sont censés faire une pause. Cette date correspond en effet à la Journée mondiale sans tabac. Louable, l'initiative émane de l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé), selon laquelle le tabagisme n'est rien de moins que la deuxième cause de décès dans le monde. Ses méfaits sur l'Homme sont globalement connus, mais le quidam n'a certainement pas conscience des ravages de la production et de la consommation de tabac sur la planète.
Rappelons tout d'abord que la fumée dégagée par une cigarette allumée contient à la fois du méthane (CH4) et du dioxyde de carbone (CO2), deux gaz qui contribuent activement au changement climatique. La production, elle, se traduit par une déforestation soutenue puisqu'environ 600 millions d'arbres sont abattus chaque année pour satisfaire la demande mondiale (!). En plus de générer des quantités astronomiques de déchets chimiques, papiers et plastiques ainsi qu'une utilisation abondante d'herbicides, insecticides et autres pesticides... Autre chiffre ahurissant : 4,5 milliards de mégots investiraient chaque année les océans du globe.
L'abus de rhum est dangereux pour l'environnement
Originaire d'Asie, mais grande fierté des Antillais et des Cubains, le rhum est fabriqué depuis plusieurs siècles. Au fil du temps, sa production a grimpé en flèche, mais l'empreinte écologique de celle-ci est également colossale. Passons sur les importations, qui ont beaucoup crû elles aussi et supposent d'importantes émissions de gaz à effet de serre.
Attardons-nous plutôt sur l'érosion des sols ainsi que sur le recours massif aux pesticides et aux engrais, au Brésil et en Inde sans doute plus ailleurs. Il est par ailleurs apparu que, localement, le brûlage de champs de canne est allé de pair avec une hausse notable de la pollution atmosphérique. Le WWF a de son côté insisté sur la perte de biodiversité et la destruction des habitats naturels qu'engendre l'exploitation de la canne à sucre, l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) ayant quant à elle souligné que le processus de distillation est indissociable de l'emploi de substances à la teneur toxique telles que le plomb et le zinc.
Déjà longue, cette liste n'est cependant pas exhaustive...
L'abus de Nutella aussi...
Le goût du Nutella est globalement très apprécié – l'adjectif est faible -, mais le produit phare du groupe Ferrero est lui aussi une véritable catastrophe environnementale. Si l'entreprise italienne a fini par se tourner vers l'huile de palme durable (une authentique supercherie à leurs yeux), il en fallait plus pour calmer les écologistes, lesquels n'ignorent pas que la célèbre pâte à tartiner en contient entre 20 et 30 %. Un pourcentage bien trop élevé quand on sait les dommages que la production de cette huile bon marché provoque sur l'écosystème, en particulier en Indonésie.
Ferrero a beau viser une baisse de 17 % de ses rejets carbone et une diminution de 19 % de sa consommation énergétique à l'horizon 2013 (par rapport aux niveaux de 2007), recourant pour ce faire à la production d'électricité via les centrales de cogénération et l'énergie solaire, elle devra sans doute aller plus loin pour être considérée comme un bon élève. Réduire la part de l'huile de palme – fût-elle désormais durable - dans la recette du Nutella serait en tout cas un autre pas significatif en direction de la planète.
Et si en plus Ferrero réussissait à préserver sa saveur...
Guillaume DUHAMEL
http://www.atlantico.fr/rdvpolitique/petites-habitudes-portent-prejudice-homme-planete-zegreenweb-377923.html=
Le mariage homosexuel et après ?
En tant qu'enseignant et père de famille, je ne suis pas pour qu'on fasse de nouvelles expériences avec l'éducation des enfants. Je vois trop souffrir ceux qui traversent le divorce de leurs parents ou ceux qui vivent sans repères solides dans des familles monoparentales, souvent en milieu défavorisé où l'allocation familiale est devenue une des sources de revenus les plus attractives.
La structure familiale traditionnelle, un père et une mère aimants, me semble la plus appropriée au bien-être d'un enfant.
Mais les avis divergent, les débats sont parfois houleux et, au fil des lectures, mon opinion fluctue.
Voici deux articles qui me tiraillent :
Les couples homos vont nous apprendre deux trois trucs
• Mariage et adoption homosexuels, c'est parti ! Avant de nous précipiter tous à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Time To Sign Off vous propose quelques éléments de perspectiveutiles.
• Les couples homos résistent mieux au temps. C'est du moins ce que semblent prouver les statistiques d'union civile offrant un peu de recul. Ainsi, aux États-Unis, seul 1% des couples homos (mariés ou « enregistrés civilement ») se séparent tous les ans vs 2% chez les couples hétéros. Ce rapport est cohérent avec les statistiques observées en Angleterre où 5,5% des mariés (hétéros) ont divorcé au bout de 4 ans vs 2,5% dans le cas de « civil partners » (couples homosexuels majoritairement).
• Les enfants y sont mieux traités. En tous les cas, ils semblent, dans certaines circonstances, y être moins mal traités: l'étude américaine la plus complète sur le sujet ne relève aucun cas de mauvais traitement d'enfants chez les couples lesbiens, alors que dans la population générale 26% des enfants américains déclarent avoir été battus et 8,3% avoir été soumis à des abus sexuels.
• Plus solides, meilleurs parents, les homos seraient aussi plus aidants. Selon une étude de la Caisse nationale d’allocations familiales : les couples homosexuels (avec enfants) se partagent les tâches domestiques et éducatives de façon plus égalitaire que leurs homologues hétéros.
Selon une étude de l'université de l'Indiana effectuée sur 24.700 gays, 82% d'entre eux rapportaient avoir eu un orgasme lors de leur dernier rapport sexuel. Qui dit mieux ?
L'archevêque de Lyon a déclaré que le mariage des personnes de même sexe ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste.
Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a mis en garde vendredi contre le mariage homosexuel qui ouvrirait selon lui la voie à la polygamie et à l'inceste, suscitant émotion et incompréhension à gauche. "C'est une rupture de société", a estimé le cardinal à propos du projet de loi devant être présenté le 24 octobre en conseil des ministres, dans une interview diffusée vendredi soir par la radio RCF et la chaîne TLM, et réalisée après une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
"Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a-t-il ajouté. "Un mariage, c'est un mot qui veut dire rempart, pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c'est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe dans les meilleures possibilités", s'est expliqué celui qui s'était distingué cet été en déclarant au Figaro que le Parlement n'était "pas Dieu le Père".
Barbarin réclame un grand débat
Manuel Valls, interrogé sur les propos du Primat des Gaules, a estimé qu'il était de "son droit", "peut-être de son devoir", de donner son opinion, jugeant "normale" la confrontation d'idées sur ce sujet. Il a cependant rappelé la détermination du gouvernement à présenter cette loi. "L'opinion est mûre et favorable à cela, nous parlons là de mariage civil, il s'agit là d'une évolution majeure pour la société, c'est un engagement du président de la République. Personne ne doit se sentir atteint dans sa conviction", a-t-il dit.
"Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme à une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement", a insisté le cardinal Barbarin. "C'est un choix du gouvernement avec lequel nous ne sommes pas d'accord", a-t-il encore dit, assurant en avoir parlé avec Manuel Valls et appelant les autorités à organiser un vaste débat sur le sujet, sur le modèle des consultations sur les lois de bioéthique.
"Égarement" ou "propos caricaturés"
La porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a expliqué avoir appelé Mgr Barbarin. "Il semble" que ses propos "aient été pour une large part caricaturés", a-t-elle dit, jugeant ces derniers "vraiment surprenants" de la part d'un "homme de dialogue". "Vouloir ouvrir le mariage aujourd'hui, c'est une question d'égalité des droits, ça n'est pas une volonté de déstructurer la famille", a affirmé Mme Vallaud-Belkacem.
Le Parti radical de gauche (PRG) a qualifié d'"égarements" les propos de l'homme d'Église et jugé que l'Église devait "admettre définitivement que la laïcisation du droit est une évolution irréversible de notre société". Pour Nicolas Gougain, porte-parole de l'association Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), l'un des trois plus grands collectifs regroupant les homosexuels en France, cette déclaration est "choquante mais on est habitué". "Mgr Barbarin s'obstine à ignorer que nous sommes dans un État laïque et pratique toute une série d'amalgames nauséabonds", a dit M. Gougain, qui considère qu'"il n'est pas de bon ton que les autorités religieuses s'immiscent dans un débat politique".
http://www.lepoint.fr/societe/le-cardinal-barbarin-choque-avec-ses-propos-sur-le-mariage-gay-15-09-2012-1506521_23.php
La structure familiale traditionnelle, un père et une mère aimants, me semble la plus appropriée au bien-être d'un enfant.
Mais les avis divergent, les débats sont parfois houleux et, au fil des lectures, mon opinion fluctue.
Voici deux articles qui me tiraillent :
Les couples homos vont nous apprendre deux trois trucs
• Mariage et adoption homosexuels, c'est parti ! Avant de nous précipiter tous à Saint-Nicolas-du-Chardonnet, Time To Sign Off vous propose quelques éléments de perspectiveutiles.
• Les couples homos résistent mieux au temps. C'est du moins ce que semblent prouver les statistiques d'union civile offrant un peu de recul. Ainsi, aux États-Unis, seul 1% des couples homos (mariés ou « enregistrés civilement ») se séparent tous les ans vs 2% chez les couples hétéros. Ce rapport est cohérent avec les statistiques observées en Angleterre où 5,5% des mariés (hétéros) ont divorcé au bout de 4 ans vs 2,5% dans le cas de « civil partners » (couples homosexuels majoritairement).
• Les enfants y sont mieux traités. En tous les cas, ils semblent, dans certaines circonstances, y être moins mal traités: l'étude américaine la plus complète sur le sujet ne relève aucun cas de mauvais traitement d'enfants chez les couples lesbiens, alors que dans la population générale 26% des enfants américains déclarent avoir été battus et 8,3% avoir été soumis à des abus sexuels.
• Plus solides, meilleurs parents, les homos seraient aussi plus aidants. Selon une étude de la Caisse nationale d’allocations familiales : les couples homosexuels (avec enfants) se partagent les tâches domestiques et éducatives de façon plus égalitaire que leurs homologues hétéros.
Selon une étude de l'université de l'Indiana effectuée sur 24.700 gays, 82% d'entre eux rapportaient avoir eu un orgasme lors de leur dernier rapport sexuel. Qui dit mieux ?
L'archevêque de Lyon a déclaré que le mariage des personnes de même sexe ouvrirait la voie à la polygamie et à l'inceste.
Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, a mis en garde vendredi contre le mariage homosexuel qui ouvrirait selon lui la voie à la polygamie et à l'inceste, suscitant émotion et incompréhension à gauche. "C'est une rupture de société", a estimé le cardinal à propos du projet de loi devant être présenté le 24 octobre en conseil des ministres, dans une interview diffusée vendredi soir par la radio RCF et la chaîne TLM, et réalisée après une rencontre avec le ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
"Après, ça a des quantités de conséquences qui sont innombrables. Après, ils vont vouloir faire des couples à trois ou à quatre. Après, un jour peut-être, l'interdiction de l'inceste tombera", a-t-il ajouté. "Un mariage, c'est un mot qui veut dire rempart, pour permettre au lieu le plus fragile de la société, c'est-à-dire une femme qui donne la vie à un enfant, que toutes les conditions soient établies pour que ça se passe dans les meilleures possibilités", s'est expliqué celui qui s'était distingué cet été en déclarant au Figaro que le Parlement n'était "pas Dieu le Père".
Barbarin réclame un grand débat
Manuel Valls, interrogé sur les propos du Primat des Gaules, a estimé qu'il était de "son droit", "peut-être de son devoir", de donner son opinion, jugeant "normale" la confrontation d'idées sur ce sujet. Il a cependant rappelé la détermination du gouvernement à présenter cette loi. "L'opinion est mûre et favorable à cela, nous parlons là de mariage civil, il s'agit là d'une évolution majeure pour la société, c'est un engagement du président de la République. Personne ne doit se sentir atteint dans sa conviction", a-t-il dit.
"Pour nous, la première page de la Bible (qui dit que le mariage unit un homme à une femme) a un peu plus de force et de vérité qui traversera les cultures et les siècles que les décisions circonstancielles ou passagères d'un Parlement", a insisté le cardinal Barbarin. "C'est un choix du gouvernement avec lequel nous ne sommes pas d'accord", a-t-il encore dit, assurant en avoir parlé avec Manuel Valls et appelant les autorités à organiser un vaste débat sur le sujet, sur le modèle des consultations sur les lois de bioéthique.
"Égarement" ou "propos caricaturés"
La porte-parole du gouvernement et ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, a expliqué avoir appelé Mgr Barbarin. "Il semble" que ses propos "aient été pour une large part caricaturés", a-t-elle dit, jugeant ces derniers "vraiment surprenants" de la part d'un "homme de dialogue". "Vouloir ouvrir le mariage aujourd'hui, c'est une question d'égalité des droits, ça n'est pas une volonté de déstructurer la famille", a affirmé Mme Vallaud-Belkacem.
Le Parti radical de gauche (PRG) a qualifié d'"égarements" les propos de l'homme d'Église et jugé que l'Église devait "admettre définitivement que la laïcisation du droit est une évolution irréversible de notre société". Pour Nicolas Gougain, porte-parole de l'association Inter-LGBT (lesbienne, gay, bi et trans), l'un des trois plus grands collectifs regroupant les homosexuels en France, cette déclaration est "choquante mais on est habitué". "Mgr Barbarin s'obstine à ignorer que nous sommes dans un État laïque et pratique toute une série d'amalgames nauséabonds", a dit M. Gougain, qui considère qu'"il n'est pas de bon ton que les autorités religieuses s'immiscent dans un débat politique".
http://www.lepoint.fr/societe/le-cardinal-barbarin-choque-avec-ses-propos-sur-le-mariage-gay-15-09-2012-1506521_23.php
samedi 15 septembre 2012
France : Califat ou Anarchie ?
(article du 2 avril 2012 sur le blog Tea For Two par "Aldo Sterone", blogger algérien résidant en Angleterre)
Ces 25 dernières années, le monde a assisté à de
profondes transformations montrant que rien ne peut être considéré
comme acquis. L’URSS a disparue. Le fascisme et l’hystérie sécuritaire
avancent à grands pas aux USA. La Yougoslavie est éclatée en plusieurs
petits pays. L’Allemagne a été réunie… etc. Les cycles de l’Histoire
s’accélèrent faisant disparaître des nations et créant d’autres. Quel
pays sera encore là dans 25 ans et sous quelle forme ?
La France en tant que pays souverain a cessé d’exister en 2007 quand son Parlement a ratifié le Traité de Lisbonne. Dès cet instant, les instances nationales élues perdaient tout pouvoir. Les décisions importantes étaient irrévocablement confiées à des fonctionnaires étrangers siégeant à Bruxelles.
Possédant l’arme atomique, la France pensait avoir réglé pour toujours la question de sa propre existence. L’arme atomique a été créée à une époque de tensions entre des superpuissances et elle est une réponse sur mesure à des considérations géostratégiques qui n’existent plus. La force de frappe du Rubis ou du Triomphant est totalement inutile si le pays est vendu par sa propre élite politique et abandonné par sa population.
Terminus
Pour les Français le train de l’Histoire est arrivé à son terminus. C’est fini. Il faut ramasser ses bagages et se préparer à descendre. Quand la Seine Saint-Denis a commencé à pourrir, les Français de souche ont quitté la Seine Saint-Denis transformée depuis en coupe-gorge. De la même manière, ils quittent Lille, Marseille, Roubaix, les quartiers nord de Paris… Dès qu’ils sentent qu’ils ne sont plus à la portée d’un jet de pierres ou un coup de couteau, ils s’établissent et reprennent leur petite vie de contribuable consommateur sans se poser de questions.
Avec plus de 750 zones officiellement « sensibles » où la gueule du Blanc n’est pas la bienvenue, il y a encore beaucoup de Français qui ne savent pas pour qui voter. Cette population a perdu l’instinct de conservation et est donc appelée à céder la place. Ce qu’elle fait bien volontiers. Progressivement, viendra pour elle le jour où changer de ville ne résoudra pas le problème. Il faudra alors s’écraser ou bien quitter le pays.
Califat
Avec un peu de chance, la France se transformera en califat islamique. Cette option qui fait peur a beaucoup n’est hélas pas certaine à ce stade. Avec le Califat, il y aura au moins un semblant d’ordre. Les Français mangeant déjà hallal, ça sera très facile pour eux de se convertir à l’Islam de France et marcher la tête baissée pour ne pas provoquer. L’ensemble sera géré par le Qatar. Pourquoi pas ? Vous-êtes raciste ? Il suffira de passer les mollahs Qatari par la Préfecture pour recevoir un passeport et ils seront plus Français que vous.
Le Califat Français est la bonne option, mais il y a la mauvaise. C’est l’anarchie. En Afrique du Sud, il y a des bâtiments qui étaient aussi luxueux que le Ritz de Paris. Durant leurs heures de gloire, ils voyaient passer présidents, stars du showbiz et têtes couronnées. Aujourd’hui, ils sont peuplés de squatters qui ont remplacé les vitres par des cartons et font leurs besoins dans des sacs qu’ils balancent par les fenêtres. Ca sera peut -être le sort des immeubles haussmanniens, de Versailles ou du musée du Louvre.
Génocide au ralenti
Dans l’océan, quand un animal est blessé, les rapaces viennent de partout. Chacun veut son petit morceau. La France est aujourd’hui cet animal mourant. Jusqu’au fond de l’Afrique, le dernier des Somaliens accourt pour prendre son petit morceau.
Par leurs impôts, les Français financent les logements, la nourriture et les soins de ceux qui sont en train de les remplacer. Quand il n’y aura plus assez de travailleurs pour payer les parasites, ça sera le chaos et la violence. Pour son immigration, la France a particulièrement choisi des populations incapables de gagner ou de produire ne serait-ce que leur pain quotidien. Le peu d’Africains intégrés socialement et professionnellement et qui payent leurs loyers sont une erreur de script. Des erreurs du système en quelque sorte.
Peu à peu, le Français de souche se fait remplacer et il est heureux. Il regarde béatement sa Nation partir dans le tout à l’égout mais il est content de n’avoir jamais voté pour le Front National. Pour lui, autant disparaître que de voter pour le seul parti qui veut lui remonter son pantalon.
Une question de mérite ?
Les Français ne souhaitent qu’une seule chose : disparaître. Ils ont trop honte d’exister. Ils se sentent tellement coupables qu’ils traversent ce monde en s’excusant. Leurs ancêtres ont, pour diverses raisons, tué des gens. Si je remonte assez en arrière, les miens ont aussi tué des gens. Ca m’empêche de dormir la nuit ? Ca me donne envie de faire envahir mon pays par des crevards ? Probablement pas.
Aucun peuple ne mérite le génocide y compris les peuples qui le veulent de toutes leurs forces. Ceux-ci, nous sommes obligés de les défendre contre eux-mêmes. Un peu comme ces suicidaires qui se mettent sur le bord d’une fenêtre pendant que les pompiers prennent des risques pour les empêcher de tomber.
Source : http://www.operationteafortwo.com/2012/04/02/france-califat-ou-anarchie/
La France en tant que pays souverain a cessé d’exister en 2007 quand son Parlement a ratifié le Traité de Lisbonne. Dès cet instant, les instances nationales élues perdaient tout pouvoir. Les décisions importantes étaient irrévocablement confiées à des fonctionnaires étrangers siégeant à Bruxelles.
Possédant l’arme atomique, la France pensait avoir réglé pour toujours la question de sa propre existence. L’arme atomique a été créée à une époque de tensions entre des superpuissances et elle est une réponse sur mesure à des considérations géostratégiques qui n’existent plus. La force de frappe du Rubis ou du Triomphant est totalement inutile si le pays est vendu par sa propre élite politique et abandonné par sa population.
Terminus
Pour les Français le train de l’Histoire est arrivé à son terminus. C’est fini. Il faut ramasser ses bagages et se préparer à descendre. Quand la Seine Saint-Denis a commencé à pourrir, les Français de souche ont quitté la Seine Saint-Denis transformée depuis en coupe-gorge. De la même manière, ils quittent Lille, Marseille, Roubaix, les quartiers nord de Paris… Dès qu’ils sentent qu’ils ne sont plus à la portée d’un jet de pierres ou un coup de couteau, ils s’établissent et reprennent leur petite vie de contribuable consommateur sans se poser de questions.
Avec plus de 750 zones officiellement « sensibles » où la gueule du Blanc n’est pas la bienvenue, il y a encore beaucoup de Français qui ne savent pas pour qui voter. Cette population a perdu l’instinct de conservation et est donc appelée à céder la place. Ce qu’elle fait bien volontiers. Progressivement, viendra pour elle le jour où changer de ville ne résoudra pas le problème. Il faudra alors s’écraser ou bien quitter le pays.
Califat
Avec un peu de chance, la France se transformera en califat islamique. Cette option qui fait peur a beaucoup n’est hélas pas certaine à ce stade. Avec le Califat, il y aura au moins un semblant d’ordre. Les Français mangeant déjà hallal, ça sera très facile pour eux de se convertir à l’Islam de France et marcher la tête baissée pour ne pas provoquer. L’ensemble sera géré par le Qatar. Pourquoi pas ? Vous-êtes raciste ? Il suffira de passer les mollahs Qatari par la Préfecture pour recevoir un passeport et ils seront plus Français que vous.
Le Califat Français est la bonne option, mais il y a la mauvaise. C’est l’anarchie. En Afrique du Sud, il y a des bâtiments qui étaient aussi luxueux que le Ritz de Paris. Durant leurs heures de gloire, ils voyaient passer présidents, stars du showbiz et têtes couronnées. Aujourd’hui, ils sont peuplés de squatters qui ont remplacé les vitres par des cartons et font leurs besoins dans des sacs qu’ils balancent par les fenêtres. Ca sera peut -être le sort des immeubles haussmanniens, de Versailles ou du musée du Louvre.
Génocide au ralenti
Dans l’océan, quand un animal est blessé, les rapaces viennent de partout. Chacun veut son petit morceau. La France est aujourd’hui cet animal mourant. Jusqu’au fond de l’Afrique, le dernier des Somaliens accourt pour prendre son petit morceau.
Par leurs impôts, les Français financent les logements, la nourriture et les soins de ceux qui sont en train de les remplacer. Quand il n’y aura plus assez de travailleurs pour payer les parasites, ça sera le chaos et la violence. Pour son immigration, la France a particulièrement choisi des populations incapables de gagner ou de produire ne serait-ce que leur pain quotidien. Le peu d’Africains intégrés socialement et professionnellement et qui payent leurs loyers sont une erreur de script. Des erreurs du système en quelque sorte.
Peu à peu, le Français de souche se fait remplacer et il est heureux. Il regarde béatement sa Nation partir dans le tout à l’égout mais il est content de n’avoir jamais voté pour le Front National. Pour lui, autant disparaître que de voter pour le seul parti qui veut lui remonter son pantalon.
Une question de mérite ?
Les Français ne souhaitent qu’une seule chose : disparaître. Ils ont trop honte d’exister. Ils se sentent tellement coupables qu’ils traversent ce monde en s’excusant. Leurs ancêtres ont, pour diverses raisons, tué des gens. Si je remonte assez en arrière, les miens ont aussi tué des gens. Ca m’empêche de dormir la nuit ? Ca me donne envie de faire envahir mon pays par des crevards ? Probablement pas.
Aucun peuple ne mérite le génocide y compris les peuples qui le veulent de toutes leurs forces. Ceux-ci, nous sommes obligés de les défendre contre eux-mêmes. Un peu comme ces suicidaires qui se mettent sur le bord d’une fenêtre pendant que les pompiers prennent des risques pour les empêcher de tomber.
Source : http://www.operationteafortwo.com/2012/04/02/france-califat-ou-anarchie/
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vendredi 14 septembre 2012
Creusement du déficit de la sécu : quand la défense bornée des droits acquis mène au déclassement social des plus défavorisés
La Cour des comptes estime le déficit de la sécurité sociale à 14,7 milliards
d'euros contre 13,8 milliards prévus dans le budget présenté en 2011. Face à
l'accroissement des charges que la crise va faire supporter à l’État-providence,
il est primordial de rendre plus souples bien des articulations de cette immense
machine, afin qu'elle puisse encaisser le choc.
Après cinq années de crise économique, chacun a bien compris que l’État-providence est le générateur des amortisseurs sociaux que sont toute une série d'allocations, dont le RSA. Au moment où la conjoncture manifeste encore davantage de faiblesse, plusieurs questions assez pointues concernent l’État-providence.
Premier élément : l'approfondissement de la crise.
Que nous le voulions ou pas, il faut savoir lucidité garder. Or, le chiffre officiel de 0,8% de croissance du PIB français en 2013 au sein d'une Europe en récession est une provocation à l'histoire économique voire à l'entendement. Jamais notre pays n'est parvenu à être un îlot de prospérité lorsque l'Allemagne et les autres grandes démocraties limitrophes étaient en récession ou quasi-stagnation.
Le 13 Septembre, le réputé Institut Ifw a baissé sa prévision de croissance pour 2013 de 1,7 à 1,1%. D'autres organismes d'outre-Rhin s'apprêtent à énoncer des chiffres encore plus rudes.
Cet approfondissement de la crise risque d'entraîner une augmentation du chômage de 350.000 personnes en France sur la période septembre 2012 – septembre 2013.
Autrement dit, les dispositifs paritaires d'indemnisation du sous-emploi ne tiendront qu'avec la garantie financière de l’État, tant il est clair que les comptes de l'Unedic vont être gravement dégradés.
Ce premier appel à l’État-providence par le biais comptable d'un engagement hors-bilan (d'une caution, ou autre) ne sera malheureusement pas un solde de tout compte. En effet, les chômeurs en fin de droits et les milliers de nos concitoyens qui vont devoir passer sous le système du RSA vont avoir un impact sur les finances publiques (État et département ) ce qui va créer des tensions à divers niveaux de la sphère publique.
Mais la sphère sociale ne sera pas de reste. Le choc économique décrit supra va entraîner un déclassement social et les ressources de l’État-providence ne pourront pas tout résoudre et résorber. Autrement dit, le jeune couple qui travaillait sereinement chez PSA Aulnay - avec un crédit immobilier - sait déjà que sa situation va frôler la précarité et certainement signifier un chômage frictionnel significatif, autrement dit de longues semaines avant de retrouver un emploi.
Une chose est acquise : il n'y aura pas de paix civique si l’État n'intervient pas.
Corollaire : si l’État intervient – en tant qu'amortisseur social – il faudra raisonner en milliards additionnels.
En ces matières, la conjoncture est un animal dangereux : dégradée, elle attaque de front les budgets publics, les rend caducs et modifient leurs montants.
Ainsi, le rapport annuel de la Cour des comptes a pointé du doigt le déficit du régime général de la Sécurité sociale ( 14,7 mds au lieu des 13,8 escomptés ) et noté explicitement que " la trajectoire de réduction des déficits marque le pas ".
L’État-providence, calé sur son socle d'interventionnisme, a bien évidemment des coûts accrus par les conséquences de la crise.
Face à cet approfondissement de la crise (2013 et probablement 2014), l’État pourra-t-il être inoxydable alors qu'il lutte par ailleurs contre les déficits publics ?
Deuxième élément : l'exemple anglo-saxon.
Tant le Premier ministre James Callaghan que le Président des États-Unis Jimmy Carter ont toujours été des gens affables. A leur onctuosité et à leur savoir-vivre, il a hélas manqué du savoir-faire en économie politique. C'est en effet au milieu des années 1970 que ces deux dirigeants ont ouvert à l'excès les vannes de l’État-providence et que les budgets publics sociaux ont explosé pour répondre aux conséquences du premier choc pétrolier de 1973.
Rappelons, par incidente, que c'est à cette époque que le ministre Jacques Chirac fait voter la loi qui indemnise à 90% le chômage, qui fut bien évidemment un repoussoir à la recherche d'un emploi pour des milliers de personnes.
L’État-providence n'a pu tenir le choc et son inox a plié sous le poids du fardeau fiscal et financier. En termes politiques, il y a eu un coup de barre à droite sans nuance : ce furent les années Reagan et Thatcher, dont certains points furent positifs alors que d'autres approches ont induit une société duale, une vie d'inégalités.
Pour notre part, nous estimons que le Président Hollande et son Premier ministre humaniste vont tout faire pour offrir un édredon à ceux que la crise fait plier. Mais, à terme, compte-tenu de l'impécuniosité de l'Etat, cela signifiera des prélèvements d'ampleur qui seront le terreau d'un coup de barre politique quand la Nation voudra voir clair dans la fameuse notion d'Etat providence.
En matière de remise en cause de l’État-providence, voire des flux migratoires, il manque une structuration du discours et une incarnation du style de celle de Pierre Poujade ou de Gérard Nicoud.
Fatigué par des années de crise, notre Nation aura d'autant plus l'ouïe fine que les arguments développés seront dépourvus de nuance. Tel est le risque d'un Etat –providence financé par l'impôt et les cotisations : modèle de type beveridgien (ndlr : où la protection généralisée est fondée sur la solidarité, indépendamment de toute activité professionnelle) par opposition au modèle dit de Bismarck fondé sur les assurances sociales.
Beveridgien, notre système sera de moins en moins toléré si la crise alourdit sèchement ses ponctions sur les revenus.
Troisième élément : la fonte et l'inox
L'inox a des qualités de ductilité et nous serions moins préoccupés par l'avenir de l’État-providence si celui-ci savait s'adapter aux situations.
Les inerties administratives, les segmentations d'attributions, les cumuls parfois non plafonnés sont des faits : ils plombent l’État-providence et rendent sa transformation aussi complexe que le transport d'un lingot de fonte de Gandrange par un enfant de 3 ans.
En France, on lit un rapport d'Inspecteur des Finances tandis que l'on parcourt cursivement un rapport d'Inspecteur des Affaires Sociales. Combien d'IGAS ont vu, entendu et retranscrit ? Combien n'ont produit ce que nos amis anglo-saxons nomment "un dust-catching report" ? En clair, un rapport empilé en haut de l'armoire...
Selon le génial Constantin Castoriadis, le monde doit être interprété comme "stratifié", ce qui signifie qu'il n'existe pas un unique mode d'être commun à l'ensemble des "étants" mais plusieurs, imbriqués les uns avec les autres. Là où sa pensée est ici utile, c'est qu'il affirme que le monde (le réel) est irréductible à un ordre causal intégralement et définitivement déterminé.
Autrement dit, il développe une ontologie qui se dresse face aux théories strictement déterministes et pense qu'il existe un monde, un être non-univoque.
Castoriadis était un penseur et il n'a jamais véritablement réfléchi sur l’État-providence à titre principal.
En revanche, sa vision consistant à lutter contre les points déterministes et à prôner une approche des questions par le "non-univoque" serait fort utile à l’État-providence qui n'est guère piloté et trop souvent un guichet financier plus ou moins bien tenu.
La Cour des comptes arrive après les faits qu'elle recense et contrôle.
Si l'on veut que l'inox de l’État-providence ne rouille pas et soit le plus souple possible (collé au terrain), il faut que les Parlementaires utilisent l'article 24 de la Constitution relatif à l'évaluation des politiques publiques.
En clair ? Au lieu de passer un temps conséquent dans des missions de contrôle qui ont des débouchés limités, il faut que les honorables Parlementaires rencontrent des IGAS, si possible honoraires et qui ne craignent plus pour leurs carrières.
Là se trouve une clef. La Constitution le permet. Rien ne l'empêche. Alors ?
Face à la lourdeur que la crise va imposer à l’État-providence, il est requis - véritablement - de rendre plus souples bien des articulations de cette immense machine.
En guise de conclusion, il faut savoir garder en mémoire - au milieu de cette bourrasque économique - la finesse de rédaction de l'article 21 de la Déclaration des Droits de l'Homme reprise dans la Constitution de 1793 ( ou de l'An I ) : "Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler ".
Le principe étant posé, jusqu'où le corps social actif peut-il donner acceptation à cet état de faits à tendance financièrement de plus en plus lourde ?
Jean-Yves Archer
Jean-Yves Archer est spécialiste en conseil de haut de bilan. Il dirige le Cabinet Archer et est gérant de Archer 58 Research, une société de recherches économiques fondée en mai 2012.
Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'E.N.A, promotion de 1985, et est titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
http://www.atlantico.fr/decryptage/creusement-deficit-secu-quand-defense-bornee-droits-acquis-mene-au-declassement-social-plus-devaforises-jean-yves-archer-481923.html=
Après cinq années de crise économique, chacun a bien compris que l’État-providence est le générateur des amortisseurs sociaux que sont toute une série d'allocations, dont le RSA. Au moment où la conjoncture manifeste encore davantage de faiblesse, plusieurs questions assez pointues concernent l’État-providence.
Premier élément : l'approfondissement de la crise.
Que nous le voulions ou pas, il faut savoir lucidité garder. Or, le chiffre officiel de 0,8% de croissance du PIB français en 2013 au sein d'une Europe en récession est une provocation à l'histoire économique voire à l'entendement. Jamais notre pays n'est parvenu à être un îlot de prospérité lorsque l'Allemagne et les autres grandes démocraties limitrophes étaient en récession ou quasi-stagnation.
Le 13 Septembre, le réputé Institut Ifw a baissé sa prévision de croissance pour 2013 de 1,7 à 1,1%. D'autres organismes d'outre-Rhin s'apprêtent à énoncer des chiffres encore plus rudes.
Cet approfondissement de la crise risque d'entraîner une augmentation du chômage de 350.000 personnes en France sur la période septembre 2012 – septembre 2013.
Autrement dit, les dispositifs paritaires d'indemnisation du sous-emploi ne tiendront qu'avec la garantie financière de l’État, tant il est clair que les comptes de l'Unedic vont être gravement dégradés.
Ce premier appel à l’État-providence par le biais comptable d'un engagement hors-bilan (d'une caution, ou autre) ne sera malheureusement pas un solde de tout compte. En effet, les chômeurs en fin de droits et les milliers de nos concitoyens qui vont devoir passer sous le système du RSA vont avoir un impact sur les finances publiques (État et département ) ce qui va créer des tensions à divers niveaux de la sphère publique.
Mais la sphère sociale ne sera pas de reste. Le choc économique décrit supra va entraîner un déclassement social et les ressources de l’État-providence ne pourront pas tout résoudre et résorber. Autrement dit, le jeune couple qui travaillait sereinement chez PSA Aulnay - avec un crédit immobilier - sait déjà que sa situation va frôler la précarité et certainement signifier un chômage frictionnel significatif, autrement dit de longues semaines avant de retrouver un emploi.
Une chose est acquise : il n'y aura pas de paix civique si l’État n'intervient pas.
Corollaire : si l’État intervient – en tant qu'amortisseur social – il faudra raisonner en milliards additionnels.
En ces matières, la conjoncture est un animal dangereux : dégradée, elle attaque de front les budgets publics, les rend caducs et modifient leurs montants.
Ainsi, le rapport annuel de la Cour des comptes a pointé du doigt le déficit du régime général de la Sécurité sociale ( 14,7 mds au lieu des 13,8 escomptés ) et noté explicitement que " la trajectoire de réduction des déficits marque le pas ".
L’État-providence, calé sur son socle d'interventionnisme, a bien évidemment des coûts accrus par les conséquences de la crise.
Face à cet approfondissement de la crise (2013 et probablement 2014), l’État pourra-t-il être inoxydable alors qu'il lutte par ailleurs contre les déficits publics ?
Deuxième élément : l'exemple anglo-saxon.
Tant le Premier ministre James Callaghan que le Président des États-Unis Jimmy Carter ont toujours été des gens affables. A leur onctuosité et à leur savoir-vivre, il a hélas manqué du savoir-faire en économie politique. C'est en effet au milieu des années 1970 que ces deux dirigeants ont ouvert à l'excès les vannes de l’État-providence et que les budgets publics sociaux ont explosé pour répondre aux conséquences du premier choc pétrolier de 1973.
Rappelons, par incidente, que c'est à cette époque que le ministre Jacques Chirac fait voter la loi qui indemnise à 90% le chômage, qui fut bien évidemment un repoussoir à la recherche d'un emploi pour des milliers de personnes.
L’État-providence n'a pu tenir le choc et son inox a plié sous le poids du fardeau fiscal et financier. En termes politiques, il y a eu un coup de barre à droite sans nuance : ce furent les années Reagan et Thatcher, dont certains points furent positifs alors que d'autres approches ont induit une société duale, une vie d'inégalités.
Pour notre part, nous estimons que le Président Hollande et son Premier ministre humaniste vont tout faire pour offrir un édredon à ceux que la crise fait plier. Mais, à terme, compte-tenu de l'impécuniosité de l'Etat, cela signifiera des prélèvements d'ampleur qui seront le terreau d'un coup de barre politique quand la Nation voudra voir clair dans la fameuse notion d'Etat providence.
En matière de remise en cause de l’État-providence, voire des flux migratoires, il manque une structuration du discours et une incarnation du style de celle de Pierre Poujade ou de Gérard Nicoud.
Fatigué par des années de crise, notre Nation aura d'autant plus l'ouïe fine que les arguments développés seront dépourvus de nuance. Tel est le risque d'un Etat –providence financé par l'impôt et les cotisations : modèle de type beveridgien (ndlr : où la protection généralisée est fondée sur la solidarité, indépendamment de toute activité professionnelle) par opposition au modèle dit de Bismarck fondé sur les assurances sociales.
Beveridgien, notre système sera de moins en moins toléré si la crise alourdit sèchement ses ponctions sur les revenus.
Troisième élément : la fonte et l'inox
L'inox a des qualités de ductilité et nous serions moins préoccupés par l'avenir de l’État-providence si celui-ci savait s'adapter aux situations.
Les inerties administratives, les segmentations d'attributions, les cumuls parfois non plafonnés sont des faits : ils plombent l’État-providence et rendent sa transformation aussi complexe que le transport d'un lingot de fonte de Gandrange par un enfant de 3 ans.
En France, on lit un rapport d'Inspecteur des Finances tandis que l'on parcourt cursivement un rapport d'Inspecteur des Affaires Sociales. Combien d'IGAS ont vu, entendu et retranscrit ? Combien n'ont produit ce que nos amis anglo-saxons nomment "un dust-catching report" ? En clair, un rapport empilé en haut de l'armoire...
Selon le génial Constantin Castoriadis, le monde doit être interprété comme "stratifié", ce qui signifie qu'il n'existe pas un unique mode d'être commun à l'ensemble des "étants" mais plusieurs, imbriqués les uns avec les autres. Là où sa pensée est ici utile, c'est qu'il affirme que le monde (le réel) est irréductible à un ordre causal intégralement et définitivement déterminé.
Autrement dit, il développe une ontologie qui se dresse face aux théories strictement déterministes et pense qu'il existe un monde, un être non-univoque.
Castoriadis était un penseur et il n'a jamais véritablement réfléchi sur l’État-providence à titre principal.
En revanche, sa vision consistant à lutter contre les points déterministes et à prôner une approche des questions par le "non-univoque" serait fort utile à l’État-providence qui n'est guère piloté et trop souvent un guichet financier plus ou moins bien tenu.
La Cour des comptes arrive après les faits qu'elle recense et contrôle.
Si l'on veut que l'inox de l’État-providence ne rouille pas et soit le plus souple possible (collé au terrain), il faut que les Parlementaires utilisent l'article 24 de la Constitution relatif à l'évaluation des politiques publiques.
En clair ? Au lieu de passer un temps conséquent dans des missions de contrôle qui ont des débouchés limités, il faut que les honorables Parlementaires rencontrent des IGAS, si possible honoraires et qui ne craignent plus pour leurs carrières.
Là se trouve une clef. La Constitution le permet. Rien ne l'empêche. Alors ?
Face à la lourdeur que la crise va imposer à l’État-providence, il est requis - véritablement - de rendre plus souples bien des articulations de cette immense machine.
En guise de conclusion, il faut savoir garder en mémoire - au milieu de cette bourrasque économique - la finesse de rédaction de l'article 21 de la Déclaration des Droits de l'Homme reprise dans la Constitution de 1793 ( ou de l'An I ) : "Les secours publics sont une dette sacrée. La société doit la subsistance aux citoyens malheureux, soit en leur procurant du travail, soit en assurant les moyens d'exister à ceux qui sont hors d'état de travailler ".
Le principe étant posé, jusqu'où le corps social actif peut-il donner acceptation à cet état de faits à tendance financièrement de plus en plus lourde ?
Jean-Yves Archer
Jean-Yves Archer est spécialiste en conseil de haut de bilan. Il dirige le Cabinet Archer et est gérant de Archer 58 Research, une société de recherches économiques fondée en mai 2012.
Né en 1958, il est diplômé de Sciences-Po, de l'E.N.A, promotion de 1985, et est titulaire d'un doctorat en Economie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
http://www.atlantico.fr/decryptage/creusement-deficit-secu-quand-defense-bornee-droits-acquis-mene-au-declassement-social-plus-devaforises-jean-yves-archer-481923.html=
Premier pas dans la lutte contre l'obsolescence programmée en France ?
Benoît Hamon, l'obsolescence programmée et l'ampoule de Livermore
par Antoine Duvauchelle, ZDNet France. Publié le jeudi 13 septembre 2012
Environnement - Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, veut lutter contre l'obsolescence programmée. Mais comment s'opposer aux géants de la hi-tech sur leurs politiques industrielles ?
Dans une interview donnée au magazine 60 millions de consommateurs, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation, Benoît Hamon, affirme vouloir lutter contre "l'obsolescence programmée."
"L'obsolescence des appareils est quasiment pensée au départ par les opérateurs pour favoriser le renouvellement. Or, acheter un appareil qui est destiné à être totalement démodé un an plus tard pose d'autant plus question lorsque le constructeur a lui-même a organisé son obsolescence."
Mauvais pour la planète, et mauvais pour le portefeuille du consommateur. Et c'est justement le rôle de Benoît Hamon de défendre ce dernier.
Avant tout : consulter
Pour le ministre, il convient d'y regarder de plus près. Benoît Hamon affirme qu'il compte interroger le Conseil national de la consommation (CNC) à ce sujet.
Pour l'heure, on est donc encore assez loin de l'artillerie lourde. Mais donner un peu de grain à moudre aux associations écologistes, qui critiquent depuis longtemps l'obsolescence programmée, le jour de sortie de l'iPhone 5, ce n'est jamais mauvais pour l'image.
D'autant que le lancement de l'iPhone 5, justement, a relancé le débat : l'association Les Amis de la Terre en a profité pour dénoncer les conséquences environnementales de "la course à l'innovation que se livrent les géants du secteur hi-tech."
Mais pour l'heure, il n'y a pas le début d'une piste de réflexion dans l'interview accordée par Benoît Hamon. Le CNC, organisme paritaire consultatif auprès du ministre de la Consommation, a pour but de donner des avis.
"Et ça dure, et ça dure, et ça dure..."
Quel que soit l'avis rendu au final, il faudra du courage à Benoît Hamon pour prétendre dicter aux multinationales du hi-tech leurs politiques industrielles.
On peut à ce propos rappeler un célèbre cas d'obsolescence programmée, rappelé par Wikipédia : l'ampoule à incandescence, dont la durée de vie moyenne ne dépassait pas 1000 heures – contre 10 000 heures pour une lampe à basse consommation.
Or il est de notoriété publique que des brevets portant sur des durées de vie atteignant 100 000 heures avaient été déposés dès l'ampoule à incandescence. Il n'y a qu'à aller du côté de Livermore, en Californie : une ampoule y brille depuis 1901 sans interruption.
Par contre, les webcams qui la filment en permanence ne tiennent pas le coup. Leur durée de vie moyenne est d'environ trois ans….
http://www.zdnet.fr/actualites/beno-t-hamon-l-obsolescence-programmee-et-l-ampoule-de-livermore-39782477.htm#xtor=RSS-1=
par Antoine Duvauchelle, ZDNet France. Publié le jeudi 13 septembre 2012
Environnement - Le ministre délégué à la Consommation, Benoît Hamon, veut lutter contre l'obsolescence programmée. Mais comment s'opposer aux géants de la hi-tech sur leurs politiques industrielles ?
Dans une interview donnée au magazine 60 millions de consommateurs, le ministre délégué à l'Economie sociale et solidaire et à la Consommation, Benoît Hamon, affirme vouloir lutter contre "l'obsolescence programmée."
"L'obsolescence des appareils est quasiment pensée au départ par les opérateurs pour favoriser le renouvellement. Or, acheter un appareil qui est destiné à être totalement démodé un an plus tard pose d'autant plus question lorsque le constructeur a lui-même a organisé son obsolescence."
Mauvais pour la planète, et mauvais pour le portefeuille du consommateur. Et c'est justement le rôle de Benoît Hamon de défendre ce dernier.
Avant tout : consulter
Pour le ministre, il convient d'y regarder de plus près. Benoît Hamon affirme qu'il compte interroger le Conseil national de la consommation (CNC) à ce sujet.
Pour l'heure, on est donc encore assez loin de l'artillerie lourde. Mais donner un peu de grain à moudre aux associations écologistes, qui critiquent depuis longtemps l'obsolescence programmée, le jour de sortie de l'iPhone 5, ce n'est jamais mauvais pour l'image.
D'autant que le lancement de l'iPhone 5, justement, a relancé le débat : l'association Les Amis de la Terre en a profité pour dénoncer les conséquences environnementales de "la course à l'innovation que se livrent les géants du secteur hi-tech."
Mais pour l'heure, il n'y a pas le début d'une piste de réflexion dans l'interview accordée par Benoît Hamon. Le CNC, organisme paritaire consultatif auprès du ministre de la Consommation, a pour but de donner des avis.
"Et ça dure, et ça dure, et ça dure..."
Quel que soit l'avis rendu au final, il faudra du courage à Benoît Hamon pour prétendre dicter aux multinationales du hi-tech leurs politiques industrielles.
On peut à ce propos rappeler un célèbre cas d'obsolescence programmée, rappelé par Wikipédia : l'ampoule à incandescence, dont la durée de vie moyenne ne dépassait pas 1000 heures – contre 10 000 heures pour une lampe à basse consommation.
Or il est de notoriété publique que des brevets portant sur des durées de vie atteignant 100 000 heures avaient été déposés dès l'ampoule à incandescence. Il n'y a qu'à aller du côté de Livermore, en Californie : une ampoule y brille depuis 1901 sans interruption.
Par contre, les webcams qui la filment en permanence ne tiennent pas le coup. Leur durée de vie moyenne est d'environ trois ans….
http://www.zdnet.fr/actualites/beno-t-hamon-l-obsolescence-programmee-et-l-ampoule-de-livermore-39782477.htm#xtor=RSS-1=
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