mardi 13 octobre 2009

Le bon ton de Laurent Fabius

Plutôt que de s'insurger avec violence, comme tant d'autres personnalités dans les polémiques innombrables qui secouent l'actualité, Laurent Fabius a choisi le (bon) ton de l'humour.

Le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius a ironisé lundi sur l'arrivée annoncée du fils du chef de l'Etat, Jean Sarkozy, à la tête de l'Etablissement public de la Défense (EPAD).

"De qui a-t-on besoin" pour diriger le quartier d'affaires francilien, s'est interrogé sur France-Inter Laurent Fabius. "On a besoin de quelqu'un qui soit un très bon juriste. Or M. Sarkozy est en deuxième année de droit, c'est déjà un élément très, très fort".

"On a besoin de quelqu'un qui connaisse bien les affaires, c'est (...) un grand quartier d'affaires, je pense qu'il peut y avoir quelques prédispositions", a-t-il lâché.

"Je n'oublie pas non plus que la semaine dernière, M. (Martin) Hirsch a présenté un plan pour la promotion des jeunes et je suis sûr que c'est dans ce cadre que sa nomination est faite", a poursuivi Laurent Fabius.

"Je trouve que la critique est assez injuste", a-t-il renchéri, avant de s'inquiéter de l'avenir des autres enfants de Nicolas Sarkozy: "que vont-ils faire?". AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20091012.FAP7725/laurent_fabius_ironise_sur_larrivee_possible_de_jean_sa.html

samedi 10 octobre 2009

Prix Nobel "d'encouragement" à Barack Obama, pour l'aider à accomplir ses tâches

Nobel : la presse américaine dénonce un prix "prématuré"

LEMONDE.FR 09.10.09 19h44 •

"Au réveil, je suis allé sur le site du New York Times, écrit Richard Kim, du site de gauche progressiste The Nation, et j'ai cru que j'étais en fait sur le site The Onion [un site satirique, ndlr]", à propos de l'attribution, vendredi 9 octobre, du prix Nobel de la paix à Barack Obama. "Je ferais mieux de refermer les yeux et de me réveiller dans la réalité", poursuit-il.

Pourtant, ce n'est pas un rêve. Barack Obama a bien été désigné par le comité Nobel, et "quiconque pense que ce prix est sans précédent, n'avait pas bien fait attention auparavant", défend Robert Naiman, de Common Dreams. Le site de gauche est un des rares à défendre ce prix récompensant les promesses et les efforts du président américain. Pour lui, c'est de la même manière que Desmond Tutu avait reçu, en 1984, le prix avant que l'apartheid ne soit totalement éradiqué d'Afrique du Sud. Ce prix l'avait justement aidé à accomplir cette tâche. "C'est ce que le comité Nobel essaie de faire pour Obama", conclut Robert Naiman.

Mais la voix de Common Dreams semble bien seule dans le concert de commentaires étonnés. Massimo Calabresi de l'hebdomadaire Time y voit une "accolade prématurée, d'ordinaire réservée à ceux qui ont atteint des résultats considérables et tangibles dans la poursuite de la paix". "Ces résultats considérables", l'ensemble de la presse américaine souligne que M. Obama ne les a pas encore accomplis. Pour Andrew Leonard, du site Internet Salon, "Barack Obama tente de construire un système de soins, de réparer la machine économique, de prévenir le réchauffement climatique sans oublier de sortir les troupes d'Irak et de trouver une solution au conflit afghan. S'il réussit tout cela, il méritera un prix. Mais certainement pas encore". Un chroniqueur de Slate, John Dickerson, note ironiquement qu'après avoir perdu les Jeux olympiques, vendredi 2 octobre, et avoir remporté le Nobel, vendredi 9, Barack Obama "devrait garder un créneau libre dans son agenda vendredi prochain, car apparemment tout peut arriver".

LES CONSERVATEUR TRÈS CRITIQUES

Les éditorialistes conservateurs vont plus loin dans leur critique de ce prix. Mark Halperin, qui tient le blog politique du Time, The Page, explique : "Les personnes critiques envers Barack Obama l'accusent depuis longtemps de se contenter de discourir (…). Cette incroyable décision de lui attribuer le Nobel simplement sur sa rhétorique va rendre plus furieux ses détracteurs qu'elle ne va contenter ses supporteurs.

"En effet, Glen Greenwald, sur Salon, estime que le comité Nobel s'est "ridiculisé". Les éditorialistes du conservateur Weekly Standard s'en donnent à cœur joie, remerciant le Comité, qui leur épargne ainsi des difficultés pour trouver leurs blagues de la semaine. Plus sérieusement, l'un d'eux fait remarquer qu'au moment des nominations pour le Nobel Barack Obama n'était à la Maison Blanche que depuis onze jours. "En 2010, note Jennyfer Robin, de Commentarymagazine.com, le prix ira à Mahmoud Ahmadinejad pour avoir accepté de s'asseoir à la table des négociations.

"Mickey Kaus, de Slate, avait bien un conseil à donner à Barack Obama : "Qu'il ne l'accepte pas ! Qu'il refuse poliment. Qu'il dise être honoré, mais qu'il n'a pas encore eu le temps d'accomplir les tâches qu'il souhaite. Résultat : il obtient tout de même la gloire venant de la récompense et fait un pas vers la résolution de son problème narcissique." Mais Barack Obama a déjà annoncé qu'il irait en personne recevoir son prix à Oslo.

Antonin Sabot

http://www.lemonde.fr/international/article/2009/10/09/nobel-la-presse-americaine-denonce-un-prix-premature_1251956_3210.html#ens_id=1249605&xtor=RSS-3208

dimanche 4 octobre 2009

Comment Google contribue au rétrécissement du savoir

Comment Google contribue au rétrécissement du savoir
par Thierry Klein
Thierry Klein est président de Speechi, société de logiciels d’enseignement en ligne.

Soi disant, Internet représenterait une chance pour le savoir humain. Google référence aujourd’hui plusieurs trillions de pages. Son objectif est de numériser tous les livres au prétexte pompeux que « le plan de numérisation permettra de rendre à nouveau accessibles des ouvrages épuisés et introuvables ».

Mais, comme personne n’a la possibilité physique de lire toutes ces pages, tout ceci ne constitue que le savoir disponible potentiel. La quantité réelle de savoir disponible ne peut être quantifiée que de façon statistique. Le Web est intéressant si le temps moyen passé par un internaute sur des pages contenant du savoir est important. Le savoir disponible, c’est la quantité moyenne de savoir à laquelle un internaute accède réellement - et non pas potentiellement - au cours d’une session, d’une journée, d’une vie, multipliée par le nombre d’internautes. Or cette quantité de savoir réellement disponible, qui n’a d’ailleurs jamais été très élevée sur le Web, diminue structurellement de jour en jour, Google étant l’acteur majeur, bien que probablement involontaire, de ce rétrécissement.

Google crée du trafic, si possible sponsorisé, pas du savoir ;ses algorithmes ont pour objectif final de maximiser le revenu obtenu en cliquant sur les liens sponsorisés. Pour ceci, Google se doit d’être pertinent dans ses résultats (sinon vous utiliserez un autre moteur) et dans ses propositions publicitaires (sinon le revenu de Google diminue). Pour Google, la qualité des résultats est donc un moyen, non une fin. Ceci signifie d’ailleurs qu’un jour vont apparaître, chez Google ou ailleurs, des techniques donnant des résultats moins pertinents mais plus rémunérateurs, à travers une probabilité accrue de clic sur un lien sponsorisé.

Google vous incite, en moyenne, à aller vers les pages les plus intéressantes pour les annonceurs, qui sont sa source de revenu. Le mécanisme avec lequel il y parvient est presque invisible, mais toujours amélioré car Google, disposant d’un réservoir permanent et infini de statistiques, est capable presque instantanément de déterminer si tel ou tel changement d’algorithme conduit à plus ou moins de revenu. La conséquence en est que vous passez toujours de plus en plus de temps sur des pages générant du revenu pour Google.

Le moteur de recherche Google s’adresse avant tout au consommateur qui est en vous, pas à l’homme ou à la femme de savoir. Votre soif de savoir, si tant est qu’un tel terme ait un sens, c’est l’alibi qu’il vous sert, le leurre avec lequel il vous attire. Laissez passer quelques années et vous vous retrouverez tous à lire des blagues idiotes, échanger des messages insignifiants sur Facebook, acheter en ligne ou à taper le mot le plus recherché sur Internet, c’est-à-dire « sexe » : vous ferez comme tout le monde. Google ne vous rend probablement pas idiot, comme certains articles récents, fort intéressants par ailleurs, l’ont prétendu, il vous rend consommateur - et la consommation n’est absolument pas corrélée avec le savoir.

Sur le plan comportemental, la distinction entre savoir théoriquement disponible et savoir réellement disponible est immense. Prenez un étudiant ou un chercheur. En théorie, il lui suffit d’avoir accès à Internet pour avoir accès à toute la bibliographie dans son domaine. En réalité, s’il va sur Internet, il rentre dans une entreprise de distraction, au sens premier du terme, qui est celui de détournement. Au bout de quelques minutes, il a toutes les chances de se retrouver à faire autre chose que de la recherche (lire la Bourse, les résultats sportifs, tchater sur MSN…). Cette distraction permanente est à comparer à son comportement en bibliothèque, isolé, sans rien pouvoir faire d’autre, dans une cellule avec ses quelques livres - l’avantage de la bibliothèque physique sur Google : l’absence de distraction.

Que le savoir disponible réel sur Internet soit très faible pour des raisons qui tiennent au comportement, aucun doute là-dessus. Même les plus optimistes sont conscients qu’Internet est avant tout une source de distraction et de temps perdu - et toutes les entreprises qui ont étudié le comportement sur Internet de leurs employés le savent. Mais en outre, ce savoir disponible diminue non seulement au sens comportemental mais au sens quantitatif du terme. Voici pourquoi.

Une page qui contient de la publicité sur Internet est « probablement » peu intéressante - l’éditeur du site de ces pages n’a pas pour objectif d’augmenter votre connaissance, mais de vous faire cliquer sur un lien sponsorisé. Une page sans publicité a plus de chance d’être intéressante, au sens du savoir. Au moins, l’auteur a-t-il publié une information de façon désintéressée. La quantité de savoir disponible est corrélée au pourcentage du nombre de pages web qui ne sont pas financées par la publicité. Or Google, comme toutes les entreprises qui constituent ce qu’on appelle « le Web 2.0 » (Facebook, YouTube, Daily Motion…), oriente vos recherches pour que ce pourcentage diminue. Ces entreprises ont une stratégie en deux temps. D’abord, elles tentent de générer un maximum de trafic ; ensuite, elles essaient de rentabiliser ce trafic en introduisant des liens sponsorisés - ou toute autre forme de publicité - dans les pages du site. Essayez d’évaluer le pourcentage de pages sans publicité lorsque vous allez sur le Web. Ce pourcentage est réellement très, très faible.

Dans son dernier ouvrage, Une rencontre, Milan Kundera évoque la fin de l’illusion cinématographique. Né il y a cent ans, le cinéma qui promettait d’être le nouveau moyen d’expression culturel (sans même parler du cinéma en tant que nouvelle forme artistique) a aujourd’hui presque totalement disparu. Il est devenu un des principaux vecteurs de l’abêtissement général. Internet : le début d’une nouvelle illusion.

Paru dans Libération du 30 septembre 2009
http://www.ecrans.fr/Comment-Google-contribue-au,8269.html

mercredi 30 septembre 2009

Valérian, agent spatio-temporel

Valérian, agent spatio-temporel est une série de bandes dessinées de science-fiction réalisée par le scénariste Pierre Christin, le dessinateur Jean-Claude Mézières et la coloriste Évelyne Tranlé. Elle est publiée pour la première fois en 1967 dans Pilote et éditée en album chez Dargaud à partir de 1970. Pour le quarantième anniversaire de sa création, en 2007, la série est rebaptisée Valérian et Laureline.
Valérian et sa compagne Laureline sont des agents du Service Spatio-Temporel (SST) de Galaxity, une mégapole terrienne et la capitale au XXVIIIe siècle d’un "empire galactique". La Terre est devenue, à la suite d’un âge noir, l’une des grandes puissances cosmiques. Les agents du SST se déplacent dans le temps et dans l’espace pour préserver les intérêts de Galaxity. Les règles du SST leur interdisent de modifier les évènements du passé. Valérian et Laureline explorent de nouvelles planètes (Les Oiseaux du Maître), participent à des expériences historiques (Sur les terres truquées), aident des peuples inconnus (Bienvenue sur Alflolol), règlent des conflits planétaires (Le Pays sans étoile), représentent Galaxity (L’Ambassadeur des Ombres), etc. Ils n’interviennent pas pour prévenir l’explosion nucléaire de 1986 qui transforme l’aspect et l’organisation de la Terre. Mais c’est l’avenir de Galaxity qu’ils réécrivent en aidant le superintendant du SST à empêcher ultérieurement ce cataclysme. Hélas, dans cette manipulation temporelle à hauts risques, ils annulent aussi le futur de leur planète. Dans la dernière quadrilogie de la série, Valérian et Laureline partent en quête de la Terre pour lui assurer un nouvel avenir.
La série Valérian et Laureline est « à la fois un classique du 9e art et un chef d’œuvre de la science-fiction » vendu à plus de 2 500 000 exemplaires. Elle ajoute une dimension particulière au genre codifié du space opera, ouvrant ainsi la porte à toutes les séries actuelles de science-fiction, d’anticipation et d’heroic fantasy. Comme l’indique Stan Barets en introduction de l’Intégrale no 1, Valérian et Laureline « c’est l’archétype originel d’où tout procède ».
Après plusieurs essais personnels de Mézières et Christin, Valérian et Laureline existe maintenant en tant que dessin animé, indépendamment de ses créateurs. C’est une coproduction franco-japonaise qui est à l’origine d’une série librement inspirée de la bande dessinée.

mardi 29 septembre 2009

Mathieu Kassovitz dans l'émission "Ce soir ou jamais" du 15 septembre 2009

L'acteur-réalisateur Mathieu Kassovitz a porté plainte pour diffamation publique pour avoir été comparé à Joseph Goebbels et à l'historien révisionniste Robert Faurisson après des propos controversés sur le 11-Septembre, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Lors d'un débat télévisé le 15 septembre, Kassovitz estimait «questionnables» les conclusions officielles de la commission d'enquête américaine sur ces attentats et évoquait différentes thèses conspirationnistes.

«A la suite de cette émission, Mathieu Kassovitz a fait l'objet de très graves accusations de nature totalement diffamatoire», estime son avocat, Me William Bourdon, dans un communiqué.

Dans L'Express, un article évoquant un «Kassovitz en Faurisson du 11- Septembre» a entraîné le dépôt jeudi d'une plainte avec constitution de partie civile pour diffamation publique, selon l'avocat.

Un autre article, publié sur le site internet du JDD et selon qui «Kassovitz redonne des couleurs à Goebbels», le ministre de la Propagande d'Hilter, a lui aussi donné lieu à une plainte pour le même chef.

«En étant assimilé à un négationniste et à un adepte de Goebbels, Mathieu Kassovitz considère qu'il fait l'objet d'outrages d'une exceptionnelle gravité qui portent douloureusement atteinte à sa réputation, à son honneur et au-delà à sa famille dont il rappelle qu'une grande partie a disparu dans les camps de concentration nazis», affirme Me Bourdon.

L'avocat a précisé à l'AFP qu'il entendait déposer deux nouvelles plaintes dans les jours à venir.
(Source AFP)

Voir aussi la vidéo au lien suivant : http://www.facebook.com/profile.php?id=653546086#/video/video.php?v=1234261537558

lundi 28 septembre 2009

La science-fiction inspire la science

http://www.youtube.com/watch?v=lMPfpFskdkc

Belle (9) : Monica Raymund

Monica Raymund (née en 1986) interprète le rôle de Ria Torres dans la série télévisée (aux Etats-Unis, sur Fox) Lie to Me.



jeudi 24 septembre 2009

Le dessinateur de Martine

Marcel Marlier est un illustrateur belge.
Il est né le 18 novembre 1930 à Herseaux, commune de la province belge de Hainaut rattachée à Mouscron, à proximité de la frontière française. Son père est menuisier-charpentier. Il s'inscrit au cours d'arts décoratifs de l'école Saint-Luc de Tournai qu'il quittera en 1951 et où il retournera, comme professeur, deux ans plus tard. Après avoir remporté un concours organisé par les éditions de La Procure (Namur), il entamera une collaboration avec cet éditeur et pendant vingt cinq ans illustrera des ouvrages pédagogiques : «Je lis avec Michel et Nicole», «Je calcule avec Michel et Nicole». Dès 1951, l'éditeur Casterman lui propose une collaboration : illustration d'ouvrages d'Alexandre Dumas ou de la Comtesse de Ségur. En 1954 il entame sa série la plus célèbre, Martine sur des textes de Gilbert Delahaye. En 1969, il crée la série Jean-Loup et Sophie dont il est à la fois l'auteur et l'illustrateur.

mardi 8 septembre 2009

Comparaison des tailles astronomiques


http://www.youtube.com/watch?v=2FwCMnyWZDg