mercredi 31 octobre 2012

L’activité des femmes est toujours sensible au nombre d'enfants

La situation familiale influence beaucoup plus la présence des femmes sur le marché du travail que celle des hommes. En 2005, à l’inverse des hommes, les femmes seules sont les plus actives et les femmes avec des enfants sont les moins actives. Le taux d’activité est nettement plus faible pour les mères de famille nombreuse, surtout si l’un des enfants a trois ans ou moins. Les mères les moins diplômées sont les moins présentes sur le marché du travail. Les écarts de taux d'activité entre les plus diplômées et les moins diplômées ont tendance à s'accroître avec le nombre d'enfants présents au domicile.

Source : http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1171/ip1171.pdf

Allocations familiales, d'hier et d'aujourd'hui.

Définition actuelle

Les allocations familiales sont des prestations sociales versées aux familles ayant des enfants dans le cadre de l'État-providence dans un but social ou nataliste. Elles viennent en complément d'autres mesures possibles comme une réduction d'impôt ou une aide au logement.

Origines

Les origines de la politique familiale remontent au moins au Second Empire. En 1860, une circulaire impériale instaura en effet un supplément familial de traitement au bénéfice des marins et inscrits maritimes. Il s’agissait d’une indemnité de 10 centimes par jour et par enfant de moins de 10 ans, soit à peu près 5 % d’un salaire ouvrier journalier.

Sous la IIIème République, des initiatives analogues furent prises dans le secteur privé. En 1891, l’encyclique Rerum Novarum incita les patrons à tenir compte dans le calcul de la rémunération, des besoins du travailleur et de sa famille. Léon XIII ne mâchait pas ses mots, écrivant : « les travailleurs isolés et sans défense se sont vus, avec le temps, livrés à la merci de maîtres inhumains. » Il réclamait justice pour les travailleurs, selon la formule : « il est juste que le fruit du travail soit au travailleur » tout en déclarant parallèlement : « La nature impose au père de famille le devoir sacré de nourrir et d’entretenir ses enfants. » Comment le travailleur père de famille nombreuse pourrait-il remplir ce devoir sans gagner rien de plus que le célibataire ? Léon XIII ne propose pas une formule particulière, mais des patrons chrétiens se sentirent concernés et cherchèrent une solution. Ils en trouvèrent une : le sursalaire familial.

A partir des dernières années du XIXème siècle, des suppléments familiaux de traitement furent mis en place dans différentes administrations d’Etat. Comme pour les retraites quelques décennies plus tôt, cela se fit d’abord administration par administration. Les débats à la Chambre donnèrent cependant l’occasion à un député, l’abbé Lemire, de faire entendre un point de vue nouveau. « Je n’appelle pas secours, je n’appelle pas indemnité, ce que je demande à la Chambre ; un secours est donné pour un besoin pressant ou passager ; une indemnité est accordée pour une perte. Avoir une famille ce n’est éprouver ni un accident ni un dommage. (…) Une allocation c’est une rémunération pour un service. La famille est un service social. » (1908).
Le point de vue diamétralement opposé avait aussi ses partisans. Le voici tel que l’exprima en 1909 un haut fonctionnaire : « Les charges de famille sont une considération à laquelle il n’y a pas lieu de s’arrêter. Les employés n’ont qu’à pas se marier, s’ils ne possèdent pas les ressources suffisantes pour élever des enfants. Rien ne les oblige à avoir une famille à entretenir. »

En avril 1918, le syndicat patronal des constructeurs, mécaniciens, chaudronniers et fondeurs de l'Isère crée une caisse d'allocations familiales (appelée aussi caisse de compensation). Ce système se développera dans d'autres régions et l'on comptera au début des années 1930 plus de 200 caisses de compensation.

Le 11 mars 1932, la loi Landry généralise les allocations familiales pour tous les salariés de l'industrie et du commerce, l'adhésion des employeurs à une caisse de compensation devenant obligatoire. Le montant des allocations peut varier selon les catégories professionnelles et d'un département à l'autre et l'intervention de l'État est encore limitée.

Principales positions vis-à-vis des allocations familiales

Les cinq principales positions vis-à-vis d’allocations familiales ont été élaborées avant la Grande guerre. Il y a :

1 - Ceux qui n’en veulent pas, chacun devant selon eux assumer la charge des enfants qu’il a engendré ; cette position est aujourd’hui fréquente chez les ultra-libéraux.

2 - Ceux qui y voient un acte charitable à l’égard de personnes paupérisées par la taille de la famille à laquelle elles appartiennent ; cette conception est répandue aujourd’hui à droite comme à gauche ; en remplaçant le mot « charité » par sa variante laïcisée « équité », ou encore « solidarité », elle justifie l’existence de conditions de ressources pour obtenir droit aux prestations, ou encore des prestations décroissantes en fonction du revenu.

3 - Ceux qui trouvent dans la charité faite aux familles modestes un moyen moins onéreux que d’autres de résoudre divers problèmes ; par exemple, en annonçant quelques mesures nouvelles et ciblées à l’occasion de la conférence annuelle de la famille, on dépense moins qu’en revalorisant correctement la BMAF (base mensuelle des allocations familiales, en pourcentage de laquelle sont calculées la plupart des prestations), tout en donnant davantage l’impression que le Gouvernement en place s’intéresse aux familles.

4 - Une quatrième position fait des prestations un moyen d’intervention nataliste : quelques-uns se soucient encore, comme le Général de Gaulle, de la grandeur de leur patrie, et s’inquiètent de voir diminuer la proportion de la population mondiale qu’il représente ; d’autres, plus prosaïquement, s’inquiètent comme Alfred Sauvy des conséquences d’une faible natalité sur le dynamisme de l’économie et l’avenir des retraites.

5- Enfin, quelques-uns voient les prestations familiales comme apportant une rémunération, sans doute insuffisante, des services que rendent à la société ceux qui procréent et élèvent leurs enfants.

Les années d’essor de la politique familiale

Si quelques entreprises accordent des sursalaires familiaux, ou bien elles retiennent les ouvriers sans charges de famille en les payant aussi bien que leurs concurrentes, et les cotisations constituent une charge supplémentaire qui les rend moins compétitives, ou bien elles rémunèrent moins bien ces ouvriers, pour mieux rémunérer les chargés de famille, et alors elles se retrouvent assez rapidement avec un personnel beaucoup plus riche en chargés de famille que celui de leurs concurrents, vers lesquels se dirigent les ouvriers sans enfants, et là encore elles perdent en compétitivité. Ainsi, avant 1932, il était justifié de considérer les cotisations famille comme alourdissant le coût salarial. Ce n’est plus vrai depuis que toutes les entreprises doivent cotiser au même tarif.

Un décret loi du 14 juin 1938 étend les allocations familiales aux agriculteurs, alors très nombreux.

Jusqu’aux lois du 11 octobre et du 18 novembre 1940, les chômeurs n’avaient pas droit aux allocations familiales, réservées aux travailleurs : ils l’obtinrent alors.

L'après guerre

A la Libération, les assurances sociales et les caisses de compensation pour les allocations familiales devinrent la sécurité sociale.

En 1948, création d’une allocation logement, qui était alors exclusivement réservée aux familles.

L’aspect fiscal ne doit pas être oublié : la loi de Finances du 31 décembre 1945 instaura le quotient familial. Pierre Laroque : « A la différence des mesures fiscales du code de la famille, qui visaient à inciter les familles à avoir 3 enfants ou plus, comme à dissuader les célibataires de le rester et les couples de ne pas avoir d’enfant, le quotient familial répond à un souci de justice distributive. Il s’agit de rendre l’impôt sur le revenu aussi neutre que possible par rapport aux capacités de consommation des familles, suivant leurs charges inégales. »

Les gouvernements de l’époque dépensèrent massivement en faveur de la famille, comptant sur la reprise de la natalité pour galvaniser les énergies et faire des Français les artisans du redressement économique de la France. Le redressement démographique, bien loin de nuire à la résurrection de l’économie française, en fut un facteur important. Pourquoi ? Tout simplement parce que des hommes et des femmes qui donnent la vie, ou dont les fils et les filles donnent la vie, ont un objectif : faire en sorte que le monde où vivront ces enfants soit meilleur. L’enfant est pour ses parents et grands-parents une forte motivation au travail. Les Français firent des enfants, travaillèrent dur par amour de ces enfants, et ce fut le début des 30 glorieuses.

1958 – 1970 : le déclin quantitatif

C’est sous la Ve République que le déclin se produisit. En 1970 le montant des prestations par enfant bénéficiaire n’atteignait plus que 10 % du PNB, pourcentage inférieur de moitié à celui observé autour de 1950.

La vieillesse et la maladie prirent sans conteste l’avantage sur la famille.

Sachant que la propension à procréer dépend non pas du niveau de vie absolu des familles avec enfants, mais de leur niveau de vie relatif, de la comparaison avec le niveau de vie des couples de même classe sociale ou de même catégorie professionnelle ayant moins d’enfants ou pas d’enfants, on comprend qu’il soit difficile de nier tout lien entre la chute de la fécondité observée en France entre 1964 et 1974, et la diminution du niveau de vie relatif des ménages comportant des enfants à charge qui survint entre 1959 et 1970.

Le Général de Gaulle était nataliste et, à sa façon, dirigiste. Il pensait que le Gouvernement doit fixer le cap, et inciter les Français à le suivre, en récompensant les uns et en punissant les autres selon l’adéquation de leur comportement au programme élaboré pour la grandeur de la France. Plus précisément, l’homme du 18 juin concevait l’exercice du pouvoir comme une mission de guide dans les moments où le commun des mortels hésite, se trouble, a besoin d’être encadré, dirigé, soutenu. Il ne s’agissait pas pour lui de substituer en permanence l’Etat à l’initiative privée, mais de faire donner l’impulsion par l’Etat au moment où l’initiative privée se révélait défaillante, timorée. Pourquoi, par exemple, nationaliser les banques ? Pas pour les transformer ad aeternum en entreprises publiques, mais pour que le Gouvernement puisse leur faire distribuer hardiment du crédit au moment où l’audace était plus nécessaire au redressement du pays que la prudence de gestionnaires financièrement orthodoxes. Ensuite, que l’initiative privée prenne le relais, Charles de Gaulle n’y voyait pas d’inconvénient : l’Etat devait montrer la voie, donner l’impulsion, beaucoup plus que gérer sur le long terme.

Quand Charles de Gaulle revint aux affaires en 1958, il trouva la France en plein baby-boom. L’impulsion avait été donnée, les Français avaient compris le message, ils faisaient des enfants, le problème était résolu, l’Etat pouvait consacrer ses moyens à d’autres fins, telles que la construction et le fonctionnement des hôpitaux modernes, qui faisaient cruellement défaut, et l’amélioration des retraites. Le Général a vraisemblablement pensé que, les Français ayant retrouvé le chemin de la fécondité, l’Etat pouvait les laisser faire, et se désengager de ce secteur pour passer à d’autres où son intervention était nécessaire si l’on voulait aller de l’avant. L’hypothèse d’un interventionnisme d’impulsion, comportement fréquent chez les chefs charismatiques, explique assez bien à la fois le « paquet » mis sur la politique familiale à la Libération, et le désengagement progressif de l’Etat à partir de 1958.

1970-1981 : les débuts de l’éparpillement qualitatif

Le départ puis la mort du Général laissèrent le champ libre à des interventionnistes beaucoup plus classiques : des hommes n’ayant pas de génie particulier en matière de conception stratégique, pas de vision grandiose du rôle de la France, pas de hiérarchisation claire entre l’important, qui relève du chef, pour lequel celui-ci doit fixer le cap et entraîner les citoyens, et l’accessoire, au sujet duquel l’Etat doit éviter, pour s’exprimer comme Thierry Desjardin, « d’emmerder les Français ». Charles de Gaulle estimait savoir mieux que les Français ce qui était bon pour la France ; ses successeurs croient savoir mieux que les Français ce qui est bon pour eux. La différence est capitale. Au dirigisme d’impulsion, centré sur quelques points d’importance stratégique, a succédé un dirigisme du quotidien, une volonté tatillonne d’influencer chaque comportement.

Vinrent sur le devant de la scène les idées qui étaient agitées depuis 1967 à l’Inspection générale des Affaires sociales et à la Commission des prestations familiales du Ve plan. Jacques Delors contribua notablement à l’élaboration de ces idées, et surtout à leur mise en oeuvre. Conseiller social de Jacques Chaban-Delmas, Premier Ministre de Georges Pompidou, il inspira la partie sociale et familiale du programme de gouvernement que Chaban présenta à l’Assemblée nationale en septembre 1969. La ligne directrice était de redéployer les transferts sociaux en faveur des plus déshérités. L’année suivante, à l’occasion du 25e anniversaire de l’UNAF, le Président de la République confirma ce programme de la façon suivante : « assurer aux prestations familiales, sous toutes leurs formes, la stabilité en valeur réelle, et une progression plus rapide en faveur des catégories les moins favorisées ou les plus dignes d’intérêt. » Concrètement, ce discours fut le coup d’envoi pour la mise en place progressive d’un système compliqué de prestations modulées en fonction des revenus, des situations et des comportements.

La création de prestations spécifiques s’était manifestée dans la loi de janvier 1972 par une allocation de frais de garde, et, en novembre de la même année, des prêts aux jeunes ménages furent instaurés dans le cadre de l’action sociale des CAF. La mise en place du bric-à-brac de prestations se poursuivit en 1974 avec l’allocation de rentrée scolaire, puis en 1976 avec l’allocation de parent isolé. Celle-ci fut complétée en 1980 par un Supplément familial de revenu, destiné à garantir un minimum aux familles nombreuses (3 enfants et plus). La branche famille servit ainsi à mettre en place, à l’aide de prestations catégorielles, « ciblées », des ébauches de revenu minimum.

Lorsque le RMI fut créé, en 1989, on se garda toutefois de lui faire absorber ces prestations ayant le même objectif mais visant des populations spécifiques, des « cibles ».

Notons encore la création en 1977 de l’Aide personnalisée au logement (APL), ouverte aux accédants à la propriété, et destinée à remplacer les aides à la pierre en ciblant davantage des ménages modestes.

L’évolution des prestations au cours des quinze dernières années

Le but de la majorité au pouvoir, quelle que soit sa couleur, a toujours été de réserver les dépenses supplémentaires à des modifications spectaculaires susceptibles de lui faire de la publicité : les augmentations assez massives décidées après l’élection de François Mitterrand à la Présidence de la République en sont un exemple ; l’annonce de la PAJE, dernière en date des modifications plus qualitatives, a présenté un intérêt pour les journalistes, qui ont pu lui consacrer des émissions ou des articles, tandis qu’une simple revalorisation de la BMAF n’aurait débouché que sur quelques entrefilets. Les gouvernements obéissent souvent à une logique de maximisation du rapport entre l’impact médiatique des mesures et leur coût.

Le RMI, en considérant les prestations familiales comme des revenus à déduire de l’allocation, était particulièrement défavorable aux familles avec enfants. Au cours des dernières années, quelques dispositions ont été prises qui améliorent la situation. Il reste cependant une pénalisation, dans de nombreuses situations, des couples avec enfants titulaires d’un minima social par rapport aux personnes seules.

Perspectives d’avenir

La politique familiale française a cessé d’être la plus généreuse du monde. Elle reste dans le peloton de tête, mais divers pays, selon Eurostat, devancent la France pour le pourcentage du PIB consacré aux prestations familiales.

La société française, à la différence de son homologue germanique, ne considère pas comme indigne la femme qui travaille professionnellement alors qu’elle a des enfants. Et l’école maternelle, en France, en scolarisant tous les enfants à partir de trois ans, ainsi qu’une partie des enfants de 2 à 3 ans, facilite grandement la conciliation entre vie professionnelle et responsabilités parentales.

Les horaires de classe, à l’école, au collège et au lycée, sont également favorables : les enfants sont absents de la maison pendant la majeure partie de la journée de travail, surtout pour les personnes qui peuvent se limiter aux 35 heures hebdomadaires.

En conséquence, les couples français qui veulent des enfants peuvent suppléer la faiblesse des prestations d’entretien des enfants, et tout particulièrement des allocations familiales, en ayant deux activités professionnelles à temps plein, ou une activité à temps plein et une à temps partiel.

Deux problèmes se posent.

Le premier est la raréfaction des naissances de rang strictement supérieur à 2, malgré la fréquences des secondes unions, qui se traduit assez souvent par une naissance supplémentaire, enfant d’un second lit. Or ces naissances sont indispensables pour assurer le renouvellement des générations, car il en faut pour compenser les stérilités et les enfants uniques. La politique familiale française est assez bien adaptée au maintien de l’indice conjoncturel de fécondité entre 1,8 et 2 ; elle l’est beaucoup moins à son passage au delà de 2.

Le second problème est celui du désir d’enfants. Il reste élevé, mais il a diminué, et dans d’autres pays européens il est nettement plus faible, ce qui peut faire craindre une fragilité de la situation actuelle dans laquelle les couples français ont envie de procréer sans trop de parcimonie. Le désir d’enfants est notre trésor ; c’est un capital démographique précieux.

L’idée directrice actuelle est « l’aide » aux familles, à commencer par les moins aisées, et par celles où les deux parents, ou le parent unique, exercent une activité professionnelle. Le ciblage et la complication sont à l’honneur. Cela ne répond ni au problème des naissances de rang élevé, ni surtout au défi du maintien ou de la progression du désir d’enfant.

Conforter et réveiller le désir d’enfant n’est pas un objectif en soi. C’est plutôt l’effet heureux d’une reconnaissance des services que rendent à la société ceux qui mettent des enfants au monde et qui les élèvent de leur mieux.

Etre parent est aussi utile qu’être travailleur : c’est cela que doit exprimer la politique familiale. Il est possible de la réformer, ou plus exactement de la refonder, dans ce sens. il s’agirait de considérer l’activité parentale et les dépenses, notamment d’enseignement, destinées aux enfants et aux adolescents, comme les seules sources légitimes des droits à la retraite.

Extraits de l' "Histoire et évolution de la politique familiale en France" par Jacques Bichot (président d'honneur de l'UFE).

Intégralité du texte à : http://www.uniondesfamilles.org/histoire-politique-familiale-france.htm
Voir aussi le site personnel de Jacques Bichot : http://www.bichot.net/index.html

L’éducation est-elle le meilleur moyen de contraception ?

Selon la Banque mondiale, l’éducation des femmes est « l’investissement le plus judicieux qui puisse être réalisé dans le monde en développement ». De nombreux gouvernements encouragent l’éducation des femmes non seulement pour promouvoir le développement économique, mais également pour encourager la limitation des naissances, accroître l’usage des moyens contraceptifs modernes et améliorer la santé des enfants.

Source : http://www.prb.org/pdf/iseducat-contracept_fr.pdf

Pourquoi la France affiche un taux de natalité si élevé ?

La France est, avec l'Irlande, le pays de l'UE le plus performant en matière de natalité, avec un taux de fécondité supérieur à 2 enfants par femme. Bien loin devant l'Italie, l'Espagne ou l'Allemagne qui se situent à 1,4. Explications.

Une mère au travail avec son enfant
Une mère au travail avec son enfant
Vincent Kessler / Reuters

Comment expliquer ce taux de natalité record?

Pour Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, la natalité record observée en France est " le résultat d'une politique familiale courageuse et volontariste ". L'Etat consacre en effet à la politique familiale, toutes dépenses confondues, 83 milliards d'euros, soit 5 points du PIB, selon ses calculs. Impressionnant... même si ce chiffre est à relativiser, selon Hélène Périvier, chercheur à l'OFCE. Il comprend en effet aussi les dépenses liées à la lutte contre la pauvreté, comme le revenu de solidarité active (RSA), qui a remplacé l'allocation parent isolé, mais qui n'a pas vocation exclusive à soutenir la natalité. Cela dit, même dans une acception plus restrictive, les sommes consacrées à la politique familiale représentent tout de même 3% du PIB, ce qui place la France dans le haut du panier en Europe.
Les instruments principaux de la politique familiale en France
Il y a d'abord les aides financées par la Caisse d'allocation familiale (CAF), qui représentaient 37 milliards d'euros en 2008, selon Eurostat. Parmi elles, les allocations familiales, l'Allocation de Rentrée Scolaire (ARS), ou encore les dépenses d'action sociale.La CNAF verse également un total de 7,3 Md? en 2007 pour l'allocation de logement familiale et pour la prise en charge des APL des allocataires ayant charge de famille.
Les allègements d'impôts sont également une des composantes de la politique familiale. A l'exception de la CSG (contribution sociale généralisée) et de la CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale), les impôts directs prennent en compte la dimension familiale pour le calcul des impôts à payer, notamment à travers le système du quotient familial.

Ces dépenses expliquent-elles vraiment le fort taux de natalité observé en France ?

Non, selon Hélène Périvier. Elle observe que les Etats Unis ont une politique familiale atrophiée, mais un taux de fécondité supérieur à celui de la France. Et que, inversement, dans les pays nordiques, le taux de fécondité est inférieur à 2 alors que l'investissement en politiques familiales est plus généreux. Faire un enfant, ce n'est pas une décision qui dépend seulement des aides familiales. De nombreux autres paramètres, culturels et sociétaux, entrent en ligne de compte. Ainsi, plus de 20% des femmes en âge de féconder n'ont pas d'enfants en Allemagne, contre 10% seulement en France. " Chez nous, la mère active est valorisée et admirée alors qu'en Allemagne, elle est vue comme une mauvaise mère ", explique Hélène Périvier.

La France peut-elle se contenter de son taux de fécondité actuel ?

Non. Le taux de fécondité actuel ne permet pas encore le renouvellement des générations, comme l'indique le Bulletin mensuel d'information de l'Institut national d'études démographiques de mars 2009. L'effectif annuel des naissances a augmenté de 9 % depuis 10 ans en France métropolitaine. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, cette hausse ne s'explique pas par une augmentation de la fécondité. Les couples ont simplement eu leurs enfants plus tardivement. C'est ce retard qui explique la hausse actuelle de l'indice de fécondité, mais celui-ci avait été en baisse pendant de nombreuses années auparavant.

Comment améliorer ce taux de fécondité ?

Pour France Prioux, démographe à l'INED, " La France a compris avant les autres la nécessité d'avoir des enfants ", notamment pour assurer la viabilité du système de retraite. Hélène Périvier, de son côté, fait remarquer que " notre politique familiale a un effet redistributif en U, c'est-à-dire que les foyers les moins favorisés et les foyers les plus aisés sont bien soutenus quand ils ont des enfants. En revanche, les classes moyennes ne bénéficient pas beaucoup des prestations sous condition de revenus et des allégements d'impôts ". Parmi les pistes évoquées par l'économiste, le versement des allocations familiales dès le premier enfant, l'extension du mode de garde généralisé aux moins de trois ans, ou encore la prise en compte des revenus dans le calcul des aides familiales.

Le revenu de solidarité active (Rsa) incite les jeunes filles/femmes à devenir mère isolée

Si vous êtes démuni(e) ou que vos ressources sont faibles, le Rsa complétera vos ressources afin de vous garantir un revenu minimal. Il remplace le Rmi et l’allocation de parent isolé (Api).

Conditions d’attribution

  • Vous avez plus de 25 ans. Il n’y a pas de condition d’âge si vous êtes enceinte et si vous avez déjà au moins un enfant à charge.
  • Si vous avez entre 18 et 25 ans, sans enfant, vous devez avoir exercé, en plus des conditions énoncées ci-après, une activité à temps plein (ou l’équivalent) durant au moins 2 ans sur les 3 dernières années.
  • Vous habitez en France de façon stable.
  • Vous êtes français ou ressortissant de l’Espace économique européen ou Suisse et vous justifiez d’un droit au séjour, ou vous êtes ressortissant d’un autre pays et vous séjournez en France de façon régulière depuis au moins 5 ans (sauf cas particuliers).
  • Les ressources mensuelles moyennes de votre foyer pendant les 3 mois précédant votre demande ne doivent pas dépasser un certain montant maximal de Rsa (voir tableau suivant). Certaines ressources ne sont pas prises en compte, renseignez-vous auprès de votre Caf.
  • Vous devez prioritairement faire valoir vos droits à l’ensemble des autres prestations sociales (allocation chômage, retraite…) auxquelles vous pouvez prétendre.
  • Vous ne pourrez pas bénéficier du Rsa (sauf si vous êtes parent isolé) si vous êtes :
  • en congé parental ou sabbatique, en congé sans solde ou en disponibilité ;
  • élève ou étudiant et que vous ne percevez pas un revenu d'activité au moins égal à 500 euros par mois (au titre des revenus déclarés chaque trimestre).

L'exemple (pathétique) de l'île de la Réunion

La moitié des enfants scolarisés dans les quartiers de logements sociaux sont nés dans des familles monoparentales.
Peut-on penser qu'après la généralisation de la pilule contraceptive dans les années 1960-70 et après toutes les campagnes d'information des années 1980-90 pour lutter contre le SIDA par l'utilisation des préservatifs, il puisse y avoir autant "d'accidents" ?
Bien sûr que non ! Il s'agit d'un choix personnel !
Devenir mère isolée est une façon rapide d'accéder à un logement gratuit et de toucher un revenu sans aucune condition de diplôme. D'ailleurs, la plupart de ces mères isolées ne s'arrêtent pas à un seul enfant. "Comme par magie", des fratries se construisent avec une régularité mathématique : un "accident" tous les deux-trois ans mais sans jamais de père pour reconnaître officiellement l'enfant.
C'est devenu culturel à la Réunion avec même une expression en créole réunionnais pour désigner les allocations familiales : "l'argent braguette" !

" J'accuse " d'Antoine-Roch Albaladéjo

J'accuse François Hollande de mensonge. Au poste qu'il occupe aujourd'hui François Hollande a tous les moyens de savoir ce qui s'est réellement passé le 17 Octobre 1961 à Paris. Il peut ainsi vérifier que le FLN avait décidé d'organiser une manifestation au cours de laquelle il prévoyait la destruction de quelques installations parisiennes et quelques assassinats ciblés de membres du service d'ordre et du MNA, son adversaire politique.

Il pourra ainsi vérifier qu'il n'y eut pas 300 morts, mais 7, dont un Français, consécutifs à la violence de quelques meneurs du FLN. Quant aux 2300(!) blessés, on n' en trouve que peu de trace, sinon dans les déclarations mensongères d'anciens FLN.

J'accuse François Hollande de saboter tous les efforts faits par notre pays pour intégrer les immigrés. Comment aimer un pays dont le président fait de telles déclarations ? Chacun peut mesurer le désastre provoqué chez les jeunes maghrébins par de tels mensonges.

J'accuse François Hollande d'avoir serré dans ses bras des Ben Bella et autre Bouteflika. Des terroristes qui ont provoqué et encouragé les pires atrocités qui n'aient jamais été commises dans le monde. Des gouvernants qui au pire ont encouragé, sinon au moins fermé les yeux sur les crimes et les tortures atroces dont furent victimes des milliers de Harkis. Un individu, Bouteflika, qui s'est acharné à éradiquer notre langue en Algérie et qui aujourd'hui se noie dans ses mensonges sur la présence Française en Algérie, dont il peut mesurer la réussite tous les jours dans son pays ( prêt à demander réparations pour les ports, aéroports, hôpitaux, écoles, barrages, pétrole, gaz, etc...qu'on lui a laissés, intacts).

J'accuse François Hollande de faire semblant d'oublier que 95% des esclaves furent vendus par leurs propres chefs de tribus Africains et que plus de 95% des Français n'avaient rien à voir avec ces crimes au fond de leurs provinces.

J'accuse François Hollande de toujours donner raison aux ennemis de la France, d'attiser leur haine des Français et d'abaisser ainsi son pays. Ce n'est sûrement pas le rôle d'un Président de la République digne de ce nom.

Général Antoine-Roch Albaladéjo
ancien général de la  Légion Etrangère ,
président de l’association des Anciens du lycée Ardaillon d’Oran

mardi 30 octobre 2012

Couple, famille, parentalité, travail des femmes Les modèles évoluent avec les générations


Par Alice Mainguené, division Études sociales, Insee

Au cours des cinquante dernières années, les structures familiales se sont écartées peu à peu des modèles traditionnels. Les mentalités ont suivi l’évolution de la société concernant le couple : vivre en union libre et divorcer sont entrés et dans les mœurs et dans les mentalités. La diversité des parcours familiaux est aussi acquise : la moitié des personnes pensent que les femmes peuvent avoir et élever seules un enfant si elles le souhaitent.
Toutefois, en se plaçant du point de vue des enfants, les personnes affirment clairement l’importance du rôle des deux parents : elles estiment qu’un foyer avec deux parents est nécessaire à l’épanouissement de l’enfant ; elles ont peu d’a priori sur qui doit avoir la garde des enfants en cas de divorce ; elles trouvent préjudiciable au développement des enfants un père trop préoccupé par son travail.
Les opinions sur le travail des femmes ont beaucoup évolué : la moitié des 75-79 ans sont plutôt favorables à ce que, lors d’une crise économique, les hommes soient prioritaires sur les femmes pour obtenir un emploi, mais cet avis n’est plus partagé que par un adulte sur dix de moins de 30 ans. Néanmoins, dès lors que les jeunes enfants sont concernés, la moitié des adultes pensent que l’activité professionnelle de la mère peut être un facteur de souffrance pour l’enfant.
Hommes et femmes ont souvent des opinions proches. Toutefois, les femmes sont moins nombreuses à plébisciter le rôle des pères et les hommes s’inquiètent plus des conséquences possibles du travail des mères sur le bien-être des jeunes enfants.

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1339

Programmes et horaires à l'école élémentaire

Horaires du cycle des approfondissements : classes de CE2, CM1, CM2

Français
Durée annuelle des enseignements : 288 heures
Durée hebdomadaire des enseignements : 8 heures

Mathématiques
Durée annuelle des enseignements : 180 heures
Durée hebdomadaire des enseignements : 5 heures

Éducation physique et sportive
Durée annuelle des enseignements : 108 heures

Langue vivante
Durée annuelle des enseignements : 54 heures

Sciences expérimentales et technologie
Durée annuelle des enseignements : 78 heures

Culture humaniste
- Pratiques artistiques et histoire des arts
Durée annuelle des enseignements : 78 heures
L'enseignement annuel d'histoire des arts est de 20 heures et concerne l'ensemble des domaines disciplinaires.

- Histoire-géographie-instruction civique et morale
Durée annuelle des enseignements : 78 heures

Total
Durée annuelle des enseignements : 864 heures
Durée hebdomadaire des enseignements : 24 heures

En conséquence, on voit que la part du français et des mathématiques cumulés ne représente pratiquement plus que la moitié du volume horaire hebdomadaire : 13 heures sur 24.

Ce dont s'alarment certains politiques hélas minoritaires lors des dernières élections présidentielles :

Il est tout simplement inadmissible qu’un pays comme la France laisse de côté 30 % de ses enfants en acceptant qu’ils ne maîtrisent pas les fondamentaux et qu’ils démarrent dans la vie avec un si gros handicap. Aussi, j’augmenterai le nombre d’heures hebdomadaires consacrées au français dans le cycle élémentaire de 10 à 16 h (comme en 1969) et je dédoublerai au maximum les classes de CP pour faciliter l’apprentissage de la lecture et limiter toute prise de retard.

Nicolas Dupont-Aignan

Augmentation en conséquence du nombre d’heures consacrées à ces matières, qui a sans cesse baissé depuis les années 1970. En 1976, un élève qui sortait du collège avait reçu 2800 heures d’enseignement du français depuis son entrée en CP. En 2004, c’était 2000 heures, soit 800 de moins, l’équivalent de deux ans et demi de cours.

Marine Le Pen

Sources : Présentation des programmes et horaires à l'école élémentaire
Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais.

Baisse du niveau scolaire en France

Tous les enseignants s'accordent pour dénoncer la baisse du niveau scolaire depuis quelques décennies.
Mais les hypothèses contradictoires (ou complémentaires) s'accumulent pour en expliquer les causes.

- L'Education Nationale française faillirait à sa mission, comparée à d'autres pays occidentaux, scandinaves notamment, et à certains pays du sud-est asiatique. Les enseignants seraient moins bien formés ? Les moyens humains et/ou matériels insuffisants ? Les méthodes pédagogiques mal adaptées, trop teintées d'idéologie ? Le contenu du programme officiel trop "dispersé", notamment à l'école primaire où la part du français et des mathématiques ne représenterait plus que la moitié du volume horaire ?

- Les familles ne fourniraient pas à leurs enfants les minima requis en termes de règles de comportement ; iraient même à l'encontre des enseignants, jusqu'à la violence physique. Les enfants seraient de plus en plus souvent conçus par les classes sociales défavorisées pour bénéficier des allocations familiales et autres prestations sociales sans se préoccuper (ou sans avoir la capacité) de donner ensuite des cadres éducatifs à leurs enfants, délinquants en devenir.

- Les enfants et adolescents d'aujourd'hui passeraient plus de temps devant les écrans (de télévision, de jeux vidéos, d'ordinateurs ...) qu'en classe.

Tout cela est probablement vrai !

Par exemple, quelques données chiffrées sur le troisième item.

L'école, c'est 864 heures par an, la télévision. La télévision : 1200 heures (chez les 10-13 ans) auxquelles s'ajoutent près de 400 heures de jeux vidéos. Pour chaque heure de cours, il faut donc opposer 1 heure et demi de télévision et même deux heures au total passées devant les écrans. Cette fourchette quotidienne est équivalente à un plein temps pour un adulte qui travaille 35 heures par semaine, avec seulement 6 semaines de congé par an (soit 1645h par an) !
 
Sur le sujet, la Fondation de la famille Kaiser a publié un rapport Génération M2 assez édifiant. 
Voir en particulier p15, p16, 23, 26, et le "pompon" p37. Avec l'utilisation simultanée, le cumul des heures d'écran est de 8h40 par jour ! (11:53 -2:22 de musique - 0:37 de lecture de revue) et à la page suivante l'évolution en 10 ans.

lundi 29 octobre 2012

TV Lobotomie - La vérité scientifique sur les effets de la télévision



Pour les spécialistes, tel Michel Desmurget, il n'y a plus de doute : la télévision est un fléau. Elle exerce une influence profondément négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, le langage, l'attention, l'imagination, la créativité, la violence, le sommeil, le tabagisme, l'alcoolisme, la sexualité, l'image du corps, le comportement alimentaire, l'obésité et l'espérance de vie.

samedi 27 octobre 2012

Mais pourquoi n’entend-on pas plus souvent les “musulmans modérés” s’exprimer ?

Le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Salam Fayyad, en réponse à la fusillade de Toulouse, a déclaré ce mercredi qu' "il était temps que ces criminels arrêtent de revendiquer leurs actes terroristes au nom de la Palestine". Les représentants de l'islam en France doivent-ils communiquer davantage pour atténuer les peurs et limiter les amalgames ?

Atlantico : A propos de la tuerie de Toulouse, le Premier ministre de l'Autorité palestinienne Salam Fayyad a publié mercredi un communiqué indiquant : « il est temps que ces criminels arrêtent de revendiquer leurs actes terroristes au nom de la Palestine ». Pourquoi les musulmans que l’on pourrait qualifier de « modérés » n’interviennent pas davantage dans l’espace public pour condamner l’islam "radical" ?

Chems-Eddine Hafiz : Tout d’abord, j’approuve totalement la réaction de Salam Fayyad. L’autorité palestinienne est celle qui est la plus concernée par ce qu’il se passe au Moyen-Orient et a donc intérêt à s’exprimer publiquement beaucoup plus souvent pour éviter les amalgames faits aujourd’hui par des personnes qui ont des arrières-pensées, et qui n’essayent pas de rapprocher les différentes communautés. Cette intervention des autorités palestiniennes était donc pertinente, mesurée, extrêmement importante et aujourd‘hui elle doit avoir l’écho qu’elle mérite  pour que tout le monde puisse l’entendre.

Par ailleurs, je réfute toute instrumentalisation du mot « musulman ». Nous sommes des musulmans pas des « musulmans modérés ». Le musulman est celui qui pratique une foi qui suit les textes sacrés du Coran. A ce titre-là, lorsque quelqu’un effectue la moindre violence au nom de l’Islam, je considère que ce n’est pas un musulman qui agit de la sorte : c’est un criminel, un assassin, un terroriste.

En vérité, que ce soit l’Imam de base, le recteur de la mosquée de Paris ou le Président du CFCM, les musulmans de France s’expriment régulièrement sur ces questions et dénoncent systématiquement le recours à la violence au nom de notre religion.

En revanche, est-ce que les médias nous entendent ? Je ne sais pas...

Ce serait donc la seule faute des médias ?


Ce que je dis c’est que nous nous exprimons régulièrement sur ces questions. Nous avons dénoncé toutes sortes de violence. Et à chaque fois qu’il y a eu des actes « islamophobes » et une forme de stigmatisation des musulmans de France nous avons toujours demandé aux pouvoirs publics de prendre les précautions d’usage.

Depuis la loi de 2004 jusqu’à la dernière loi sur la burqa, nous nous  sommes élevés contre le principe d'une loi. Non pas parce que nous approuvons ce type d’accoutrement, mais parce que cela ne concerne pas uniquement les musulmans. Comment est-ce possible qu’une femme veuille aujourd’hui porter le voile intégral ? Il faut se poser la question. Nous lisons tous le même Coran. Dans ma lecture du Coran, je ne vois pas que c’est obligatoire. Nous avions proposé à la commission parlementaire d’essayer de faire un travail pédagogique avec des imams auprès des femmes, leur expliquer l’exégèse pour les permettre de ne pas continuer dans cette posture. Au lieu de ça, on a fait une loi. Ca a radicalisé les positions et les extrémistes sont en train de prendre le dessus.

Mais peut-on seulement parler d'islam aujourd'hui sans être taxé "d'islamophobie" ? Encore récemment, il a semblé difficile de débattre de la viande halal..

Je préfère parler d’ "actes anti-musulmans" que d’ "islamophobie". C’est plus précis. Aujourd’hui quand on étudie les statistiques pour l’année 2011, on constate une augmentation importante des actes anti-musulmans alors que d’une façon générale le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie ont régressé en France.

Quand Jean-François Copé demande que nous prions en français, je dis « non ». Par contre, débattre sur l’islam oui. Ce que j’avais reproché à Jean-François Copé c’est sa façon d’agir seul sans nous consulter. Quand on touche à l’arabe, la langue sacrée de l’islam, il faut au moins nous consulter. Ce qui me dérange c’est que vis-à-vis des autres religions il n’y a pas autant de remises en cause, alors que pour l’islam on s’approprie le titre de théologien.

Mais la question de la compatibilité de l’islam avec la République peut bien-sûr être posée. Et lorsque certains imams tiennent des propos racistes et sortent de leur rôle, il faut les condamner.

Pour répondre à votre question sur la viande halal : il s’agit effectivement d’un problème de société. Sur le plan religieux, cette question n’a jamais été abordée en France. Il faut en parler. C’est pour cela que nous avons mis en place une commission de théologie la semaine dernière.

Ne craignez-vous pas les peurs que pourraient susciter les actes qu'aurait commis Mohamed Merah ?
Je peux comprendre les inquiétudes. Cette tragédie pose beaucoup de questions. Mais s’il est reconnu coupable, Mohamed Merah a commis des crimes extrêmement graves : nous ne reconnaissons pas du tout cette idéologie de haine qui est contraire à l’esprit de l’islam. Il faut qu’une partie de la communauté nationale des musulmans, même la plus fondamentaliste, travaille pour comprendre les mécanismes qui font qu’un jeune homme ou une jeune femme opte pour des pratiques extrêmes.

L'islam porte-t-elle en soi un esprit de conquête ?


Si nous étions dans un esprit de conquête, nous n’en serions pas là aujourd’hui. L’islam doit trouver sa juste place. Nous voulons être à la table de la République, en « normalisant » l’islam. 99,99% des musulmans en France ne posent aucun problème. Pour ce qui est des épiphénomènes qui ont du retentissement, il faut effectivement les condamner et dire qu’ils n’ont rien à voir avec les musulmans comme l’a fait Salam Fayyad.

Chems-Eddine Hafiz

Chems-Eddine Hafiz est vice-président du Conseil français du culte musulman.
Il est avocat et assiste les entreprises françaises et internationales qui investissent dans les pays arabes et musulmans.

http://www.atlantico.fr/decryptage/fusillade-toulouse-mais-ou-sont-donc-musulmans-moderes-qui-sont-censes-condamner-type-action-315295.html

La lapalissade, ou truisme

La lapalissade, ou truisme, également appelée vérité de La Palice, est une affirmation ridicule énonçant une évidence perceptible immédiatement.

Le mot lapalissade vient du nom de Jacques II de Chabannes, seigneur de La Palice, maréchal de François Ier, mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’a été l’auteur d’aucune lapalissade. Les soldats de La Palice, pour illustrer le courage dont fit preuve ce maréchal lors du siège de Pavie (1525) où il trouva la mort, écrivirent une chanson à sa mémoire, dans laquelle se trouve la strophe suivante :

Hélas, La Palice est mort,
Est mort devant Pavie ;
Hélas, s’il n’était pas mort,
Il ferait encore envie


Son épitaphe elle-même aurait repris ces vers :

Ci-gît le Seigneur de La Palice
S’il n’était mort il ferait encore envie

Il existe deux graphies de la lettre minuscule s : le s rond (s) et le s long (ſ). Ce dernier peut être confondu avec un f. Une erreur de lecture a fait lire « hélas, s’il n’était pas mort, il ſerait (serait) encore en vie ». Aujourd’hui on retrouve encore cette phrase déformée en « Un quart d’heure avant sa mort, il était encore en vie ».

vendredi 26 octobre 2012

Quelques principes fondateurs du matérialisme philosophique

En raisonnant à partir de l'expérience, Epicure a posé quelques-uns des principes essentiels de la conception moderne de l'être. En particulier :

  • Le principe de la constitution atomique de la matière, conçue comme étant animée d'un perpétuel mouvement. C'est en invoquant l'expérience (celle par exemple de l'usure et de la décomposition progressive de toute chose) que les épicuriens justifient l'atomisme. Et l'on ne saurait faire grief à Epicure d'avoir été honoré trop tôt par les physiciens, qui ont appelé improprement atome (=particule insécable) un ensemble en fait très complexe de particules encore plus élémentaires (électrons, protons, ...) - un véritable "monde" (Poincaré) de taille microscopique. 
  • Le principe de la sélection naturelle des espèces vivantes. Ce principe sera développé surtout (vu les textes qui nous restent) chez Lucrèce : il paraît, somme toute, fort logique qu'en excluant toute intention providentielle dans l'étude de la vie , on oppose à l'émerveillement finaliste devant les oeuvres de la nature, l'idée que seuls les plus aptes des animaux ont pu survivre, et que, par conséquent, ceux qui prolifèrent encore sur la Terre sont fatalement assez bien adaptés à leur milieu. L'expérience prouve d'ailleurs que notre monde est entaché de bien des défauts.
  • Le principe de la matérialité de l'âme. On éprouvera quelques surprise, habitués que nous sommes à dissocier l'esprit du corps, à se rappeler qu'un homme placé sous encéphalogramme émet un certain courant électrique (ondes alpha) quand il se relaxe en ne pensant à rien, mais qu'il émettra un courant d'un autre type (ondes bêta) s'il vient à effectuer quelque calcul mental; que les euphorisants ou tels produits à base de lithium peuvent modifier le comportement d'un individu, au point de permettre parfois à des malades mentaux de mener une vie presque normale; que telle avitaminose (la pellagre), causée par une carence en vitamine PP, provoque très précisément une folie accompagnée de l'idée fixe de ... suicide par noyade. Mille faits de ce genre confirment que le corps et l'esprit ne sont que deux aspects d'un même être naturel : l'âme grandit avec le corps; elle a ses maladies, soulignent les épicuriens; tout prouve qu'elle n'est pas sans le corps et qu'elle meurt avec lui. C'est donc encore dans l'expérience qu'Epicure a puisé cette ultime vérité, qui procure selon lui l'apaisement des craintes et promet de surcroît l'ataraxie du sage.
Source : Lettres, d'Epicure, collection Les intégrales de philo, édition Nathan, p.25-26

Vif désaccord entre le philosophe Michel Onfray et la sénatrice Samia Ghali

Lors de l'émission Salut les Terriens ! animée par Thierry Ardisson du 20 octobre 2012, le philosophe Michel Onfray a vivement critiqué la sénatrice Samia Ghali en affirmant que la violence ne résolvait jamais les problèmes. Rappelons que cette sénatrice avait demandé l'intervention de l'armée pour faire cesser les meurtres entre trafiquants de drogues compte tenu que la BAC locale (brigade anti-criminalité) était corrompue et a depuis été dissoute. Elle l'a invité à continuer l'écriture de livres et à lui laisser faire son travail sur le terrain ! Suivront des échanges de bons mots, dont cette tirade de Michel Onfray : "Je suis plus dans l'action que vous n'êtes dans la pensée ...", j'en passe et des moins bonnes !

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

Ce vif désaccord est vraiment regrettable car, avec un peu plus de temps, et de calme, ces deux personnes auraient certainement pu s'entendre, se rendre compte que leurs propositions étaient tout simplement complémentaires.

Michel Onfray parlait des consommateurs de drogues et critiquait la répression qu'incarnait la sénatrice avec son appel à l'armée. Il demandait en outre aux politiques de proposer une autre société que celle de la consommation, de la valorisation par le pouvoir d'achat, bref : de faire rêver. Propositions pour un changement de société, sur le long terme, forcément.

Samia Ghali parlait des trafiquants de drogues, qui utilisent des armes de guerre pour s'entretuer et faire régner le non-droit dans certains quartiers de la ville. A court terme, elle n'avait pas d'autre choix, pour protéger la vie et la sécurité des citoyens, que de faire appel à la force. Vu son parcours personnel (issue des quartiers populaires, ayant eu plusieurs de ses proches tués par la drogue ou son trafic durant leur jeunesse ...), on ne peut imaginer que Samia Ghali ne connaisse parfaitement le problème et quelques solutions.

jeudi 25 octobre 2012

Citation de Guy Bedos

"L'inverse de l'humour, ce n'est pas le sérieux, c'est la soumission."

Guy Bedos

lundi 22 octobre 2012

Où va ce vent d'automne au souffle desséché ?

Source : http://anniceris.blogspot.com/2012/01/ou-va-ce-vent-dautomne-au-souffle.html

 Ce qui est déprimant n'est pas tellement que l'auteur de SF Charles Stross fasse des prédictions pessimistes pour les années 2030-2090, mais qu'elles soient souvent assez convaincantes et sans beaucoup de choses en compensation :
(1) déclin écologique,
(2) sociétés vieillissantes et globalement réactionnaires (malgré une préservation de la "libéralisation des moeurs").

Mathématique

Peut-on espérer recruter 12 000 personnels d'éducation par an alors qu'à peine 6 000 décrochent les concours ?

La mesure de François Hollande consistant à permettre le recrutement de 60 000 personnels d'éducation au terme de son mandat prend du plomb dans l'aile. En effet, actuellement, seuls 6 000 enseignants arrivent à passer le cap des concours. La faute à un faible niveau global des candidats.

François Bayrou n’a même pas eu à utiliser l’humour, sur France 2 jeudi dernier, pour envoyer en l’air la promesse faite par François Hollande d’embaucher en cinq ans 60 000 enseignants (ou assimilés — et nous verrons que la nuance n’est pas accessoire), soit 12 000 par an.

Que dit la réalité, l’âpre réalité — qu’il faut entendre, de temps en temps ? Que nous avons aujourd’hui le plus grand mal à en trouver la moitié. Et que c’est déjà au prix d’acrobaties docimologiques : les correcteurs aux divers CAPES se voient imposer des moyennes largement artificielles, qui les obligent à remonter — parfois de quatre ou cinq points — des copies souvent très médiocres. Tout cela afin de qualifier pour l’oral assez de candidats pour que l’ultime épreuve ne tourne pas à la farce. Et encore, avec ce luxe de précautions, ne se protège-t-on pas toujours du ridicule, avec des concours de recrutement offrant plus de postes qu’il n’y a de candidats.

Moralité, les jurys, malgré leur bonne volonté, leur complaisance et leur compassion, refusent de doter la totalité des postes mis à leur disposition, tant le niveau réel des derniers admis est faible. Qui reprochera auxdits jurys de songer à la qualité des enseignants qui, l’année d’après, se retrouveront face à des élèves — vos enfants?

Pourquoi cette érosion de plus en plus prononcée des candidatures ? Pourquoi le CAPES de Lettres, par exemple, est-il en dix ans passé de 12 000 candidats pour 1000 postes à moins de 1500 pour 750 ?

Comment pouvons-nous demander pourquoi ? Qui ambitionne réellement, en dehors de quelques illuminés — dont l’auteur de cet article — de faire classe dans la cage aux fauves que sont les trois-quarts des collèges, payés 1700 euros par mois, à cheval parfois sur deux ou trois établissements, tout cela pour faire du patronage ? Ils avaient rêvé transmettre des savoirs ? On leur propose de faire passer des « savoir-être » et autres balivernes « citoyennes ». Ils pensaient travailler 18 heures — ce qui, d’après les calculs mêmes d’un ministère peu suspect d’aimer ses troupes, correspond à 39 heures de travail effectif — afin de continuer à se former, à travailler, à se maintenir au courant des dernières recherches… Et voilà que tous les candidats — sauf François Bayrou, qui, enseignant et père d’enseignant (et ancien ministre de l’Education) sait ce qu’une heure de cours veut dire — annoncent qu’ils « toiletteront » les décrets de 1950 qui régentent l’exercice de la profession, et les mettront à la schlague au moins 25 heures par semaine…

C’est peut-être dans les disciplines scientifiques — le cœur même de la modernité — que le déficit de gens capables est la plus criante. Les bons matheux vont vers les écoles d’ingénieur, sauf exception. Les autres… ma foi, ils sont moins bons, voire franchement insuffisants : de ceux-là on va donc faire des enseignants ?

Parce qu’à vouloir recruter en masse (comme si le quantitatif était la pierre de touche du qualitatif), ce sont des Licenciés que l’on recrutera — que l‘on recrute déjà, via Pôle Emploi. Des Licenciés formés dans des facs qui bavent de jalousie devant les classes préparatoires, parce qu’elles savent bien qu’on y travaille comme on devrait partout travailler, et comme on ne le fait pas dans toutes les universités. Ou peut-être embauchera-t-on des « grands frères », comme dans les années 1997-2002 ? Pour éduquer les enfants — à quoi ?

C’est l’envie d’enseigner qu’il faut ré-instiller dans les projets de vie des Bacheliers à venir et des étudiants en formation. On ne pourra le faire (et ce sera lentement, pas en cinq ans ni à marches forcées) qu’en réinstituant l’Ecole de la République, en comprenant par exemple que la discipline se fonde dans le respect des disciplines et des enseignants qui les professent. Et qu’il faut rémunérer les profs au niveau de leur qualification — une vraie qualification, une vraie formation au contact de leurs pairs — et non dans des Ecoles de Professeurs qui sont juste la résurrection des IUFM de sinistre mémoire.

Jean-Paul Brighelli

Jean-Paul Brighelli est professeur agrégé de lettres, enseignant et essayiste français. Il est également l'auteur ou le co-auteur d'un grand nombre d'ouvrages parus chez différents éditeurs, notamment  La Fabrique du crétin, Editions Jean-Claude Gawsewitch  (2005).

http://www.atlantico.fr/decryptage/recrutement-60-000-enseignants-est-possible-formation-ecole-jean-paul-brighelli-306663.html

Cybercensure : la France reste sous surveillance en 2012

Carte mondiale de la cybercensure (crédits : Reporters sans frontière)

Reporters sans frontière reproche à la France les lois Loppsi et Hadopi, jugées contraires à la liberté d'expression sur Internet. Dans le reste du monde, 2011 a été une année noire pour les «net-citoyens».

Le rapport de Reporters sans frontière, publié ce lundi à l'occasion de la Journée mondiale contre la «cybercensure», fait un état des lieux des pays qui portent atteinte aux libertés sur Internet. Ce rapport classe les pays en deux listes: ceux considérés comme des «ennemis d'Internet», où figurent douze pays dont la Chine et la Corée du Nord, et ceux placés «sous surveillance». Pour la deuxième année consécutive, la France est le seul pays de l'Union européenne à faire partie de cette seconde liste. Elle y côtoie notamment l'Égypte, l'Inde, la Turquie, la Russie et l'Ouzbékistan.

La loi Hadopi est toujours le principal reproche adressé à la France par RSF. «Le pays persiste dans son approche répressive de la protection du droit d'auteur», juge l'ONG. Reporters sans frontière rappelle la position du rapporteur spécial pour la liberté d'expression des Nations-Unies qui, en juin 2011, affirmait que «couper l'accès Internet des utilisateurs, quelle que soit la justification fournie - et ceci inclut les lois relatives à la violation de la propriété intellectuelle - est une mesure disproportionnée».

RSF critique également filtrage du Net opéré par l'administration française au moyen de différentes lois, comme la Loppsi 2. Votée en 2011, cette loi permet un filtrage des sites hébergeant des contenus pédo-pornographiques ou l'installation de logiciels de surveillance sur les ordinateurs d'individus suspectés de crime organisé. Reporters sans frontière dénonce aussi le blocage des sites de jeux en ligne qui ne sont pas autorisés par l'État, et celui du site Copwatch qui souhaitait «lutter par la transparence et l'information contre les violences policières».

Une année noire pour les «net-citoyens»

La France n'est évidemment pas le seul pays critiqué par Reporters sans frontière. L'ONG rappelle qu'en 2011, les internautes ont été «au cœur des changements politiques qui ont affecté le monde arabe» et qu'ils en ont «payé le prix fort». Selon le rapport, 200 arrestations de blogueurs ont été répertoriées en 2011, «soit une hausse de 30 % par rapport à l'année précédente». «Plus de 120 net-citoyens sont emprisonnés à ce jour» et cinq ont été «tués alors qu'ils étaient engagés dans une mission d'information». «2011 restera comme une année d'une violence sans précédent contre les net-citoyens», conclut RSF.

Outre les arrestations, Reporters sans frontière signale l'apparition du filtrage d'Internet comme nouvelle arme de censure. «Pour assurer la réussite d'un blackout, il ne suffit plus d'écarter la presse, d'intimider les témoins et de bloquer quelques sites d'information et d'opposition. Une méthode bien plus efficace consiste à imposer un blocus sur un territoire pour empêcher l'arrivée de témoins gênants et la sortie de tout support numérique», explique le rapport. L'occasion d'adresser un nouveau reproche à la France en rappelant le rôle de la société française Amesys, accusée d'avoir fourni à la Libye un système de «surveillance massive de l'Internet en Libye». La semaine dernière, le groupe Bull a annoncé qu'il allait revendre cette filiale, qu'il ne juge pas «stratégique».
Par Geoffroy Husson

dimanche 21 octobre 2012

PIB, IDH et IBM

Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique utilisé pour mesurer la production dans un pays donné. Il est défini comme la valeur totale de la production de richesses (valeur des biens et services créés - valeur des biens et services détruits ou transformés durant le processus de production) dans un pays donné au cours d'une année donnée par les agents économiques résidant à l’intérieur du territoire national. C'est aussi la mesure du revenu provenant de la production dans un pays donné. On parle parfois de production économique annuelle ou simplement de production.

Il s'agit d'un agrégat des comptes nationaux, obtenu en additionnant des grandeurs mesurées par catégories d’agents économiques (ménages, entreprises, administrations publiques). Afin d'éviter que la même production entre plus d'une fois dans le calcul, ne font partie du PIB que les biens et services finaux (c’est-à-dire la valeur ajoutée, soit les biens et services de consommation et les biens d'équipement), les biens intermédiaires de production étant exclus. Par exemple, la farine avec laquelle on fait le pain est exclue (car étant une consommation intermédiaire) du calcul de la richesse produite par le boulanger.

Les défenseurs de l'environnement et du développement durable critiquent le produit intérieur brut comme mesure de la richesse, dans la mesure où la production économique consomme en partie le stock de ressources naturelles, et que le PIB ne tient pas compte de cette consommation.

Classement des nations selon le PIB (année 2010)

1 Drapeau des États-Unis États-Unis 14 624 184
2 Drapeau de Chine Chine 5 745 133
3 Drapeau du Japon Japon 5 390 897
4 Drapeau d'Allemagne Allemagne 3 305 898
5 Drapeau de France France 2 555 439
6 Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 2 258 565
7 Drapeau d'Italie Italie 2 036 687
8 Drapeau : Brésil Brésil 2 023 528
9 Drapeau du Canada Canada 1 563 664
10 Drapeau de Russie Russie 1 476 912

Classement  des nations selon le PIB par habitant (année 2010)



1 Drapeau du Luxembourg Luxembourg 108 831
2 Drapeau de Norvège Norvège 84 443
3 Drapeau du Qatar Qatar 76 167
4 Drapeau de Suisse Suisse 67 245
5 Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 59 716
6 Drapeau du Danemark Danemark 56 147
7 Drapeau d'Australie Australie 55 589
8 Drapeau de Suède Suède 48 874
9 Drapeau des États-Unis États-Unis 47 283
10 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 47 172

Sources :  http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut
et http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_PIB_%28PPA%29_par_habitant



L'indice de développement humain (IDH) est un indice statistique composite, créé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) en 1990 pour évaluer le niveau de développement humain des pays du monde. L'IDH se fonde sur trois critères majeurs : l'espérance de vie, le niveau d'éducation et le niveau de vie.

 L'indicateur précédent utilisé, le PIB par habitant, ne donne pas d'information sur le bien-être individuel ou collectif, mais n'évalue que la production économique. Il présente des écarts qui peuvent être très importants avec l'IDH. L'indice a été développé en 1990 par l'économiste indien Amartya Sen et l'économiste pakistanais Mahbub ul Haq

L'IDH est un indice composite, sans dimension, compris entre 0 (exécrable) et 1 (excellent). Il est calculé par la moyenne de trois indices quantifiant respectivement :
  • la santé / longévité (mesurées par l'espérance de vie à la naissance), qui permet de mesurer indirectement la satisfaction des besoins matériels essentiels tels que l'accès à une alimentation saine, à l'eau potable, à un logement décent, à une bonne hygiène et aux soins médicaux. En 2002, la Division de la population des Nations Unies a pris en compte dans son estimation les impacts démographiques de l'épidémie du sida pour 53 pays, contre 45 en 2000 ;
  • le savoir ou niveau d'éducation. Il est mesuré par la durée moyenne de scolarisation pour les adultes de plus de 25 ans et la durée attendue de scolarisation pour les enfants d'âge scolaire. Il traduit la satisfaction des besoins immatériels tels que la capacité à participer aux prises de décision sur le lieu de travail ou dans la société ;
  • le niveau de vie (logarithme du revenu brut par habitant en parité de pouvoir d'achat), afin d'englober les éléments de la qualité de vie qui ne sont pas décrits par les deux premiers indices tels que la mobilité ou l'accès à la culture.
La composition et la méthodologie pour établir cet indice sont susceptibles d'être revus tous les ans, et donnent lieu à l'établissement d'une note permettant de comprendre ces variations.

Classement des nations selon l'IDH (année 2011)


1 Drapeau de Norvège Norvège 0,943
2 Drapeau d'Australie Australie 0,929
3 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 0,910
4 Drapeau des États-Unis États-Unis 0,910
5 Drapeau de Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 0,908
6 Drapeau du Canada Canada 0,908
7 Drapeau d'Irlande Irlande 0,908
8 Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein 0,905
9 Drapeau d'Allemagne Allemagne 0,905
10 Drapeau de Suède Suède 0,904

Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Indice_de_d%C3%A9veloppement_humain
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_IDH
et http://www.enligne.fr/en-ligne-fr/avenir/projet-politique/207-lindice-de-developpement-humain-idh-classement-2010
  
1 – l’indice du bonheur mondial (IBM) : pourquoi ?

• Tout le monde reconnaît que le PIB est un indicateur insuffisant pour juger de la situation du monde ou d’un pays ; exemple : la Guinée équatoriale, grâce au pétrole, a un PIB par tête de 20 000 dollars (en parité de pouvoir d’achat), soit autant que la Grèce ; mais le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans (TMM 5) est de 146 en Guinée équatoriale et de 5 en Grèce …


• Plus généralement, le PIB est un indicateur insuffisant parce qu’il ignore de nombreux éléments qui sont importants dans la vie de chacun : quand on coupe des arbres, le PIB augmente, les accidents de la route font augmenter le PIB et, potentiellement, les guerres aussi !


• La seule avancée marquante pour dépasser le PIB a été la création, en 1990, de l’indicateur de développement humain (IDH) qui est calculé et publié tous les ans par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ; l’IDH agrège trois éléments pour chaque pays et pour le monde : le PIB, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de formation.


• L’Indice du bonheur mondial (IBM) va plus loin !


 2 – L’indice du bonheur mondial : comment ?
 

• Il faut d’abord répondre à la question : qu’est-ce qu’un monde heureux ? Qu’est-ce qu’un pays heureux ?
 

• Réponse : c’est un monde, c’est un pays  :
- Où on vit en paix et en sécurité,
- Où on vit en liberté et en démocratie, et où les droits de l’homme sont respectés,
- Qui connaît une qualité de la vie importante,
- Où la recherche, la formation, l’information, la communication et la culture sont partagées par tous.


 • D’où l’idée, pour chacun de ces 4 chapitres, de sélectionner 10 indicateurs issus de sources crédibles et paraissant tous les ans (PNUD, Banque mondiale, OMS, SIPRI, Amnesty, HCR…) ; l’IBM est, pour une année donnée, la moyenne de ces 40 indicateurs.

• Calculé initialement pour l’an 2000, et mis pour cette année au niveau 100, l’IBM évolue chaque année, en hausse ou en baisse, en fonction de la moyenne de ces 40 indicateurs. 


 • Les résultats sont publiés une fois par an, au printemps, sur www.globeco.fr, rubrique : « GLOBECO, la revue », sous le titre : « bonheur mondial ».

Classement des nations selon l'IBM (année 2012)


1 – Drapeau de Suède Suède 
2 – Drapeau de Norvège  Norvège
3 – Drapeau d'Allemagne Allemagne 
4 – Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
5 –
Drapeau du Danemark Danemark 
6 – Drapeau d'Australie Australie
7 –
Drapeau de Finlande Finlande
8 –
Drapeau de Suisse Suisse
9 –
Drapeau du Canada Canada

Sourceshttp://www.oecd.org/fr/sites/stdwf06/38324167.pdf , 
http://www.globeco.fr/public/index.php ,  
et http://www.globeco.fr/public/pdf/bonheur-mondial-2012.pdf