vendredi 22 octobre 2010

Vitali Klischko régne toujours

Shannon Briggs : 118,980 kg - Vitali Klitschko: 113,990 kg
Le poids lourds Ukrainien Vitaly Klistchko (41-2, 38 KO) a conservé son titre WBC des poids lourds en battant aux points l'Américain Shannon Briggs (51-6-1, 45 KO) samedi soir à la Arena Oltona de Hambourg. Le combat a été à sens unique du début à la fin, Briggs dépourvu de garde et omettant complétement de soigner sa défense a encaissé une multitude de coups de plein fouet pendant douze rounds, ainsi au septiéme round l'Américain fit-il l'ascenseur sur une énième droite de Klischko, le gong venant miraculeusement le sortir d'une situation bien compromise. Le huitième round voyait Briggs avancer sur son rival mais sans donner un seul coup de la reprise, les quatres reprises étant sur le meême schéma il est étonnant que dans ces conditions, l'Américain ait pu tenir la limite. L'ainé des frères Ukrainiens s'impose à l'unanimité des trois juges: 120-107 deux fois et 120-105.




L'Américain Shannon Briggs, laminé par l'Ukrainien Vitali Klitschko pour la ceinture WBC de la catégorie reine à Hambourg dans la nuit de samedi à dimanche, souffre d'une commotion cérébrale et de fractures aux pommettes, a annoncé ce matin son entourage. Hospitalisé en unité de soins intensifs à l’hopital d'Eppendorf à Hambourg, les médecins craignaient une possible hémorragie cérébrale après avoir observé les symptômes associés à des troubles neurologiques et de la somnolence. L’ancien champion WBO va subir une intervention chirurgicale au visage dans la journée. Il souffre également d'une blessure musculaire au bras gauche survenue dès l’entame du combat. Malgré un duel à sens unique, Briggs est allé au bout du combat, mais son équipe et l'arbitre de la rencontre ont fait l'objet de vives critiques de la part des observateurs qui estimaient que le combat aurait dû être arrêté à la fin de la sixième reprise ou au dixième round, tant l'Américain semblait dépassé par les événements. "A partir du 6e round, j'ai commencé à me faire du soucis pour Briggs" a admis le médecin officiant durant le combat, le Dr Stefan Bock qui n'a pas été consulté par l'arbitre.L’arbitre Britannique Ian John-Lewis qui officiait est aussi pointé du doigt pour ne pas avoir arrêté ce combat à sens unique "C’était un championnat du monde des poids lourds, ce sont des durs à cuire, aussi longtemps que l’homme se défend il faut lui laisser sa chance " s’est justifié le troisième acteur de ce combat.

vendredi 15 octobre 2010

Festival des Luttes et Cultures 2010 à Bordeaux-Mérignac (4)

C'est au coeur d'un grand vignoble Bordelais, ...... plus précisément au château d'Agassac, ...
... que les membres de l'IKA (ci-dessus Komil Yusupov, le président, et Umid Yakubov, secrétaire général) et de l'UFOLEP se sont réunis pour créer l'Union Francophone de Kourach et Luttes Associées.

Le temps pour les délégations de prendre place (ci-dessus, de gauche à droite : les représentants de l'Ukraine, de l'Irak, également président de l'Union Arabe de Kourach, et Jérôme Sanchez pour la Réunion) ...

... et Komil Yusupov ouvrait la réunion protocolaire.
D'abord par des remises de présents :

Joseph Mounawah, de l'île Maurice, reçoit un trophée le récompensant de son dévouement pour le sport.

Moussa Alassane Ibrahim offre une oeuvre d'art du Niger à Komil Yusupov.
Jérôme Sanchez offre un livre sur la croche, la lutte traditionnelle de la Réunion, à Komil Yusupov (célèbre judoka et samboïste, ancien ministre des sports d'Ouzbékistan) sous les yeux du secrétaire général Umid Yakubov (Ouzbékistan) et du conseiller du Ministre des Sports et du Tourisme de Pologne Mieczyslaw Michael Bigoszewski.
Mike Miles reçoit la tenue traditionnelle ouzbek. Quatre fois champion du monde professionnel de kick-boxing et de muay thaï, entraîneur d'une trentaine de champions du monde, ce Canadien a été contacté pour diffuser la lutte kourach sur le continent nord-américain.
Jérôme Sanchez a été désigné secrétaire général de l'Union Francophone de Kourach et Luttes Associées.
Bernard Cabos-Duhamel (France) est désormais le président de l'Union Francophone de Kourach et Luttes Associées.
La cérémonie s'achève par un discours de Marc Bouchet, président de l'UFOLEP Gironde.

Tous les organisateurs du Festival des Luttes et Cultures sont récompensés :
- debout : le dirigeant du club de luttes olympiques de Ludon-Médoc, le conseiller municipal au sport, Marc et Nicole Bouchet de l'UFOLEP, le maire de Ludon-Médoc, M. et Mme Cabos-Duhamel, Komil Yusupov et le représentant de la Russie.
- assis : Joseph Mounawah (Maurice), vice-président de l'Union Francophone de Kourach, et El Jamali El Arabi (Maroc), directeur des sports de l'IKA.

Un repas gastronomique au château d'Agassac a conclu ce Festival des Luttes et Cultures.

mardi 12 octobre 2010

Festival des Luttes et Cultures 2010 à Bordeaux-Mérignac (3)

Le 2 octobre 2010, à Mérignac (France), a eu lieu le Deuxième Grand Prix du Président de la République d'Ouzbékistan; une rencontre internationale de lutte "kourach" qui comptait parmi ses compétiteurs : pas moins de 5 champions du monde de kourach (la lutte traditionnelle ouzbek), 1 vice-champion olympique de judo (Abdullo Tangriev, le tombeur de Teddy Riner en 2008) et de multiples champions de France de judo, sambo et/ou kourach ainsi que d'autres champions nationaux (une douzaine de pays était en effet représentée; sans compter les délégations représentées par des officiels).

En France, la lutte "kourach" est placée sous l'égide de l'UFOLEP, une fédération multisport, (alors que dans de nombreux autres pays c'est une discipline associée des fédérations de judo), et au niveau international, ce sport à vocation olympique est géré par l'IKA dont Komil Yusupov, ancien ministre des sports d'Ouzbékistan, est le président.

Après les championnats du monde et les championnats continentaux, le Grand Prix du Président de la République est probablement la compétition la plus prestigieuse en kourach.

Tous les officiels et les compétiteurs prennent la pose sous le portrait du Président de la République d'Ouzbékistan Islam Karimov (également président d'honneur de l'IKA).

Islam Karimov est représenté lors de ce Grand Prix par sa propre fille Son Excellence Mme Lola Karimova, ambassadrice de l'Ouzbékistan auprès de l'UNESCO (venue de Paris à Mérignac en jet privé pour assister aux phases finales de cette compétition de lutte). Ici en pleine discussion avec le vice-président de l'IKA, Jagdish Tytler (Inde).

Bernard Cabos-Duhamel au microphone. C'est lui qui a créé le Festival des Luttes et Cultures. Il est également président de la commission "luttes traditionnelles" au sein de l'UFOLEP, de la commission nationale de kourach, et fervent défenseur de la lutte traditionnelle basque : la borroka.

Une vingtaine de nations ou régions ultra-périphériques étaient représentées lors de ce Festival : la France (métropolitaine), la Guyane française, la Réunion, le Niger, la Pologne, le Canada, Djibouti, l'Ouzbékistan bien sûr, l'île Maurice, le Mozambique, Madagascar, l'Inde, l'Ukraine, la Russie, le Kazakhstan, le Maroc, le Liban, le Cameroun, la Grèce, l'Irak, le Royaume-Uni ... et j'en oublie sans doute quelques-uns.

Le principe de la lutte "kourach" : faire tomber son adversaire au sol. Tenue : veste verte ou bleue, pantalon blanc, ceinture rouge. Saisies avec les mains seulement sur le haut du corps (veste ou ceinture). Crochets ou balayages des jambes seulement avec les jambes. Pas de continuité du combat au sol. Chute sur le ventre ou le fesses = "chala" (petit avantage); chute sur le côté ou une épaule = "yonbosh" (avantage moyen); chute sur le dos = "hallol" (grand avantage et fin du combat). Ce "hallol" est également subi si un des adversaires commet trois irrégularités (trois avertissements).

Podium des 81kg : 1er : Florian Cabos (France) ; 2ème Paulin Macoy (Maurice); 3èmes : Buriev Zafar (Ouzbékistan).

L'Ouzbek Juraev Sherali, champion du monde des 81kg, monté pour l'occasion chez les 90kg, effectue un grand fauchage intérieur. Il remportera le titre dans sa catégorie et finira 4ème en "toutes catégories".

Podium des - 90kg : 1er : Juraev Sherali (Ouzbékistan) ; 2ème : Miseckas Arunas (Royaume-Uni) ; 3ème : Forest Ian (Royaume-Uni).

Les représentants de quelques délégations venues fonder l'Union Francophone de Kourach et Luttes Associées; au premier rang, de gauche à droite : Pascal Moreno (Guyane), Moussa Alassane Ibrahim (Niger), Christian Ratsirahonana (Madagascar), Jérôme Sanchez (Réunion), Mike Miles (Canada); et au deuxième rang : Faissal Abdourahman A. Raguib (Djibouti).
Podium des - 52 kg : 1ère : Guillemot Aurélie (France); 2ème : Manuel Sophie (France); 3ème : Kubeeva Mukaddas (Ouzbékistan).

Podium des - 73kg : 1er : Fayzulloyev Fayoz (Ouzbékistan); 2ème : Zambo Franck (Cameroun) ; 3ème : Alberti Guillaume (France).

Un des podiums Vétérans : - 81 Kg : 1er : Newson Roland (Royaume-Uni) ; 2ème : Lacoste Olivier (France).

Dans la catégorie suprême, l'homme à battre était le double champion du monde de kourach, et vice-champion olympique de judo Abdullah Tangriev (1m88, 129kg). Il est tristement célèbre en France pour avoir privé Teddy Riner de finale olympique en 2008. C'est un autre Français, l'un des 4 meilleurs judokas tricolores, Adrien Pin (133kg), qui était venu le défier. Il l'a fait trembler jusqu'à 40 secondes de la fin du combat ... mais Tangriev a encore battu un Français !
Lien vers la finale (vidéo en deux parties) :
Podium "toutes catégories" : 1er : Tangriev Abdullah (Ouzbékistan) ; 2ème : Pin Adrien (France) ; 3ème : Juarev Sherali (Ouzbékistan) ; 3ème : Elov Rustam (Ouzbékistan).

Festival des Luttes et Cultures 2010 à Bordeaux-Mérignac (2)

A partir du 30 septembre 2010, le Festival des Luttes et Cultures a permis aux habitantes et habitants de Mérignac et de Ludon-Médoc (communes de l'agglomération bordelaise) de découvrir la culture d'Asie Centrale et plus particulièrement de l'Ouzbékistan.

Cet Etat est indépendant depuis 1991 mais son histoire est multi-millénaire. Il était déjà connu à l'époque des Perses et des Grecs antiques (dont Aristote et le conquérant Alexandre le Grand) et fut l'un des plus puissants du monde sous le règne de Timur Leng, plus connu en Occident sous le nom de Tamerlan. Ses cités de Samarcande, Tachkent et Boukhara sont évocatrices de l'Orient mystérieux.

La culture s'est déclinée sous toutes ses facettes pendant ce Festival des Luttes et Cultures :
- de la musique, des danses et des chants par un groupe folklorique ouzbek,
- une exposition photographique intitulée "L'Ouzbékistan, carrefour des routes de la soie, vue par les Français"
- et une conférence "Sur la route de Samarcande" par le professeur d'université Max Schvoerer, membre de l'Académie Européenne des Sciences et des Arts, et son élève doctorante Céline Ollagnier
- sans oublier le repas préparé par le cuisinier de l'ambassade d'Ouzbékistan, spécialement venu de Paris pour accompagner Son Excellence M. Bakhromjon Aloev .

Quelques images de ces réjouissances :